Des Corbières à la Méditerranée – quelques mots sur un livre présentant une partie des paysages des Corbières maritimes.

« Des Corbières à la Méditerranée »  est un livre, plutôt un volume illustré, livre de photographie, de Jean Belondrade (Photographies) et Nicole Clodi (Textes), – présentant les paysages & hommes de la partie orientale des Corbières maritimes. Je reprends ici la couverture du livre en espérant  ne pas rencontrer les difficultés de Bob Garcia , difficultés dont un des derniers billets de la république de livres nous  informent.  Mais présenter un livre, un œuvre même d’une façon critique, c’est d’une certaine manière aussi une forme de promotion -promotion positive ou promotion négative. « Des Corbières à la Méditerranée » nous présente les paysages d’une partie de la façade orientale des Corbières maritimes. A première vue, on pourrait croire que le livre nous présente les communes du Canton de Sigean, mais il manque la commune de Peyriac-de-Mer, qui ne fait pas partie de la communauté de communes Corbières en méditerranée .

En faite le livre nous montre les paysages des dix communes Port-la-Nouvelle, Sigean, Leucate, La Palme, Portel-des-Corbières, Fitou, Roquefort-des-Corbières, Caves, Treilles, Feuilla de l‘ intercommunalité Communauté de communes Corbières en Méditerranée .  Comme le livre porte le logo Corbières méditerranées on peut penser que la Communauté de communes Corbières en Méditerranée a participé au moins partiellement au financement de ce volume illustré.  Le livre nous presente chaque commune de l’intercommunalité avec une petite partie texte et quelques photos de paysages, de scènes de vie de village etc.  On rencontre Fréderic le maréchal ferrand à La Palme, Giovanni l’heureux apiculteur de Treilles, Giovanni Palamara d’ont j’ai déjà parle dans le billet « Vendredi, journée de marché à Leucate (16.10.2009) ».  Oui, le livre nous montre hommes et paysages des Corbières maritimes, sans les clichés habituels – comme les couchers de soleil en mer, flamands roses sur les étangs, surfeurs glissant en grand formats à travers vents & vagues, le Canigou photographié à travers les amandiers fleuris du plateau de Leucate, – cela manque ou est extrêmement rare.  Le seul coucher de soleil que je remarque dans le livre est le coucher de soleil sur la Caramoun , page 73. Donc vraiment  une belle surprise dans ce livre de photographie  de ne pas rencontrer les stéréotypes d’un paysages touristique de façon mer, plage, coucher de soleil etc. Naturellement comme chaque paysage est aussi une construction sentimentale & intellectuelle – dans ce contexte je ne peux que suggérer  la lecture du livre « Vieldeutige Natur – Landschaft, Wildnis und Ökosysteme als kulturgeschichtliche Phänomene » édité par Thomas Kirchhof & Ludwig Trepl (2009) – le livre de Jean Belondrade & Nicole Clodi nous présente leur vision des paysages de la façade orientale des Corbières maritimes. Vision que je trouve personnellement assez réussie. Deux petit points mériteraient dans une réédition d’être corrigés! Chaque photo aurait gagné si la date précise – ou au moins un date approximative – comme par exemple – été 2008, avril 2007 était indiquée.  En feuilletant le livre, on a l’impression de rencontrer la mémoire photographique du paysages des Corbières maritimes entre 2005 et 2008, – mais en réalité cela reste difficile à cerner. On aurait aussi aimé avoir quelques informations bibliographiques – au moins pour les lecteurs désirant un complément d’informations sur les villages & paysages rencontrés dans ce livre. Nous retrouvons en dernière page au-dessus des informations éditoriales comme le numéro d’ISBN, un petit remerciement à Marc Pala « Remerciements à Marc Pala qui a partagé amicalement sa connaissance des lieux et de l’histoire, ainsi qu’à tous les personnages qui ont collaboré à la réalisation de ce livre. »  Qui est Marc Pala (C’est peut être lui ?)  Est-ce que les informations historiques proviennent toutes de Marc Pala – et sont-elles  sourcées et sourçables ? Un peu plus de rigueur éditoriale aurait certainement amélioré le livre.  Il reste donc un peu de regret car au moins le lecteur avisé a l’impression de lire (ou de regarder) une publicité intelligemment bien faite, mais qui reste quand même un produit de publicité pour la  Communauté de communes Corbières en Méditerranée. Néanmoins le livre me plait et je pense qu’il vaut bien le prix des 20 euros. Le livre réunit dans ses photos mes propres impressions de paysage actuelles (2005-2009) des Corbières maritimes entre Feuilla, La Palme et Leucate. C’est donc un livre à recommander pour tout lecteur désirant avoir une vision photographique + quelques informations historiques complémentaires – sur les paysages actuels caractéristiques  des Corbières maritimes, – une petite géographie visuelle de la Communauté de communes Corbières en Méditerranée.

Sources :

Belondrade, Jean ; Clodi, Nicole (2009): Des Corbières à la Méditerranée. Goanda Éditions Toulouse,  ISBN 978-2-9534366-0-0

Kirchhof, Th. ; Trepl, L. (2009) : Vieldeutige Natur, Landschaft, Wildnis und Ökosystem als kulturgeschichtliche Phänomene. Transcript Verlag Bielefeld, ISBN 978-3-89942-944-2

Christophe Neff, Grünstadt le 28.10.2009

Impression d‘ un dimanche d‘ automne à Port Leucate (18.10.2009)

Vendredi c‘ est la journée  du marché  à Leucate , au vieux village, marché décrit dans un billet précédent. Dimanche, c‘ est la journée de marché à Port Leucate. Marché avec déjà plus d‘ ambiance que le marché de vendredi de Leucate village.

marche-du-dimanche-port-leucate-18102009.1255896796.jpgPhoto 1: Ambiance de marché dominical à Port Leucate (C.Neff Canon Powershot A720IS 18.10.2009)

Mais le grand marché du dimanche, c‘ est à Saint-Laurent-de-la-Salanque qu‘ on le trouve. La Salanque, riche terre agricole, terre maraichère, terre de l‘ abricotier, des jardins d‘ orangers, – tous cela se trouve au marché de St. Laurent de la Salanque. Sauf peut -être les Oranges, qui proviennent à quelques exception près d‘ Espagne. Vraiment un marché à découvrir ! Nous trouvons un joli portrait du marché de St. Laurent de la Salanque dans le Blog « Book-Catalogne  » sous le titre de «Le Marché de Saint Laurent de la Salanque ».  Donc un marché vivant qui vaut le détour. Revenons à Port Leucate, avec une nouvelle église catholique (St. Jacques), un petit marché du dimanche, une librairie papeterie ouverte à l’année, deux trois brasseries & restaurants ouverts  à l‘ année, un article wikipedia (de qualité plutôt moyenne) – Port Leucate est devenue un petit centre économique considerable.

eglise-st-jacques-port-leucate-14102009.1255897290.jpgPhoto 2 : La nouvelle église St. Jacques à Port Leucate (C.Neff Canon Powershot A720IS 14.10.2009)

Un centre économique considérable qui persiste hors saison touristique.  Peut être le jour viendra où Port Leucate, – la nouvelle station touristique des années 1960-70 – née entre  sables dunaires, étangs et mers – nommé le désert français, ou l’Afrique française par les géographes (Neff & Scheid 2005)  supplantera un jour le vieux village.  Pour le préciser – c’est le cordon littoral transpercé par divers grau permanents et épisodiques, le lido entre la presque‘ île de Leucate et l‘ embouchure de l‘ Agly qui fut appelé l’Afrique française par les géographes et botanistes ( Conill 1933, Neff & Scheid 2005     ).  Pour les lecteurs intéressés par l‘ histoire écologique du lido entre Leucate et le Barcarès  et lisant l‘ allemand je pense que l’article de Neff & Scheid «Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon »  peut être une lecture intéressante.  Dans ce cadre, – mais dans une approche régionaliste & historique se place le livre de Jacques Hiron «Il était une fois Leucate » sur l’histoire de Leucate, où on trouve quelques détails (et photos intéressantes) sur l’histoire de la nouvelle station de Port Leucate.  Donc Port Leucate vu l’affluence hors saison de son marché dominical ne se porte pas si mal que ca !

herbstansicht-kyklos-18102009.1255897992.jpgPhoto 3 : Vue automnale sur le Kyklos – quasiment le berceau de Port Leucate. ((C.Neff Canon Powershot A720IS 18.10.2009)

Sources citées :

Conill, L. (1933) : Végétation de la Salanque et des Corbières orientales Roussionnaises. Commentaires botaniques de la Carte des productions végétales, Feuille XXV – 48, Perpignan N.W. Bulletin de la Société Agricole, Scientifique et Littéraire  des Pyrénnées Orientales. Perpignan, p. 189 – 261.

Hiron, Jacques (2005) : Il était une fois Leucate. Leucate,  Ed. du Cap Leucate, 2005. (reprint) (Des infos sur le livre se trouvent sur le site de Jacques Hiron.)

Neff, C., Scheid, A. (2005): Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon. In:  Geographische Rundschau, 57, Heft 9, 38-44.

Christophe Neff, Port Leucate le 18.10.2009

Quelques remarques sur Thalassa : escale à Tunis (émission du 16.10.2009)

Presqu’un mois après mon  billet sur une émission de Thalassa – Quelques remarques sur Thalassa à Lisbonne (émission du 11.9.2009) et la littoralisation du Cap Saint – Vincent (Cabo de São Vicente) , voici à nouveau quelques remarques sur une émission de Thalassa, donc l‘ émission du 16.10.2009 intitulée « Escale à Tunis ». Une émission qui m’a rappelé quelques souvenirs personnels. J’ai particulièrement remarqué le reportage sur la Kroumirie. C’est une des régions tunisiennes presqu’inconnues du  grand public, mais que personnellement j’apprécie beaucoup pour ses paysages et  ses forêts. Au niveau forêts je pense même, naturellement cela est très subjectif ,  n’avoir durant mes multiples voyages  à travers les forêts méditerranéennes rencontré de si belles forêts de Chênes zeen (Quercus canariensis) et de Chênes lièges (Quercus suber). Je pense que rien que pour pouvoir visiter et voir  le patrimoine forestier de la Kroumirie, des Mogods – le voyage vers Tabarka  en vaut la peine.

Très bonne idée aussi de faire le voyage  avec le TGM en compagnie de Férid Boughedir. Mais pourquoi le voyage s’arrête- il déjà à Sidi Bou Said ? Pourquoi ne  pas prolonger le voyage à la Marsa Gare, jeter un coup d’œil à la librairie mille feuille  (en ce qui concerne la Marsa on trouve quelques mots dans le billet « Villa Jasmin – quelques pensées personnelles en vagabondant sur le téléfilm de Férid Boughedir ») , prolonger la randonnée vers la Sebkha d’Ariana. La Sebkha d‘ Ariana où on parle de faramineux projets de développement, où un investisseur des émirats aimerait réconcilier développement urbain & écologie. Un projet, ou plutôt une idée qui aurait sûrement intéressé les spectateurs de Thalassa.  Une idée de valorisation qui mériterait le débat.

Naturellement j’ai aussi lu les critiques sur le forum de Thalassa sur l’émission du 16.10.2009. Mais ce n’est pas l’objectif de la série Thalassa de faire une analyse sur le développement démocratique au Maghreb.  Ceci serait un autre format. En ce qui concerne l’état écologique des côtes tunisiennes, en les comparant simplement à l’état des côtes espagnoles méditerranéennes, à la densité du bétonnage des côtes espagnoles, la Tunisie se tire plutôt bien de l’affaire. Naturellement la littoralisation pose aussi problème pour la Tunisie, mais jusqu’à maintenant sûrement moins que pour d’autres pays méditerranéens. Donc je réitère ici ce que j’avais déjà écrit dans Quelques remarques sur Thalassa à Lisbonne (émission du 11.9.2009) et la littoralisation du Cap Saint – Vincent (Cabo de São Vicente) :

« Personnellement. je crois que cette littoralisation est pour nos côtes européennes un danger aussi important que ces fameux changements climatiques qui remplissent les pages des médias. En ce qui concerne la méditerranée, je l’ai démontré pour la Tunisie (2006, 2007) – mais le diagnostic est à mon avis aussi valable pour une très grande partie des côtes méditerranéennes. Je considère la littoralisation massive (et dans une moindre mesure la californisation) des côtes méditerranéennes comme un des principaux risques environnementaux des décennies à venir. (Je viens de tenir une conférence sur le sujet à Karlsruhe au sein de la Tüxen-Gesellschaft (5.9.2009) sur le sujet (Neff 2009)) On nous parle beaucoup de changements climatiques, :la littoralisation galopante des côtes de l’Europe du Sud, le début de ce processus dans les pays du Maghreb est aussi un sujet environnemental alarmant – et si on finit par se réveiller quand le dernier centimètre de côte méditerranéenne sera bétonné , il sera trop tard. »

Donc globalement l’émission Thalassa – escale à Tunis (émission du 16.10.2009) m’a bien plu, – même si c’était un peu superficiel par endroits. Un bravo sur les quelques minutes sur la Kroumirie.

Sources :

Neff, C. (2000): MEDGROW – Vegetationsdynamik und Kulturlandschaftswandel im Mittelmeerraum. Mannheimer Geographische Arbeiten, H. 52, Mannheim (Dissertation/PHD-Thesis). (ISBN 3-923750-80-3)

Neff, C. (2006) : Projections Ecosystèmes tunisiens 2030, (Resumé révisé de L’EXPOSE <<Projections Ecosystèmes tunisiens 2030>> tenu le 6.7.2006 à Sidi Bou Said) Karlsruhe.

NEFF, C., ALOUI, A., EL HAMROUNI, A., SOUISSI, A. , GROSSMANN, A. (2007) : Ecosystèmes. In : République Tunisienne, Ministère de l’agriculture et des ressources hydrauliques, GTZ (Coopération technique allemande) (Eds.) : « Stratégie nationale d’adaptation de l’agriculture tunisienne et des écosystèmes aux changements climatiques », Cahier 7, Rapport des groupes d‘ experts, p. 33- 43.

Neff, C. (2009): Global Change Prozesse in Tunesien – eine Vorschau auf 2030. Vortrag im Rahmen des 9. Workshop des Arbeitskreises Biomonitoring/ Global Change der Reinhold – Tüxen-Gesellschaft vom 04. – 06. September 2009 in der Pädagogischen Hochschule Karlsruhe unter dem Thema: Biomonitoring und Global Change – Arten, Biotope und Landschaften im Wandel -.

Christophe Neff, Port Leucate le 18.10.2009

Vendredi, journée de marché à Leucate (16.10.2009)

Vendredi c’est la journée du marché à Leucate, à Leucate Village comme on dit ici. Hors saison estivale, un vrai petit  marche typique d’arrière- pays méridional. Rien de touristique,  un petit marche local. Parfois ,quand je tiens de cours d’écologie terrestre dans les environs de Leucate et des Corbières maritimes j’amène parfois les étudiants pour leur montrer un marché vivant. Donc ce matin, je passe au village faire un tour à la Librairie de la Presse, la dénommée  librairie Adamus, et je vais faire un tour au marché de Leucate. Mais quelle déception !  Est-ce que l’air glacé de la tramontane a fait  disparaître le marché de Leucate. Je ne retrouve que 4 – 5 stands sur la place de la république face à  la statue de Françoise de Cezelly. Un stand de  fleuriste, -3 à 4 quatre stands de vente de légumes, et le stand de vente du miel de l‘ apiculteur de Treilles tenu par Madame Palamara. Eh bien , les pots de  miel de Giovanni Palamara,( Giovanni immortalisé dans le livre de Belondrade & Clodi (2009) sur la page 154 sous le titre « Giovanni se définit lui-même comme un « happy culteur » ), avec quelques fleurs et légumes – les derniers mohicans du marché de Leucate.  Giovanni Palamara, apiculteur à Treilles dans les Corbières maritimes, qui nous a –  à moi et mes étudiants donné  de  vrais cours pratiques sur l’apiculture et la Flore mellifère des Corbières.

Un marché qui meurt, c’est un paysage qui meurt. Il a y à peu prés  15 ans, le géographe allemand Fred Scholz (1994) montrait en citant l’exemple du marché d’Uzès comment la vitalité d’un paysage culturel se reflétait dans l’image de son marché. Apparemment ,vu  l’impression que j’ai eu aujourd’hui‘ hui du marché de Leucate, le paysage culturel, la « Kulturlandschaft » des Corbières maritimes ne se porte pas très bien. Peut être était-ce simplement le souffle glacé de  la tramontane  qui a fait fuir les « marchands » ,espérons -le.  En tous cas, même avec une tramontane glacée,  l’épouse de Giovanni Palamara avec  ses petits pots de Miel et ses sacs d’amandes tient encore bien la garde !

Photo 1: Sacs d’Amandes et pots de Miel de Giovanni Palamara. (C.Neff Canon Powershot A720IS 16.10.2009)
Photo 2: Vue sur une partie du marché du vendredi 16.10.2009 à Leucate (C.Neff Canon Powershot A720IS 16.10.2009)
Photo 3 : Les petit pots de miel de Giovanni Palamara – les derniers mohicans du petit marché de Leucate. (C.Neff Canon Powershot A720IS 16.10.2009
Photo 4 : Vue sur la Libraire de la Presse à Leucate, la nommée Librairie Adamus. (C.Neff Canon Powershot A720IS 16.10.2009)

Sources :

Belondrade, J.; Clodi, N. (2009): Des Corbières à la Méditerranée. Goanda Éditions Toulouse,  ISBN 978-2-9534366-0-0

Scholz, Fred: Funktion und Dynamik von Wochenmärkten im Süden Frankreichs: Uzès (Gard) als Beispiel. In: Die Erde, 125 (1994), p. 15-35.

Christophe Neff, Port Leucate le 16.10.2009

Soleil, mer et tramontane – Port Leucate 14.10.2009

Laissant les brumes rhénanes, les premières neiges allemandes  derrière moi, j’ai  débarqué hier dans les Corbières maritimes à Port Leucate pour quelques jours de vacances, quelques jours de repos, pour retrouver mer, soleil et tramontane. Soleil et tramontane sont bien là, – la tramontane souffle avec une telle force, qu’il est  même très difficile de trouver une place à l‘ abri du vent.  Mais sans tramontane pas de ciel limpide, pas de soleil, pas de lumière.  Le jour de mon accident, la première  nuit à la Berufsgenossenschaftliche Unfallklinik Ludwigshafen je craignais de ne plus jamais pouvoir accéder à la méditerranée par mes propres jambes, de la toucher, de la sentir – d’écouter le chant des cigales. Tout cela maintenant semble être le souvenir d’un mauvais rêve, j’ai repris le travail début septembre, ,et maintenant je suis ici pour quelques jours de repos et de soleil sur la côte méditerranéenne dans l’appartement familial de vacances de la famillenounouneff. Dans mes bagages, un appareil de photo numérique – un canon Powershot – et une vieux reflex Olympus classique, une OM-4 avec une pellicule Kodachrome C-64, j’ai encore pu acheter quelques pellicules C- 64 avant que ce regard photographique ne disparaisse pour  toujours.  Et dans mes bagages quatre livres comme lecture de vacances (Stephen Smith – Négrologie – pourquoi l’Afrique meurt ;   Stefan Kornelius – der unerklärte Krieg, Deutschlands Selbstbetrug in Afghanistan ; Alain Finkielkraut – un cœur intelligent ; Johannes Balve – Wie wird man exzellent ? Deutsche Universitäten im Spitzenrausch  ) – le dernier Supplément littérature de la Zeit – « Zeit-Literatur – Wozu verführt uns China ? ».  C’est tout.  Les hurlements de la tramontane dans l‘ oreille, j’écris ces quelques lignes – que je placerai comme écrites ici à Leucate , en tant que dépêches de Leucate, – en analogie aux dépêches de Grünstadt. Autrefois, quand j‘ étais plus jeune, et que  ma grand mère habitait encore à Aubord  dans le Gard, entre Vistrenque et Costière, dans le Gard pour me ressourcer – longue balades à pied à travers les vignes et les forêts de pins parasols des Costières, assez souvent je prenais le train depuis Générac pour le Grau du Roi, pour  accéder aux plages et à la mer. Le nouveau «  Rail Passion »consacre un article intéressant à cette ligne  de chemins de fer «  Etude de ligne – De Nîmes au Grau – du-Roi, une antenne à vocation balnéaire » longeant Costières et Petite Camargue, qui est un peu tombée en oubli  mais qui heureusement fonctionne encore .

Finissons ce billet, la première dépêche de Leucate, avec une  vue en arrière vers mon dernier billet intitulé « Das Fach Geographie an der Mannheimer Hochschule », – la géographie à Mannheim, vu qu’elle  n’y existe plus, semble avoir beaucoup d’amis, à en concure de  la fréquentation de l’article.  En plus, je découvre sur mon wordpress dashboard que pas mal de lecteurs provenaient du billet « Les prix d’excellence de la planète universitaire » de la république des livres. Donc il y aurait dans le cercle des lecteurs de la république de livres une partie assez considérable de lecteurs avec de forts liens envers la langue de Goethe. Au moins plus de lecteurs « germanophones » que Berlin en parle, vu  les commentaires qu’on trouve dans son dernier billet « Deutsch-Französisches Brot ».

Mais il me semble clair que la vie littéraire allemande pour  « la république des livres » n’est pas un « Fremdwort » – (un mot étranger), – le billet du 12.10.2009 est intitulé « Minetti vous attend ».  Donc je finis ce billet avec un message pour les lecteurs germanophones de «  la république de livres » hier il y avait une émission de radio sur SWR2 intitulée « Mehrfach heimatlos – Herta Müller und die rumäniendeutsche Literatur » (Serie SWR2 Forum). L’émission est chargeable comme download ou comme Podcast. L’émission est à conseiller à tout lecteur germanophone intéressé  par la « Rumäniendeutsche Literatur » et par « Herta Müller ».  Avant de finir cette première dépêche de Leucate, notons que l‘ affaire du petit prince  est bien arrivée en Allemagne – et Spiegelonline vient de lui consacrer un article savoureux  „Prinz Jean“ – Frankreich spottet über Blitzkarriere von Sarkozy junior“ – et un forum « Bonapartismus in Frankreich »  – tout  cela est naturellement à lire avec modération !

Avec ce message je finis mon billet – pour à nouveau profiter de mer, soleil et tramontane. Lire le Monde en version papier, lire mes lectures de vacances, faire quelques photographies des paysages et me ressourcer  pour le semestre prochain, la Vorlesungszeit du Wintersemester 2009/10 qui commence pour moi avec un cours magistral  de géobotanique le mercredi 21 Octobre.

strandvegetation-port-leucate-echinophora-spinosa-12102009.1255501701.jpgPhoto 1. : Végétation dunaire à Port Leucate avec Panais porte-épines (Echinophora spinosa) (C.Neff Canon Powershot A720IS 12.10.2009)

tramontanlinse-im-abendlicht-uber-port-leucate-12102009.1255501854.jpgPhoto 2 : Reflets de coucher de soleil du ciel au-dessus de Port Leucate balayé par la Tramontane (C.Neff Canon Powershot A720IS 12.10.2009).

Sources citées :

Collardey, B. (2009) : Étude de ligne. De Nîmes au Grau-du-Roi, une antenne à vocation balnéaire. In : Rail Passion, N. 144, Octobre 2009, p. 46 – 51.

Christophe Neff, Port Leucate le 14.10.2009

Quelques remarques sur Thalassa à Lisbonne (émission du 11.9.2009) et la littoralisation du Cap Saint – Vincent (Cabo de São Vicente)

Depuis des années déjà je, nous sommes des habitués de l’émission Thalassa sur fr3. Thalassa est aussi une sorte de fenêtre pour nous à Grünstadt vers le monde francophone. A part Thalassa, parfois « Eisenbahnromantik » sur SWR , je ne regarde presque pas de Télé : j’ai bien l’impression que la télé publique à part Arte, que se soit en Allemagne ou en France, approche malheureusement la « Volksverdummung (traduction francaise = abêtissement du peuple)» systématique – et des Télés privées n‘ en parlons pas ! Le dernier téléfilm que j’ai regardé fut Villa Jasmin, téléfilm auquel j’avais même dédié un petit billet dans ce blog. L’émission « Thalassa en expédition – escale à Lisbonne » fut vraiment réussie, le reportage « les voleuses de sable » fut particulièrement émouvant.

Une petite discordance sur le site internet Thalassa : si on veut revoir les films & reportages depuis l’Allemagne on lit « Vous ne pouvez pas visualiser ce programme – car il n’est accessible que depuis les pays membre de l’union européenne des Radio – Télévision ». Grünstadt se trouve en Allemagne, et l’Allemagne est membre de l’union européenne des Radio – Télévision – donc il devrait être possible de visualiser les reportages de Thalassa ! ( Dans ce contexte voire le commentaire de famillenounouneffFrance Télévision et l’Union europénne „)

Une petite partie des reportages fut dédiée au Cap Saint – Vincent, à Sagres et à la Costa Vicentina, région que je connais assez bien, car j’y avais effectué une partie de mes travaux de terrain (entre 1995-1999) pour ma thèse de doctorat – quelques description géobotaniques des paysages de ces régions se retrouvent dans Neff (2000). La dernière fois que j`y fis un stage de terrain, ce fut une prospection géobotanique en 2001 et depuis ,si on suit les images des reportages de Thalassa du 11.9.2009, beaucoup de choses on bien changé. Dans les années 1990, on pouvait encore considérer que la Costa Vicentina était peut être la seule côte de l’atlantique européen sans nuisances humaines – une sorte de côte vierge en marge de l’Europe de consommation : pas de tourisme, pas d’infrastructures touristiques, pas d´ infrastructures industrielles , on se croyait dans un autre monde. Décidément les choses on bien changé : Sagres ,le Cap San Vincent ,la Costa Vicentina sont maintenant aussi devenus une proie pour la littoralisation galopante. Personnellement. je crois que cette littoralisation est pour nos côtes européennes un danger aussi important que ces fameux changements climatiques qui remplissent les pages des médias. En ce qui concerne la méditerranée, je l’ait démontré pour la Tunisie (2006, 2007) – mais le diagnostique est à mon avis valable pour une très grande partie des côtes méditerranéennes. Je considère la littoralisation massive (et dans une moindre mesure la californisation) des côtes méditerranéennes comme un des principaux risques environnementaux des décennies à venir. (Je viens de tenir une conférence sur le sujet à Karlsruhe au sein de la Tüxen-Gesellschaft (5.9.2009) sur le sujet (Neff 2009)) On nous parle beaucoup de changements climatiques, :la littoralisation galopante des côtes de l’Europe du Sud, le début de ce processus dans les pays du Maghreb est aussi un sujet environnemental alarmant – et si on finit par se réveiller quand le dernier centimètre de côte méditerranéenne sera bétonné , il sera trop tard. Voir à quel point Sagres, le Capo São Vicente, la Costa Vicentina sont en train devenir une proie pour cette littoralisation galopante, cette faim incessante de bouffer, de dévorer du paysage à l’aveuglette , voir tout cela laisse perplexe. En matière d’environnement côtier on semble vraiment n´avoir rien appris pendant les dernières décennies.

Dommage !

Sources :

Neff, C. (2000): MEDGROW – Vegetationsdynamik und Kulturlandschaftswandel im Mittelmeerraum. Mannheimer Geographische Arbeiten, H. 52, Mannheim (Dissertation/PHD-Thesis). (ISBN 3-923750-80-3)

Neff, C. (2006) : Projections Ecosystèmes tunisiens 2030, (Resumé révisé de L’EXPOSE <<Projections Ecosystèmes tunisiens 2030>> tenu le 6.7.2006 à Sidi Bou Said) Karlsruhe.

NEFF, C., ALOUI, A., EL HAMROUNI, A., SOUISSI, A. , GROSSMANN, A. (2007) : Ecosystèmes. In : République Tunisienne, Ministère de l’agriculture et des ressources hydrauliques, GTZ (Coopération technique allemande) (Eds.) : « Stratégie nationale d’adaptation de l’agriculture tunisienne et des écosystèmes aux changements climatiques », Cahier 7, Rapport des groupes d‘ experts, p. 33- 43.

Neff, C. (2009): Global Change Prozesse in Tunesien – eine Vorschau auf 2030. Vortrag im Rahmen des 9. Workshop des Arbeitskreises Biomonitoring/ Global Change der Reinhold – Tüxen-Gesellschaft vom 04. – 06. September 2009 in der Pädagogischen Hochschule Karlsruhe unter dem Thema: Biomonitoring und Global Change – Arten, Biotope und Landschaften im Wandel -.

Christophe Neff, Grünstadt le 13.9.2009

Incendies et sécheresses répétés menacent les forêts – quelques mots sur l’article paru dans Le Monde.fr du 3.8.09

« Incendies et sécheresses répétés menacent les forêts » est le titre d’un article sur le Monde.fr, – un article de presse, à mon avis ,pour une fois de bonne qualité, ce qui est rare pour un article de presse sur les feux de forêts. Un article qui propose une petite esquisse assez complète sur l’état actuel de la recherche scientifique sur les feux de forêts. Néanmoins je trouve qu‘ on aurait pu ajouter une ou deux phrases sur le phénomène de « californisation », « suburbanisation et feux », « forest & urban interface » – car ce phénomène va devenir un des grand défis pour les pays du nord du pourtour méditerranéen comme la France ou l’Espagne ( Neff & Scheid 2005) et même pour les pays riverains de la façade sud méditerranéenne ne sont pas à l’abri du phénomène de californisation comme par exemple la Tunisie (Neff 2006) .

Un petit regret :la très bonne carte qui est présente sur l’article de la version papier ( Monde mardi 4 août p. 4 planète – ou version pdf) du Monde (p.4 Planète) manque dans la version le Monde.fr, ce que je considère comme une grande perte. La carte a le mérite de montrer aussi que l’Algérie est touchée par une série d’incendies cet été, une information qui est et reste jusqu’à présent presque confidentielle. En ce qui concerne l‘ article « En Espagne, résidus de bois et arbres calcinés servent à produire de l’électricité » sur la première usine thermoélectrique à base de biomasse forestière (sur la même page du Monde mardi 4 août p. 4 planète) ceci est à peu près sur la même longueur d‘ ondes que nos propositions (Neff & Scheid 2008, Neff 2007) pour la production de biocarburant en Tunisie. En faite deux articles de presse sur les incendies des forêts qui valent la peine d’être lu !

Sources et documents cités:

Neff, C. (2006) : Projections Ecosystèmes tunisiens 2030. Karlsruhe.

Neff, C. (2007): Note personnelle sur les perspectives et potentialités de production de biocarburants en Tunisie (21.12.2007), Grünstadt.

Neff, C., Scheid, A. (2005): Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon. In: Geographische Rundschau, 57, Heft 9, 38-44.

Neff, C., Scheid, A. (2008) : Les Biocarburants – Analyse du potentiel de production de biocarburants à l’échelle internationale et en Tunisie. Executive summary/sommaire exécutif. „Orientations pour la production de biocarburants en Tunisie“. Karlsruhe, Tunis, GTZ.

Christophe Neff, Grünstadt le 4.8.2009

P.S. (5.8.2009 9:45): A noter que le Monde / le journaliste signant l’article Pierre Le Hir ont même interviewé un chercheur compétent (Michel Vennetier du CEMAGREF ) dans le domaine du feu , ce qui est loin d’être courant pour la presse française. Pour mes conseils personnels en ce qui concerne la prévention des feux de forêt et la gestion de paysages méditerranéens je renvoie au billet « Dépêches du grand bouleau : au moins encore 2 semaines » : « Et si le lecteur en passant ses vacances dans le Midi français veut activement contribuer à la gestion de ces paysages du Midi potentiellement extrêmement « combustible », je ne peux que conseiller : buvez le vin des terroirs de vacances, mangez les produits du terroir, achetez chez les producteurs locaux, que se soit coopératives vinicoles ou exploitants producteurs indépendants, préférez les restaurateurs qui ont recours aux produits locaux et régionaux – car un paysage méditerranéen, un terroir méditerranéen vivant de ses terres, c’est déjà un facteur important pour réduire les risques de feux de forêts »

Dépêches du grand bouleau : au moins encore 2 semaines

Les médecins ont décidé – il y aura encore au moins 2 semaines de dépêches du grand bouleau – ou encore deux semaines de confinement à Grünstadt – cela dépend de la perspective d’angle de vue. Après le semestre d’été perdu, qui est ,pour un géographe classique aimant les cours de terrain, les prospectives géobotaniques, les paysages, tout simplement la saison universitaire préférée ; ce sont les vacances au cœur de la famille sur les rives de la méditerranéenne, qui ont subi le même sort que les sorties géobotaniques avec mes étudiants – adieu les cigales, adieu les canadairs, adieu les pizzas de chez Marco, adieu les moules frites au Fort de l’eau. Restent les balades sur le Grünstadter Berg, – une de ces balades qui j’ai déjà décrite dans balade d’été sur le Grünstadter Berg. En ce qui concerne le Grünstadter Berg , je viens de lui contribuer enfin un article sur wikipedia.de – c’est quand même un patrimoine naturel considérable du palatinat. Mais comme je l’avais déjà écrit – les articles naturalistes dans Wikipedia sont plutôt problématiques ,ou ils sont souvent d’une qualité discutable , ou tout simplement il en manque carrément sur un sujet. A quand enfin un article wikipedia.fr sur le Zinnkoepfle ou sur le Zotzenberg – deux sites naturalistes et grand cru en Alsace – qui mériteraient largement une mention, un article dans wiki.fr – en particulier le « Zotz » à Mittelbergheim , car le seul Grand Cru AOC Alsace ou le cépage « Sylvaner » (après de maintes batailles des vignerons de Mittelbergheim) est accepté comme cépage de Grand Cru. Les Sylvaner Grand Cru Zotz pourront il peut être atteindre la notoriété et la qualité des grands Johannisberg du Valais – ou d’un Silvaner de Franconie ?

En ce qui concerne les nouvelles du blog paysages – l‘ article (allemand) Madame Courage: Loubna – en fait j‘ avais volontairement adapté le titre de EL Watan , ma petite fenêtre sur l‘ Algérie, le courage de Loubna , – mais l‘ affaire a aussi fait du bruit sur le Monde ((par ex. l’article Une jeune Soudanaise arrêtée pour port du pantalon défie la justice de son pays ) et autres medias français, m’a rapporté une citation « Madame Courage » dans le Blog de Daniel Buchta. Mais définitivement l’affaire Loubna, – le fait que les femmes portant un pantalon au Soudan risquent la flagellation publique – ceci n’intéresse personne en Allemagne – là,l’indignation publique s’abat surtout sur la « Dienstwagenaffäre » d‘Ulla Schmidt . Mais l’article sur Loubna m’a encore procuré des lecteurs allemands de plus pour mon blog paysages. Donc plus de lecteurs que l‘ info presse que j‘ avais publiée il y déjà cinq ans avec l‘ aide de du service de presse de l‘ Université de Mannheim sur la situation au Darfour, « Menschen im Sudan brauchen unsere Hilfe », – mais décidément ce Darfour – il n‘ intéressait et n’intéresse encore vraiment pas grand monde en Allemagne, – car en même temps que l‘ université de Mannheim lançait l‘ info presse sur la situation au Darfour , Foaud Ibrahim le géographe egypto-allemand, le grand spécialiste reconnu internationalement pour les recherches géographiques au Darfour, le scientifique qui introduisit le terme de désertification dans la géographie allemande – le terme était un concept anglo-français – essayait lui aussi de remuer la conscience publique allemande, et son info presse « Ideas on the Background of the Present Conflict in Darfur » divague encore dans les lointains recoins de la toile virtuelle – mais à eu peu prés avec le même succès que l‘ info provenant de ma part – donc zéro attention publique pour le Darfour hier et aujourd’hui. Le lynchage public d’Ulla Schmidt par les medias allemands et le fait qu‘ aucun organe de presse de référence allemand ne parle des droits de l‘ homme au Soudan ,montre que les choses n‘ ont guère évolué depuis 2004 !

En ce qui concerne les feux de forêts – dans mon blog « paysage » – l’attente des lecteurs semble être grand en ce domaine, je reçois des nombreux emails me demandant plus d’infos sur la situation des feux de forêts, – et le succès de l’article «1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » sur le feu des forêts de 1949 dans la Forêt de Landes parle tout seul!

Est-ce que la presse écrite française serait – en dehors de la question permanente du « coupable » – en train de livrer une vraie analyse de fond sur les feux de forêts ?
Malheureusement un «écologe du feu», – un « fire ecologist » – ein « Feuerökologe » ne peut pas dire grand-chose sur les feux actuels, – surtout s’il est confiné à une chambre de malade avec seule vue sur un grand bouleau -l ‘ analyse du combat anti-incendie est plutôt une affaire de pompiers – et je considère les pompiers français en ce qui concerne leurs actions anti-incendie comme les professionnels Numéro 1 en même temps que les pompiers des états pacifiques des U.S.A et que les pompiers Canadiens – en fait il n’y a rien de meilleur au monde actuellement. L’écologue du feu intervient avant et après un feu – il peut donner des avis scientifiques – parfois personnels et engagées sur la dynamique réciproque entre feux et paysages – et pourrait, à condition qu’on veuille bien l’entendre -,donner des conseils sur la gestion de paysage intégrant le « management » du feu. Pour les lecteurs intéressés par une analyse plus approfondie du phénomène « feux » pour les paysages méditerranéens français ,je ne peux que recommander la lecture du livre « le feu dans la nature – mythes et réalité » édité par Benoît Garrone comme je l’ai déjà fait dans « Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens »

Ce livre qui comporte des chapitres historiques, écologiques, forestiers et même pour les lecteurs désirant en savoir plus sur la lutte anti-feu – un chapitre entier y est dédié à la lutte anti -incendie. Un livre complet sur les feux de forets en milieu méditerranéen français, qui mériterait sûrement une réédition augmentée – un livre dont je recommande ardemment la lecture !

Et si le lecteur en passant ses vacances dans le Midi français veut activement contribuer à la gestion de ces paysages du Midi potentiellement extrêmement « combustible », je ne peux que conseiller :

buvez le vin des terroirs de vacances, mangez les produits du terroir, achetez chez les producteurs locaux, que se soit coopératives vinicoles ou exploitants producteurs indépendants, préférez les restaurateurs qui ont recours aux produits locaux et régionaux – car un paysage méditerranéen, un terroir méditerranéen vivant de ses terres, c’est déjà un facteur important pour réduire les risques de feux de forêts . Mais soyons clair : la meilleure des gestions des paysages méditerranéens ne pourra jamais exclure le feu à 100% – y croire serait même une erreur fatale – je l‘ avais déjà écrit en 1995 dans « Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes » – donc il faut absolument d‘ un côté essayer de faire vivre les paysages méditerranéens de leurs terres (en buvant leurs vins – et en mangeant leurs produits) – d‘ un autre apprendre à gérer les risques , car comme je le dis si souvent à mes étudiants – il y deux facteurs majeurs qui façonnent les paysages méditerranéens – l‘ homme (la pression anthropozoïque) et le feu.

Ouvrages et littérature cités :

Garrone, B. (2004) : Le feu dans la nature mythes et réalité. Prades -le- Lez (Les Ecologistes de l‘ Euzière).(ISBN 2-906128-17-1)

Ibrahim, F. (1980): Desertification in Nord-Darfur: Untersuchung zur Gefährdung des Naturpotentials durch nicht angepasste Landnutzungsmethoden in der Sahelzone der Republik Sudan / von Fouad N. Ibrahim. In Verbindung mit d. Inst. für Geographie u. Wirtschaftsgeographie d. Univ. Hamburg. Hamburg: Hirt, 1980. – XIII, 175 S.: 16 Ill., 42 graph. Darst. u. Kt. & Kt.-Beil (6 Bl.); (deutsch) (Hamburger geographische Studien; 35)

Neff, C. (1995): Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Südfrankreich) – eine geographische Analyse. Materialien zur Geographie 27, Mannheim. (ISBN 3-923750-50-1)

Christophe Neff , Grünstadt le 1.8.2009

Restarting Ecologia mediterranea

couvertue-ecologia_mediterranea_2008-34_01.1289635906.jpgSome days ago I have made a French posting „ecologia mediterranea – un nouveau départ ! “ about the rebirth of Ecologia mediterranea. I think the rebirth of Ecologia mediterranea is such an important event that it also merits a short English posting. Ecologia mediterranea was for about 25 years the leading scientific journal for Mediterranean type ecosystems, but some years ago it felt in sort of dormancy, – but in fact it was never down – but the publication rhythm was very irregular. Now the new Editor in chief Thierry Dutoit has began a revitalization of the Journal – the Journal has got his own Journalhomepage – and all previous number of the Journal – from the very first beginning in 1975 to the number 34 of 2008 can be downloaded for free on the electronic archive of the Journalhomepage . The Internet site of the Journal is hosted by the „Universite d’Avignon and the Pays de Vaucluse„, where the Editor in chief Thierry Dutoit has a professorship in agronomy. I hope the new editor in chief and his editorial team will successfully lead the Ecologia mediterranea to new performance – to at least becoming was it was formerly – the leading scientific journal of Mediterranean type ecosystems – the so called MTE ! The only downer is, that Ecologia mediterranea is only accepting French and English manuscripts for publication- I would have preferred it, if they would accept also Italian, Portuguese and Spanish manuscripts. At the least they should accept Spanish manuscripts – as the other (New World) Mediterranean ecology & botany Journal the Madroño , the Journal of the California Botanical Society does.

But after all – I wish good luck for the rebirth of Ecologia mediterranea – and as reader of the review I hope to read soon interesting manuscripts.

Sources & Literature cited :

Dutoit, T (2008) : Éditorial. Ecologia mediterranea Revue internationale d‘ écologie méditerranéenne – Mediterranean Journal of Ecology, Vol 34, 2008.

Christophe Neff, Grünstadt le 24.7.2009

ecologia mediterranea – un nouveau départ !

couvertue-ecologia_mediterranea_2008-34_01.1247218875.jpg Je viens de lire la nouvelle sur le site de telabotanica, exactement sur le petit article intitulé « Le Monde des Plantes n° 497 » présentant le résumé du dernier numéro du « monde des plantes » – la revue « Ecologia mediterranea » reprend du souffle et se lance dans un nouveau départ (voire aussi l‘ article déjà publié en Janvier par telabotanica ). Je pense que « Ecologia mediterranea » était, jusque vers la fin des années 1990, « la revue scientifique» pour les écosystèmes méditerranéens, mais à partir des années 2000 on avait l’impression que tout cela s’endormait un peu. Je me permets ici de citer le dernier éditorial du nouvel Éditeur en Chef Thierry Dutoit (Professeur à l’Université d’Avignon).

« Suite au retard de publication accumulé depuis 2005, le nombre de contributions soumises à notre revue a considérablement diminué et il faut souligner que c’est grâce aux soumissions de nos collègues d’Afrique du Nord et de Méditerranée orientale que notre revue peut continuer à exister et sortir un fascicule par année (huit articles par fascicule). Certains collègues de l’UMR IRD CNRS Institut méditerranéen d’écologie et de paléoécologie(IMEP) se sont également considérablement mobilisés pour permettre à notre revue de continuer à paraître. Ainsi, leurs articles se trouvent disséminés dans les volumes de 2006 à 2008. Qu’ils soient ici considérablement remerciés pour leur contribution à la survie d’une revue d’écologie multilangue non indexée à l’heure où toutes les évaluations convergent vers des publications internationales de langue anglaise. ecologia mediterranea reste en effet une revue scientifique d’écologie méditerranéenne de transfert entre écologie fondamentale et sciences de la conservation. Elle permet toujours la publication d’articles comprenant de nombreux tableaux d’inventaires en annexes qui seront des ressources de données historiques importantes dans les années futures comme en témoignent les nombreuses demandes de copies d’articles parus dans nos précédents numéros depuis 1975. » (Dutoit 2008)

Le dernier point me semble être très important, – enfin une revue où on trouve encore les tableaux d’inventaires – qui souvent dans les grandes revues anglophones dites « ISI » ont disparu ou se retrouvent dans des annexes électroniques – qui, avec le temps, ont tendance à disparaître dans le nirvana électronique. Ceci devrait sûrement être un argument décisif pour attirer des contributions intéressantes. Notons aussi que le prix d’abonnement 26 – 28 € pour les versions internationales me semble être plus que raisonnable, en comparaison avec les prix souvent prohibitifs des revues internationales des Maisons d‘ Editions de Springer & Co qui dépassent souvent les 1000 € pour les abonnements institutionnels. A ce prix d’abonnement on pourrait croire que les bibliothèques institutionnelles auraient plutôt intérêt à acquérir une revue comme Ecologia mediterranea. Oui, le prix invite même à réfléchir à un abonnement personnel – mais où mettre les cahiers de la revue – quand chaque nouveau livre qu’on achète devient un véritable casse-tête – où peut on encore trouver de la place dans la bibliothèque personnelle ? Je pense que une version pdf – au moins pour les abonnements personnels serait une bonne chose.

En plus je trouve la facette francophone / – multi linguale de Ecologia mediterranea plus que sympathique – cela a pour effet que les résultats de la recherche scientifique écologique peuvent être lus et compris par une grande partie des intéressés potentiels dans le monde méditerranéen, car, sauf à Chypre et en Egypte, l’anglais n’a aucune importance comme langue véhiculaire. Travaillant sur les deux rives de la méditerranée, je crois que le français reste après tout « la langue scientifique » dans le domaine forestier, environnemental et agronome (au moins dans la partie occidentale de la méditerranée) En Allemagne l‘ importance de l‘ allemand comme langue scientifique est presque descendue à zéro ,voir les 7 thèses sur la valeur de l‘ allemand comme langue scientifique, – c‘ est pour cela que moi-même j‘ ai signé ces 7 thèses pour le maintien de l‘ allemand comme langue scientifique. Même si la situation dans les pays francophone des deux bords de la méditerranée n’est pas encore comparable à la situation en Allemagne, – je pense que la revue Ecologia mediterranea – peut aussi contribuer au disséminement de résultats de recherche écologique dans un environnement méditerranéens francophone. Une seule chose que je regrette un peu, ni l’espagnol, ni l’italien ni le portugais ne sont plus acceptés comme langue de publication. Des articles en espagnol ou en italien auraient peut être pu aussi apporter un plus vaste potentiel de lecteurs pour la revue (et peut être aussi attirer des manuscrits intéressants).

Je souhaite bonne chance au nouveau départ de « Ecologia mediterranea » – en espérant que la revue retrouve son ancienne forme et redevienne la revue « biogéographique & écologique du monde méditerranéens – de la mare nostrum de l’ancien monde ».

Sources :

Dutoit, T (2008) : Éditorial. Ecologia mediterranea Revue internationale d‘ écologie méditerranéenne – Mediterranean Journal of Ecology, Vol 34, 2008.

Christophe Neff, Grünstadt le 10.7.2009

P.S. : Une partie des anciens numéros d’Ecologia mediterranea sont chargeables ici , – mais je crois, si j’ ai bien compris, qu’il ne s’agit que d’ un service temporaire.