Blogostatistique 75.000

Avec plus d’un an de retard, après déjà avoir publié une blogostatistique  73583 dans le billet Blogpaysages – 100.000 lecteurs, voici la blogostatistique 75.000 du blog paysages, qui reprend les chiffres  du 09.04.2012 ou le blog paysages, – disons le Dashboard WordPress/Le Monde recensait 75.914 lecteurs.

Pos.TitreBlogstat75.000%Blogstat73.538%
11949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes2,410%2,389%
2Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate2,126%2,170%
3De la neige entre Jendouba, Aïn Draham et Tabarka1,737%1,781%
4Das Biafrakind1,628%1,607%
5Ein paar Worte zur Resonanz des Buches „Indignez- vous!“ von Stéphane Hessel in der Rheinpfalz vom 4.1.20111,367%1,401%
6La gare de Leucate – La Franqui – rétrospectives & observations de « trainspotter » dans une petite gare de campagne (25.10.2009)1,239%1,198%
7Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes1,002%0,992%
8Saint-Genis-Pouilly à bientôt – quelques réflexions sur l‘ après Copenhague – et quelques aspects de la politique des transports en Allemagne, en France et en Suisse0,985%0,975%
9Eté 2010 : les jours de marché à Leucate Village0,812%0,833%
10Le 8 mars 2010 – de la neige à Port Leucate0,790%0,805%
Somme 14,096%14,151%

Tab.1 : Blogostatistique 75000  – les 10 articles les plus lus depuis la création du blog paysages jusqu’au 09.04.2012  (I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? du 24.5.2009  jusqu’à la notice Adieu – grand bouleau du 07.04.2014.)

Enfin les différences avec la blogostatistique 73583 sont quasiment infimes comme le montre le tableau 1. Ce tableau confirme ce que j’avais déjà écrit dans la blogostatistique 73583: « A travers ce petit placement des articles les plus visités on s’aperçoit que « paysages » au fil des années est devenu un blog franco-allemand, avec un spot sur les feux de forêts, trains & paysages, – un certain regard sur la Tunisie – et parfois des commentaires de citoyen franco-allemand sur des questions de politique – et last not least des  regards sur les paysages Leucatois. L’article « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » qui est l’article le plus lu depuis la création du blog en mai 2009 jusqu’ en mars 2012 a une forte connotation professionnelle, car pour mon métier de chercheur en géographie – l’écologie du feu – la fire ecology est un de mes principaux domaines de recherche. La version anglaise de l’article « The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire » (41 place du blogostatistique 73583, place 35 du blogostatistique 75.000 (0,271%)) est d’ailleurs l’article publié en anglais le plu lu ».  Notons que quatre de ces premiers articles ( « Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate » , « La gare de Leucate – La Franqui – rétrospectives & observations de « trainspotter » dans une petite gare de campagne (25.10.2009) » , « Eté 2010 : les jours de marché à Leucate Village » , « Le 8 mars 2010 – de la neige à Port Leucate » ) concernent Leucate et ses environs, – dans un certain sens, paysages est aussi devenu aux fils des années le blog des paysages Leucatois. En écrivant ce lignes je me demande si le point d’information sur le plateau et la falaise que l’actuelle équipe municipale de Leucate nous avait promis (voire 1, 2) en complémentarité avec le restaurant gastronomique construit sur le site protègé  de la falaise du Cap Leucate a enfin été ouvert au public ?

L’autre question que je me pose – est-ce que le Monde profite des blogs le Monde ? Est-ce que la lecture des blogs comme Géographie du Monde, KunstStoff Thierry Kron sur toile Traube, les panissières, Pres, loin – le blog de Paul Edel, Telle est la Suisse, YOL (routes de Turquie et d’ailleurs), blogs le monde qui sont régulièrement entretenus – sur lequel on trouve un certain rythme de publications – et lesquels je lis assez régulièrement  rapporte des lecteurs au Monde – ou est-ce que les bloggeurs de week-end le Monde profitent plutôt de la plateforme Le Monde.fr ? Le Guardian, ce quotidien de tendance gauche-libérale anglais, avait mis beaucoup d’espoir (surtout l’espoir de voir plus de lecteurs lisant le Guardian) dans ses blogs, mais d’après ce que je sais, ces espoirs n’ont pas eu de résultats positifs en forme d’un nombre  plus substantiel de lecteurs.  Autre question que je me pose comme bloggeur-lecteur-abonné de la version électronique du Monde – est ce que le départ de la République de livres des blogs le Monde vers son propre site a eu des conséquences en nombre de visites pour le site du Monde.fr. . La république des livres est d’après wikipedia.fr (article sur Pierre Assouline dans sa version 04.05.2013 vers 15 :25),ou était un des blogs les plus consultés de la blogosphère francophone , on pourrait donc légitimement se demander si ce  départ a eu une influence sur la fréquentation du site le Monde.fr. De la part du Monde.fr grand silence sur ce départ,  d’ailleurs sur le départ de Pierre Assouline du Monde du Monde de livres,  même silence ; étant un lecteur assez attentif du Monde je n’ai rien remarqué ! Abonné-lecteur du Monde, très attaché au journal Le Monde  j’aurais bien  aimé avoir des explications sur ses départs  successifs de Pierre Assouline du Monde!

Christophe Neff, le 04.05.2013

Blognotiz 01.05.2013: Farbtupfen auf der Gäubahn, – Legoloks im Neckartal

214 der NBE-Rail auf der Gäubahn im Neckartal 1, 28.04.2013
2X214 der NBE-Rail auf der Gäubahn südlich von Sulz in Richtung Rottweil fahrend; 2X214 de la NBE-Rail sur la Gäubahn au sud de Sulz se dirigeant vers Rottweil; © C. Neff 28.4.2013

Den Photoapparat hatte ich bei „Familienspaziergang“ durchs frühlingshafte Neckartal bei Sulz zwar dabei, aber eigentlich wollte ich nicht groß photographieren, weil wie in diesem Frühlings so häufig, die Sonne sich rar gemacht hatte. Und dann hab ich sie gesehen, – die zwei „Legoloks“ – und den Photoapparat viel zu spät gezückt. Zwei 214 – zwei schöne bunte Farbtupfer – brummten gemütlich auf der Gäubahn, die ja zur Zeit wieder einmal in den Schlagzeilen steht, durchs Neckartal gen Rottweil. Die 214 ist eine vollmodernisierte Version, man könnte das auch als „Rekko-Lok“ bezeichnen, der berühmten V100  (211,212,213) Serie der DB. Die Modernisierung der 214 auf 211/12 Basis wurde von Alstom durchgeführt. Bei der DB firmiert die Lok als 262. Die bunt lackierten 214 der NBE-Rail (Nordbayerische Eisenbahngesellschaft), welches auch die ersten vollmodernisierten 214 waren, werden auf Grund ihres eckigen Aussehens und ihres ungewöhnlichen „Farbanstriches“ auch als Legoloks bezeichnet. Soweit ich weiß gibt es bisher noch kein H0 – Modell der 214, geschweige denn eine AC-Version.  Märklin brachte diesen Winter eine neue 212 in Metallkonstruktion auf den Markt, – vielleicht gibt es ja irgendwann auch eine 214 von Märklin in Metallkonstruktion für den AC-Modellbahner.   Wie dem auch sei, – ob es jemals eine 214 von Märklin in Vollmetallausführung geben wird, – der bunte Farbtupfer der sich da am letzten Sonntagnachmittag au der Gäubahn  im Neckartal Richtung Rottweil bewegte brachte etwas Farbe in die nebelgraue Sonntagsnachmittaglandschaft.

214 der NBE-Rail auf der Gäubahn im Neckartal 2
2X214 der NBE-Rail auf der Gäubahn südlich von Sulz in Richtung Rottweil fahrend; 2X214 de la NBE-Rail sur la Gäubahn au sud de Sulz se dirigeant vers Rottweil; © C. Neff 28.4.2013

Promenade en famille dans la vallée du Neckar près de Sulz, – mais comme si souvent durant ce printemps le soleil se faisait rare, et je n’avais pas l’intention de faire de photos. Et là, soudain, je les ai vues – les deux « Loco-Lego » mais pour une belle photo c’était déjà un peu trop tard. Deux 214 – deux petites taches multicolores – en voyage sur la Gäubahn, qui , se dirigeant vers Rottweil , est une fois de plus à la une des journaux régionaux. La 214 est une version modernisée de la fameuse V100 (211,212,213) de la DB, – une véritable Rekkolok de la V100. La reconstruction, modernisation de la 214 sur base de la 211/212 fut faite par Alstom. Chez la DB cette reconstruction de la V100 est numérotée comme série 262. Les 214 multicolores de NBE-Rail (Nordbayerische Eisenbahngesellschaft), ce fut les premières 214, sont appelées à cause de leur forme (et leur livrées multicolores) angulaire rappelant des briques lego, – Legoloks, loco lego en Allemagne. A ma connaissance il n’existe pas actuellement de Model Ho de la 214, – encore moins en AC. Märklin vient de sortir durant le dernier hiver une 212 en construction 100% métal, – peut-être  aurons -nous droit un jour ou l’autre à une 214 en construction 100%metal pour le modéliste AC.  En fait je ne sais pas si Märklin sortira un jour une version plein métal de la 214, – mais ce qui est sûr, – cette petite tache multicolore que roulait sur la Gäubahn dans la vallée du Neckar en direction de Rottweil, – elle apportait un peu de couleurs dans le paysage de ce dimanche après-midi relativement gris.

Photos: © C. Neff 28.4.2013 2X214 der NBE-Rail  auf der Gäubahn südlich von Sulz in Richtung Rottweil fahrend; 2X214 de la NBE-Rail sur la Gäubahn au sud de Sulz se dirigeant vers Rottweil.

Christophe Neff, le 01.05.2013

P.S.: Alles Wissenswerte zur 214 findet man auf den Seiten der V.100.de unter ALS-Vollmodernisierung – BR 214. Über die Gäubahn habe ich vor ein paar Jahr im Artikel „Saint-Genis-Pouilly à bientôt (in frz.)“ schon mal etwas geschrieben./ Sur les pages de V.100.de dans l’article ALS-Vollmodernisierung – BR 214 (en allemand) on trouve des infos intéressants sur la 214. Sur la Gäubahn j’avais déjà écrit quelques mots dans l’article « Saint-Genis-Pouilly à bientôt ».

Ottmar Schreiner – Socialiste, officier parachutiste et catholique (28.04.2013)

Ottmar Schreiner, qui est décédé le 6. Avril 2013 à Saarlouis, était quasiment inconnu en France. Ottmar Schreiner était un des derniers socialiste de la SPD. Je luis avais dédié mon dernier billet (allemand) sous le titre « Ottmar Schreiner – Sozialdemokrat, Fallschirmjägeroffizier und Katholik (Ottmar Schreiner – Socialiste, officier parachutiste et catholique)) ». Avec le décès d’Ottmar Schreiner la SPD perd un de ses derniers hommes de gauche. Ottmar Schreiner a toujours combattu l’ « agenda 2010, les lois Hartz » – mais il n’a jamais quitté la SPD – il a toujours essayé de se battre pour ses convictions dans la SPD. Parfois il était seul, très seul – les medias – le désignaient  « Betonlinker  (Gauche de béton) – mais il n’a jamais pensé à cesser son combat pour ses idées de justice sociale. Sa force de résistance, sa volonté de résister  il les a souvent expliquées par sa biographie personnelle – son parcours d’officier parachutiste (Fallschirmjägeroffizier) dans la Bundeswehr. Durant sa jeunesse, Ottmar Schreiner s’était engagé dans les paras allemands (Fallschirmjäger) pour devenir officier. C’était dans les années 1960,  avant sa carrière d’homme politique dans la SPD. Sa résistance, sa force de résistance, souvent il les expliquait par sa qualité d’ancien officier parachutiste  « Über Jahre in einer Minderheitenposition zu stehen, ist sehr belastend. Aber ich bin ausgebildeter Fallschirmoffizier, die schmeißen nicht hin (être pendant des années dans une position minoritaire, c’est ne pas facile. Mais je suis officier parachutiste, les officiers parachutiste n’abandonnent  jamais ». En enfait, Ottmar Schreiner poursuivait ses périodes de réserves chez les Fallschirmjäger  jusque à la fin de ses 50ans, – il participait même à des exercices de saut en parachute. Il faut préciser qu’avant la création du KSK, les paras allemands – les Fallschirmjäger étaient considérés comme l’élite de l’armée de Terre  (Heer) de la Bundeswehr. Les aristocrates devenaient officiers  dans la « Panzeraufklärungstruppe (sorte de cavalerie légère mécanisée), les sportifs qui aimaient l’escalades & le ski devenaient officiers  chez les Gebirgsjäger (chasseurs alpins), les combattants, les guerriers, devenaient officiers parachutistes.  Ottmar Schreiner n’a jamais abandonné son idée de se battre pour ces positions de gauche dans la SPD. Il a en plus renoncé à la tentation populiste version Oskar Lafontaine, – qui a rejoint la Linke – ou pour prendre un exemple actuel franco-français il  a renoncé à des positions de gauche populiste-autoritaire version Jean-Luc Mélenchon.  La SPD fête les 150 ans de la « Arbeiterbewegung (lutte ouvrière) », mais on se demande comment la SPD va combler ce vide que la disparition de Ottmar Schreiner laisse derrière lui. C’était un des derniers piliers de l’aile gauche qui se battait pour les idées de justice sociale au sein de la SPD.

Concernant les nécrologies pour Ottmar Schreiner dans le paysage médiatique allemand – je retiendrai celle de Peter Altmeier l’actuel ministre de l’environnement fédéral (membre de la CDU)  dans la Zeit  «Über alle Grenzen – Ottmar Schreiner wird mir fehlen ( a travers toutes les frontieres – Ottmar Schreiner va me manquer »   – et surtout le très émouvant témoignage de Cansel Kiziltepe. Cansel Kiziltepe, candidate de la SPD pour 83 circonscription du Bundestag 2013 (Wahlkreis 83 Berlin-Friedrichshain – Kreuzberg – Prenzlauer Berg Ost Bundestagswahl 2013)a publié dans son blog sous le titre «Tiefe Trauer – ein Kämpfer ist von uns gegangen (Grand tristesse – un combattant nous a quittée) » – un témoignage personnel sur Ottmar Schreiner , elle nous décrit une personnalité combative qui ne cessa jamais de croire que la SPD avait le devoir de se battre pour le rêve d’un monde meilleur, le rêve d’une justice sociale, mais aussi le rêve de l’ascension sociale. En lisant les mots de Cansel Kiziltepe – je pensais à mes propres mots dans un des mes premier billet de blog –  Villa Jasmin « Une Europe unie, libre, démocratique, juste et sociale – ceci pourrait être une image pour une gauche visionnaire qui est encore capable de mobiliser des hommes et des idées un peu comme les valeurs et les idées qui ont mobilisé Serge Moati père et ses camarades socialistes, mon grand père Jean Migliori et tous les autres pendant les années 30 et 40 d’une autre ère. » Serge Moati père, Jean Migliori, Ottmar Schreiner – chacun à  sa manière a combattu pour ce rêve d’un monde meilleur et juste. Ottmar Schreiner c’était un des derniers socialistes de la SPD, un des derniers défenseurs de la classe ouvrière au sein de la SPD.

Christophe Neff, le 28.04.2013

Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt

Photo: © C. Neff 12.4.2013 Fleurs d’amandiers/Mandelblüten (Prunus amygdalo-persica (West) Rehd.) entre Kallstadt et Herxheim am Berg

Le printemps est enfin arrivé dans la Unterhaardt et le Leiningerland. Les amandiers, la fameuse Mandelblüte de la Weinstrasse (floraisons des amandiers sur la route du vin allemand, voir aussi la Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers), ont débuté leurs floraison – le printemps c’est sure maintenant, est bien arrivé en Allemagne. Même notre abricotier a débuté sa floraison. Oui, cet hiver 2012/13 fut un long hiver, – qui débuta avec des chutes de neiges précoce en Octobre 2012 et qui finissait avec les neiges de mars  du Märzwinter 2013. Même si l’hiver 2012/13 fut particulièrement long, les chutes de neiges n’avaient rien d’exceptionnelle au moins ici le long de la Weinstraße, mais ce fut ce manque de luminosité qui donnait l’impression de vivre dans un paysage peint en couleurs grises. Cet hiver, fut un hiver gris, – un hiver sans lumière (1,2), – un hiver long qui a même eu de retombés négatives pour l’économie allemande (Endloswinter wird teuer für die Wirtschaft/l’hiver interminable devient chere pour l’economie).

Mais maintenant que les amandiers sont en fleurs, on peut être sur que le printemps va commencer en Allemagne – pour demain, Dimanche 14.04.2013 ou nous annonce du soleil et des températures dépassant les 20 dégrées pour la Unterhaardt.

Photo: © C. Neff 12.4.2013

Blognotice 01.04.2013 – billet de Week-end Pasqual

Il y a deux ans j’avais écrit un billet nommé « Les cloches de Pâques introuvables sur Wikipedia.fr » , – et depuis sur wikipedia.fr  la situation n’a guère changé – à part les quelques mots sur les cloches de pâques dans l’article Pâques , l’article Lapin de Pâques et l’article Œuf de Pâques – on ne trouve pas grand-chose. Par contre dernièrement la Rheinpfalz a consacré tout un article aux cloches de pâques (françaises) sous le titre « Wenn die Kirchenglocken stumm bleiben (Quand les cloches d’église restent muettes) (Die Rheinpfalz Nr. 74, 2013) ». Dans cet article on nous explique que cette coutume « cloches muettes des églises catholiques » n’est pas tellement franco-française, mais se rencontre dans beaucoup de pays avec de forts liens avec la tradition catholique, – même en Allemagne dans les régions catholiques du Sud les cloches des églises restent muettes entre Vendredi saint (Jeudi Saint/Gründonnerstag) et le Dimanche de pâques – le silence rappelle le calvaire de Jésus Christ, mort crucifié pour « sauver l’humanité du mal ». Le retour des cloches le Dimanche de pâques, – ces cloches de pâques qui ramènent les petites friandises aux enfants, – ces cloches qui sonnent à grand éclat le dimanche matin dans les églises catholiques du monde entier – nous rappellent que « le mal » a été vaincu par le sacrifice de Jésus Christ et sa résurrection le Dimanche de Pâques. Même ici, dans le Leiningerland – le dimanche matin – les cloches sonnaient à grand éclat – un vrai paysage sonore – et il n’y avait pas seulement les cloches des églises catholiques qui sonnaient. Je me demande, combien de temps il faudra encore attendre un bon article, bien documenté et recherché  sur la wikipedia.fr sur les racines des cloches de pâques.

Personnellement, durant mon enfance franco-allemande, ce fut à Eckbolsheim, rue des pommes – sous le grand cerisier et sous les groseilliers que  j’avais fait avec mon frère et ma  sœur (et une partie de mes cousins et cousines)(voir aussi 1, 2) mes premières rencontres avec les cloches de pâques. Et après ce fut au château d’Aubord, – suivi de la villa l’olivette aux impasse de Pins à Aubord, – et d’innombrables fois ces cloches de pâques à la Griffoulière, la petite maison de vacances de mes grands-parents avec ses deux magnifiques palmiers, à Port Leucate. C’est à la Griffoulière, que mes propres enfants ont fait il y a quelques années leurs « premières rencontres » avec ces fameuses cloches franco-françaises, – naturellement c’étaient des cloches de pâques qui rapportaient aussi bien des « œufs de pâques » que des « Osterhasen ».

Vu cet hiver long et sombre en Allemagne , – surtout le manque de luminosité – même si nous avons eu droit à quelques belles éclaircies ce matin, – mais notre petit étang de jardin (Gartenteich) était encore recouvert de glace ce matin et une grande partie de l’Allemagne était encore revêtue par un manteau neigeux durant ce week-end pascal 2013 – je peux très bien comprendre mes parents, qui partaient avec leurs enfants vers le Midi,  où fleurissaient les arbres fruitiers, les Arbres de judées – où le printemps ne se faisait pas attendre comme à Schramberg.  A Schramberg l’hiver, durant mon enfance durait parfois de fin octobre jusqu’au début Mai. Pâques à Port Leucate, ce fut naturellement les cloches de pâques, beaucoup de luminosité avec encore plus de Tramontane, – et parfois le début de la floraison des Pittospores (Pittosporum tobira) dans les espaces verts et jardins de Port Leucate – avec cette senteur spéciale des fleurs des Pittospores qui ressemble fortement à la fleur d’oranger. D’ailleurs ces Pittospores qu’on plantait presque dans tous les espaces verts durant les années 1970 à Port Leucate se sont bien naturalisé depuis les années 1970 dans les paysages Leucatois (voire  aussi (Neff & Scheid 2005)).

Sources etc :

Die Rheinpfalz 2013: Wenn die Kirchenglocken stumm bleiben. Die Rheinpfalz – Nr. 74, Zeitgeschehen, Donnerstag 28. März 2013

Neff, C., Scheid, A. (2005): Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon. In: Geographische Rundschau, 57, Heft 9, 38-44.

Christophe Neff, le 01.04.2013

Blognotice 23.03.2013 – signes de printemps précoce dans le Linange

© C. Neff 22.3.2013: Début de la floraison des Anémones pulsatilles (Pulsatilla vulgaris) sur le Grünstadter Berg.

L’hiver semble de s’attacher aux paysages allemands, même dans le Oberrheingraben les flocons de neige n’ont pas encore disparu. On nous annonce même un vrai retour de l’hiver avec d’importantes chutes de neiges pendant la semaine sainte pour une grande partie de l’Allemagne, – le redoux, le retour du printemps est prévue pour Pâques. Mais le printemps précoce avance quand même avec des petits pas, presque invisibles – floraisons des perces-neiges ici et là, – et dans certaines pelouses de la Unterhardt, du Linange, – les premiers Anémones pulsatilles ont debuté leurs floraisons. Dans les jardins de Grünstadt les Anémones de Grèce commencent  à ouvrir leurs fleurs. Mais la floraison des Amandiers, la fameuse Pfälzer Mandelblüte, n’a pas encore débuté – l’année dernière la Mandelblüte avait eu lieu vers la Mi-Mars. Mais dans Îlot de chaleur urbain de Mannheim et de Ludwigshafen on peut trouver les premiers amandiers en fleurs et les premiers Jeannettes jaunes débutant leurs floraison dans ces situations écologiques très spéciales.

Christophe Neff, le 23.3.2013

Photo: © C. Neff 22.3.2013 Début  de la floraison des Anémones pulsatilles (Pulsatilla vulgaris) sur le Grünstadter Berg.

Blogpaysages – 100.000 lecteurs

Un TGV Euroduplex (TGV 9552) croise un rame autorail DB -BR 628 en gare de Mannheim (Mannheim Hbf). © C. Neff 7.3.2013

Le Samedi deux mars 2013 le blog paysages a dépassé les 100.000 visiteurs/lecteurs. Même si « l’évènement » s’est passé il y a maintenant un peu plus de deux semaines, je pense que cela mérite d’être signalé aux lecteurs de « paysages ». Les dernières blogostatistiques de « paysages » se trouvent dans la Blognotice 12.6.2011 et dans l’article Blogostatistique 50.000 et, depuis, les blogostatisques sont un peu en retard. Dans le Tab. 1 nous retrouvons les 10 articles les plus visités de la dernière Blogostatistique du blog paysages disponible, la blogostatistique 73583 du 5.03.2012 – et même si cette  blogostatistique date un peu, cela peut donner une tendance, une vue générale des articles ayant reçu une certaine attention dans la blogosphère. A voir si cette tendance se confirme dans la « vraie blogostatistique 100.000 » du blog paysages qui suivra dans quelques temps.

Nr.Titre%
11949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes

2,389%

2Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate

2,170%

3De la neige entre Jendouba, Aïn Draham et Tabarka

1,781%

4Das Biafrakind

1,607%

5Ein paar Worte zur Resonanz des Buches „Indignez- vous!“ von Stéphane Hessel in der Rheinpfalz vom 4.1.2011

1,401%

6La gare de Leucate – La Franqui – rétrospectives & observations de « trainspotter » dans une petite gare de campagne (25.10.2009)

1,198%

7Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes

0,992%

8Saint-Genis-Pouilly à bientôt – quelques réflexions sur l‘ après Copenhague – et quelques aspects de la politique des transports en Allemagne, en France et en Suisse

0,975%

9Eté 2010 : les jours de marché à Leucate Village

0,833%

10Le 8 mars 2010 – de la neige à Port Leucate

0,805%

Somme 

14,151%

Tab.1 : Blogostatistique 73583  – les 10 articles les plus lus depuis la création du blog paysages jusqu’au 5.03.2012  (I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? du 24.5.2009  jusqu’à la Blognotice 22.2.2012)

A travers ce petit placement des articles les plus visités on s’aperçoit que « paysages » au fil des années est devenu un blog franco-allemand, avec un spot sur les feux de forêts, trains & paysages, – un certain regard sur la Tunisie – et parfois des commentaires de citoyen franco-allemand sur des questions de politique – et last not least des  regards sur les paysages Leucatois. L’article « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » qui est l’article le plus lu depuis la création du blog en mai 2009 jusqu’ en mars 2012 a une forte connotation professionnelle, car pour mon métier de chercheur en géographie – l’écologie du feu – la fire ecology est un de mes principaux domaine de recherche. La version anglaise de l’article „The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire (41 place du blogostatistique 73583) est d’ailleurs l’article publié en anglais le plu lu. L’article Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate a eu une certaine résonance dans la blogosphère germanophone, – et en effet cet article mériterait certainement une traduction française – car dans cet article datant du 4. Mars 2010 j’avais fait un focus  sur les risques de submersion marine qui existent pour le Lido entre Leucate – Plage et le Barcarès. Vu les conséquences de la tempête du 6. Mars 2013 pour la côte Leucatoise,  la submersion marine d’une importante partie de Leucate-Plage  et les importants dégâts que cette submersion marine, ce coup de mer ont occasionnés à Leucate – Plage, cela montre bien que l’avertissement concernant le risque de submersion marine sur la côte Leucatoise est encore plus que jamais d’actualité.

Photo à la une: Rencontres ferroviaires franco-allemandes en gare de Mannheim  © C. Neff 7.3.2013 ; – un TGV Euroduplex (TGV 9552) croise un rame autorail DB -BR 628 en gare de Mannheim (Mannheim Hbf) le 7.3.2013.

Christophe Neff, le 17.03.2013

Blognotice 10.3.2013: l’hiver 2012-13 en Allemagne – un hiver très sombre et gris

Après un hiver très gris et sombre, l’Allemagne a eu enfin droit à quelques journées de soleil, avec  des pointes de température qui avoisinaient entre 15 et 17 degrés à Mannheim. Mais cette période de printemps n’est pas censée durer : on nous annonce le retour de l’hiver pour le lundi  11.3.2012 avec des températures minimales qui pourront atteindre les – 10°.

Cet hiver 2012-2013 fut particulièrement sombre et gris en Allemagne. Il  a même battu le record de minimum d’ensoleillement  en Allemagne : avec 96 heures d’ensoleillement (Source : DWD Pressemitteilung du 27.2.2013 ; version anglaise) l’hiver 2012-13 fut l’hiver le moins ensoleillé depuis 1951, date depuis laquelle l’ensoleillement  est relevé systématiquement en Allemagne. Le soleil s’était restreint aux sommets des Alpes et de la Forêt Noire. Pour le reste de l’Allemagne, cet hiver fut donc particulièrement gris: ici, à Grünstadt, ou les hivers sont très souvent dominés  par la grisaille (comme dans une grande partie du Oberrheingraben) , on avait carrément l’impression que les lumières et les  couleurs du soleil avaient été englouties  par la grande grisaille hivernale. Le soleil revenait à Grünstadt, avec le début du printemps météorologique le premier Mars 2013. Personnellement, le  seul  jour où j’ai eu droit à une journée de plein soleil d’hiver, ce fut le 10 février à Schramberg en Forêt Noire durant le « Schramberger Hanselsprung »  – chez les fabuleux Hansel de Schramberg.

Photo: © C. Neff 2.3.2013 „Vue printanière des toits de Grünstadt/Frühlingsblick über die Dächer von Grünstadt

Christophe Neff, le 10.3.2013

Blognotice 21.02.2013: „Du bist schön Frollein“ – „tu es belle Mademoiselle“

„Du bist schön Frollein (tu es belle Mademoiselle) “  tel est le titre de la deuxième partie de la série „mein Franzos (mon français) “ de la Rheinpfalz, qui était publié dans la „Wochenendebeilage“ du 16 février 2013. Cette petite série publie quelques « petites histoires franco-allemandes » loin des spots des festivités du cinquantenaire du traité de l’Elysée, des petites histoires, des amitiés franco-allemandes qui se déroulent plus ou moins dans la Pfalz (Palatinat rhénan). Une partie est dédiée aux souvenirs positifs que les prisonniers de guerre français qui travaillaient dans les petites fermes allemandes pendant la deuxième guerre mondiale ont laissés en Allemagne. On nous raconte l’histoire de Marcel Cahuzac, qui aida dans la petite ferme des Dietrich à Hochstadt. Cela me rappela les récits de ma grand-mère Germaine Migliori, qui raconte souvent d’un de ses frères (Denis), qui était aussi un de ce prisonniers de guerre français en Allemagne, il travaillait dans une petit ferme en Allemagne – si je me rappelle bien c’était en Silésie. Elle disait, « il était bien traité et surtout bien nourri dans chez ses paysans ». Dans ces temps de guerre, être bien nourri était déjà un privilège.

La dernière histoire, dans cette série, nous raconte comment Brigitte Salomon, trouva son futur époux Gérard. Gérard Salomon effectua son service militaire (comme des milliers d’autres français au temps des FFA) à Landau en 1969. C’est à Annweiler, pendant les festivités de l’anniversaire de la fondation de la ville de Annweiler, – que le jeune militaire Gérard Salomon,  prononçait cette phrase, « Du bist schön Frollein (tu es belle Mademoiselle) » – et c’est ainsi que débuta l’histoire d’un couple franco-allemand (mariage en 1973 à Annweiler) qui vit depuis dans sud de la Pfalz. Cette petite histoire franco-allemande a aussi le mérite de rappeler un détail des relations franco-allemandes, un détail presqu’oublié, – ces couples franco-allemands qui  sont pour ainsi dire des retombées indirectes de la présence des FFA  en Allemagne.  Dommage que la Rheinpfalz ne publie pas cette série « Mein Franzos » sur Internet, – ces petites histoires  franco-allemandes, des anecdotes franco-pfälzisches auraient sûrement trouvé un  cercle de lecteurs plus étendu lectorat via Internet.

Et comme nous parlons de relations franco-allemandes dans cette petite blognotice, notons aussi que Martin Graff dans le Zungenkonten  (Grenzenlose Freundschaft) de ce même supplément weekend de la Rheinpfalz déplore que l’ancienne Église de la Confession d’ Augsbourg d’ Alsace et de Lorraine rechigne son héritage linguistique l’allemand. Dommage, – mais peut-être est- ce le fait du rapprochement des églises reformées  en Alsace-Lorraine dans Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine.

Pour finir cette petite note franco-allemande, – les lecteurs francophones des paysages, qui maîtrisent l’allemand pourront dans « Aschermittwochsblognotiz 2013 – eine bemerkenswerte Begegnung beim Schramberger Hanselsprung am Fasnetssonntag 2013 » découvrir l’histoire des fabuleux Hansel de Schramberg, – ceci est aussi un très belle histoire franco-allemande  – loin des projecteurs médiatiques du cinquantenaire du traité de l’Elysée, – une petite histoire qui nous montre que dans la vie quotidienne ce rapprochement franco-allemand a bien eu lieu !

Sources :

Die Rheinpfalz (2013) : « Du bist schön, Frollein ». Mein Franzos (II): Die Feiern zum 50. Jahrestag der Unterzeichnung des Elysée-Vertrages sind vorbei, die deutsch-französische Freundschaft ist wieder aus den Schlagzeilen verschwunden. Wie sie abseits des Scheinwerferlichts gewachsen ist, gepflegt wird und fortbesteht, zeigen die vielen persönlichen Erinnerungen, die Rheinpfalz-Leserinnen und – Leser eingesandt haben. In: Die Rheinpfalz – Ihr Wochenende zuhause in der Pfalz, Nr. 40, Samstag, 16. Februar 2013.

Graff, Martin (2013): Grenzenlose Freundschaft – Martin Graff – Gedankenschmuggler aus dem Elsass – merkt an, dass die Protestanten am Oberrhein trotz vieler Gemeinsamkeiten doch einiges trennt. In: Die Rheinpfalz Nr. 40 , Balkon: Über Grenzen, Samstag, 16. Februar 2013

Christophe Neff, le 21.02.2013

Blognotice 22.01.2013: pensées personnelles franco-allemandes sur le cinquantième anniversaire du Traité de l’Elysée

Le couple franco-allemand fête le cinquantième anniversaire du Traité de l’Elysée en grande  pompe à Berlin. Les medias français et allemands nous présentent  « éditons spéciales » sur cet anniversaire si spécial. Partout des « Symboles-Franco-Allemands » – récemment même un petit livret écrit par Andreas Rittau (2012 : Symboles Franco-allemands 1963-2013 – Construction d’un champ transnational) fut consacré au sujet. Durant une de ces Sondersendungen de la Télévision allemande, – nous fut présentée l’histoire des époux  Klinger, Francette et Gérard Klinger (1,2) qui se marièrent en 1966 et formèrent  depuis un couple franco-allemand. Quand Francette raconta la grande solitude des débuts du couple, cette histoire me rappela des souvenirs personnels. Mes parents formaient aussi un tel couple franco-allemand, mais ils n’eurent pas la chance de vivre une retraite paisible, de connaitre leurs petits-enfants franco-allemands, car mon père décéda des suites d’un cancer en janvier 1992. Mais la grande solitude, comme beaucoup de couples franco-allemands qui ont eu le courage d’affronter  les dures réalités d’un ménage franco-allemand, au début des années 1960 ils l’ont  aussi connue. Mes parents se sont mariés en 1962 à Dijon. Les parents de mon père, mes futurs grand parents allemands, n’avait pas participé à la cérémonie de mariage à Dijon. Ils n’apprécèrent pas trop, que leurs fils se marient avec une fille française. En fait, le rapprochement  ne se fit qu’à ma naissance à Tübingen en Juin 1964, à peu près 1 ½  ans après la signature du traité de l’Elysée. Dans le vieil album de photos familial qui se trouve encore chez ma mère,  mon père avait écrit quelques mois avant sa mort sous les photos de mon baptême – « und dann kamen Sie doch   (et ils arrivèrent tout de même) » ces photos sur lesquelles  on me voit entouré de mes grands-parents, les oncles et tantes allemandes. Ce fut ma naissance qui rapprocha enfin vraiment les deux familles. Avant ma naissance mes parents,  partiellement « boycottés» par la famille allemande, surtout ma mère, qui débarquait en Allemagne, sans comprendre ou parler un mot d’allemand avait dû faire face à des temps durs. Après cette naissance, – les choses s’arrangèrent  lentement. Les grands-parents allemands, Anton et Blanka Neff étaient aussi fiers de leur petit fils franco-allemand que les grands-parents français Jean et Germaine Migliori. Christophe Neff, – un petit franco-allemand, – avec une double nationalité franco-allemande – ce fut enfin le moment où la famille de mon père accepta le mariage de mon père avec une française. Un des premiers souvenirs de ma petite enfance, – c’est mon grand-père Anton Neff qui m’a amené voir les trains à la gare de Saulgau. Comme mon père m’amenait à la gare de Tübingen regarder les trains. Comme mon grand-père français Jean Migliori m’amenait au port du Rhin à Strasbourg voir les péniches et chalands du Rhin, – le Lookheed Constellation à Strasbourg-Neuhof (un ancien Constellation d’Air France transformé en bar (F-BHMJ / L1049G-82-98)), les visites de la gare de Strasbourg quand on allait chercher les tantes, ou les visites de aérodrome de Entzheim pour chercher la famille, qui arrivait d’ Angleterre ou des Etats-Unis. C’est ainsi que mes grand-pères, français et allemands en me faisant visiter gares, ports & aéroports m’avaient fait découvrir le monde de transports, – plus particulièrement le monde du Chemin de Fer, – le Monde du Chemins de Fer, qui fut dans un certain sens, aussi un de mes premiers amours.

De nos jours, – les couples franco-allemands n’ont plus affronté les dures réalités des années 1950, 1960, de fonder une famille franco-allemands quelques années après les douleurs de la guerre – c’était insensé. Aujourd’hui, 50 ans après la signature du traité de l’Elysée – fonder un couple franco-allemand n’a plus à faire face aux vieux démons de la guerre, des souvenirs de morts, de la déportation …… Un couple franco-allemand de nos jours n’a plus rien de spécial, – il doit faire face aux risques  de la vie normale de nos jours, – divorce, chômage, maladie … – mais grâce aux traités de l’Elysée les vieux démons de la guerre, des guerres (1870, 1914-18,1939-45) des souvenirs de guerre ont  disparu. D’avoir fait disparaitre ces vieux démons …. « Le bruit des bottes des SS qui résonne sur la cours de l’école de Hussigny » c’est aussi un des grands mérites du traité de l’Elysée. Parfois de nos jours, en critiquant l’état des relations franco-allemands, on oublie trop vite cette réalité …. Mes grands-parents n’ont jamais oublié Libéro Casciola mort en déportation à Bergen-Belsen, – mais ils ont quand même accepté que leur fille se marie avec un allemand. Ce fut en 1962, – le traité de l’Elysée n’était pas encore signé …. 41 ans plus tard, leur fille, en 2003 reçut  le Bundesverdienstkreuz, une des plus hautes décorations allemandes,  pour son travail politique au sein de la SPD, le travail pour les enfants en danger (Kinderschutzbund) – et la réconciliation franco-allemande.

Dommage, que mon père n’ait pas eu la chance de participer à cette cérémonie, lui qui avait risqué il y a maintenant 51 ans la rupture avec sa famille pour le simple fait d’épouser une jeune française.

Ouvrages et sources cités :

Rittau, Andreas (2012): Symboles franco-allemands. 1963-2013. Construction d’un champ transnational. Paris, L’Harmattan, Allemagne d’hier et d’aujourd’hui. ISBN 9788-2-296-99598-7

Christophe Neff, le 22.01.2013

P.S.: Les souvenirs très personnels franco-allemands de ma mère se trouvent dans le petit billet  «Cinquante ans … déjà! » du blog  Au jour le jour.