Les cloches de Pâques introuvables sur Wikipedia.fr (24.4.2011)

En écrivant mon dernier billet je me rendais compte qu’en fait il y n’avait pas d’article dans la Wikipedia.fr sur les cloches de Pâques. Il y a une petite ébauche sur le film de Louis Feuillade éponyme, mais pas d’article sur les cloches de Pâques. Dans l’article Pâques on trouve dans le chapitre « Fêtes et traditions populaires » les phrases suivantes (dernière consultation 24.4.2011 21:15): « En Belgique et en France, ce sont les cloches de Pâques qui apportent les œufs de Pâques. Depuis le jeudi saint, les cloches sont silencieuses, en signe de deuil. On dit qu’elles sont parties pour Rome, et qu’elles reviennent le jour de Pâques en ramenant des œufs qu’elles sèment à leur passage. En Allemagne et en France, le repas de Pâques est souvent l’occasion de partager un gigot d’agneau rôti accompagné de flageolets ». Ce n’est pas grand-chose, aucune source indiquée et en plus, concernant le repas de Pâques en Allemagne, c’est faux,  le gigot d’agneau pour le repas de Pâques n’est pas une tradition allemande,  peut être est-ce en train de le devenir sous l’impulsion de « live-style » magazine, mais ce que les auteurs de wikipedia – en fait l’auteur Gwalarn le 27.3.2005  à 19 :10  révèlent, relève en ce qui concerne l’Allemagne de la pure fiction. Donc ce qu’on trouve dans la wikipedia sur les cloches de Pâques est bien maigre ! C’est un peu dommage, car personnellement je crois qu’autrefois il y avait en effet un vrai fossé culturel – une sorte de röschti-graben qui séparait la culture francophone (catholique) – celle des cloches de Pâques – et allemande (protestante) celle du lièvre de Pâques – le fameux Osterhase. Déjà comme petit gamin durant les week-ends pascaux à Eckbolsheim, je m’apercevais de cette différence fondamentale entre l’Allemagne et la France. En fait, qu’on parlait français à Strasbourg, – grandissant dans un ménage bilingue cela ne m’a pas étonné, en plus le dialecte alsacien qu’on entendait ici et la dans la rue ne m’était pas étranger, car le Schramberger Schwäbisch est linguistiquement relativement proche du dialecte alsacien comme on le pratique à Strasbourg et dans une partie du Bas – Rhin. C’est la tradition des cloches de Pâques qui n’existait pas en Allemagne, qui m’a fait ressentir comme gamin de 4 ou 5 ans que Strasbourg et la France étaient donc un autre univers, l’univers où les œufs de pâques étaient rapportés par les cloches. En plus pour mes copains du Kindergarten St. Maria au Sulgen, – aussi bien qu’à la Grundschule Sulgen – la tradition de cloches était totalement inconnue. C’est Jean Egen dans les Tilleuls de Lautenbach qui a très bien décrit ce phénomène de frontière culturelle entre cloches de pâques et lièvre de pâques que j’ai moi-même connu comme gamin. « Le lièvre de Pâques, c’est comme la cigogne et Saint Nicolas, mes copains francs-comtois ne le connaissent pas, ils disent que les œufs sont apportes par les cloches, ce qui est difficile ä croire – comment feraient les cloches pour les retenir sous leur jupe et comment feraient les œufs pour ne pas se casser en tombant ? En Alsace, on est quand même plus sérieux, le jour de Pâques, après la grand-messe, mes Cousins, mon petit frère et moi, nous faisions chacun notre nid de paille dans le verger de grand-mère, puis nous passions à table en attendant que le lièvre distribue les trésors de sa hotte. » et quelques phrases plus tard « Nous courions vers les nids, ils étaient pleins d’œufs, de poissons, de lapins et de cocottes en sucre, en frangipane, en chocolat, il y avait aussi un agneau pascal en génoise et de véritables œufs durs qu’en temps ordinaire nous aurions dédaignés mais que nous engloutissions jusqu’ä l’étouffement parce qu’ils étaient peints en rouge ou en bleu » (Egen, Jean 1992, p.142-143). Chez mes grands-parents à Eckbolsheim, cela se passait semblablement, – sauf à un détail près, très important, – ma grand mère de souche lorraine, – qui avait déjà intégré avec grande habileté toutes ces pâtes italiennes (capeletti , gniocchi, etc. etc.) (dans ce contexte voir ici et ici) dans son ménage,  et ces pâtes- la elle les faisait encore elle-même jusque à la fin des années 1990, – elle intégra les lièvres de pâques alemano-alsaciens dans les cloches franco – françaises. Naturellement c’était les cloches qui nous rapportaient les lièvres rouges en sucre que nos parents transportaient depuis Schramberg pour approvisionner les cloches d’Eckbolsheim. Les cloches qui lâchaient toutes ces friandises dans le grand jardin de la maison familiale rue des pommes à Eckbolsheim, sous le grand cerisier, sous les buissons de groseilliers – et il y en avait des groseilliers – des noirs (cassis), des rouges, et même des Groseilliers à maquereau.

Au début des années 1970 mes grand – parents déménagèrent vers le Midi français, – un pays où le lièvre de pâques était un vrai inconnu,  sauf naturellement dans notre famille où les cloches franco-allemandes avaient toujours un « Osterhase » dans leurs bagages, que se soit à Aubord ou à Port Leucate. Si je me souviens bien, je crois avoir aperçu les premiers lièvres de pâques en chocolat dans le midi, au début des années 1980 – juste quelque temps avant l’élection de François Mitterrand, chez quelques pâtissiers-confiseurs. C’était pour ainsi dire un des avant-signes de la mondialisation. Entre-temps le « Osterhase » allemand devenait un article de la consommation de masse , le lièvre de pâques en chocolat qu’on trouve en Allemagne de nos jours dès début février dans les Supermarchés a presque failli faire disparaitre les rote Zuckerhasen de mon enfance. C’est devenu tellement rare que les rares pâtissiers-confiseurs qui prennent encore le temps de faire des rote Zuckerhasen, sont présenté dans des articles de presse (p.Ex. ici) – les rote Zuckerhasen autrefois une spécialité de l’Allemagne du Sud-  sont de nos jours une espèce en voie de disparition.

Dans notre monde mondialisé  où les coutumes disparaissent ou se transforment en mode de consommation de masse,  l’histoire du père noël en chocolat qui finit en lièvre de chocolat et qui est présent dans les étalages de supermarchés allemands de début Septembre jusque début mai est un triste exemple, il est clair que les différences culturelles, ce röschti-graben culturel entre le monde germanophone et francophone que j’ai moi-même encore connu entre le Osterhase et les cloches et qui est si bien décrit par Jean Egen dans les Tilleuls de Lautenbach se rétrécit de plus en plus.

Je pense quand même que les cloches de pâques mériteraient un bon article dans la wiki.fr. – si même le lièvre de pâques en a un (même si l’article se dénomme lapin de pâques – ce qui est historiquement faux – car c’est  bien le lièvre de pâques qui fut le premier à s’établir dans le vocabulaire, puisque c’est bien la traduction littérale du terme Osterhase  et  par la porte de l’Alsace le lièvre de pâques débarquait donc dans la langue française); mais un article bien sourcé qui nous raconte l’origine historique et religieux des cloches de pâques qui ramenaient les œufs de pâques serait certainement le bienvenu. Naturellement il reste la question de savoir si ces fameuses cloches de pâques sont simplement une tradition franco-française, ou si on trouve cette tradition dans la partie francophone de la Belgique, au Québec, en Suisse romande, ou même en Afrique francophone, – où la France n’a pas seulement laissé sa langue mais aussi partiellement le catholicisme comme par exemple dans le Sud de la Côte d‘ Ivoire.

Source & Citations :

Egen, Jean (1992) : Les tilleuls de Lautenbach. Mémoires d‘ Alscae. T 1. 3ème édition. Paris, Stock, ISBN 2-234-02523-0.

Joyeuses Pâques à tous mes lecteurs et toutes mes lectrices

Christophe Neff, Grünstadt le  24.4.2011

Billet de Gründonnerstag 2011

Gründonnerstag est le nom utilisé pour Jeudi saint en Allemagne. En Alsace autrefois le terme « Greendonnerschdaa » était aussi utilisé en Alsace. Comme en Allemagne c’était le Jour des Epinards – la Unterhaardter Rundschau y consacre aujourd’hui même un article sous le titre « Heute ist der Spinattag des Jahres  – Einem alten Brauch zufolge gibt es bei fast allen Familien, am Gründonnerstag Spinat, Kohl, Salate oder grüner Kräuter (Aujourd’hui c’est le jour des épinards – d’après une vielle tradition dans presque toutes les familles on sert des Epinards, Choux, Salades ou herbes vertes»).  Cette tradition est encore pratiquée en Allemagne dans certaines familles. Concernant les traditions pascales alsaciennes – il faudrait aussi mentionner que c’est ici que la tradition du lièvre de pâques est née, – même si la wikipedia francaise l’ignore (l’article wiki.fr est consacré au lapin de Pâques), – mais dans l’article de wikipedia.de sur l’Osterhase – l’histoire est bien décrite en citant même le récit de Georg Franck von Franckenau (De Ovis Paschalibus. Von Oster-Eyern (= Satyrae medicae, 18) (Heidelberg 1682, Dissertation des Johannes Richier)  qui décrivait la coutume (Volksglaube) des « Osterhasen » et des « Ostereier » dans certaines régions protestantes alsaciennes. Personnellement, pour revenir sur mon dernier billet, – j’ai passé beaucoup de week-ends pascaux en Alsace – car je n’ai pas seulement grandi dans la Raumschaft Schramberg, – à vrai dire avant que mes grands parents n’aient déménagé dans le Midi français au début des années 1970 – mon enfance, je la partageais entre Eckbolsheim et Schramberg-Sulgen. Je suivais le rhythme des saisons sous le grand cerisier dans le grand jardin de mes grand-parents à Eckbolsheim – et le chant des forêts du Feuerenmoos au Schoren à Schramberg – Sulgen en Forêt Noire. Mais cette histoire d’une enfance entre paysages de plaines alsaciennes pleins d’urbanité et les paysages ruraux de montagne de la Forêt Noire de la Raumschaft Schramberg, ce sera pour un autre billet. A Eckbolsheim c’était les cloches qui apportaient aussi bien des œufs de pâques et naturellement des „Osterlaemmele “ ainsi que des grands lièvres de pâques en sucre rouge. En fait ces grands lièvres en sucre rouge (rote Zuckerhasen ) étaient une spécialité de la maison « Café – Konditorei Brandtner » à Schramberg ( maison qui a disparu au moins dans sa formule pâtissier-salon de thé » depuis longtemps du paysage urbain de Schramberg) que mes parents rapportaient de Schramberg pour les cloches catholiques de Eckbolsheim.

Sources :

Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau : Heute ist der Spinattag des Jahres  – Einem alten Brauch zufolge gibt es bei fast allen Familien, am Gründonnerstag Spinat, Kohl, Salate oder grüne Kräuter. Donnerstag 21. April 2011

Christophe Neff, Grünstadt le 21.4.2011

Dimanche des rameaux 2011 à Grünstadt

Ici à Grünstadt le « Palmsonntag », le Dimanche des rameaux, se fête avec des petits bouquets de buis, comme dans une grande partie de l’Allemagne (catholique). Dans la Raumschaft Schramberg, où j’ai grandi, il y avait une autre tradition, là c’était (et c’est encore) des branches de Houx qui accompagnaient la procession des fidèles du dimanche des rameux. Des houx, il y en a assez dans le Raumschaft Schramberg, la région est connue pour les belles forêts de Sapins et de houx – parfois même on trouve de tres beaux houx dans les rares prés encore entretenus sur les hauteurs entre le Fohrenbühl et la vallée de la Kinzig, – par exemple au lieudit « auf der Grub » ,duquel on a une magnifique vue sur les Grinden de la Forêt Noire du Nord et le Brandenkopf ; Brandenkopf le nom témoigne d’un vaste incendie que décima la montagne en 1730. Le Palmsonntag, -que ce soit à Schramberg ou au Sulgen se passait souvent dans la neige. Dans la vallée de la Kinzig les cerisiers étaient déjà en fleurs et dans la Raumschaft Schramberg les montagnes portaient encore leur manteau de neige. Il faut dire que je n’ai pas trop de souvenir des Palmsonntage à Schramberg, car assez souvent nous passions pâques dans le Midi, où le dimanche des rameux se dénomme aussi Dimanche des palmes ( ce qui est la traduction littérale de Palmsonntag , des mots allemand du Dimanche des rameaux). La visite de la messe dominicale c’était en plus le domaine de ma mère, – qui comme vraie catholique de gauche et membre de la SPD (Linkskatholikin) y allait régulièrement. Par contre mon père ayant reçu un surdosage de catholicisme traditionnel souabe était un des vrais et rares laïques allemands que j’aie connus. Il faut préciser que le catholicisme traditionnel du Württemberg en Oberschwaben, même si il fut extrêmement conservateur (ce qu’il est en plus certainement encore) , il a eu quand même a le mérite de ne pas se compromettre aves le nazisme, durant les plus sombres années de l’Allemagne. Les accusations publiques de Joann Baptist Sproll contre le programme de l’action T 4 qui se déroula à Grafeneck fut un des rares actes de résistance publique pendant le troisième Reich en Allemagne. Soit, personnellement je vais occasionnellement aussi bien en Allemagne qu’en France à la messe. Et je constate que les messes se vident, au moins dans les paysages ruraux, de plus en plus. Il faut admettre qu’aujourd’hui la messe du Palmsonntag á St. Peter était assez bien remplie, et que j’ai déjà participé a des messes pleine à craquer à St. Jacques de Port Leucate . Les messes se vident, et les messes se vidant de plus en plus en plus, c’est une certaine ruralité qui s’endort : Messe und Frühschoppen ,ces traditions se perdent de plus en plus dans le Sud de l’Allemagne catholique. Et il y a des régions, où non seulement les messes se vident, mais où les infrastructures qui sont cruciales pour la survie de la vie rurale se perdent de plus en plus, bureau de postes, postes de gendarmerie, hôpital etc. Ainsi la Raumschaft Schramberg va sauf miracle perdre son hôpital – les grand houx dans les Sapinières entourant les montagnes de Schramberg vont perdurer et produire encore des bouquets de houx pour les dimanches des rameaux , mais sans hôpital ,sans le Kreiskrankenhaus Schramberg la vie quotidienne dans la Raumschaft Schramberg deviendra sûrement plus difficile. Oui, les messes se vident, et cette ruralité que ce soit en France ou en Allemagne s’endort de plus en plus.

Coïncidence , mais en revenant de la messe des rameux comme j’allais autrefois durant mes années étudiantes avec des amis au Frühschoppen(l’apéro, assez souvent on y allait sans détours par l’église) je me branche sur la république de livres – et je retrouve une phrase dans le billet sur les mémoires de Bernard Pivot – qui résume fort bien le petit microcosmes de cette ruralité en voie de disparition : « C’est un homme du centre du centre de la France, héritier d’une lignée de paysans au cul de plomb, enracinés sur leur terre au point de ne jamais s’interroger sur l’au-delà de leur ligne d’horizon, qui en concevra une secrète fascination pour les cosmopolites, les apatrides, les gens et les esprits venus d’ailleurs, ceux dont il dit joliment qu’ils sont nés dans les pliures de la géographie et qu’ils ont grandi dans les codicilles de l’Histoire. » – c’est très franco – français – mais c’est aussi valable pour les paysages ruraux du Sud de l’Allemagne.

Je finis ce petit billet de dimanche des rameaux en me rappelant la collecte faite à l’église de St. Peter de Grünstadt lors de la messe des rameaux , collecte pour les chrétiens de Terre sainte. Terre sainte cela veux dire Israël et Palestine : dans ces pays lointains les rares chrétiens n’ont pas la vie facile ,la communauté chrétienne se rétrécit comme une peau de chagrin.

Christophe Neff, Grünstadt le 18.4.2011

Notice de blog 5.3.2011

Apres plus de dix jours consacrés à un cours pratique sur les chantiers de brûlage dirigé et à la défense contre l’incendie dans le Département de l’Aude je suis retourné en Allemagne. Cours pratique qui fut suivi par le bureau de presse du Kit – ils ont même dédié une page facebook au cours . Avant de retourner en Allemagne, – Michèle Alliot-Marie avait présenté sa démission du gouvernement Fillion III – et en arrivant en Allemagne, j’étais surpris par la démission de Karl-Theodor zu Guttenberg du poste de ministre de la défense allemande.

Concernant Michèle Alliot-Marie, son bilan au ministère des Affaires étrangères a été plus tôt nul, voire même catastrophique en ce qui concerne l’image de la diplomatie françaises au Maghreb et au proche Orient. Je me demande vraiment comment elle a fait pour ne pas sentir le vent du changement en  Tunisie,  car même moi , simple bloggeur du week – end, je m’apercevais dans ma Blognotice du 4.1.2011 qu’il se passait  quelquechose  de grave dans les djebels tunisiens.

Concernant  Karl-Theodor zu Guttenberg, – le chouchou des médias allemands, pas seulement de la Bildzeitung,  je me rappelle le titre du Spiegel « die fabelhaften Guttenbergs » – son bilan au ministère de la défense allemande est plutôt nul. Quelques voyages médiatisés en Afghanistan, – mais à part cela que reste-t-il de la période Guttenberg au ministère de la défense ? Pas grand-chose, le grand débat démocratique sur la réforme de la Bundeswehr n’a jamais eu lieu !

De retour en Allemagne, – il faut dire que l’affaire hyper médiatisée Guttenberg ne m’intéressait pas trop,  car c’est vers Schramberg et Rottweil que mes yeux étaient tournés – où se jouait le destin de l’Hôpital de Schramberg. Le 28.2.2011 le Kreistag du Landkreis Rottweil décidait de la mise à mort du « Krankenhaus Schramberg ». J‘ ai  ( 1, 2 ,3, 4, 5, 6, 7, 8) déjà publié huit billet de blog sur l‘ avenir de ce petit hôpital de campagne qui est tellement important pour la Raumschaft Schramberg. Sans son hôpital, la Raumschaft Schramberg  craint de sombrer dans une longue agonie socio-économique. En dehors du cadre strictement local et régional de l’Hôpital de Schramberg,  la question de l’organisation territoriale des hôpitaux dans le monde rural sera certainement un des grand débats politiques et  citoyens que nos sociétés devront résoudre. Comment organiser les services hospitaliers, les urgences, – les SAMU, – dans le monde rural.

Christophe Neff, Grünstadt le 5.3.2011

Blognotiz 5.3.2011: Leserbrief von Dr. Werner Klank zur gegenwärtigen Krankenhaussituation im Kreis Rottweil

Als Ergänzung zu meinen bisherigen Blogbeiträgen (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 ) zur Krankenhausdiskussion Schramberg, drucke ich hier den Leserbrief von Dr. Werner Klank zu gegenwärtigen Krankenhausdiskussion im Kreis Rottweil ab. Der Leserbrief erschien in leicht veränderter und gekürzter Form schon im Lokalteil Schramberg des Schwarzwälder Boten. Sowohl über Werner Klank als auch über das Schramberger Krankenhaus berichtete ich schon in einem meiner ersten Blogbeiträge im Juni 2009, es war der 11 Blogbeitrag im Paysagesblog und erschien am 11.6.2009 unter Titel „Gedanken zur Lage der deutschen und französischen Sozialdemokratie – mit Fallbeispielen zur politischen Landschaft aus Schramberg und Grünstadt nach den Europa und Kommunalwahlen am 7.6.2009„.  So wie ich aus meinen Internetlektüren entnehme ist die Wut und Enttäuschung über den Kreistagsbeschluss vom 28.2.2011 zum Verkauf der Gesundheitszentren des Landkreis Rottweil an Helios in der Raumschaft Schramberg sehr groß, was meines Erachtens sehr gut nachvollziehbar ist. Anbei nun der Leserbrief von Dr. Werner Klank im vollem Wortlaut.

„Herr Bürgermeister Acker geht also davon aus, dass die beiden übriggebliebenen Krankenhäuser Oberndorf und Rottweil zusammenarbeiten werden, muss wohl so sein, der SRH Chef von Oberndorf sitzt ja bei Helios! Das hätte man der Ehrlichkeit halber vor der Entscheidung sagen sollen! Aber mit Ehrlichkeit und Aufrichtigkeit haben`s Herr Acker und seine Gemeinderäte wohl nicht so!!!

Maßgeblichen Anteil an der – nur für Schramberg- üblen Situation haben Herr Bürgermeister Acker und der Gemeinderat in Oberndorf. Erinnern wir uns: Im Sommer letzten Jahres hatte der Kreistag eine kommunale Lösung für alle drei Krankenhäuser beschlossen. Am Tage nach der Abstimmung beschloss der Gemeinderat in Oberndorf, auf Vorschlag von Bürgermeister Acker, einen eigenen Weg zu gehen. Ein Gutachten zur Krankenhaussituation hatte man sich vorsorglich schon anfertigen lassen.

Das muss man sich vorstellen: Herr Acker und weitere Oberndorfer (zT. Gemeinderäte) sitzen monatelang im Kreistag, öffentlich wie nichtöffentlich. Herr Bürgermeister Acker sogar im nichtöffentlichen Krankenhausaufsichtsrat und erfahren alle Internas. Diese Internas durfte ich als Mitglied des Krankenhausaufsichtsrats nicht einmal meinen Fraktionskollegen berichten! Und im Anschluss an diese langen vielen Sitzungen verkünden die netten Leute aus Oberndorf, dass sie was Eigenes machen wollen! Als ich Herrn Bürgermeister Acker im gesamten Verlauf dieser Sitzungen zweimal fragte, ob er sich denn nicht befangen fühle, waren Acker, der Landrat und die Kollegen eher entrüstet und ich war der unhöfliche Rüpel! So etwas fragt man schließlich einen Bürgermeister nicht!!

Nach dem Ausstieg von Oberndorf kam`s zum neuen Bieterwettbewerb. Leider war nicht nur Helios, der das unliebsame Krankenhaus in Schramberg  schließen wollte sondern auch Ameos in der Endauswahl. Ameos, die sich zutrauten und sich auch verpflichteten, beide Krankenhäuser weiter zu führen, viel Geld investieren wollten und dies auch notariell bestätigten. Beide Angebote waren vergleichbar für Rottweil und Schramberg, nur bei Ameos hätte sich die Chance gegeben, auf absehbare Zeit beide Krankenhäuser zu erhalten. Bei der Lösung Helios hat nur Rottweil eins Haus und Schramberg rd. 350 Arbeitsplätze weniger, sowie eine Ruine in der Stadt.
Oberndorf hätte aber bei der Ameos Lösung einen Konkurrenten in Schramberg gehabt, Acker und co. wollten dies natürlich nicht. Die Rottweiler wähnten gar, dass ihr Krankenhaus  in Zukunft gefährdet sei, wenn zwei Krankenhäuser blieben. Deshalb waren auch die Helios- Befürworter aus Rottweil der Meinung, dass ein Krankenhaus, das Rottweiler natürlich reiche. Blöd war nur, dass man das nicht so sagen konnte. Also meckerte man an Ameos rum! Ich wusste gar nicht, dass so viele Krankenhausökonomen, Krankenhausfachleute, Börsenfachleute und andere hochqualifizierte Fachleute um mich herum saßen. Es war schon erstaunlich, welche Menge an unbeweisbarem Quatsch Kreisräte so von sich geben, wenn die  eigentlichen Gründe höchst egoistischer Art sind,  man dies aber nicht so sagen kann!

Der vehemente Widerstand der Leute um  Oberndorf oder Rottweil gegen ein Krankenhaus  in Schramberg ist Ausdruck dieses ausgeprägten Egoismus, nur der Vorteil für die eigene Region gilt. Die sich immer weiter verschlechternde Situation in Schramberg interessiert einen Dreck. Das Schicksal von 350 Beschäftigten veranlasst sie allenfalls dazu, zu sagen, dass es einem leid täte, aber immerhin gäbe es ja Abfindungen (so eine Kreisrätin).

Dass in Schramberg Gedanken laut werden, nicht mehr diesem Kreis angehören zu wollen, ist verständlich, nur: um kein Krankenhaus zu haben brauchen wir nicht dem Ortenaukreis zuzustreben!! Aber als Patient wird man sich sicher über die Schramberger freuen!

Dr. med. Werner Klank“

Christophe Neff, Grünstadt le 5.3.2011

Blognotiz 4.3.2011: Krankenhausdebatte Schramberg – Presseerklärung des Oberbürgermeisters Dr. Herbert O. Zinell zum Bieterwettbewerb Kreiskrankenhäuser Rottweil Vergabebeschluss des Kreistages vom 28.2.2011

Als Ergänzung zu meinem letzten Blogbeitrag, der Blognotiz vom 2.3.2011, Blognotiz die sich mit dem aktuellen Stand der Krankenhausdebatte befasst bzw. dem fatalen Vergabebeschlußes des Kreistages vom 28.2.2011, anbei noch die Presseerklärung des Schramberger Oberbürgermeister Dr. Herbert O. Zinell vom 1.3.2011 im vollem Wortlaut. Abschliessend sollte noch erwähnt werden, dass im Anschluss an den Vergabebeschluss des Kreistages so manch interessantes Detail ans Tageslicht über den Abstimmungsprozess ans Tageslicht kam. Der Schramberger CDU Kreisrat Martin Maurer hat in diesem Zusammenhang von „Irregularitäten“gesprochen und hat beim Regierungspräsidium Freiburg Beschwerde gegen das Ergebnis des Bieterverfahrens eingelegt, und zwar weil diese  „gegen das Gleichheitsgebot, die Transparenz und die Nichtdiskriminierung verstoßen“ habe. Das letzte Wort in der Krankenhausdebatte Schramberg scheint also noch nicht gesprochen zu sein !

Anbei nun die Presseerklärung von Dr. Zinell in vollem Wortlaut.

„Der von Herrn MdL Kleinmann in Schramberg plakatierte Wunsch nach einer „glückseligen Fasnet“ kann aus Schramberger Sicht nur ironisch verstanden werden. Wie vielen Schramberger Bürgerinnen und Bürgern ist auch mir nach dem mit seiner Stimme getroffenen Kreistagsbeschluss das Lachen vergangen. Obwohl es mit dem Angebot von Ameos eine Alternative zur Schließung des Krankenhauses Schramberg gab, hat sich die Mehrheit des Kreistages für Helios entschieden. Natürlich habe ich als Demokrat diese Entscheidung zu akzeptieren. Billigen muss ich sie noch lange nicht.

 

Nach meiner Meinung hat die Kreistagsmehrheit eine Chance vertan. Mit dem Zuschlag für Ameos hätte der Abbau von 350 Arbeitsplätzen in Schramberg und Rottweil verhindert werden können. Der Kreistag hätte auch ein strukturpolitisches Zeichen setzen und den auch für den Landkreis wirtschaftspolitisch wichtigen Mittelbereich Schramberg mit seinen spezifischen Problemen stärken können. Das Gegenteil ist der Fall. Nehme ich alle in den letzten Jahren u.a. durch die Beschlüsse des Landes verlorenen Arbeitsplätze im öffentlichen Bereich hinzu, verliert Schramberg beinahe 450 Arbeitsplätze mit allen Folgen für die Bevölkerungs- und Wirtschaftsentwicklung. Es zeigt sich einmal mehr, dass wir allein auf uns gestellt sind und selbst unsere Stärken stärken müssen. Kreisstädten werden hingegen Dienstleistungsarbeitsplätze auf dem silbernen Tablett serviert!

 

Allein dies macht es schon schwer genug, die gestrige Entscheidung zu verstehen. Aber emotional berührt bin ich von der Argumentation einiger Kreistagsmitglieder im Hinblick auf die Auswirkungen für die Beschäftigten. Distanzierter und kühler geht es nimmer!

 

Und mehr: „Die wirtschaften die Klinik an die Wand“, äußerte mir gegenüber ein Kenner der Materie bereits im Jahre 2003, als die Kreiskrankenhäuser noch schwarze Zahlen schrieben. Leider sollte er Recht behalten. Seit diesem Zeitpunkt forderten wir immer wieder vehement auch unter Inkaufnahme von Veränderungen am Schramberger Krankenhaus Strukturreformen bei den Kreiskliniken. Jahrelang wurden unsere Forderungen in den Wind geschlagen und nichts getan. Für eine verfehlte Gesundheitspolitik im Landkreis Rottweil und die eklatanten Management-fehler bis in die jüngste Zeit haben nun wir die Zeche zu bezahlen. So weiß ich nach einer unruhigen Nacht nicht, ob ich wütend oder enttäuscht sein soll. Frustriert bin ich allemal. Ob eine rechtzeitige und sachgemäße Reaktion zu einem besseren Ergebnis geführt hätte oder nicht, vermag ich nicht abschließend zu beurteilen. Man hätte es aber zumindest probieren müssen! Ich sage es einmal mehr: Chancen wurden zuhauf vertan.

 

Ob es tatsächlich zur Schließung „unseres Krankenhauses“ kommt oder nicht, hängt nun von der rechtlichen Beurteilung des Vertrages und Verfahrens durch den Regierungspräsidenten und gegebenenfalls der von Ameos anzurufenden Gerichte ab. Der Ausgang der möglichen rechtlichen Überprüfung ist nur schwer einzuschätzen. Die nächsten Wochen und Monate werden es zeigen.

 

Danken möchte ich allen Kreisräten, die für Ameos und damit für beide Standorte gestimmt haben, aber auch den vielen Unterstützern im Umfeld der Krankenhäuser  und in der Bevölkerung. Auch wenn wir Stand heute unser Ziel, die Erhaltung des Krankenhausstandortes Schramberg, nicht erreicht haben, tat diese solidarische Unterstützung den Beschäftigten, aber auch mir gut. Gleichwohl beschleicht mich ein Gefühl der Traurigkeit, nachdem ich in meiner ganzen Amtszeit keinem Thema soviel Aufmerksamkeit, Zeit, aber auch Herzblut gewidmet habe. Mit der gleichen Intensität werde ich mich gemeinsam mit vielen anderen weiterhin um die medizinische Versorgung in Schramberg und Umgebung kümmern. Wir werden aber auch beim Kreis strukturpolitische Forderungen adressieren. Kreispolitik kann nicht weiter als „Einbahnstraße“ akzeptiert werden!“

Der Presseerklärung von Dr. Herbert O. Zinell ist eigentlich nichts mehr hinzuzufügen. Unabhängig davon wie die rechtliche Beurteilung des Vergabebeschlußes ausfällt, – die Erklärung des Schramberger Oberbürgermeister hat schon zeitgeschichtlichen Wert – den diese dokumentiert wie sehr der Vergabebeschluß des Kreistages des Landkreises Rottweil die Stadt Schramberg, ja die gesamte Raumschaft Schramberg in Mark und Bein getroffen hat !

Christophe Neff, Grünstadt le 4.3.2011

Blognotiz 2.3.2011

Der Kreistag des Landkreises Rottweil hat am 28.2.2011 beschlossen die Krankenhäuser des Landkreises Rottweil an den Berliner Klinikbetreiber Helios zu verkaufen.  Das Angebot des Züricher Klinikbetreibers Ameos, der u.a. das Schramberger Krankenhaus weiterbetreiben wollte, kam nicht zu Zuge.  25 Kreisräte stimmten für den Verkauf der Kreiskrankenhäuser an Helios, – 18 Kreisräte stimmten für das Ameos Angebot. Soweit zur Sachlage. Wie ich schon in einem meiner ersten Blogbeiträge „Gedanken zur Lage der deutschen und französischen Sozialdemokratie“ im Juni 2009 schrieb, – ohne Krankenhaus würde Schramberg die Gefahr drohen die Funktion eines Mittelzentrums zu verlieren.  Nun scheint es also soweit zu sein. Ähnliches schrieb ich ja auch in der Blognotiz am 27.2.2011. Wenn nicht noch ein Wunder geschieht, – es werden wohl auch noch Gerichte angerufen werden, – wird man also damit rechnen müssen, dass das Schramberger Krankenhaus bis Ende des Jahres geschlossen werden wird und weit mehr als 300 Beschäftigten, – und dies nicht nur in Schramberg – auch das Rottweiler Krankenhaus wird davon betroffen sein, die Arbeitslosigkeit droht.  Für die Stadt Schramberg, die Raumschaft Schramberg, ja den gesamten Westteil des Landkreises Rottweil ist der Beschluss des Kreistages vom 28.02.2011 zum Krankenhausverkauf ein  regelrechter Tiefschlag. Auch wenn ich es nur aus der Ferne betrachte, – für die Raumschaft Schramberg ist es eine regelrechte Katastrophe – und ich kann die Wut und Enttäuschung, die dort zur Zeit herrscht, sehr gut nachvollziehen.

Christophe Neff, Grünstadt le 2.3.2011

Krankenhausdebatte Kreiskrankenhaus Schramberg: Brief des Oberbürgermeisters Dr. Herbert O. Zinell vom 24.02.2011 an die Kreisräte des Kreistages des Landkreises Rottweil

Als Ergänzung zu meinem letzten Blogbeitrag „Blognotiz 27.2.2011 – Blick von Port Leucate in die Raumschaft Schramberg“ – welcher sich ja ausgiebig mit der Zukunft des Schramberger Kreiskrankenhauses befasst, habe ich (mit Erlaubnis der Stadt Schramberg) den Brief vom 24.02.2011 des Oberbürgermeister Dr. Herbert O. Zinell an die Kreisräte des Kreistages des Landkreises Rottweil hier ins paysagesblog gestellt. Der Brief wurde u.a. auch schon in der NRWZ unter dem Titel „Schrambergs OB Zinell appelliert an Kreisräte: „Stimmen Sie für Ameos-Konzept““ veröffentlicht. Ich denke, dass der Brief des Schramberger Oberbürgermeisters wie gesagt, meinen letzten Blogbeitrag hervorragend ergänzt.

Christophe Neff, Port Leucate 27.2.2011

An die

Mitglieder des Kreistages

des Landkreises Rottweil


Bieterwettbewerb

Sehr geehrte Damen und Herren,

wir haben gestern, wie Ihnen angekündigt wurde, eine Informationsveranstaltung zur Zukunft der Kreiskrankenhäuser im Landkreis Rottweil veranstaltet. Es hat sich gezeigt, dass ein erhebliches Informations- und Diskussionsbedürfnis besteht. Einige Mitglieder des Kreis-tages waren ja zugegen. Ich möchte für Sie nochmals einige Punkte zusammenfassen:

1.

Sowohl Landrat Dr. Wolf-Rüdiger Michel als auch Prof. Dr. Stefan Schick haben klargestellt, dass die Kreisräte bei der Entscheidung am kommenden Montag einen Entscheidungsspielraum haben. Beide haben erklärt, dass die Matrix zwar eine wichtige Entscheidungshilfe sei, dass allerdings aber auch andere Erwägungen einfließen können. Herr Prof. Dr. Stefan Schick hat ausdrücklich darauf verwiesen, dass jeder Kreisrat für sich die Bewertung der Angebote nach der beschlossenen Matrix vornehmen kann und muss. Die von der Verwaltung vorgelegte Bewertung sei nicht verbindlich. Ob Abfindungs-zahlungen von Helios mit Punkten belohnt werden ist also nicht
zwingend. Außerdem kann auch der erwartete Verlust für 2011 und in Folge auch die Bepunktung der Verlustübernahme nach eigenem
Ermessen bewertet werden.

2.

Herr Stefan Eschmann (Helios) hat klargestellt, dass entgegen seiner Auffassung vom Sommer vergangenen Jahres die Kreiskranken-häuser im Kreis Rottweil ein Betrieb seien. Herr Dr. Wolf-Rüdiger
Michel und Herr Prof. Dr. Stefan Schick haben dieselbe Auffassung vertreten. Damit ist klar, dass sich die Sozialauswahl auf beide Standorte beziehen wird. Im Krankenhaus Schramberg sind etwa 350
Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter beschäftigt, im Krankenhaus Rottweil über 600.

Ausgehend davon, dass nach Schließung des Standortes Schramberg etwa im Umfang von 300 Mitarbeitern Personal betriebsbedingt gekündigt werden muss und ausgehend von etwa gleichen Personalstrukturen in beiden Häusern, wird es beim derzeitigen Schramberger Personal zu 100 Kündigungen kommen, beim derzeitigen Rottweiler Personal etwa zu 200 Kündigungen. Die frei werdenden Arbeitsplätze in Rottweil werden dann mit Personal aus Schramberg besetzt.
Ameos hat erklärt, dass man noch nie ein Krankenhaus geschlossen hat und auch noch nie betriebsbedingte Kündigungen vorgenommen hat.

3.

Ameos hat angekündigt, das Rottweiler Krankenhaus ausbauen zu wollen und gegenüber der mächtigen Konkurrenz durch das nahe
liegende Schwarzwald-Baar-Klinikum gut aufstellen zu wollen. Hierzu sind Investitionen und laufende Aufwendungen in beträchtlicher Höhe erforderlich, die sich allerdings nur bei einer guten Auslastung tragen. Deshalb kommt Ameos zur Erkenntnis, dass das Rottweiler Haus ein Krankenhaus in Schramberg braucht, um die Auslastung auch zu
erreichen.

Sowohl Ameos als auch Helios gehen davon aus, dass bei Schließung des Schramberger Krankenhauses maximal 25% der Menschen in der Raumschaft Schramberg als Patienten ins Rottweiler Krankenhaus gehen werden. Helios rechnet einerseits mit Patientenverlusten aus emotionalen Gründen. Andererseits werden für viele Menschen in der Raumschaft die Krankenhäuser in Villingen-Schwenningen, in Wolfach, in Freudenstadt und für mache auch in Oberndorf eine Alternative zu Rottweil sein, die entfernungsmäßig etwa gleich liegen. Schließlich wird der Effekt zunehmen, dass bei der gegebenen Entfernung zwischen Rottweil und der Raumschaft Schramberg bei der Wahl der Klinik dann nicht mehr die Fahrstrecke oder die Fahrzeit ausschlaggebend sein wird.

4.

Während Helios behauptet, das Krankenhaus in Schramberg könne nicht erhalten bleiben, zeigt Ameos auf, dass sie erfolgreich Häuser dieser Struktur betreibt und verweist darauf, dass auch Helios durchaus erfolgreich aus ähnlichen Situationen heraus vergleichbare
Häuser zum Erfolg geführt hat. Allerdings scheint sich zwischenzeitlich die Firmenstrategie von Helios und scheinen sich die Ansprüche deren Gesellschafter verändert zu haben.

Selbstverständlich ist es mein und unser Interesse, in Schramberg eine Klinik zu erhalten. Wir wissen, dass uns dies nur gelingen wird, wenn der Krankenhausstandort Rottweil als gesichert gilt beziehungsweise sich positiv weiterentwickeln wird. Andererseits leuchtet die Argumentation von Ameos ein, dass der Standort Rottweil nur dann gegenüber der Konkurrenz gut weiterentwickelt werden kann,wenn Investitionen und Aufwendungen für Spezialisierungen und Weiterentwicklungen durch eine hohe Patientenbindung ausgelastet werden können.

Das Konzept von Helios sieht vor, dass der Standort Schramberg geschlossen wird. Dadurch werden nach dem Vertragsangebot von Helios betriebsbedingte Kündigungen in einem Umfang von bis zu 360 Mitarbeiterinnen und Mitarbeitern notwendig. Ameos möchte den Standort Schramberg nicht schließen und hat damit auch nicht die Notwendigkeit zu betriebsbedingten Kündigungen. Solche werden bis zum 31.12.2013 ausgeschlossen. Abgesehen davon, dass hinter jeder betriebsbedingten Kündigung ein menschliches Schicksal steckt und dass es vor allem formal geringer qualifizierte Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter und solche, die aus welchen Gründen auch immer weniger mobil sind, schwer haben werden, wieder einen Arbeitsplatz zu finden, würde der Landkreis ein ungutes Signal für Wirtschaft und Arbeitsmarkt geben.

Die Schließung des Standortes Schramberg würde die Raumschaft Schramberg erheblich schwächen. Wir tun uns zunehmend schwer, qualifizierte Fachkräfte in unsere Raumschaft zu bringen. Ein Krankenhaus ist ein wichtiger Standortfaktor. Der Verlust des
Krankenhauses würde die Entwicklung, insbesondere die wirtschaft-liche Entwicklung, nachhaltig negativ beeinflussen.

Ich bitte Sie also, am kommenden Montag dem Angebot von Ameos zuzustimmen,

  • das den Standort Rottweil erhält und weiter entwickelt,
  • das uns betriebsbedingte Kündigungen in Schramberg und in Rottweil erspart,
  • das den Landkreis vor ungedeckelten finanziellen Risiken

bewahrt,

  • das den Krankenhausstandort Schramberg erhält,
  • das beiden Krankenhäusern hohe Investitionen garantiert.

Nutzen Sie bitte die Entscheidungsfreiheit, die Sie haben, um eine Entscheidung zu treffen, die Standorte und Beschäftigung erhält.

Falls Sie weitere Informationen oder auch ein Gespräch mit mir zur anstehenden Entscheidung wünschen, stehe ich selbstverständlich gerne zur Verfügung.

 
 

Mit freundlichen Grüßen

Dr. Herbert O. Zinell

Blognotiz 27.2.2011 – Blick von Port Leucate in die Raumschaft Schramberg

Die winterliche Tramontane fegt über die winterlichen Sanddünen von Port Leucate.Aufgenommen während des Praktikums/Exkursion „brûlage dirigée“ im Feb. 2011, © C.Neff

Über den Sanddünen von Port Leucate tobt die Tramontane. Das Meer leuchtet in einem bunten Farbenspiel welches von Türkisgrün bis Azurblau reicht. In der Raumschaft Schramberg in der ich aufgewachsen bin toben andere Stürme. Morgen, am Montag den 28.2.2011 entscheidet der Kreistag des Landkreises Rottweil über das Schicksal der Kreiskrankenhauses Schramberg.  So wie die Dinge stehen ist wohl wirklich zu befürchten, dass der Kreistag ggf. für eine Lösung stimmen wird, die letztendlich das Aus für den Krankenhausstandort Schramberg bedeutet.

Vor Jahren als ich noch an der Universität Mannheim tätig war führte ich immer wieder zu „Global Change Prozessen“ in Mittelgebirgen Exkursionen in den Schwarzwald durch und verglich dort die Prozesse mit den Prozessen in den periphären Gebirgsräumen Frankreichs. Landflucht und Verbuschungsprozesse führen dort nicht nur zu Waldbränden, – oder zum Einwandern von Luchsen und Wölfen, – sondern auch zum langsamen Sterben der öffentlichen Infrastruktur, – Schulklassen und Schulen werden geschlossen, – irgendwann zieht man die Gendarmerie ab, – und das Dahinsiechen und Sterben der ländlichen Krankenhausinfrastruktur wurde dort meist mit dem Kampf um die „Maternité“ (Geburtshilfestation) eingeleitet. Diese Prozesse in Frankreich und anderen frankophonen Räumen haben immerhin schon dazu geführt, dass dem Problemkreis „ländliche Krankenhausstruktur & ländliche Gesundheitsversorgung“ neuerlich ein ganzes Buch gewidmete wurde (Richoz et al. 2010: Santé et développement territorial, Enjeux et opportunités).

Luchse soll man ja inzwischen im Schwarzwald schon gesichtet haben, von Wölfen ist mir nichts bekannt, – aber das es eines Tages soweit kommen könnte, dass das Schramberger Krankenhaus zur Disposition stehen könnte, diese hätte ich mir während der Exkursionen in die Raumschaft Schramberg während der  Jahre 2000-2005 wohl nicht mal im Traume vorstellen können. Nun ist es also doch soweit gekommen, – und wir können im Schwarzwald Prozesse beobachten wie man dies so nur aus Frankreich kennt. Als aufmerksamer Beobachter der ganzen Krankenhausdiskussion im Landkreis Rottweil frage ich mich jedoch, weshalb man eigentlich letztlich nur die Wahl zwischen zwei Privaten Krankenhausträgern nämlich Helios und Ameos hat. Ist die öffentliche Hand in Deutschland nicht mehr in der Lage ein ländliches Krankenhaus mit zwei Standorten zu betreiben, – oder handelt es sich hier eher um einen Sonderfall der mit den Randbedingungen im Landkreis Rottweil zu tun hat. Sollte sich der Kreistag des Landkreises Rottweil morgen für das Heliosprivatisierungskonzept entscheiden, wird das Schramberger Krankenhaus wohl am 31.12.2011 geschlossen werden.  Eine Schließung des Krankenhausstandortes Schramberg hätte für die Raumschaft Schramberg wahrlich dramatische Konsequenzen, – aus geographischer Sicht würde damit der Beginn des Sterbens des Mittelzentrums Schrambergs eingeläutet werden.  Ich möchte es nochmals betonen, – es erscheint mir nicht nachvollziehbar weshalb es der öffentlichen Hand nicht möglich sein soll eine Krankenhausgesellschaft auf Kreisebene zu betreiben. Die privaten Krankenhausgesellschaften sind bestimmt keine Samariter, diese wollen a priori ersteinmal eine ordentliche Dividende erwirtschaften. Aber die Alternative die beiden Krankenhäuser des Landkreises Rottweils weiterhin in öffentlicher Hand zu betreiben stellt sich wohl zur  Zeit nicht (mehr).

Abschliessend nochmals – eine Schließung des Krankenhausstandortes Schramberg hätte für die Raumschaft Schramberg wahrlich dramatische Konsequenzen, – aus geographischer Sicht würde damit der Beginn des Ende des Mittelzentrums Schrambergs eingeläutet werden.  Weiterhin frage ich mich, wie eigentlich dann in Wintermonaten , – Rettungswesen und Erst/Akutversorgung in der Raumschaft Schramberg von statten gehen soll. Aber vielleicht hat man auch schon wieder längst vergessen, dass es in der Raumschaft Schramberg manchmal lange und schneereiche Winter gibt.

Blick von der Hohenschramberg auf das Schramberger Kreiskrankenhaus am 2.7.2010, © C.Neff

Photos: Alle © C.Neff.

1.) Blick auf die winterlichen Stranddünen von Port Leucate bei starker Tramontan. 27.2.2011 Canon Powershot A 720IS. © C.Neff.

2.) Blick auf das Schramberger Krankenhaus. Minolta 700AF Kodachrome C- 64 . 2.7.2010. © C.Neff.

Buchverweis:

Richoz, S., Bouliane, L.M., Ruegg, J.  (Eds.) (2010) : Santé et développement territorial, Enjeux et opportunités, Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romandes, ISBN  978-2-88074-840-1

Christophe Neff, Port Leucate 27.2.2011

P.S. (28.2.2011): Unabhängig vom Ausgang der Abstimmung im Kreistag, – das eingestellte Bild des Schramberger Kreiskrankenhaus hat wahrlich historischen Charakter, da es mit einem meiner letzten C-64 Kodachrome Diafilmen aufgenommen wurde. Mit dem Verschwinden des C- 64 wurde ein Kapitel Filmgeschichte beendet.

Blognotice 4.1.2011

Toujours l‘ hiver et  la neige à  Grünstadt et dans la Unterhaardt. Il a même fait très froid dernièrement – la Rheinpfalz (29.12.2010) nous parle de – 22,2 C (24,7) dans le nuit du 25 au 26.12.2010 à Friedelsheim où les vignes ont commencé à geler. Depuis le 29.11.2010 un manteau de neige couvre Grünstadt, la Unterhaardt et le Linage. Nous avons eu quelques périodes de redoux, – mais ces périodes de redoux n’ont jamais suffi à  faire fondre toute la neige. La prochaine période de redoux nous est annoncée pour Jeudi le 6.01.2011 – jour de l’épiphanie. A voir si cette période de redoux sera assez longue et assez douce pour faire disparaître la couverture de neige de la Unterhaardt. Peut – être, mais habituellement la période des grands froids arrive plutôt vers la fin janvier et début  février.

Froid et neige, il n’y en a pas seulement eu ici dans la vallée du Rhin mais aussi sur les rivages du sud de la méditerranée, il fait froid en Algérie et en Tunisie ; j’en parlais dans ma blognotice du 20.12.2010. ,mais derrière le froid et la neige se cachent de véritables tragédies. Les événements de fin de décembre à Jendouba qui ont fait venir du monde sur le blog paysages – ont été, je le suppose, les manifestations de solidarité à Jendouba pour Mohamed Bouazizi qui a tenté de mettre fin à ses jours par immolation à Sidi Bouzid. Combien de désespoir se cache derrière ce geste ! Oui le froid et la neige dans le Djebel cachent beaucoup de désespoir. Ici en Allemagne on est tellement occupé par l’hiver et la neige que les événements de  Sidi Bouzid n’ont trouvé aucun reflet dans les medias. Même le remaniement ministériel qui suivit les événements de Sidi Bouzid est passé quasiment inaperçu dans le paysage médiatique allemand.

Pour finir – comme je parle de paysage médiatique allemand – dans le dernier Spiegel (1/2011) on trouve une très belle critique « Vorsicht mit Urgoßmutter » signée Romain Leick de la traduction allemande du « Portrait » de Pierre Assouline. Pierre Assouline qui nous est présenté comme auteur (Schriftsteller), Kritiker (Critique), Biograf (biographe) – fait parler le portrait de Betty de Rothschild – « Er läßt das Gemälde sprechen, Bettys Seele ist in ihr Bild gewandert, von der Leinwand herab erzählt sie, sich an die Vergangenheit ihres erfüllten Lebens nachsichtig erinnernd und das Treiben der Gegenwart scharfsinnig beobachtend ». Le critique de Romain Leik donne envie de lire le Portrait (en version française) – et je dirais avec le temps la traduction allemande – pour comparer l’original et la traduction de Maja Ueberle Pfaff.  Traduction et Traducteurs (les passeurs) qui ont toujours leur place dans la république des livres. Pour finir , comme la République des livres nous parle d’un père manquant dans  « La déchirante lettre à une ombre d’Héctor Abad »  , j’aimerais signaler un livre qui nous raconte aussi l’histoire d’un père manquant : « Apostoloff » de Sibylle Lewitscharoff. Pour ce livre Lewitscharoff fut récompensée en 2009 par le « Preis der Leipziger Buchmesse ». Un livre qui joue à Stuttgart Degerloch et en Bulgarie. C’est aussi un portrait d’une Bulgarie inconnue. Le livre de Lewitscharoff nous dévoile un paysage inconnu et nous rappelle un paysage de dialecte de langue allemande en voie de disparation – le Herrgottzack et le Heilandzack – qui connait encore ses deux expression archaïques souabes ? C’est dans ce langage souabe que je grandis dans la Raumschaft Schramberg: Stuttgart était la capitale économique  et Tübingen « Hauptstadt des Geistes » le centre intellectuel du Württemberg  et la Bulgarie un pays inconnu derrière le « eiserne Vorhang », le rideau de fer. Apostoloff mériterait sûrement d’être traduit en français – mais comment traduire le « Herrgottzack » et le « Heilandzack »?

Sources citées :

Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau – Mittwoch 29. Dezember 2010: Frostschäden in Pfälzer Weinbergen

Leick, Romain (2011): Vorsicht mit Urgroßmutter ! Literaturkritik: Pierre Assouline historischer Roman über Baronin Betty de Rothschild. In: Der Spiegel 1/2011, p. 114.

Lewitscharoff, Sybille (2010): Apostoloff. Suhrkamp Taschenbuch 4180, Frankfurt am Main, ISBN 978-3-518-46180-8

Christophe Neff, Grünstadt le 4.1.2011