18.12.2011 les premiers flocons de neige de l’hiver 2011-12 arrivent à Grünstadt.

Le dimanche matin le 18.12.2011 nous avons eu droit aux premiers flocons de neige de cet hiver. En fait deux trois flocons de neige pas plus – pas à comparer à la situation en Forêt Noire où  à certains endroits la saison de ski vient de débuter. Aucune trace de neige dans les vignobles dans l’Unterhaardt. En 2009 nous avons eu droit aux premières neiges dans la nuit du 12 au 13 décembre, et en 2010 les premiers flocons arrivaient le 27. Novembre, les réelles chutes de neige qui couvraient les vignobles d’un grand manteau neigeux débutèrent le lundi 29. Novembre 2010. A vrai dire les deux derniers hivers furent particulièrement rigoureux  dans le Palatinat. A voir ce que cet hiver nous apportera ici dans le Leiningerland. Comment mes quatre palmiers vont-ils s’en tirer (un Chamerops humilis et trois Trachycarpus fortunei) ? Le doum de Grünstadt va-t-il  encore devoir affronter de jours de grands froids comme en début de janvier 2011 ?  Ou peut être   que nous n’aurons pas droit cet  hiver  ni à la neige, ni aux  grands froids. Les grand froids, je m’en passerais volontairement, mais ayant grandi dans les montagnes enneigées de la Forêt Noire, j’aime encore assez bien la neige!

Christophe Neff, le 18.12.2011

Blognotice 25.9.2011

L’automne astronomique a débuté avec un splendide temps de fin d’été sur l’Unterhaardt.  Les vendanges se poursuivent dans les vignobles de l’Unterhaardt, la campagne de betteraves sucrières tourne à plein régime et sur la petite ligne de chemins de fer reliant Grünstadt à Neuoffstein, la untere Eistalbahn, le trafic des trains de sucres a repris. C’est Wincanton rail qui  assure ce service de proximité et qui fait vivre cette petite ligne de chemin de fer, car la deutsche Bahn, plus exactement DB Schenker Rail n’est pas très intéressée  par ce petit trafic: donc sans Wincanton rail, plus de trafic sur la untere Eistalbahn.  Ce sont ces  Opérateurs ferroviaires de proximité qui, en Allemagne, assurent la survie de beaucoup de petites lignes de chemin de fer, ce concept n’est pas encore très connu en France   et les petite lignes de chemin de fer disparaissent de plus en plus et cela va empirer : je cite le dossier « la fermeture des lignes aux marchandises » dans la Vie du Rail 3325/26 de Dominique Paris et al. (2011) « Des 5000 km de lignes SV qui subsistent actuellement, RFF estime pouvoir en sauver 10%. Il s’agit naturellement des seules lignes qui recèlent un fort potentiel de trafic actuel mais aussi futur. »  Donc 90 % des lignes sans trafic voyageurs vont  disparaitre dans les prochaines années en France. La France fête ses 30 ans de TGV, mais elle met à la casse en même temps son patrimoine ferroviaire.  Cependant il y a de très rares exemples où le trafic ferroviaire de proximité peut aussi fonctionner en France, comme c’est le cas pour le  Train du Pays Cathare et du Fenouillèdes (TPCF)    qui assure le trafic marchandise entre Rivesaltes et Axat sur l’ancienne Ligne Sncf Carcassonne – Rivesaltes.

Qui va enfin stopper cette spirale infernale du déclin du patrimoine ferroviaire français ? Cela mériterait aussi le débat lors des prochaines élections présidentielles !

Photo : © J.J. Neff  Train de marchandise partant vers la sucrerie de Neuoffstein   assuré par une 202 (Ex DBAG) de la Wincanton rail

Sources citées :

Paris, Dominique ; Étaix, Stéphane (2011) : La fermeture des lignes aux marchandises. La Vie du Rail N. 3325 + 3326.

Christophe Neff 25.9.2011

Blognotice 16.09.2011

Belles journées de fin d’été (Spätsommer) dans l’Unterhaardt. Les vendanges battent à plein, – les vendangeuses sillonnent les vignes de la Unterhaardt. Les vendangeuses – ces grandes machines  – véritables araignées sur roues – qui récoltent les raisins de vignobles deviennent de plus en plus un élément du paysage des vendages de l’Unterhaardt entre Bad Dürkheim et Grünstadt. La campagne de betteraves sucrières vient aussi de commencer, – la sucrerie de Neu-Offstein tourne à plein régime et bientôt le traffic des trains de sucres sur la untere Eistalbahn va recommencer et redonner un peu de vie à cette petite ligne de chemin de fer. Mais l’automne est proche – les prévisions métrologiques nous promettent les premiers pluies d’automnes et un net refroidissement pour les jours suivants. Finissons ce petit billet avec une prévision culturel, – hier Edgar Reitz a annoncé que si le land de Rheinland-Pfalz voudrait bien lui boucler le financement pour un nouveaux film de la triologie  Heimat  – qui deviendrait  tétralogie avec « die andere HeimatHeimat 4 – Die Auswanderer » , en fait il manque encore 800.000 Euro ( à peu près 10% du financement nécessaire) il allait bientôt commencer avec le tournage de ce film qui jouera comme les autres filmes de « Heimat » à Schabbach dans le Hunsrück. En attendant die « andere Heimat » de Edgar Reitz regardons les rythmes des saisons changer les couleurs des paysages de la Unterhaardt et du Leiningerland. Bientôt l’automne baignera les vignes dans des couleurs jaunes- dorées, – et plus tard peut être les premiers flocons de neiges annonceront l’arrive de l’hiver.

Christophe Neff 16.09.2011

Blognotice 18.5.2011: Observations sur le Grünstadter Berg

Himantoglossum hircinum Grünstadter Berg 14.05.2011
Himantoglossum hircinum sur le Grünstadter Berg / Gemeindeberg; Himantoglossum hircinumauf dem Grünstadter Berg / Gemeindeberg,  © C. Neff 14.5.2011

Pour préparer un cours de géobotanique et une sortie botanique de la Pollichia je fis durant les derniers jours plusieurs « sorties d’éclaireur » sur le Grünstadter Berg, colline surplombant la ville de Grünstadt, dont je parlais déjà dans la notice Balade d’été sur le Grünstadter Berg. Le Grünstadter Berg est connu pour sa richesse floristique,  beaucoup d’Orchidées et en plus c’est pour quelques plantes une des rares stations connues en Allemagne, comme par exemple la Scorsonère pourpre (Scorzonera purpurea) – que l’on trouve encore assez couramment dans les pelouses sèches du Grünstadter Berg.

 

Scorzonera purpurea auf dem Grünstadter Berg 13.5.2011
La scorsonère pourpre (Scorzonera purpurea) sur le Grünstadter Berg. /Die violette Schwarzwurz (Scorzonera purpurea) auf dem Grünstadter Berg, © C. Neff 13.5.2011

En France nous retrouvons la Scorsonère pourpre à peu près 800 km plus au Sud, dans les collines calcaires sèches du Gard, de l’Hérault, de l’Aveyron et de la Lozère. Malheureusement ce site botanique particulièrement intéressant qui est partiellement protégé, présente aussi des mauvaises surprises. Vandalisme et dégradations, – qui ne sont pas seulement monnaie courante dans les sites protègés du Grünstadter Berg, mais qu’on retrouve de plus en plus dans les autres sites classés du Palatinat (Naturschutzgebiete). Je me rappelle bien que quand j’ai débuté mon parcours professionnel il y a plus de 15 ans, des dégradations des sites classé par vandalisme étaient presque inconnues en Allemagne, pour rencontrer ces phénomènes il fallait bien franchir le Rhin , car en France ces phénomènes de dégradations étaient déjà assez courants.

Bierflaschen, Partyreste und Vandalismus auf dem Grünstadter Berg Mai 2011
Traces de vandalisme sur le Grünstadter Berg, © C. Neff 13.5.2011

Mais j’avoue que je préfère constater ces phénomènes loin de mon lotissement sur le Grünstadter Berg que devant mon propre jardin. Car les petites et moyennes villes allemandes sont de plus en plus confrontées à un phénomène de vandalisme et de dégradations – dont il y a vingt ans dans les paisibles campagnes allemandes on pensait que cela ne pouvait seulement arriver en France. Les Feux de Poubelles durant les week – ends de plein été sont malheureusement devenus dans de nombreuses petites et moyennes villes allemandes des phénomènes récurrents. Que ce soit à Grünstadt, à Schramberg (ou ici à Schramberg – Sulgen)  ou dans des autres villes moyennes , même si l’on n’aime pas trop en parler ,ce phénomène est en augmentation constante dans beaucoup de petite et moyenne villes de l’Allemagne du Sud. Et parfois cela touche au cœur de l’Allemagne du Bildungsbürgertum – le « Gymnasium » – ainsi le Leininger-Gymnasium, un des plus anciens lycées du Palatinat est de plus en plus confronté aux actes de vandalisme, poubelles en feux, etc. – ce qui une fois de plus fut confirmé par le proviseur du Lycée Madame Knopp durant la sortie de la Pollichia sur le Grünstadter Berg le dimanche 15.5.2011.

Bunias orientalis am Wegrand auf dem Grünstadter Berg 15.5.2011
Bunias d’Orient (Bunias orientalis) sur le Grünstadter Berg/ Bunias Orientalis auf dem Grünstadter Berg, © C. Neff 15.5.2011

Revenons aux paysages du Grünstadter Berg,  un autre aspect des paysages du Grünstadter Berg, – aspect que certains puristes écologistes désigneraient comme nuisance, est la population de bords de chemins, friches etc. par le Bunias d’Orient (Bunias orientalis) sur une grande partie du Grünstader Berg. Personnellement je considère cela plutôt comme un phénomène de dynamique de paysages naturelle sans grand danger pour la fonctionnalité de l’écosystème, mais notons qu’en Suisse le Bunias d’ Orient est considéré comme une espèce invasive qui est mentionnée dans la Watch-Liste de la commission suisse pour la conservation des plantes sauvages. Notons aussi que dans la Hesse rhénane la dynamique de population du Bunias d’ Orient a pris une telle ampleur qu’ une association environnementale (Gesellschaft Mensch und Natur) a organisé une campagne de sensibilisation. Personnellement je ne crois pas que la forte progression du Bunias d’Orient est un danger pour les paysages du Grünstadter Berg, là je vois comme je l’ai écrit plus haut d’autres dangers plus préoccupants : d’ une part le vandalisme décrit plus haut, d’autre part l’embroussaillement progressif dû à l’abandon du pâturage de brebis. Même si les associations écologiques qui gérent un peu le milieu met de temps un temps sous contrat un berger avec son troupeau , l’embroussaillement gagne de plus en plus du terrain. Peut être un chantier de brûlage dirigé pourrait- il dans certains endroits donner des résultats un peu plus encourageants que le pâturage trop éphémère.

Photos:

Orchis bouc (Himantoglossum hircinum) sur le Grünstadter Berg. © C. Neff 14.5.2011

Scorsonère pourpre (Scorzonera purpurea) sur le Grünstadter Berg. © C. Neff 13.5.2011

Traces de vandalisme sur le Grünstadter Berg.  © C. Neff 13.5.2011

Bunias d’Orient (Bunias orientalis) sur le Grünstadter Berg. © C. Neff 15.5.2011

Des très belles photos de la flore du Grünstadter Berg se trouvent aussi sur le site de Günther Blaich dédie au lieu-dit Gemeindeberg du Grünstadter Berg.

Christophe Neff, Grünstadt le 18.5.2011

Blognotice 6.4.2011

Jolies couleurs de printemps dans le palatinat. Les cerisiers en fleurs, les mirabelliers en fleurs, les pruniers en fleurs – tout cela rappelle un peu un pays de vergers et de jardins en fleur. Belles journées de printemps, avec déjà des journées pleines de soleil, qui nous apportent un premier goût d’été. Le dernier week-end les thermomètres dans le Linage avoisinaient le 25 C.

Mais le printemps n’est pas pour tout le monde.  Durant ces jours- ci je pensais  beaucoup au centre de la Béthanie à Man ou j’ai passé une partie du printemps 1990. Man qui se situe  au nord de Duékoué, où entre le 27 et 29 mars un nouveau massacre vient de se produire.  Un massacre de plus, dans cette sinistre guerre civile qui ravage la Côte d‘ Ivoire déjà depuis trop longtemps – et  malheureusement ce scénario de massacre était prévisible ; moi-même je le  craignais dans mes billets du 4.12.2010 & 5.12.2010 Dans la presse on parle de crise post- électorale – mais cette crise post- électorale a tous les ingrédients d’une guerre civile. Que se passe-t-il vraiment à Cocody ? Naturellement vu depuis les verges fleuris du palatinat on n’est qu‘ un  impuissant observateur – et on espère que tout cela trouvera  enfin sa fin,  que la Cote d‘ Ivoire puisse simplement trouver sa paix et  qu’Abidjan puisse redevenir la perle de l’Afrique occidentale comme jadis quand je l’aie connue.  Comparé à d’autres tristes événements en Afrique, particulièrement en Afrique francophone, la presse allemande couvre assez bien l’événement  – la crise jadis post électorale que je considère comme une vraie guerre civile , même la Rheinpfalz nous en parle presque tous les jours. Je ne sais pas pourquoi cet intérêt médiatique pour les événements en Côte d‘ Ivoire ; car un massacre de plus ou de moins dans la région des grands lacs dans le Kongo-Kinshasa  ici n’intéresse guère  grand monde en Allemagne (à voir  aussi ma note en souvenir de Makombo    ). Peut être est- ce la peur de voir le prix du cacao grimper, car l’Allemagne est un gros consommateur de chocolat au lait, qui explique l’intérêt médiatique pour la crise actuelle en Côte d‘ Ivoire . A signaler l’analyse « Frankreichs Einsatz in der Elfenbeinküste: Freiheit, Gleichheit, Profit“ de Stefan Simons du Spiegel – elle vaut certainement la lecture.

Loin de Cocody dans les verges fleuris du palatinat je ferme les yeux et espère que la Côte d‘ Ivoire pourra bientôt retrouver sa paix et sa liberté  et se reconstruire un meilleur  avenir. Mais à vrai dire, je ne me fais pas beaucoup d’illusions.

Christophe Neff, Grünstadt le 6.4.2011

Blognotice 4.1.2011

Toujours l‘ hiver et  la neige à  Grünstadt et dans la Unterhaardt. Il a même fait très froid dernièrement – la Rheinpfalz (29.12.2010) nous parle de – 22,2 C (24,7) dans le nuit du 25 au 26.12.2010 à Friedelsheim où les vignes ont commencé à geler. Depuis le 29.11.2010 un manteau de neige couvre Grünstadt, la Unterhaardt et le Linage. Nous avons eu quelques périodes de redoux, – mais ces périodes de redoux n’ont jamais suffi à  faire fondre toute la neige. La prochaine période de redoux nous est annoncée pour Jeudi le 6.01.2011 – jour de l’épiphanie. A voir si cette période de redoux sera assez longue et assez douce pour faire disparaître la couverture de neige de la Unterhaardt. Peut – être, mais habituellement la période des grands froids arrive plutôt vers la fin janvier et début  février.

Froid et neige, il n’y en a pas seulement eu ici dans la vallée du Rhin mais aussi sur les rivages du sud de la méditerranée, il fait froid en Algérie et en Tunisie ; j’en parlais dans ma blognotice du 20.12.2010. ,mais derrière le froid et la neige se cachent de véritables tragédies. Les événements de fin de décembre à Jendouba qui ont fait venir du monde sur le blog paysages – ont été, je le suppose, les manifestations de solidarité à Jendouba pour Mohamed Bouazizi qui a tenté de mettre fin à ses jours par immolation à Sidi Bouzid. Combien de désespoir se cache derrière ce geste ! Oui le froid et la neige dans le Djebel cachent beaucoup de désespoir. Ici en Allemagne on est tellement occupé par l’hiver et la neige que les événements de  Sidi Bouzid n’ont trouvé aucun reflet dans les medias. Même le remaniement ministériel qui suivit les événements de Sidi Bouzid est passé quasiment inaperçu dans le paysage médiatique allemand.

Pour finir – comme je parle de paysage médiatique allemand – dans le dernier Spiegel (1/2011) on trouve une très belle critique « Vorsicht mit Urgoßmutter » signée Romain Leick de la traduction allemande du « Portrait » de Pierre Assouline. Pierre Assouline qui nous est présenté comme auteur (Schriftsteller), Kritiker (Critique), Biograf (biographe) – fait parler le portrait de Betty de Rothschild – « Er läßt das Gemälde sprechen, Bettys Seele ist in ihr Bild gewandert, von der Leinwand herab erzählt sie, sich an die Vergangenheit ihres erfüllten Lebens nachsichtig erinnernd und das Treiben der Gegenwart scharfsinnig beobachtend ». Le critique de Romain Leik donne envie de lire le Portrait (en version française) – et je dirais avec le temps la traduction allemande – pour comparer l’original et la traduction de Maja Ueberle Pfaff.  Traduction et Traducteurs (les passeurs) qui ont toujours leur place dans la république des livres. Pour finir , comme la République des livres nous parle d’un père manquant dans  « La déchirante lettre à une ombre d’Héctor Abad »  , j’aimerais signaler un livre qui nous raconte aussi l’histoire d’un père manquant : « Apostoloff » de Sibylle Lewitscharoff. Pour ce livre Lewitscharoff fut récompensée en 2009 par le « Preis der Leipziger Buchmesse ». Un livre qui joue à Stuttgart Degerloch et en Bulgarie. C’est aussi un portrait d’une Bulgarie inconnue. Le livre de Lewitscharoff nous dévoile un paysage inconnu et nous rappelle un paysage de dialecte de langue allemande en voie de disparation – le Herrgottzack et le Heilandzack – qui connait encore ses deux expression archaïques souabes ? C’est dans ce langage souabe que je grandis dans la Raumschaft Schramberg: Stuttgart était la capitale économique  et Tübingen « Hauptstadt des Geistes » le centre intellectuel du Württemberg  et la Bulgarie un pays inconnu derrière le « eiserne Vorhang », le rideau de fer. Apostoloff mériterait sûrement d’être traduit en français – mais comment traduire le « Herrgottzack » et le « Heilandzack »?

Sources citées :

Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau – Mittwoch 29. Dezember 2010: Frostschäden in Pfälzer Weinbergen

Leick, Romain (2011): Vorsicht mit Urgroßmutter ! Literaturkritik: Pierre Assouline historischer Roman über Baronin Betty de Rothschild. In: Der Spiegel 1/2011, p. 114.

Lewitscharoff, Sybille (2010): Apostoloff. Suhrkamp Taschenbuch 4180, Frankfurt am Main, ISBN 978-3-518-46180-8

Christophe Neff, Grünstadt le 4.1.2011

Vue depuis Grünstadt – Cathleen, le Kommissär Hunkeler et la voix de Hölderlin

Beaucoup d’orages et de pluies cet été.  Pendant que je lisais le nouveau roman policier de Hansjörg Schneider «Hunkeler und die Augen des Ödipus» Cathleen ravageait une partie de l’Allemagne, – surtout la région de Münster.  Même ici, dans le Leiningerland, il y a eu des dégâts considérables, – une route entière fut emportée par un glissement de terrain à Neuleiningen  (Die Rheinpfalz Unterhaardter Rundschau Samstag 28. August 2010) – et  la sortie de l‘ Autoroute (BAB 6 ) à Grünstadt fut submergée par les pluies d‘ orages du 26 au 27.8.2010.

A Grünstadt et dans l’Unterhaardt l’orage débuta  le jeudi  26.8.2010 vers 23.00 pour se terminer  le vendredi  après- midi 27.8.2010 vers 18 :00.  Parfois quelques  lueurs de soleil – et l’orage reprenait. Dans ces rares heures de soleil on a parfois l’impression de se trouver sur les Açores. Mais la pluie et l’orage reviennent beaucoup plus vite qu’aux Azores. On a plus souvent l’impression de se trouver au début d’un automne précoce.  J’ai une amie qui fait le Westweg à travers la forêt noire en ce moment, on y annonce des températures maximales en dessous les 10 dégrés.  Avec les nuages bas, les brouillards des hauteurs sont déchirés par les premières bourrasques des tempêtes venues de l’ouest cela  doit être déjà très automnal. Dans les sombres hauteurs de la Forêt Noire les premiers flocons de neige ne doivent pas être très loin.

Ici dans le Sud de l’Allemagne on a bien l’impression que nous sommes au début d’un automne précoce.

„Mit gelben Birnen hänget

Und voll mit wilden Rosen

Das Land in den See,

Ihr holden Schwäne,

Und trunken von Küssen

Tunkt ihr das Haupt

Ins heilignüchterne Wasser »

Weh mir, wo nehm‘ ich, wenn

Es Winter ist, die Blumen, und wo

Den Sonnenschein,

Und Schatten der Erde?

Die Mauern stehn

Sprachlos und kalt, im Winde

Klirren die Fahnen. .

buchdeckel-hunkeler-und-die-augen-des-odipus.1283098634.JPGC’est «Hälfte des Lebens» un poème d’automne de Hölderlin. Je l’ai  redécouvert en lisant le dernier roman policier de Hansjörg Schneider « Hunkeler und die Augen des Ödipus ». Le dernier roman sorti de la série des «Kömmissär Hunkeler». Un roman plein de citations, un peu de Brecht, mais surtout du Hölderlin.  Un roman qui joue dans le milieu du théâtre à Bâle , sur les quais du port de Bâle, et naturellement, comme si souvent chez Hunkeler ,cela se passe dans le Sundgau avoisinant. Même si dans ce Hunkeler le Sundgau ne joue plus le rôle qu’il jouait dans les autres Hunkeler, on peut aussi  découvrir les paysages du Sundgau avec ce roman-ci.  Oui, les romans de Hunkeler sont une vraie initiation à  la géographie, aux paysages du Sundgau – et parfois même aux  moments les plus sombres de l’histoire franco-allemande.  Dans «Hunkeler und der Fall Livius » Schneider fait ressurgir le souvenir  du massacre de Ballersdorf, un épisode tragique de la deuxième guerre mondiale, presque oublié, sauf peut être dans le Sundgau et à Ballersdorf. Je me demande pourquoi les « Kommissär Hunkeler » n’ont été pas encore traduits en français. La description de la nature, des paysages, des villages et même des brasseries, auberges et restaurants du Sundgau mériteraient déjà une traduction en français.  Donc dans ce dernier « Hunkeler » un peu moins de paysages du Sundgau, mais beaucoup d’atmosphère de quais, de port et de théâtre. Hunkeler est parti en retraite et nous apprenons qu’il rêve d‘ une retraire paisible, d‘ un bateau péniche pour faire les fleuves et canaux français. Peut être nous pourrions rencontrer  Hunkeler comme « détective privé » – il y aura certainement un public de lecteurs attentifs.

Même si les critiques ne sont pas unanimes en Allemagne (p.ex. ici dans le Kulturspiegel), j’ai lu le roman avec beaucoup de plaisir. Et quoi de  plus beau que d‘ entendre la voix du messager (du König Ödipus) faire résonner sur la Unterhaardt et la plaine du Rhin par temps de gros orage les mots de Sophocle traduits par Hölderlin, Hölderlin Passeur (pour utiliser l‘ expression de P. Assouline pour les traducteurs littéraires)  de Sophocle pour les pays de langue allemande :

Die goldnen Nadeln riß er vom Gewand,

Mit denen sie geschmückt war, tat es auf

Und stach ins Helle seiner Augen sich und sprach,

So ungefähr, es sei, damit er sie nicht säh

Und was er leid und was er schlimm getan,

Damit in Finsternis er anderer in Zukunft,

Die er nicht sehen dürft, ansichtig werden mög

Und denen er bekannt sei, unbekannt.

Und so frohlockend stieß er öfters, einmal nicht,

Die Wimpern haltend, und die blutigen

Augäpfel färbten ihm den Bart, und Tropfen nicht,

Als wie von Mord vergossen, rieselten, sondern schwarz

Vergossen ward das Blut, ein Hagelregen.

Aus einem Paare kam’s, kein einzeln Übel,

Ein Übel zusammen erzeugt von Mann und Weib.

Ihr alter Reichtum, wahrhaft war’s vor diesem

Ein Reichtum. Aber jetzt, an diesem Tage,

Geseufz und Irr und Tod und Schmach, so viel

Von allen Übeln Namen sind, es fehlet keins.

Livres et sources cités:

Schneider, Hansjörg (2009):Hunkeler und der Fall Livius. Bastei Lübbe, ISBN 978-3-404-15983-3 (Taschenbuchversion)

Schneider, Hansjörg (2010): Hunkeler und die Augen des Ödipus. Diogenes Verlag Zürich. ISBN 978-3-257-0661-3

Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau Samstag 28. August 2010 : Unwetter: Erdrutsch in Neuleinigen.

La citation du König Ödipus dans la version traduite par Friedrich Hölderlin provient du site „Projekt Gutenberg.De„. Même chose pour le poème «Hälfte des Lebens».

Christophe Neff, Grünstadt le 29.8.2010

Grünstadt Martinskirche 12 Uhr 17 und der Zeiger der Kirchturmuhr rückt nicht mehr von Strich zu Strich

morgentlicher Blick auf St. Martin Grünstadt (ev.) - es ist 6.17 aber die Kirchturmuhr zeigt seit dem 6.6.2010 immer12 Uhr 17 an ! Im Hintergrund sieht man St. Peter (kath) mit der richtigen Uhrzeit, © C.Neff  4.8.2010
morgentlicher Blick auf St. Martin Grünstadt (ev.) – es ist 6.17 aber die Kirchturmuhr zeigt seit dem 6.6.2010 immer12 Uhr 17 an ! Im Hintergrund sieht man St. Peter (kath) mit der richtigen Uhrzeit, © C.Neff  4.8.2010

Ich steh‘ im Regen und warte auf Dich, auf Dich

Auf allen Wegen erwart‘ ich nur Dich, immer nur Dich

Der Zeiger der Kirchturmuhr rückt von Strich zu

Strich, ach, wo bleibst Du denn nur? 

Denkst Du nicht mehr an mich?“ so lautet die erste  Textstrophe  des alten Filmschlagers „ich steh im Regen“  von Ralph Benatzky  aus dem Film „Zu neuen Ufern“ , Filmschlager der Zarah Leander  weltberühmt machte, aber heutzutage in unseren Landen so  vergessen ist, dass man selbst auf youtube nur noch die französische Fassung des Liedes „il pleut sans trêve“  findet (hier findet man ein alte Gramophonaufnahme des deutschen Originals) .  Der Zeiger der Martinskirche in Grünstadt , rückt schon seit geraumer Zeit nicht mehr von Strich zu Strich. Um genau zu sein, seit dem 6. Juni 2010 steht der Zeiger der Kirchturmuhr von St. Martin auf 12 Uhr 17. Auch das für die Pfalz so einzigartige Turmglockenspiel ist seitdem verstummt. Am 6.6 schlug der Blitz in die Martinskirche, danach in der Nacht vom 10 auf 11 Juni fegte ein verheerender Gewittersturm  über Grünstadt und die Unterhaardt, – wobei  die Kirche wie man aus der Unterhaardter Rundschau vom Dienstag  3. August 2010 erfahren konnte (Xynthias Schäden werden behoben) schon vom Sturm Xynthia angeschlagen wurden – und soweit es die Reparatur des Glockenspieles betrifft man sich noch wohl etwas gedulden muss.

Als ich Anfang der Woche von einer zweieinhalb wöchigen Urlaubsreise aus Südfrankreich zurück kehrte, hatte ich ja irgendwie geglaubt man hätte  zwischenzeitlich Kirchturmuhr und Glockenspiel repariert, aber erstaunlicherweise ist das bis dato nicht geschehen. Schade eigentlich – das Glockenspiel von St. Martin gibt Grünstadt und der Unterhaardt ein gewisses Etwas – ich würde es in Anlehnung „les lycées francais du soleil“ als la petite musique de Grünstadt bezeichnen.  Ich habe das Glockenspiel zum ersten Mal zu Beginn der 1990 Jahre gehört – und für mich ist es so etwas wie ein unverwechselbares Landschaftselement – sozusagen ein „musikalisches Landschaftselement“  von Grünstadt und der Unterhaardt geworden. Schade, dass  man das Grünstadter Carrillon zur Zeit nicht mehr hören kann.

Abschließend möchte ich noch darauf verweisen, – dass es in Port Leucate  – eine neue Kirche gibt –  die Eglise St. Jacques – die auch ein hervorragendes Glockenspiel besitzt -und damit einer der wenigen südfranzösischen Kirchen ist, die über ein großes Turmglockenspiel  (17 Glocken)  ein Carrillon verfügen (Im Artikel St. Jacques de Port de Leucate – au clair de la lune de mai 2010 befindet sich ein Bild des Carrillon von St. Jacques de Port Leucate).

Zitierte Literatur :

Die Rheinpfalz-Unterhaardter Rundschau (3.8.2010) : Xynthias Schäden werden behoben. Grünstadt: Glockenspiel noch nicht repariert. Unterhaardter Rundschau, Dienstag 3. August 2010.

Tselikas, Effy; Hayoun, Lina (2004): Les Lycees francais du soleil. Creusets cosmopolites du Maroc, de l‘ Algerie et de la Tunisie, Paris (les édtions autrement) ISBN  2-7467-0435-8

Photo : © C.Neff morgentlicher Blick auf St. Martin Grünstadt am 4.8.2010 um 6 Uhr 17.

Christophe Neff, Grünstadt le 5.8.2010

Unwetter Grünstadt (10.6.2010-11.6.2010) : Persönliche Wahrnehmung

Als Ergänzung zu meinem letzten Blogbeitrag Unwetter Grünstadt (10.6.2010-11.6.2010) : Mediale Wahrnehmung folgen nun hier meine persönlichen Eindrücke des Gewittersturmes der Grünstadt und Umgebung in der Nacht von Donnerstag 10.6.2010 auf Freitag 11.6.2010 heimsuchte. Das ganze Ereignis dauerte übrigens nicht einmal ganz 40 Minuten.

Donnerstag 10.6.2010  23:30

Sturmwind peitscht die trübe Nacht. Bäume knarren, Äste spritzen, Donnergrollen, – Blitze erhellen sich in den Nachthimmel auftürmenden dunkel drohenden Wolkenpakekte. Und plötzlich wie eine graue Wand, kommt der Regen und Hagel – und hämmert vom Sturm getrieben durch das Land. Die dunkle einstmals klare Nacht wird milchigweiß, der Kirchturm der Martinkirche verschwindet hinter einem Vorhang von Hagel, einer einzigen Regenwand. Lang geht das Schauspiel nicht, – höchstens 30 Minuten, – danach der Himmel wieder klar und still. Sturzbäche stürzen durch Straßen. Fast unheimlich still, – hier und da ein Wetterleuchten, Blaulichtkolonnen ziehen übers weite Land, bis die Feuerwehrsirene heult.

Freitag 11.6.2010 0H10

Die Stadt  erwacht durch Sirenengeheul, – die Stadt das ist nun schwarzes Land aus Wasser, Schlamm und Wetterleuchtenschatten. Ein neuer Tag beginnt – Stadt und Land entdecken allmählich die Wunden die der Gewittersturm schlug.  Für diejenigen die es vergessen haben sollten – die Unterhaardt, der Haardtrand war und bleibt ein Land der Starkregenereignisse – daran hat der Gewittersturm vom 10 auf den 11. Juni 2010 schmerzlich erinnert.

Der Gewittersturm war jedoch auch ein großes lyrisches Naturschauspiel, fast schon wie ein Gedicht von Ernst Stadler.

Christophe Neff, Grünstadt le 14.10.2010

Unwetter Grünstadt (10.6.2010-11.6.2010) : Mediale Wahrnehmung

In der Nacht von Donnerstag auf Freitag (10.6 auf 11.6.2010) hat es in Grünstadt, dem Leiningerland und der Unterhaardt ein außergewöhnlich heftiges Unwetter gegeben. Laut dem DWD welcher in einem Focusartikel mit dem Titel „Rheinland-Pfalz/Hessen Heftige Unwetter sorgen für Chaos – Krisenstab einberufenzitiert“ zitiert wurde fielen 50 mm Niederschlag bei dem Unwetterereignis, das entspricht ca. 10% des durchschnittlichen Jahresniederschlag in Grünstadt. Die Unterhaardter Rundschau widmete fast die ganze Samstagsausgabe vom 12.6.2010 unter folgenden Schlagzeilen dem Gewitter: Eine Schneise der Verwüstung GRÜNSTADT: Umgestürzte Bäume, überflutete Keller und Schlammlawinen in den Straßen: Das Unwetter, das in der Nacht auf Freitag mit Sturmböen, sintflutartigem Regen und Hagel über die Region hereinbrach, hinterließ schwere Schäden. Feuerwehren waren im Dauereinsatz. In vielen Orten fiel zeitweise der Strom aus.; Wieder „Land unter“ im Riedweg BOCKENHEIM: Unwetter belebt Diskussion um Außengebietsentwässerung neu – Ausschuss empfiehlt Expertenlösung; Böschung legt sich quer über die Straße Das Unwetter und eine nächtliche Fahrt von Grünstadt nach Hettenleidelheim – Danach heißt es Keller schrubben. Soweit die Schlagzeilen der Lokalpresse. Der Bahnverkehr rund um Grünstadt war zeitweise wg. umgestürzter Bäume unterbrochen. Die Autobahn A 6 war zwischen Wattenheim und Grünstadt teilweise überflutet und musste gesperrt werden. Die freiwillige Feuerwehr der Stadt Grünstadt musste in dieser Nacht 43 Einsätze leisten. Laut dem Vorsitzenden des Wirtschaftsforum Innenstadt Grünstadt Ernst Uwe Bernard welcher im Zeitungsbeitrag „Eine Spur der Verwüstung“ zitiert wird, handelt es sich um das niederschlagsreichste Hochwasserereignis in Grünstadt seit 20 Jahren:“ „Das war die höchste Wassermenge, die ich in den vergangenen 20 Jahren erlebt habe“ (Unterhaadter Rundschau Samstag 12 Juni 2010 – eine Schneise der Verwüstung.) Soweit die Wiedergabe des Gewittersturmes durch die Medien. So wie ich es vernehmen konnte, gab es in dieser Gewitternacht in Grünstadt nur sehr wenige Keller die trockengeblieben sind. Ja, teilweise gab es doch erhebliche Sturm und Überschwemmungsschäden – und diese Gewitternacht wird in Grünstadt, dem Leiningerland und der Unterhaardt so schnell wohl nicht vergessen werden. Wobei es eigentlich so ist, dass in der Regel Naturkatastrophen recht schnell vergessen werden – und schon in ein paar Jahren werden die Gefahren die immer wieder durch Starkregenereignisse an der Unterhaardt drohen schon wieder aus dem kollektiven Gedächtnis verschwunden sein.

Zitierte Quellen:

Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau, Samstag 12 Juni 2010. (Eine Schneise der Verwüstung, Wieder „Land unter im Riedweg“, Böschung legt sich quer über die Straße)

Christophe Neff, Grünstadt le 14.6.2010

P.S. (16.6.2010 7:30): Die Rheinpfalz-Unterhaardter Rundschau hat am Dienstag, den 15.6.2010 eine Sonderseite (im Blickpunkt) zum Unwetter vom 10/11.6 im Raum Grünstadt mit dem Titel: „Land unter“ in der Kindertagesstätte GRÜNSTADT/HETTENLEIDELHEIM: Das Unwetter vom vergangenen Freitag hat viele Menschen böse überrascht“ herausgegeben. Darin enthalten sind auch einige Bilder der Verwüstungen die das Unwetter Grünstadt und Umgebung hinterließ.