Blognotice 04.12.2014: Et finalement la neige arriva le soir du 2.12.2014 à Grünstadt

Arbousier et neiges de decembre, Grünstadt 03.12.2014
Arbousier (Arbutus unedo) et neiges de décembre à Grünstadt © C.Neff 03.12.2014

Après une absence de presque deux ans, l’hiver 2013-14 à Grünstadt était un hiver sans neige, – les premiers flocons de neige arrivaient donc avec la tombée du soir, le mardi 2.12.2014. Et la neige tomba toute la nuit du mardi au mercredi, – la ville de Grünstadt se réveilla le 3. Décembre 2014 couvert avec un léger manteau de neige. A la radio, – comme toujours – quand les premiers neiges apparaissent dans une grande partie de l’Allemagne du Sud – les habituelles bouchons et accidents due au chutes de neiges – parfois lors de ces début d’hiver on a l’impression que le  Süddeutschland aurait tout simplement oublie que l’hiver dans l’Allemagne du Sud, c’est aussi un pays de neige (au moins dans les Mittelgebirge) – avec des chutes de neige, qui parfois même peuvent être abondant – et donc provoquer des difficultés de circulation sur le réseaux routier[1]. C’est peut – être une coïncidence mais ce matin même je découvrait sur « Facebook »  l’album « „Winter und Weihnachten in Schramberg(Hiver et Noël à Schramberg)„» – Album édite par la rédaction Facebook de la ville de Schramberg – a partir d’une conférence de Werner Klank[2]  – et les photos du Archiv  Kasenbacher. Comme je l’avais décrit déjà antérieurement, la Raumschaft Schramberg, – petit pays de Forêt – Noire  dans lequel que j’ai grandi, fut jusque vers les années 1980 un véritable pays de neiges. L’album « Winter und Weihnachten in Schramberg » donne une très belle impression ce qui fut l’hiver à Schramberg (des années 1938 jusqu’à maintenant), – et même de nos jours – ce type d’hiver se rencontre assez couramment à Schramberg et dans les environs. On pourrait peut-être prendre cet Album  comme base pour un livre –  « Winterlandschaften in Schramberg » –  car qui sait combien de temps « Facebook » durera – et je pense que ces photos des paysages d’hiver de Schramberg ont d’une part une valeur comme document des changements de paysages à Schramberg et ses environs – mais d’une autre part aussi une certain valeur artistique.

Pour finir ce petit billet de neige  –  je rappelle ici les dates des premiers chutes de neiges à Grünstadt depuis 2009,  – en 2012 la neige est arrivée à Grünstadt le 27.10.2012, en 2011 le 18.12.2011, en  2010 vers la fin novembre, et en 2009 dans la nuit du 12 au 13.decembre 2009. Le hiver 2013-2014 fut un hiver sans neige à Grünstadt, – on va voir ce  que nous apportera l’hiver 2014-15.

Photo: Arbousier (Arbutus unedo) et neiges de décembre à Grünstadt © C.Neff 03.12.2014

Sources:

Klank, Werner; Facebook-Redaktion der Stadt Schramberg ( 03.12.2014): „Winter und Weihnachten in Schramberg“, Stand: 03.12.2014, Kasenbacher-Archiv im Facebook der Stadt Schramberg Teil 2.

Christophe Neff, le 04.12.2014

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[2] Sur Werner Klank, – un des piliers de la Social-démocratie locale et régionale –  voire aussi le billet „Gedanken zur Lage der deutschen und französischen Sozialdemokratie – mit Fallbeispielen zur politischen Landschaft aus Schramberg und Grünstadt (en allemand)“. En plus Werner Klank est un ami de la famille Neff et il fut durant les années 1990 le médecin de la famille Neff, voir aussi le billet  « chutes de neige de fin novembre 2010 en Forêt Noire et dans la Raumschaft Schramberg »

Blognotice 03.12.2014: La traduction allemande de « La fin de la classe ouvrière » d’Aurèlie Filippetti dans les 20 livres à lire du Literaturherbst 2014 du Spiegel-online

En Allemagne nous avons le Bücherherbst ou Literaturherbst, – l’automne des livres. Cette saison de lecture débute avec la Frankfurter Buchmesse – et finit pendant l’Avent quand les journaux (quotidiens et hebdomadaires) nous inondent avec leurs pernicieux conseils pour les « livres-cadeaux » pour les fêtes de noël. D’ailleurs la Zeit a déjà fait un début cette année en publiant dans le dernier Zeit Literatur – 20 Schriftsteller empfehlen Bücher zu Weihnachten (20  écrivains nous recommandent des livres pour noël)(2014). Mais avant noël et pendant l’Avent il y a donc ce fameux Bücherherbst. A Grünstadt, – véritable trou de brouillard (Nebelloch) où pendant les mois d’automne le soleil  ne se montre que très rarement – cette saison est vraiment une saison particulièrement propice pour la lecture. Naturellement toute l’Allemagne n’est pas couverte  de brouillard pendant les mois, d’automne,  – personnellement la région où j’ai grandi la Raumschaft Schramberg dans la Forêt – Noire connaissait et connaît aussi pendant l’automne de belles éclaircies, – même parfois de véritables périodes de chaleurs automnales, pendant que la plaine rhénane, la vallée de la Kinzig sont couvertes  de brumes et de brouillards. Mais même dans cette  région plutôt ensoleille pendant l’automne, – le Bücherherbst invite le lecteur a la lecture.

C’est donc au début de ce Bücher & Literaturherbstes 2014 que je découvris début octobre 2014 dans l’article de Sebastian Hammelehle « Hits des Literaturherbstes: Die 20 wichtigsten neuen Bücher » du SPON  dans le 17 eme des 20 livres à lire pendant le Bücherherbst 2014 (d’après le SPON) la traduction allemande de       .  Der Untergang einer ganzen Welt, geschildert mit Pathos und Melancholie: In „Das Ende der Arbeiterklasse“ schildert Aurélie Filippetti am Beispiel der eigenen Familie den Niedergang der stolzen Französischen Linken. Lesen Sie hier die Rezension des Buches (La fin de tout  un monde,  nous est racontée  avec pathos et mélancolie. Dans « La fin de classe ouvrière » Aurélie Filippetti nous raconte à travers l’exemple de sa propre famille le déclin de la gauche française, de la fiiére gauche française (trad. C.Neff) »[1].

Donc je retrouve dans les critiques du SPON la traduction allemand du livre « la fin de la classe ouvrière » les souvenirs de mes premiers billets de paysages[2]  – dans lesquels le livre d’Aurèlie Filippetti et le monde qu’elle décrivait prenait une place considérable. Quand je lisais le livre d’Aurèlie Filippetti à la fin du printemps 2009, – débutant dans les blogs le monde, – encore traumatisé par un accident grave, – en mai 2009 je n’étais pas  sûr de retrouver mes capacités motrices pour enfin pouvoir  remarcher  de mes propres pieds.

Souvenirs de la mines et des mineurs sur les murs d’Hussigny, © C.Neff 8.5.2011

Dans le livre de Filippetti je retrouvais le monde dans lequel j’avais grandi,- ces histoires du Pays-Haut – de mineurs, de la minette, du fer – de l’Italie – même si tous ces paysages d’enfance  ne se passaient pas à Villerupt mais dans un village un peu plus à l’ouest, – à Hussigny-Godbrange, donc à peine quelques kilomètres près de Villerupt. Des autres noms, des autres villages de souvenirs en Italie, un décor  et des paysages semblables – mais le même monde, – qui était en train de disparaitre. En lisant la critique de Felix Bayer sur la traduction allemande du livre, je me disais qu’enfin je pourrais faire cadeau de ce livre à des amis, aux amis allemand de la Famille Neff, pour qu’ils découvrent ce monde, – dont on parlait aussi bien à Eckbolsheim, qu’à Aubord et à Port Leucate dans la famille des Migliori – et que ma mère avait importé  dans les profondeurs de la Forêt Noire et de l’aile gauche de la SPD à Schramberg, dans les Kreisverband Rottweil et même dans le « Landesvorstand » de SPD du Bade-Wurtemberg des années 1970. En quelque sorte les souvenirs de ce monde, – Hussigny – centre d’un paysage virtuel oublié – ressurgissait durant la lecture du livre de Filippetti – pendant le printemps 2009 – même si le centre littéraire du livre se situe plutôt entre Villerupt et Audun-le-Tiche.

La traduction d’Angela Sanman me semble être correcte, redonnant un peu le rythme du livre, même si personnellement je préfère la version originale écrite en français avec ces minuscules incursions en italien. D’ailleurs la traduction allemande contient un glossaire où les incursions italiennes sont traduites en allemand, et en plus quelques lieux géographiques et historiques sont expliqués au lecteur allemand. Bonne idée, mais on aurait pu un peu mieux détailler certaines explications. Dommage qu’on ne trouve pas de « Vorwort » ou de « Nachwort » d’Aurèlie Filippetti pour cette traduction.  Lisant régulièrement les blogs littéraires de Paul Edel et de Pierre Assouline, – on y rencontre assez souvent des discussions de commentateurs des deux blogs sur la qualité de traduction des œuvres littéraires. Je me demande, comment peuvent-ils juger sur la qualité littéraire d’une traduction – ont-ils lu la version originale et la traduction ? Comment pouvoir donner un jugement sans connaitre l’original et la traduction ? Cela me semble assez difficile.

En tous cas ce que me plaît beaucoup dans la RDL, c’est la version du traducteur , véritable coin du traducteur – car traduire un œuvre littéraire c’est un véritable art, qui n’ est malheureusement pas reconnu comme tel.  Là Pierre Assouline a eu une très bonne idée d’ouvrir son blog aux traducteurs littéraires.

Concernant la traduction du livre d’Aurèlie Filippetti j’ai le sentiment que c’est assez réussi et vais certainement faire cadeaux du livre (pour noël ? ou un anniversaire ?) à un de mes amis.

Pour finir, – personnellement j’aurais préféré voir Aurèlie Filippetti rester au gouvernement comme ministre de la culture. Je comprends ses raisons  d’avoir préféré retrouver de son siège de parlementaire – personnellement je suis plutôt favorable  au tournant social-libéral du nouveau gouvernement Valls II – même se je crains que le réseau ferré français, ce qu’ il reste des lignes de chemins de fers traversant les ruraux français auront un fort prix à payer –  oui je pense, que si le gouvernement ne change pas de politique  de transports – le chemin de fer va tout simplement disparaitre des paysages français, des campagnes françaises  –  combien de temps encore les trains circuleront encore sur la ligne des Causses  – est-ce que dans dix ans il y aura encore de trains empruntant le viaduc du Garabit pour simplement citer un exemple.

Le livre « la fin de la classe ouvrière » écrit par Aurèlie Filippetti il y a presque quinze ans est un peu tombé à l’oubli en France.  C’est un peu dommage – car ce livre est d’une part un voyage dans les paysages oubliés du Pays Haut « du Texas français, redevenu désert (Filippetti 2003, 11) » – d’une autre part la lecture de ce livre permet de mieux comprendre  les récentes choix politiques d’Aurélie Filippetti.

Notons à la fin de ce billet,  que la FAZ, quotidien allemand de tendance assez conservateur, nous livre une très bonne critique du livre par la plume de Lena Bopp – « Der Schatten eines Unterschiedes – In der Mine ist man solidarisch oder tot- : Wie die einstige französische Kulturministerin Aurélie Filippetti ihrer lothringischen Heimat ein Denkmal setzt (L’ombre d’une différence –  dans la mine on est solidaire ou on est mort – comment l’ancienne ministre de la culture française Aurélie Filippetti  a écrit un livre mémoire pour sa lorraine natale (trad. C. Neff).

Oui, on peut aussi lire ce livre, aussi bien dans sa traduction allemande comme dans l’originale français comme une géographie historique des paysages disparus du Pays Haut entre Longwy et Metz et partir en voyage.

Relire ce livre[3], personnellement pour moi, –  c’est une sorte de voyage de retour de à Hussigny, – dans le pays des mineurs de fer, le pays des hauts-fourneaux, le pays de de la petite Italie – encaisse entre la France et le Luxembourg –  un voyage que j’ai fait le 8.5.2011 en mémoire d’un lointain cousin mort en déportation à Bergen – Belsen ……. voyage que je referai certainement un jour – dans mes bagages le livre « Les Derniers Jours de la classe ouvrière » – qui m’accompagnera comme guide à travers les paysages oubliées du Pays Haut , et des ces hommes et femmes venue d’Italie pour en extraire de ses entrailles, le minerai de fer de la minette pour les besoins de l’industrie de l’acier français …..  Les paroles « Angelo, filio mio, quanto mi ha mancato ! sono fiero de te, sai, di tutto quel che hai fatto. Adesso, viene col babo, che ti aspetto da tanti anni ….. (Filippetti 2003, 47) » qui résonnent comme souvenir d’une lecture, d’un livre, – et la mémoire du gout des Gnocchi du Dimanche qui m’ont accompagné durant ma jeunesse à Eckbolsheim, à Aubord, à Port Leucate, à Schramberg-Sulgen ….

Sources :

Bayer, Felix (2014): Hollandes Ex-Ministerin als Romanautorin: Das letzte Hurra der Linken. Spiegel-online. 29.9.2014

Bopp, Lena (2014) : Der Schatten eines Unterschiedes – In der Mine ist man solidarisch oder tot- : Wie die einstige französische Kulturministerin Aurélie Filippetti ihrer lothringischen Heimat ein Denkmal setzt. In: Frankfurter Allgemeine Zeitung, Literatur 1.6, Samstag, 29. November 2014, Nr. 278

Filippetti, Aurélie (2003) : Les derniers Jours de la classe ouvrière. (Stock – Le Livre de Poche), ISBN 2-253-10859-6

Filippetti, Aurélie (2014) : Das Ende der Arbeiterklasse. Ein Familienroman. Aus dem Französischen von Angela Sanmann, S. Fischerverlag Frankfurt am Main, ISBN 978-3-10-002213-4

Zeit Literatur (2014): Schriftsteller empfehlen Bücher zu Weihnachten. N. 49, November 2014

Photos:  Souvenirs de la mines et des mineurs sur les murs d’Hussigny, Hussigny – Godbrange toutes © C.Neff  8.5.2011

Christophe Neff,  03.12.2014

Blognotice 10.11.2014: Le miracle de Tunis – souvenirs des lumières du Fohrenbühl

Vue sur le Gedächtnishaus Fohrenbühl
Vue sur le Gedächtnishaus Fohrenbühl, dit le Turm, le 26.10.2014, jour des élections législatives tunisiennes 2014 © C.Neff 26.10.2014

C’était peut être une simple coïncidence, mais le jour où en Tunisie les élections législatives tunisiennes de 2014 avait eu lieu,  – je dinais au Gedächtnishaus Fohrenbühl, ou Turm comme on dit dans la Raumschaft Schramberg– le même endroit que j’avais décrit dans« Les lumières du Fohrenbühl et la révolution tunisienne (21.1.2011) ».

Pendant le week-end j’avais participé à la fête que mes camarades bacheliers avaient organisée pour notre 30Ième anniversaire de bac à Schramberg[1], – et comme le soleil brillait sur les hauteurs de la Forêt – Noire, – j’avais décidé de dîner avec une amie d’enfance au Gedächtnishaus Fohrenbühl. Un ciel bleu azur,  – en allemand on dit plutôt stahlblauer Himmel (ciel bleu d’acier) plongeait le Fohrenbühl dans une étrange ambiance – ces fameuses  lumières de Fohrenbühl (Licht des Fohrenbühl). C’est ici que j’avais passé les journées décisives de la révolution tunisiennes en janvier 2011 – journées et pensées que je décrivais dans le billet « Les lumières du Fohrenbühl et la révolution tunisienne (21.1.2011) ». Depuis, presque trois années sont passées, – mais ce que  je écrivais déjà en janvier 2011 –   « si il y a une société capable de construire une démocratie laïque, une société civile libre de ses propres mains et sans interventions externe, dans le Monde arabe et en Afrique c’est bien la société tunisienne » me semble encore être valable en automne 2014. J’y crois encore, – même si je sais bien que les difficultés que le Tunisiens ont devant eux sont immenses. Et il n’y a pas de solution miracle.

La Tunisie est devenue le principal bassin recruteur pour Da’ech. Le jour où tous ces apprentis djihadistes retourneront au pays en Tunisie, – la Tunisie devra faire face à une terrible menace, – des milliers des bombes à retardement qui pourront mettre en péril la jeune démocratie tunisienne. Mais je crois que ce péril dangereux est maîtrisable. A moyen terme l’avenir de la démocratie tunisienne se jouera principalement sur des questions socio-économiques. Comme je j’écrivais déjà dans le billet de 16.09.2012, tant que le djebel à faim, – . L’avenir pour la jeune démocratie tunisienne s’annonce  plutôt sombre.  Et les solutions miracles socio-économiques pour la Tunisie n’existent pas.

Dommage que les medias internationaux n’ont pas beaucoup parlé de ces  élections historiques en Tunisie. Dans les medias français on en parlait un peu, – mais malheureusement les évènements à la une des medias était plutôt le départ forcé de  Blaise Compaoré au Burkina Faso et les évènements tragiques du barrage de Sivens du 26.10.2014.

En Allemagne on en n’a presque pas parlé –  à deux exceptions près. Une émission de discussion sur SWR2 « Arabiens Lichtblick – Wohin führt die Wahl in Tunesien? (Lueur d’espoir en Arabie – où les élections en Tunisie vont-elles nous mener)). Et dans la dernière Zeit  un article  de l’éditorialiste Josef Joffe sous le titre « Das Wunder von Tunis – Warum die Demokratie nur überlebt, wo die Revolution begann (le miracle de Tunis – pourquoi la démocratie ne fait que survivre  là où la révolution commença) » Dans cet article Joffe évoque l’article qu’il avait écrit en janvier 2011, ou il préconisait  que seule la Tunisie (Sonderfall In Arabien war nur Tunesien reif für die demokratische Revolution – Exception – seule la Tunisie est mûre pour la révolution démocratique)pourrait réussir sa transition démocratique.  A part cela, – dans les medias allemands, pas beaucoup de réactions aux résultats des élections législatives tunisiennes de 2014. Dommage, car ce qui se passe en Tunisie, devrait aussi intéresser les medias allemands. Car si l’expérience démocratique échoue, – toute l’Europe sera concernée, – et pas seulement la France –et partiellement l’Italie –comme beaucoup d’allemands tendent à croire. L’Allemagne elle aussi sera concernée !

Pour le titre de ce billet j’ai choisi le titre « le miracle de Tunis » – emprunté au titre – disons à la traduction française du titre de l’article de Josef Joffe – das Wunder von Tunis – même si personnellement je ne crois pas que ces élections et leurs résultats ont quelque chose de miraculeux.

Les Tunisiens nous ont simplement montré qu’ ils sont capables  de choisir eux même leurs chemins et leurs destins ! Sans ingérence extérieure !

Mais il il  ne faut pas non plus se faire d’illusions – le chemin vers une société civile libre et entièrement démocratique sera lent et difficile.

Mais la Tunisie, les Tunisiennes et les Tunisiens peuvent  réussir, s’ils prennent leur destin en mains, comme la France y a réussi il y a à peine deux siècles ! Ou l’Allemagne,  du  9. Novembre 1989,  jour  de la chute du mur de Berlin, jour où l’Allemagne prit son destin en main. Qui aurait parié en 1980, quelques années avant 1989, sur la réunification des deux Allemagnes ?

Photo: Vue sur le Gedächtnishaus Fohrenbühl, dit le Turm, le 26.10.2014, jour des élections législatives tunisiennes 2014 © C.Neff 26.10.2014

Christophe Neff, écrit le 09.11.2014  à Grünstadt – jour du 25 iéme anniversaire de la chute du mur de Berlin, publié le  10.11.2014

Blognotice 22.10.2014: Tempêtes et premières neiges sur la Forêt – Noire

Après un week-end presque estival, de température frôlant les 26 C. à Grünstadt, – voici que l’automne arrive avec  son premier lot de tempêtes. Cette première tempête d’automne  provoqua de sérieux dégâts en Forêt – Noire[1], – la Schwarzwaldbahn fut coupée un certain temps, un arbre déraciné par la  tempête est tombé sur la voie près de Triberg et a heurté un Regio-Express. Et avec la tempête les premiers flocons de neiges sont apparus sur les sommets de la Forêt – Noire (et des Vosges aussi). Et cela, si on en croit les prévisions météo, cela devrait continuer dans les prochains jours, – au-dessus de 800 à 1000 mètres la Forêt – Noire devrait se vêtir d’un léger duvet blanc.

Le prochain week-end, mes camarades bacheliers organisent une fête pour nos 30 ans d’Abitur (30 Jahre Abitur) à Schramberg. Le soleil brillera-t-il ? Ou est-ce que les hauteurs du Fohrenbühl, le Mooswaldkopf seront déjà couvertes par les premières neiges. Indépendamment de la météo je me réjouis de revoir mes anciens camarades bacheliers du Abiturjahrgang 1984 du Gymnasium Schramberg.

Et la neige à Grünstadt? Durant l’hiver dernier (l’hiver 2013-2014) – nous n’avons pas eu droit à un seul flocon de neige à Grünstadt[2]. On va voir ce que nous apportera l’hiver 2014-15 ! Mais de la neige, des paysages de neige  je les ai  rencontrées dernièrement. Les souvenirs de « Heimatmuseum » lors du décès de Siegfried Lenz[3], ces paysages de neiges de la Prusse orientale dans Heimatmuseum[4], ce roman qui attend encore sa traduction en français.

J’ai  rencontré d’autres paysages de neige dans le roman Nicolas Mathieu « aux animaux la guerre », livre dont j’ai parlé un peu dans mon dernier billet. Paysages de sapin noir et des chutes de neiges abondantes, – c’est pour ainsi dire l’histoire de Rita dans les neiges sombres des paysages abandonnés des  Vosges, – très beau roman, qui mériterait une traduction en allemand, – livre dont je parlerai peut être prochainement un peu plus dans paysages !

screenshot webcam raimartinhof 22.10.2014 12.30

Photo : Screenshot (22.10.2014  12:30) de la Webcam du Raimartihof dans massif du Feldberg – premier duvet de neige de l’hiver 2014-15 en Forêt Noire. Avec la permission (email) de la famille Andris du Raimartihof.

Christophe Neff, le  22.10.2014


[2] Voir aussi le billet « ces flocons de neiges qui manquent ».

[3] Paul Edel a consacré une très belle nécrologie à Siegfried Lenz dans son blog sous le titre « Disparition d’un grand écrivain allemand Siegfried Lenz ».

[4] Voir aussi le billet « ces flocons de neiges qui manquent ».

Blognotice 15.10.2014: Gare de Gallician 27.09.2014 13 heures 20

Gare de Gallician Sept. 2014b
La Gare de Gallician, © C.Neff 27.9.2014

Dans un de mes derniers billets, j’ai déjà un peu parlé de la ligne de chemin de fer d’Arles à Lunel, des vestiges qui en restent. Le dernier train de marchandise Sncf, desservant la distillerie de St. Gilles est passé en gare de Gallician durant l’année 2008[1]. Donc la gare de Gallician, depuis quelques années ne voit plus les trains passer. Même chose au passage à niveau N. 19 à quelques kilomètres a l’est, à Franquevaux. D’un point de vue géobotanique c’est sûrement une belle image, de voir avec quelle vitesse la nature reprends ses droits, – l’Inule visqueuse (Dittricha viscosa) en fleurs, ici et là les premiers petit Pins parasol (Pinus pinea) qui occupent la voie ferrée – une belle  image … d’un point de vue de géographie humaine, – c’est l’image d’une France rurale à l’abandon, – une France périphérique qui se sent oubliée. C’est peut être une coïncidence, – mais le fait que cette ligne de chemin de Fer  se situe dans la Deuxième circonscription du Gard – dont le député élu est Gilbert Collard apparenté FN, – est une image assez parlante. Peut-être dans quelques années retrouvera-t-on en France les lignes de chemins de fer de campagne surtout dans les maquettes de amateurs de modélisme ferroviaire[2], dans les trains miniatures, – peut être même à Hambourg au Miniatur – Wunderland.  Comme je l’écrivais dernièrement, « depuis des décennies, les gouvernements, qu’ils soient de gauche ou de droite, laissent mourir ce qui fut une fois le réseau européen Nr. 1 de chemin de Fer, à petit feu. …. », – le récent abandon de l’écotaxe par le Gouvernement Manuel Valls (2)  ne fait que renforcer cette impression. Pour le réseau ferré hors TGV français, cette annonce était tout, sauf une bonne nouvelle. L’image actuelle des installations ferroviaires de l’ancienne ligne SNCF Arles – Lunel, comme beaucoup d’autres lignes de chemins fers en France[3], c’est l’image  d’une France périphérique qui se sent oubliée, à l’abandon – une France qu’on retrouve dans les livres de Christophe Guilly[4], – et dans un autre registre dans le roman de Nicolas Mathieu « aux animaux la guerre »[5]. Même si ce roman de Nicolas Mathieu joue dans les Vosges, en plein hiver, dans un décor de paysage de neige,  il nous décrit ces paysages périphériques de ruraux français  qu’on trouve aussi bien dans les Vosges que dans le Gard, en bordure des Costières du Gard, -où la nature reprend ses droits sur une ligne de chemins de Fer tombée en oubli,  comme dans beaucoup d’autres endroits en France.

PN-19 Franquevaux Sept2014
Le PN 19 sur ligne Arles – Lunel à Franquevaux, © C.Neff 27.9.2014

Photos: Toutes © C.Neff 27.9.2014; 1 la Gare de Gallician, 2 le PN 19 sur ligne Arles – Lunel à Franquevaux

Christophe Neff, le 15.10.2014

P.S. (15.10.2014: 12:25): L’annonce de l’ouverture de lignes régulières d’autocar partout et sans autorisation préalable, dans le projet de loi d’Emmanuel Macron contre les « trois maladies » françaises, c’est la mort annoncée des dessertes rurales ferroviaires (voyageurs) en France!

P.S. (15.10.2014: 18:00) : Une très belle description de la gare de Gallician se trouve dans le billet «Carnets de Route: Gallician » du blog Gare aux Gares!


[3] Comme par exemple là l’état de  la ligne de chemin de Fer entre Sarreguemines et Bitche  (Ligne de Haguenau à Hargarten – Falck)

[4] Par exemple „Fractures  francaises (Francois Bourrin Éditeur 2010) (voir aussi « la géographie le grand gagnant du scrutin des présidentielles 2012 ») » et  « La France périphérique. Comment on a sacrifié les classes populaires (Flammarion 2014)(voir aussi « Pourquoi la „France périphérique“ a-t-elle basculé dans le vote FN? Entretien avec Christophe Guilluy, l’auteur de „Fractures françaises“ ») »

Blognotice 08.09.2014: Quatre jours de vacances à Leucate, de très petites vacances ….

Z 27861-62 (Sncf) AGC devant le 76432 arrivent de Perpignan en Gare de Leucate - La Franqui
Z 27861-62 (Sncf) AGC devant le 76432 arrivent de Perpignan en Gare de Leucate – La Franqui © C.Neff 29.8.2014

Quatre jours de vacances à Leucate, de très petite vacances, – passées au bord de la mer fin août-début septembre dans le pays leucatois. Soleil, – mer – et déjà la première rafale de Tramontane. Beaucoup de baignades dans la grande bleue, – un peu de cerf volant sur la plage du Kyklos. Des jours tranquilles en bord de mer. Peu de lectures, – le Monde, même en vacances,  – deux notices de blog chez Paul Edel[1]. Le livre « Amer azur – Artistes et écrivains à Sanary »de Manfred Flügge, que j’avais dans mes bagages, je l’ai à peine feuilleté. Mais j’ai beaucoup pensé, à un livre de Manfred Flügge, un livre que j’avais lu exactement un an avant durant mes vacances à Port Leucate – « Traumland und Zuflucht – Heinrich Mann und Frankreich» – Heinrich Mann et la France. Un livre qui mériterait une traduction en français (et peut être un article dans paysages).

En fait j’ai beaucoup pensé à la France, au midi français car avant et après ces quatre jours de vacances, je préparais un cours pratique sur la géographie du Midi méditerranéen français, – un cours intensif qui comporte un séminaire et voyage d’étude pour une vingtaine d’étudiants de géographie qui débutera prochainement. C’est quoi un paysages typique du midi méditerranéen français, – le chant des cigales, les champs de Lavande, les vignes, les garrigues – ou la couleurs des paysages qui inspira artistes, écrivains, cinéastes durant des décennies, –  le maquis, une formation végétale typique des paysages méditerranéens, – mais c’est aussi bien le maquis haut lieu de la résistance contre l’envahisseur allemand, contre la terreur nazie et leurs supplétives françaises de la milice.

Durant ces quatre jours de vacances, – je faisais aussi un peu de « trainspotting[2] » –  à la gare de Leucate – la Franqui , et à la gare de Perpignan … mais ce qui ma frappa le plus, durant mes préparations de ce cours de géographie, mon voyage de préparation à travers la France, à travers les midis française c’est de voir à quel point ce pays, qui fut un pays de chemins de fer,  est devenu un pays à l’abandon. Depuis des décennies, les gouvernements, qu’ils soient de gauche ou de droite, laissent mourir ce qui fut une fois le réseau européen Nr. 1 de chemin de Fer, à petit feu. Ceci concerne tout le territoire français, – Bitche depuis peu décroché du chemin de Fer, l’Auvergne ferme silencieusement une ligne après l’autre, – combien de temps encore verra –t-on circuler des trains sur la ligne des Causses. J’utilise pour cette notice de blog en photo de couverture le Z 27861-62 (Sncf) AGC devant le 76432 arrivant de Perpignan en Gare de Leucate – La Franqui – ici à la gare de Leucate – sur la ligne Narbonne – Perpignan – Cerbère – Port Bou  le service public ferroviaire  français fonctionne encore, – nous avons même un quasi service cadence pour les TER, – mais une très grande partie des ruraux français sont tout simplement débranchés  du réseau SNCF.

Les petits Pins parasol poussant entre les rails entre Gallician et St. Gilles sur la ligne d’Arles à Lunel sont plus qu’un symbole fort pour ce déclin. Ici sur cette partie de l’ancienne ligne Arles à Lunel, – où jusqu’en 2008 passait encore un train de marchandise pour desservir la distillerie de St.  Gilles – qui est déjà envahie par la végétation forestière on pourrait avec le livre « fractures françaises[3] » de Christophe Guilly tenir en main un magnifique cours sur le déclin des ruraux français. C’est peut être une coïncidence, – mais le fait que cette ligne de chemin de Fer  se situe dans la Deuxième circonscription du Gard – dont le député élu est Gilbert Collard apparenté FN, – est plus qu’un symbole fort. C’est en fait une image très parlante. Malheureusement je n’ai pas pris de photo de ce qui reste encore de cette petite ligne de chemin de Fer.

Depuis quelques jours je suis de retour en Allemagne, – et encore en train de préparer ce cours sur la géographie du midi méditerranéen français. Sur mon bureau le magnifique livre de Magali Laure Niededka sur Sanary sur Mer, – Sanary sur Mer qui fut pendant les années 1930 la capitale de la littérature allemande[4]. Le livre, un travail universitaire sur l’exil d’artistes d’expression allemande fuyant les fureurs du nazisme à Sanary sur Mer. Dans ce livre j’ai retrouvé les traces de Jeanpierre Guindon, germaniste vivant à Sanary. Monsieur Guindon il y presque 20 ans m’avait guidé avec un groupe d’étudiants allemands de l’université de Mannheim sur les traces des artistes allemand ayant trouvé refugiés à Sanary. Le livre de Magali Laure Nieradka est un travail universitaire – mais c’est tellement bien écrit – qu’on a l’impression de revivre partiellement l’ambiance des paysages de l’exil des artistes allemands à Sanary. Et plus, le  livre est particulièrement bien documenté. Sanary sur Mer – sera une des stations du cours de géographie sur les paysages méditerranéens français. Sans le refuge offert par Sanary sur Mer, – que serait devenue la littérature allemande? Que resterait – il de la Montagne magique ? Sans Sanary, pas de « Joseph et ses frères (Thomas Mann) », pas de « Geschwister Oppermann (Lion Feuchtwanger), pas de « Veuve Bosca (René Schickele) », car tous ces ouvrages ont été au moins partiellement écrit dans le ville refuge qui fut Sanary-sur-Mer[5].

Le livre de Magali Laure Nieradka nous rappelle, que pendant un des pires moments de l’histoire allemande, Sanary fut tout simplement la capitale de lettres allemandes.

Durant la préparation de ce cours de géographie et aussi pendant ces quatre jours de vacances à Port Leucate, – j’ai aussi pensé beaucoup à un de mes maitres – le Dr. Rainer Joha Bender – décédé il y vingt ans, le 23. Aout 1994 à Mannheim[6]. C’est aussi grâce à lui, et ses cours sur la géographie du Var qu’il tenait ensemble avec Michel Mestre et Catherine Mestre de l’Université de Toulon[7], que j’ai appris à déchiffrer et lire les paysages côtiers de la méditerranée provençale entre Marseille, Ciotat, Sanary, Toulon, Port Cros, Ramatuelle …. Ces paysages qui seront au cœur du cours que je prépare en ce moment. C’est avec Rainer Joha Bender, pendant une excursion en 1988 sur la « géographie touristique du Var »[8] que je découvrais les magnifiques paysages de Port Cros.

Pour clore ce petit billet de blog, – pendant les préparations de ce cours de géographie, – interrompue par ces quatre jours de vacances à Port Leucate, – la France s’est dotée d’un nouveau gouvernement, – le Gouvernement Manuel Valls (2). Je semble être un des rares électeurs de François Hollande qui salue le virage « social-libéral » de ce remaniement gouvernemental. Il y a quelques années, – les medias allemands préconisaient aux parents d’adolescents surfant sur les réseaux sociaux, d’entrer dans Facebook, pour se prémunir de mauvaises surprise – et c’est ainsi qu’avec l’aide de ma nièce Céline je suis entré dans Facebook. Dans tendance politique j’avais écrit « Libre penseur de tendance social-libérale ». Mes convictions n’ont guère  changé depuis. Donc je ne peux que saluer ce virage « social-libéral » du nouveau gouvernement Valls.

Photo: Z 27861-62 (Sncf) AGC devant le 76432 arrivent de Perpignan en Gare de Leucate – La Franqui © C.Neff 29.8.2014

Ouvrages cités :

Bender, R.J. (Ed.)(1988):  Deutsch-französisches Seminar Tourismus und Marketing : Toulon 5.-12. 6. 1988. Mannheim Geographisches Institut.

Flügge, M. (2007): Amer Azur. Artistes et écrivains à Sanary. Paris, ISBN 978-2-86645-650-4

Flügge, M. (2013): Traumland und Zuflucht. Heinrich Mann und Frankreich. Berlin, Insel Verlag Berlin. ISBN 978-3-458-35954-8

Lentz, S, Lukhaup, R. , Neff, C.,  Ott, Th., Swiaczny F. (Eds): Gedenkschrift für Rainer Joha Bender, Mannheim 1996, Mannheimer Geographische Arbeiten 44, ISBN 3-923750-66-8.

Nieradka, M.L.  (2010): Die Hauptstadt der deutschen Literatur. Sanary-sur-Mer als Ort des Exils deutschsprachiger Schriftsteller. Formen der Erinnerung 44, Göttingen, ISBN 978-3-89971-792-1

Christophe Neff, le 08.09.2014

P.S.: La lecture du billet « Mes vacances, Clopine » dans le Blog de Paul Edel, pendant mes quatre jours de vacances fin aout 2014 à Port – Leucate m’inspira à écrire ce billet, même si à première vue les deux billets n’ont guère en commun. Enfin, dans les deux billets on écrit sur des livres, des paysages et des hommes.


[3] Une petite impression personnelle  du livre « fractures françaises »  se trouve dans le  « billet la géographie le grand gagnant du scrutin des présidentielles 2012 »

[4] Nieradka, M.L .  (2010): Die Hauptstadt der deutschen Literatur. Sanary-sur-Mer als Ort des Exils deutschsprachiger Schriftsteller. Formen der Erinnerung 44, Göttingen

[5] Dans les pages 177-181 du livre de Magali Nieradka  (Ibidem)- nous trouvons un inventaire détaillé sur les ouvrages écrites par les écrivains d’expression allemand écrit a Sanary durant les années 1930-1940.

[6] Les amis et disciples de Rainer Joha Bender lui ont consacré une Gedenkschrift en 1996 « Gedenkschrift für Rainer Joha Bender » édite par Lentz, S. et al.1996).

[7] Voire aussi Mestre, M., Mestre, C. (1996) : Zur Universitätspartnerschaft Toulon – Mannheim. In: Lentz, et al. (Eds): Gedenkschrift für Rainer Joha Bender, Mannheim 1996, Mannheimer Geographische Arbeiten 44, p. XVII- XVIII.

[8] Bender avait publié les principaux résultats de ce cours/excursion franco-allemand dans une petite brochure (Bender 1998).

Blognotice 14.08.2014 : Le Film de Michel Reimon sur le pont aérien pour les Yazidis refugiés dans les Montagnes du Sinjar

„Luftbrücke zu den Jeziden, Sinjar, Irak“ c’est le titre du petit reportage que le député européen Michel Reimon a posté sur YouTube. Les images nous montrent une petite partie des souffrances des Yazidis refugiés dans le Mont Sinjar. Ce  sont des images parfois insoutenables. Grace aux images de Michel Reimon, au cri de cœur de Vian Dakhil[1], – aux innombrables reportages qui nous parviennent de cette partie de l’Irak dechiree par la guerre, – les massacres – on ne pourra jamais dire qu’on ne savait rien des menaces de l’Etat islamique  de vouloir exterminer les Yazidis, de vouloir chasser de leurs terres  ancestrales les chretiens d’orient[2] ….

Je me réjouis de la décision du gouvernement français  de vouloir supporter et soutenir la lutte des Kurdes d’Irak contre les djihadistes de l’Etat islamique. Mais j’aurais tellement voulu voir des hélicoptères français apporter de  l’aide aux refugies piégés dans les Montagnes du Sinjar, de les évacuer de ces montagnes arides,  de voir des avions français effectuer des largages humanitaires au-dessus de ces montagnes arides. Car en ce moment ce sont surtout les hélicoptères qui manquent.

Vue la situation dramatique des refugiées piégés dans les montagnes il se pourrait même qu’on soit obligé de  prévoir une opération de secours militaire d’une plus grande envergure[3] – pour ainsi éviter le pire,  j’espère que si la nécessité l’impose et que les Etats-Unis décident de déclencher une telle opération de secours  que le Président Hollande aura le courage de faire que  la France participe à une telle opération.

Les images qui nous proviennent de l’Irak sont bouleversantes, – et même en Allemagne dans les milieux pacifistes les idées changent, récemment Gregor Gysi du parti die Linke s’est résolu  dans une interview dans la TAZ à réclamer une aide militaire pour sauver les Yazidis et les Chrétiens d’Orient.

Fermer les yeux et ne rien faire, c’est  condamner une grande partie de cette population de refugiés à la mort certaine…..

Source : Die Luftbrücke nach Sinjar. 10/8/2014/Irak/@Michael Reimon

Christophe Neff, le14.08.2014

 

 

Yazidis d’Irak – le cri d’angoisse d’une députée du parlement irakien

Vian Dakhil est une députée du Parlement irakien. Elle est la seule représentante de la communauté yazidie au Parlement irakien. Le mardi 5 août cette députée, fondit en larmes et s’est évanouie en pleine  séance plénière – en lançant son cri de cœur « Nous sommes massacrés, notre religion est en train d’être rayée de la surface de la terre. Les femmes sont tuées ou vendues comme esclaves »

Comme je l’avais écrit dans mon dernier billet (Blognotice du 28.07.2014), –  l’éclatement de l’architecture géopolitique des accords de Sykes-Picot embrase une grande partie du moyen orient, et est particulièrement fatale pour les minorités religieuses. Un des objectifs de l’Etat Islamique qui renaît sur les cendres des vestiges de cette architecture géopolitique datant des accords Sykes – Picot est tout simplement d’exterminer toutes les minorités religieuses.

Le cri de cœur de Vian Dakhil mérite de trouver une large audience en dehors de l’Irak, car si la communauté internationale ne réagit pas, bientôt il ne restera plus grandchose des Yézidis, des communautés chrétiennes et des autres minorités – dans ce qui fut une fois l’Irak. Malheureusement cette  constatation est aussi valable pour les parties de la Syrie occupée par l’Etat islamique.

Christophe Neff, le 08.08.2014

P.S : Une version sous-titrée en français  du cri de cœur de Vian Dakhil se trouve ici (Video-Youtube). lien = https://www.youtube.com/watch?v=0aJQpoinMk4

Le discours de Vian Dakhil  à aussi laissé de traces dans le blog  YOL (routes de Turquie et d’ailleurs) sous le titre : « Je vous en supplie frères, faites taire vos différences pour sauver les Yézidis ! Le cri d’une députée yézidie en larmes à Bagdad. » lien = http://yollar.blog.lemonde.fr/2014/08/05/je-vous-en-supplie-freres-faites-taire-vos-differences-pour-sauver-les-yezidis-le-cri-dune-deputee-yezidie-en-larmes-a-bagdad/

P.S.  (09.08.2014) : Une première version de ce billet fut publié sous le titre « Blognotice 08.08.2014: le cri de cœur de Vian Dakhil » – mais sous ce titre le billet avait pour des raisons inconnues tendances à disparaitre des Blogs-lemonde. En plus ce billet « coulait » les billets « Blognotice 28.07.2014: Bientôt le souvenir de l’église catholique chaldéenne et des églises syriaques (orthodoxes & catholiques) sera plus qu’un souffle de vent chaud dans le désert » et « Blognotice 7.08.2013: Les cigales de Port Leucate ». Etrange coïncidences ! En plus il semble être impossible d’intégrer des liens dans le texte !

Blognotice 28.07.2014: Bientôt le souvenir de l’église catholique chaldéenne et des églises syriaques (orthodoxes & catholiques) sera plus qu’un souffle de vent chaud dans le désert

Hier dimanche 27.07.2014, vu l’Exodus de chrétiens de Mossoul j’écrivais dans mon compte Facebook ce petit message bilingue « Aucune manifestation pour pleurer le sort des chrétiens de Mossoul, bientôt le souvenir des églises syriaques (orthodoxes & catholiques) sera qu’un souffle de vent chaud dans le désert …/ There has been not any demonstration to deplore the cruel fate of the Christians in Mosul. In a little while the souvenirs of the syriaque churches (Orthodox & Catholic) will be reduced to warm blast in the desert…” Entre temps il y a eu heureusement hier dimanche 27.07.2014 la Manifestation de soutien aux chrétiens d’Irak devant Notre-Dame de Paris en soutien aux chrétiens d’Irak à Paris. En Allemagne par contre, c’est presque le silence total. Les églises chrétiennes d’orient sont en voie d’extinction, – leur sort tragique semble tomber dans l’indifférence totale mondiale, à part quelques manifestations de soutien comme hier à Paris devant Notre-Dame de Paris. Les minorités chrétiennes ne sont de loin pas les seules victimes de la montée de l’islam politique, des guerres qui ravagent le monde arabe – toutes les minorités sont concernées par cette épuration religieuse. Personnellement, je juge la situation encore plus dramatique que l’édito alarmant du Monde de 26.7.2014  intitulé « Tragique exode des chrétiens du monde arabe »[1] car au-delà des « épurations religieuses » toute l’architecture géopolitique, se fondant sur les Accords Sykes-Picot est en train de voler en éclat, – et avec cela la protection relative des minorités religieuses.

Le sort de églises d’orient m’a toujours préoccupé, –  à tel point que dans mes cours où je traite de la géographie, de l’écologie et aussi de l’histoire de forêts  du moyen orient, – les cédraies du Liban, de Abies cilicica (Sapins de Cilicie) – j’insère  aussi quelques petits mots sur les églises d’orients, de l’église maronite qui porte le cèdre du Liban dans son emblème. Je leur parle de la forêt des Cèdres de Dieu (arabe : أرز الربّ Horsh Arz el-Rab), de l’Epopée de Gilgamesh, de Humbaba le gardien des forêts, du roi Salomon, de l’église maronite, – et de l’état actuel de ce qui reste de ces forêts au Liban, en Syrie … …. Pour les rares étudiants désireux d’en  savoir un peu plus sur les chrétiens d’orient je conseille le livre de Claude Lorieux « Chrétiens d’orient en terre d’Islam » , – je ne suis pas spécialiste de l’histoire des chrétiens d’orient – mais j’ai l’impression que ce livre, même s’il a déjà un peu pris de l’âge ; est encore une bonne introduction au  monde des chrétiens d’orient. Ce cours, il est vrai, date un peu, – la dernière fois que je l’ai tenu c’était en été 2008, – mais la situation n’a guère changé,  concernant aussi bien les questions environnementales et la situation des chrétiens d’orient – la situation a plutôt empiré. Et le grand livre sur l’histoire, la géographie, l’écologie des forêts du Moyen Orient, des forêts de cèdres du Liban, de Syrie ….attend encore son écriture. Peut-être le jour viendra où les chercheurs, les géographes, les écologues, les botanistes, les  historiens de ces pays déchirés par tant de guerre fratricides pourront un jour écrire un tel livre, – un livre bi voire même trilingue – arabe, français et anglais … sur les forêts du moyen orient.

Apres 2000 ans d’existence la communauté chrétienne de Mossoul a quasiment disparu. La présence de communautés chrétiennes au Moyen orient, une présence qui faisait pendant 2000 ans partie intégrale des paysages du Moyen orient, ses églises, ses cloîtres, ses monastères, ses forêts, ses arbres … est en train de disparaitre sous nos yeux.

En attendant une vraie solution sur le terrain, – une nouvelle architecture géopolitique remplaçant les anciennes structures datant de Sykses-Picot on ne peut qu’ espérer, que la France est prête, en cas de nécessité d’accueillir les réfugiés de cet exode des chrétiens d’orient, mais aussi des autres minorités mises en danger par les éclatements des structures géopolitiques en Irak, en Syrie, etc.  – qu’ils soient chrétiens, chiites,  ou druzes ou autres …… Que les personnalités politiques présentes pendant la manifestation de soutien aux chrétiens d’Irak a notre Dame de Paris, le monde nous parle de Rachida Dati, Nathalie Kociusko-Morizet, Roger Karoutchi, Claude Goasguen, Philippe Kaltenbach aient vraiment le courage de s’engager pour ceux qui sont pourchassés par les guerres civiles en Syrie, en Irak, pour ceux forcés a l’exode par le « Califat de l’Etat islamique » et qui demandent aide et refuge en France!

Si nous fermons les yeux, les prières exprimées en syriaque occidental ou en syriaque oriental dans une église du moyen orient ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir[2] – rien de plus qu’un souffle de vent chaud dans le désert ….

Sources :

Le Monde (25.7.2014): Tragique exode des chrétiens du monde arabe – ÉDITORIAL du Monde, daté Samedi 26 juillet 2014,

Lorieux, Claude (2001): Chrétien d’Orient en terres d’islam. Paris, (Perrin), ISBN 2-262-01609-7

Christophe Neff, le 28.07.2014

P.S.: Apres avoir écrit ce billet j’ai découvert dans le Monde.fr l’article suivant « La France prête à « favoriser l’accueil » des chrétiens fuyant l’Irak ». Dans un communiqué commun le ministre des affaires étrangères et ministre de l’intérieur annoncent « Nous sommes prêts, s’ils le souhaitent, à en favoriser l’accueil sur notre sol au titre de l’asile ». D’ailleurs cet acte a déjà été remarquée par la presse allemande – le SPON écrit « Nach Vertreibung aus Mossul: Frankreich bietet irakischen Christen Asyl an ». Espérons que ces annonces seront suivies de réels actes!

 


[1] L’édito est disponible pour les abonnés au Monde sous le titre « Tragique exode des chrétiens du monde arabe »

[2] Quelques exemples de prières se trouvent sur le site  de l’Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne en France .

 

Blognotice 29.06.2014: Bala l’homme de la forêt

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Dans le Parc National de la Forêt Noire (Nationalpark Schwarzwald) à quelques pas du „Eutingblick“ © C.Neff Juin 2014

Bala est un homme de la forêt. Il aime écouter la forêt. Il disparaît pendant de longues heures dans le paysage pour être à l’écoute des chants du vent, des  bruits des animaux dans la forêt.  Bala l’homme de la forêt, je l’ai rencontré durant la lecture du « Dictionnaire amoureux du Brésil ». Ce Brésil  dont nous parle Gilles Lapouge  d’une voix d’enchanteur dans ce livre que je viens de découvrir[1].  Je lis beaucoup en ce moment. Livres et lectures s’enchaînent.

Le 11 juin, un jour après mon cinquantième anniversaire,  pendant un cours pratique sur la dynamique de paysages du nouveau parc national de la forêt noire (Nationalpark Schwarzwald) j’ai eu un accident du travail – rupture des ligaments de la cheville gauche. Magnifiques paysages de vastes forêts d’Epicéa avec quelques Pins de montagne et  Sapins,  parsemés de Grinden – landes ouvertes rappelant un peu les Hautes Chaumes des Vosges; j’ai  la chance de travailler dans un tel environnement et les chaussures de marche à tige haute, mes chaussures de travail, me donnant assez de stabilité, je me suis seulement présenté à l’hôpital le vendredi 13. Mais là le diagnostic des médecins était sans appel – entorse de la cheville – rupture des ligaments.

29 ans plus tôt durant l’automne 1985, à peine à quelques kilomètres  à vol d’oiseau de là,  je me suis déjà rompu les ligaments de la cheville. C’était durant l’exercice final du Unteroffizierslehrgang Teil I qui fut organisé par  Fallschirmjägerbataillon 251 à Calw, – ce stage (Lehrgang) fut le début de ma carrière d’officier de réserve dans la Bundeswehr. Intervention chirurgicale  au « Bundeswehrkrankenhaus Bad Wildbad (BWK Wildbad) »- et pendant quelques semaines le pied  plâtré.  Ceci fut pour moi l’automne 1985. Le Bundeswehrkrankenhaus Wildbad, l’hôpital militaire de Bad Wildbad, – qui durant la guerre froide était considéré comme le plus bel hôpital militaire d’Allemagne – est de nos jours tombé en oubli. Même  dans la wikipedia.de aucun article sur le BWK Wildbad[2].  Durant les années 1980 une rupture des ligaments en Allemagne était traitée par une intervention chirurgicale, de nos jours cela ne se fait plus : l’intervention chirurgicale ne se fait que pour les «  Leistungssportler »(sportifs de haut niveau) – même le  Plâtre chirurgical a disparu – il est dans la plupart des cas remplacé par l’ « Orthese » (Orthèse). Beaucoup de chose ont changé en presque vingt ans, – mais une rupture des ligaments (au moins en Allemagne) provoque un arrêt maladie considérable[3]. Donc les livres, lectures passent – et durant les temps sans lecture, je suis à l’écoute des chants des paysages urbains de Grünstadt. Parfois un peu de télé, Mondial oblige, – mais après tout, ce sont surtout mes livres[4]  et mes lectures[5] [6] qui m’accompagnent.

Et c’est ainsi que j’ai découvert Bala l’homme de forêt, qui boit la copaïba, l’huile  de Copaifera langsdorffii ( Le copaïer), qui aime les fleurs et les papillons, qui observe les « barrigudos » (Lagotriches), – qui se met a l’écoute de la nature et des paysages. Et ainsi par la voix de Gilles Lapouge nous nous enfonçons dans les caféiers du Rondônia  : « Nous sommes remontés à la maison. Nous voilà  au milieu des poules, des cochons. Un chien fait des gambades. Seul Bala me fatigue car il n’est jamais fatigué. Il déploie son grand corps et il saute en l’air pour attraper des noix de coco. Il les éventre et jamais de ma vie je n’ai bu autant de lait de coco, et dans un moment je devrais encore boire du lait, mais le lait de la vache cette fois, et tout à l’heure, quand nous avions traversé un petit champ de café, en bas, près de la mare, il m’avait dit : « Quand les caféiers fleurissent, c’est magnifique, c’est tout blanc, c’est comme un nuage ou une mousse blanche, comme un suaire, et puis c’est comme de la neige aussi. Je connais un vieux planteur de café, il était très malade, mais il était très malin aussi, très rusé, le vieux, et il s’est arrangé pour ne pas mourir avant que les caféiers fleurissent, avant le jour où  son champ est devenu tout blanc. » Je dis à Bala que ma mère est morte au printemps et qu’elle avait encore vu ses roses fleurir, c’était dans une petite ville de montagne en France, à Digne, et j’avais envie de pleurer et Seu Bala avait envie de pleurer ».  

Le livre de Gilles Lapouge nous parle d’un autre Brésil loin des stades de football, – c’est le Brésil des paysages, des forêts, des abeilles, – des écrivains, – misères et grandeurs de hommes face à leurs destins  – d’ Aleijadinho sculpteur du baroque, et A comme Jorge Amado  à Bala l’homme de la forêt du Rondônia, en ce qui concerne les lettres de a et b. En fait jusqu’à présent je n’ai lu que les premières 112 pages, – arrivant juste à la lettre C, – finissant le chapitre sur le Café. Ces 112 pages m’ont rappelé que j’avais, il y a presque trente ans, appris le portugais pour peut-être partir vers la lointaine terre du Brésil …. Je ne sais pas si j’aurai encore l’occasion de pouvoir un jour découvrir les paysages de cette « Vera Cruz » – mais le livre de Gilles Lapouge est une merveilleuse invitation au voyage… Et en plus en lisant cette histoire de Bala l’homme de forêt, j’ai appris que je n’étais pas le seul, qui se mette à l’écoute des chants des forêts.

Etre à l’écoute des chants des forêts, – j’en ai parlé au début de ce blog, dans mon premier billet – souvenirs d’enfance – quand j’étais à l’écoute des chants des tempêtes dans les cimes de la forêt du Feurenmoos à Schramberg – Sulgen au Schoren. Même de nos jours, je suis encore à l’écoute des chants des paysages. Dernièrement juste avant mon accident de travail dans le nouveau Parc national de la forêt noire :  écouter le silence de la forêt depuis le « Eutingblick », avec vue sur le Wildsee, – entendre le tonnerre gronder sur la vallée de la Murg, – voir les « Cassenoix mouchetés » s’envoler  …. Parfois j’essaie d’expliquer à mes étudiants que pour comprendre un paysage, – il faut aussi développer ses capacités d’être à l’écoute du paysage, – même le silence d’un paysage peut délivrer des paroles inédites ….

Comme dit Bala l’homme de la forêt : « Je peux rester des heures là, le soir, à écouter, à sentir le vent, il coule dans forêt, le vent ».

Toutes citations sont extraites de : Gilles Lapouge « Dictionnaire amoureux du Brésil », (page 76 + page 78), Paris 2011, (Plon), ISBN 978-2-259-20925-0

Photo: © C.Neff Juin 2014

Christophe Neff, Grünstadt le 28.06.2014


[1] Sur ce livre – voir aussi la critique de Bernard Pivot dans le JDD « Le Brésil de Gilles Lapouge »

[2] C’est ici à Wildbad, dans les anciens locaux du Fliegerheim de la Luftwaffe (Luftwaffenlazaret), que le  Centre d’instruction du service de santé (CISS) de l’Armée de Terre est créé le 16 juin 1947.  Apres le départ des troupes françaises le « Fliegerheim » fut transformé en Hôpital Militaire de la Bundeswehr (BWK Wildbad). Voir aussi « Geschichte des Fliegerheims (heute Johanneshaus) Wildbad » de Götz Bechtle dans le Wildbader Anzeigenblatt 22.8.2012.

[3] Entre 4- 6 semaines, – cela dépend des  métiers.

[4] A part le Dictionnaire amoureux du Brésil de Gilles Lapouge, notons entre autres « Granatsplitter » de Karl Heinz Bohrer, le « Dictionnaire amoureux de la Résistance » de Gilles Perrault et « Aux animaux la guerre » de Nicolas Mathieu, le « Field Guide to Trees of Southern Africa » de Braam van Wyk & Pier van Wyk et « Sigmaringen » de Pierre Assouline.

[6] Dans les journaux j’ai particulièrement remarqué la trilogie d’articles (Au Nigeria, l’impossible libération des captives de Boko Haram,    Boko Haram : les monstres de Maiduguri, Boko Haram : ce feu qui se répand   ) de Jean – Philippe Remy  sur les paysages dévastés et terrorises par Boko Haram dans le Nord du Nigeria. Malheureusement le troisième article de cette série très informative est seulement « lisible » pour les abonnés du Monde.