Brentano’s unhappy end

I have just read it in leMonde.fr Brentano’s: unhappy end, triste fin – the American bookstore in Paris is closed – liquidation judicaire (insolvency) – as they say it French. ““We regret to inform our faithful customers that Brentano’s is in liquidation since friday, June 12th, 2009, and is no longer trading. Merci de votre soutien et de votre fidélité pendant toutes ces années.“ As we are informed in LeMonde.fr – Brentano’s liquidation is not due to amazon.fr or other online bookstores like FNAC.com but to very high hire charges in Paris. A symbol of American literature, – the other American culture in Paris, France even in Europe is disappearing. We are also informed in one of the two articles dealing with foreign-language book-shops in Paris in Lemonde.fr – „Une vingtaine de librairies étrangères subsistent à Paris “ that also other foreign languages book-sellers have their problems in Paris, – problems mostly due to rising hire-charges. Actually Paris has only two German bookstores – Marissal Bücher, rue Rambuteau and Buchladen, in Montmartre – not very much for a international cultural capital as Paris . In my eyes – the loss of a traditional bookshop is also in some way a loss of cultural landscape. Of course I am not living in Paris, but in Grünstadt , where we are lucky enough to have two bookstores – Garamond and Buchhandlung Frank – and I buy most of my foreign language books (French, English) at amazon because to far away from any international bookstore, but I think the loss of such a symbol of American literature in Europe is also concerning bibliophile souls in Grünstadt.

Christophe Neff, Grünstadt 10.7.2009

ecologia mediterranea – un nouveau départ !

couvertue-ecologia_mediterranea_2008-34_01.1247218875.jpg Je viens de lire la nouvelle sur le site de telabotanica, exactement sur le petit article intitulé « Le Monde des Plantes n° 497 » présentant le résumé du dernier numéro du « monde des plantes » – la revue « Ecologia mediterranea » reprend du souffle et se lance dans un nouveau départ (voire aussi l‘ article déjà publié en Janvier par telabotanica ). Je pense que « Ecologia mediterranea » était, jusque vers la fin des années 1990, « la revue scientifique» pour les écosystèmes méditerranéens, mais à partir des années 2000 on avait l’impression que tout cela s’endormait un peu. Je me permets ici de citer le dernier éditorial du nouvel Éditeur en Chef Thierry Dutoit (Professeur à l’Université d’Avignon).

« Suite au retard de publication accumulé depuis 2005, le nombre de contributions soumises à notre revue a considérablement diminué et il faut souligner que c’est grâce aux soumissions de nos collègues d’Afrique du Nord et de Méditerranée orientale que notre revue peut continuer à exister et sortir un fascicule par année (huit articles par fascicule). Certains collègues de l’UMR IRD CNRS Institut méditerranéen d’écologie et de paléoécologie(IMEP) se sont également considérablement mobilisés pour permettre à notre revue de continuer à paraître. Ainsi, leurs articles se trouvent disséminés dans les volumes de 2006 à 2008. Qu’ils soient ici considérablement remerciés pour leur contribution à la survie d’une revue d’écologie multilangue non indexée à l’heure où toutes les évaluations convergent vers des publications internationales de langue anglaise. ecologia mediterranea reste en effet une revue scientifique d’écologie méditerranéenne de transfert entre écologie fondamentale et sciences de la conservation. Elle permet toujours la publication d’articles comprenant de nombreux tableaux d’inventaires en annexes qui seront des ressources de données historiques importantes dans les années futures comme en témoignent les nombreuses demandes de copies d’articles parus dans nos précédents numéros depuis 1975. » (Dutoit 2008)

Le dernier point me semble être très important, – enfin une revue où on trouve encore les tableaux d’inventaires – qui souvent dans les grandes revues anglophones dites « ISI » ont disparu ou se retrouvent dans des annexes électroniques – qui, avec le temps, ont tendance à disparaître dans le nirvana électronique. Ceci devrait sûrement être un argument décisif pour attirer des contributions intéressantes. Notons aussi que le prix d’abonnement 26 – 28 € pour les versions internationales me semble être plus que raisonnable, en comparaison avec les prix souvent prohibitifs des revues internationales des Maisons d‘ Editions de Springer & Co qui dépassent souvent les 1000 € pour les abonnements institutionnels. A ce prix d’abonnement on pourrait croire que les bibliothèques institutionnelles auraient plutôt intérêt à acquérir une revue comme Ecologia mediterranea. Oui, le prix invite même à réfléchir à un abonnement personnel – mais où mettre les cahiers de la revue – quand chaque nouveau livre qu’on achète devient un véritable casse-tête – où peut on encore trouver de la place dans la bibliothèque personnelle ? Je pense que une version pdf – au moins pour les abonnements personnels serait une bonne chose.

En plus je trouve la facette francophone / – multi linguale de Ecologia mediterranea plus que sympathique – cela a pour effet que les résultats de la recherche scientifique écologique peuvent être lus et compris par une grande partie des intéressés potentiels dans le monde méditerranéen, car, sauf à Chypre et en Egypte, l’anglais n’a aucune importance comme langue véhiculaire. Travaillant sur les deux rives de la méditerranée, je crois que le français reste après tout « la langue scientifique » dans le domaine forestier, environnemental et agronome (au moins dans la partie occidentale de la méditerranée) En Allemagne l‘ importance de l‘ allemand comme langue scientifique est presque descendue à zéro ,voir les 7 thèses sur la valeur de l‘ allemand comme langue scientifique, – c‘ est pour cela que moi-même j‘ ai signé ces 7 thèses pour le maintien de l‘ allemand comme langue scientifique. Même si la situation dans les pays francophone des deux bords de la méditerranée n’est pas encore comparable à la situation en Allemagne, – je pense que la revue Ecologia mediterranea – peut aussi contribuer au disséminement de résultats de recherche écologique dans un environnement méditerranéens francophone. Une seule chose que je regrette un peu, ni l’espagnol, ni l’italien ni le portugais ne sont plus acceptés comme langue de publication. Des articles en espagnol ou en italien auraient peut être pu aussi apporter un plus vaste potentiel de lecteurs pour la revue (et peut être aussi attirer des manuscrits intéressants).

Je souhaite bonne chance au nouveau départ de « Ecologia mediterranea » – en espérant que la revue retrouve son ancienne forme et redevienne la revue « biogéographique & écologique du monde méditerranéens – de la mare nostrum de l’ancien monde ».

Sources :

Dutoit, T (2008) : Éditorial. Ecologia mediterranea Revue internationale d‘ écologie méditerranéenne – Mediterranean Journal of Ecology, Vol 34, 2008.

Christophe Neff, Grünstadt le 10.7.2009

P.S. : Une partie des anciens numéros d’Ecologia mediterranea sont chargeables ici , – mais je crois, si j’ ai bien compris, qu’il ne s’agit que d’ un service temporaire.

1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes

La saison d‘ incendie 2009 en France a commencé par un incendie dans les Landes à Meilhan où à peu près 200 ha de pins maritimes ont brûlé. Ceci était à prévoir, car la Forêt des Landes est, après les dégâts provoqués par la tempête Klaus , particulièrement propice aux départs d’incendies. Personnellement, je pense qu’à cause des conséquences de la tempête Klaus la Forêt des Landes est même une des régions françaises les plus menacées par les risques d’incendies. Beaucoup plus que les forêts, maquis et garrigues méditerranéens, – même si le risque, comme chaque été, est particulièrement élevé dans les écosystèmes méditerranéens, il n’est pas comparable aux risques encourus par les forêts des Landes, car celles-ci accumulent un très grand potentiel de « masse combustible »qui dépasse largement la moyenne des forêts, maquis et garrigues méditerranéens. Les incendies de forêt qui menacent les forêts de pins maritimes peuvent être particulièrement meurtriers, même si la mémoire collective en France l’a presque oublié. Cela rappelle un peu les souvenirs du feu de la Lüneburger Heide en Allemagne en 1975 ( voir mon billet Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens du 4.6.2009). Il y a juste 60 ans que la Forêt des Landes fut parcourue par les plus terribles feux de forêts français- ce qui coûta la vie à 82 personnes. Je pense même qu’au niveau européen ,ce fut un des plus meurtriers feux de forêts des dernières décennies.(Les feux de l‘ été 2007 en Grèce ne firent que d’après les sources divergeantes, entre 60 et 70 morts) Le feu dura du 19.8.1949 au 27.8.1949 dans un triangle entre Cestas , Le Barp , et Mios ; – plus de 50.000 ha de forêt de pins furent brulés, 710 ha de Landes, plusieurs centaines de blessés, 82 décès (Deville, J. 2009 p. 137) : . Jamais depuis les forêts françaises n’ont dû subir d‘ incendie d’une ampleur comparable. Espérons qu’un tel drame, surtout au niveau des pertes humaines ne se reproduira pas. Comme je l’ai écrit cet événement a été oublié du grand public. On ne trouve même pas d’article sur le feu de forêts meurtier des Landes de 1949 sur wikipedia.fr – par comparaison, l’événement du feu de la Lüneburger Heide qui à lui, son article dans wikipedia.de – on se rend compte à quel point l’incendie des Landes de 1949 a disparu de la mémoire collective française.

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Signalons qu’un livre récemment publié par Joan Deville sous le titre « L’incendie meurtrier – dans la forêt des Landes en août 1949 » – permet de sortir cette partie de l’histoire des incendies des forêts françaises de l’oubli. Le livre est divisé en deux parties. Dans la première partie, nommée « contexte du drame » après une brève description de la forêt landaise de 1949 l’organisation et l’équipement de la lutte contre les feux forestiers en 1949 sont expliqués. La seconde partie du livre intitulée « du 19 au 27 aout 1949 – l’incendie meurtrier – la chronologie de l’incendie est rapportée minutieusement. En plus, les chapitres sont enrichis par de nombreux témoignages d’époque (sapeurs-pompiers, militaires, gendarmes etc). Dans le chapitre 13 intitulé « les registres de l’état civil » sont énumérés par noms, fonctions et lieux de décès – les morts de l’incendie. Le livre de Joan Deville a le mérite de nous retirer de l’oubli ce feux gigantesque qui ravagea les Landes il y 60 ans. Il devrait aussi nous rappeler, même si on peut penser qu‘ au niveau secours nous sommes beaucoup mieux organisés aujourd’hui‘ hui, que de tels drames pourront, ressurgir en France, en Europe. Je pense même que l‘ incendie des Landes, ou le feu de la Lüneburger Heide pourrait être un peu le modèle de feu de forêts auxquels nous devrons peut être de plus en plus faire face avec les changements climatiques en dehors de écosystèmes méditerranéens, – en France (forêts des collines sous-vosgiennes par E.) ,en Allemagne (Fôret noire, forêts seches de la Haardt en Palatinat par E.) – des feux difficilement maitrisables à cause de leurs grandes charges de masse combustible, avec risque de formation de feux convective, tornade de feux (comme décrite dans le livre Deville), donc des feux rappelant plutôt les feux de forêts boréales, ou les feux de forêt de l‘ arc pacifique américain (British Columbia, Oregon, Montana, Californie, Washington), que les feux méditerranéens.

Revenons à l’incendie des Landes en 1949 – pour tout lecteur qui s’intéresse un peu aux détails et à la chronologie de l’incendie des Landes , surtout en ce qui concerne le point de vue des pompiers, – la lecture du livre de Joan Deville « l‘ incendie meurtrier – dans les forêts des Landes en août 1949 » est certainement très enrichissant .

Source :

Deville, J. (2009) : L’incendie meurtrier – dans la forêt des Landes en août 1949. Paris (les Éditions des Pompiers de France), (ISBN 978-2-916079-20-2)

Christophe Neff, Grünstadt le 6.7.2009

P.S. (17.8.2009) : Dans le billet « Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes » on trouve des infos complémentaires sur l’incendie de la Forêt des Landes en 1949.

P.S. (15.03.2023) : Puisque le billet « 1949 – l’incendie meurtrier dans la forêt des Landes » est certainement l’un des billets les plus consultés du blog Paysages, j’ai décidé de déposer une capture d’écran de l’article/ Pdf impression dans la bibliothèque KIT-Open. DOI: 10.5445/IR/1000131914

As the post „1949 – l‘ incendie meurtrier dans la forêt des Landes “ is certainly one of the most consulted posts of the blog paysages I decided to deposit a screenshot/ Pdf printout of the post in the KIT-Open library. DOI: 10.5445/IR/1000131914

Some words in English concerning – « F comme Freidoune – et ouvrons-leur nos portes quand ils en auront besoin ».

One week ago I wrote this posting in French: « F comme Freidoune – et ouvrons-leur nos portes quand ils en auront besoin . » , which means basically translated « F like Freidoune – and we should open our doors when they will need us». It was a little text concerning my hesitation about the person of Mousavi, – the ignorance of the media concerning his political career as he was prime minister of the Iranian republic. But as John Simpson wrote recently , „I remember interviewing him in the 1980s, and I cannot say he impressed me then as being particularly liberal; rather the contrary. But he is certainly different now.“ (Concerning Moussavi I also wrote a short posting in French „moussavi héro malgré lui “ discussing the analyze of Ulrike Putz of Moussavi in Spiegelonline „Held wider Willen“). Perhaps Mousavi has changed now. Most of the part of the posting as the title describes it, was dedicated to consequences what we perhaps could call the week of the „green marching“ in Tehran last week. One week ago in my posting I feared that the green marching would end or in a bloody oppression (Que l’espoir de liberté en Iran soit coulé dans un bain de sang), or in cold repression and massive intimidation (simplement anéanti par une répression froide et une intimidation massive ) by the Iranian government, – and appealed to the European government , in fact „nos frontiers“ – means particularly France and Germany, countries where I live – to open the frontiers for the Iranian refugees that I expected to come.

I also remembered in this posting that in 1956, after the 1956 Budapest insurrection Austria, the small state of Austria opened their borders for 70.000 refugees from Hungary, – more than 200.000 transited Austria to gain mainly West-Germany, Canada and the U.S. Now a week has passed and the news coming from Tehran are not inspiring confidence, – I fear that what I wrote last week could become a real scenario – in the next days – or is a real scenario – . Marie Claude Decamps from Le Monde tells her « Vives inquiétudes en Iran sur le sort des victimes de la répression » sorrows concerning the victims of repression in Iran. One could read in Spiegelonline Ajatollha fordert Todesstrafe für Regimegegner that Ajatollha Ahmed Chatami claimed death penalty for the leaders of the mass protests in Iran. Actually massive repression is on the Agenda in Tehran.

No good news from Tehran, – exactly as I feared it last week. As I wrote last week – «ouvrons-leur nos portes quand ils en auront besoin »«we should open our doors when they will be knocking and ask for our help». We should grant them political asylum and also if necessary protect them, because I could be that they also will need our protection here in Europe, – just remember Shapour Bakhtiar and many others. I hope that France, Germany, the U.S. – the free states of the world will grant asylum to those who will flee the repression in Iran. I hope, but I am not sure – they will. Last week our media were celebrating the Teheran demonstrators as heroes, – but will anyone celebrating them – when they will stand at our borders and demand a safe haven and protection in our countries? I hope we will not forget them.

Christophe Neff, Grünstadt 28.6.2009

Un certain regard sur le paysage disparaît : Kodak arrête la production du Kodachrome – Kodak kills kodachrome

Kodak arrête la production du Kodachrome , le monde.fr l’a annoncé déjà hier, – le Spiegelonline aujourd‘ hui dans Netzweltticker , où on trouve une belle petite petite histoire chez Reuters – Kodak kills Kodachrome film after 74 years (on a bien l‘ impression que l‘ article du monde n‘ est qu‘ une traduction légèrement adaptée du texte de Reuters). Dans l‘ article du Monde un lien vers le site de SteveMcCurry où on trouve quelques mots sur la disparition du Kodachrome dans son blog « Kodak To Discontinue Kodachrome ». Un certain regard sur le paysage disparaît, – une certaine vision de notre mémoire, de notre image de nous -mêmes va donc disparaître. Dans un certain sens le kodachrome est naturellement lié à la photo de SteveMcCurry de Sharbat Gula qui figurait comme couverture dans le National Geographic de juin 1985 .

Mais en réalité le kodachrome ne se résume pas à la photo de McCurry. D‘ une part – dans le Kodachrome C – 64 – furent mémorisées les images d‘ enfance des babyboomers, que ce soit aux Etats-Unis, en France, en Allemagne ou ailleurs. Mon père, mes grands-parents furent aussi de ces photographes amateurs utilisant le C- 64, – et encore aujourd’hui ces photos datant des années 1950, 60 et quelques brillent dans leurs couleurs originales sans aucune pâleur. Les couleurs des souvenirs encaissés dans les photos numériques pourront- elles aussi autrant briller dans 30 ou quarante ans, voire cinquante ans comme le font encore les diapositives tirées des C- 64. Quelle est la longévité d‘ un cliché numérique, -sur quel support l‘ image voyagera-t-elle à travers le temps? Il y a même des spécialistes qui pensent que même si en ce moment nous sommes littéralement envahis par les photos numériques ce ne seront que des images éphémères – et dans quelques années toute une génération va s‘ apercevoir de ce que sa propre mémoire photographique a disparu.

Parlons de couleurs, – le C- 64, – fut longtemps le film de référence pour la photographie des paysages, – surtout à cause de la finesse du grain et des couleurs reproduites, considérées comme très proches des couleurs naturelles. Avec le C – 64 un certain regard sur le paysage disparaîit, reflets et lumières du Kodachrome s‘ évanouissent dans le vide. Les rêves aussi se dissipent, – j‘ ai toujours rêvé faire une fois dans ma vie des vacances – un voyage de découverte de paysages et d’hommes oubliés sur les rives de la méditerranée avec une vielle Leica M- 4 ou 5 (ou même un M-7) – une reflex un peu plus moderne, et des films Kodachrome C- 64 en poche, ce rêve est donc terminé ! En outre il devient de plus en plus difficile d‘ acquérir de bons appareils reflex analogues. La photographie de paysage analogue (diapositive) est avec la disparition du C-64 Kodachrome devenue encore plus que jamais un art d‘ initié. Combien de temps va-t il encore survivre ?

Christophe Neff, Grünstadt le 24.6.2009

P.S: Et voici le site commemorative de Kodak pour le Kodachrome: A thousand word – tribute to Kodachrome : A Photography Icon .

Moussavi : héros malgré lui (résumé d’une analyse d’Ulrike Putz dans Spiegelonline)

Dans mon dernier billet datant d’ hier (Samedi 20.6.2009), j’avais émis quelques doutes envers le personnage de Mir Hossein Moussavi . Pour les lecteurs germanophones j’aimerais simplement donner le lien vers une analyse intéressante d’ Ulrike Putz sur Moussavi publié (Held wider Willen / Moussavi Héros malgré lui) dans Spiegelonline . Ulrike Putz est une journaliste indépendante allemande (freelanced), qui écrit principalement pour le Spiegel, – et qui est parfois critiquée pour ses virulents articles « anti-israéliens». Néanmoins je considère qu’elle est actuellement une des rares journalistes allemands en service compétents pour le Proche-Orient. Dans ce contexte son article « Jagdszenen in Teheran » (scènes de chasse à Téhéran) est sûrement aussi un document intéressant. L’article sur Moussavi de Putz reflète très bien, je pense ,les doutes et les espérances qui sont liés au personnage de Moussavi. L’article d’Ulrike Putz mériterait d’être traduit en français et publié dans un grand quotidien francophone. Moussavi va soit gagner avec la révolution verte, une révolution qu’il ne voulait pas « Mussawi wurde zum Held einer Revolution, die er eigentlich gar nicht wollte. »soit il sombrera avec elle. (cf. une analyse similaire de Marie – Claude Decamps dans le Monde sur Moussavi ). Pour finir, – même si j’ai quelques doutes sur le personnage de Moussavi, j’espère profondément que le soulèvement de la vague verte en Iran puisse au moins libérer l’Iran des pires monstruosités moyenâgeuses comme la lapidation des femmes, la pendaison des enfants, la torture systématiques etc. Malheureusement je n’ai pas trop d’espoir – et ce soulèvement des citadins des grandes villes iraniennes – me rappelle (comme je l’avais déjà écrit hier ) un peu l’insurrection de Budapest en 1956.

Christophe Neff, Grünstadt le 21.6.2009

 

P.S. : Dans ce contexte j’aimerais attirer l’ attention sur le site de la campagne de Stop Child Execution – ainsi que sur la pétition française cette association fondée par Nazanin Afshin-Jam .

 

F comme Freidoune – et ouvrons-leur nos portes quand ils en auront besoin.

F comme Freidoune, – Freidoune est écrit sur la blouse blanche du médecin, – je lui demande si il est originaire d’Iran. Il sourit, – il n’y a sûrement pas beaucoup d’allemands qui savent que Freidoune est un nom persan. Nous entamons une petite conversation, juste pendant que le guide suprême Ali Khamenei tient son discours tant attendu à Téhéran. Nous échangeons quelques mots, le kinésithérapeute attend, donc la conversation est courte. Je pars vers le Kiné, – pendant que le guide suprême brandit ses menaces contre le mouvement de protestation de Téhéran.

F – comme Freidoune Sahebjam , je me souviens du livre « La Femme lapidée » que j’avais lu au début des années 1990. C’était juste en revenant d’un séjour en Afrique, où j’avais remarqué comment l’argent wahhabite plantait des mosquées partout dans le Sahel, dans le Soudan. En ce temps- là cela m’avait beaucoup impressionné, ce changement de paysage dans le Soudan le «bilâd as-sûdân» des géographes arabes qui annonçaient déjà le retour de l’islamisme sur la scène politique. En plus, avec la lecture de « la revanche de dieu » de Gilles Kepel qui sortait en 1991 en tête, je sentais que la géographie humaine dans un arc allant de l’océan atlantique jusqu’à l’océan indien, allait subir un changement dramatique. Ajoutons que la petite bibliothèque de l’institut de géographie de Mannheim de l’université de Mannheim était gorgée d’œuvres sur l’Afghanistan et l’islam politique, car cet institut fut le « fief » de la « Arbeitsgemeinschaft Afghanistan » (recherche géographique et scientifique allemande sur l’Afghanistan, association fondée par Carl Rathjens et Willi Kraus) – co-dirigée par Christoph Jentsch durant les années 1980 – 90 . En plus l’Institut sous la Direction de Christoph Jentsch en colloboration avec la Arbeitsgemeinschaft Afghanistan publia divers ouvrages dans la Stiftung Bibliotheca Afghanica (fondation de bibliothéque Afghan ) sur Afghanistan, dont une des rares géographies régionales de l‘ Afghanistan moderne (Burcher-Dietschi & Jentsch (1986): Afghanistan – Ländermonographie). Donc dans notre bibliothèque de géographie à Mannheim, on y trouvait des livres tels que « Afghanistan, Islam et modernité politique » de Olivier Roy , livre que j’avais dévoré comme étudiant, – livre qui mériterait certainement une relecture. Tous ces « trésors » de la bibliothèque de l’institut de géographie de l‘ universtité de Mannheim ont jadis disparu avec la fermeture de l’institut de géographie décidée par le rectorat de Hans – Wolfgang Arndt en 2001 – la bibliothèque a été dissoute – quelques livres ont été intégrés dans la bibliothèque universitaire de Mannheim, quelques livres sur l’Afrique francophone et les paysages méditerranéens ont été transférés à la bibliothèque de l’institut de géographie de l’ université de Karlsruhe, le reste a plus ou moins disparu.

Revenons sur le discours de Ali Khamenei, – l’objectif est clair, – les menaces envers les manifestants sont à peine voilées – on peut vraiment craindre le pire. Au moment où j’écris ces lignes, samedi après midi le 20.6.2009 vers 15.15 jusqu’à présent pas encore de mauvaise nouvelle de Téhéran. Mes sympathies sont avec les manifestants verts, mais en fait je n’ai aucun espoir pour le mouvement. J’aurais bien aimé écrire d’autres mots.

De plus beaucoup de nos organes de presse se trompent, voire ont la mémoire courte, voire très courte, – en peignant Mir Hossein Moussavi comme un modèle de la pensée démocratique une vision étrange ,vu son passé politique –. Même si on peut considérer comme Asfin Molawi dans Spiegelonline que Moussavi a complètement changé, ou comme Nazanin Afshin-Jam qui pense que Moussavi pourrait faire des premiers pas vers un régime plus ouvert et plus liberal (Interview dans Spiegelonline ) – je reste personnellement très sceptique sur le personnage de Moussavi. Espérons le meilleur pour ce mouvement des middle-classes & étudiants iraniens. Espérons aussi que si les dirigeants actuels iraniens mettent leurs menaces en action, – nous en Europe, nos gouvernements seront prêts à accueillir les réfugiées iraniens qui frapperont à notre porte. Que l’espoir de liberté en Iran soit coulé dans un bain de sang, ou simplement anéanti par une répression froide et une intimidation massive – espérons que nos frontières resteront ouvertes pour les réfugiés iraniens qui vont être obligé de quitter leur pays.

Souvenons- nous, qu’après l’insurrection de Budapest en 1956 – la petite Autriche accueillait 70.000 réfugiés hongrois, de plus 200.000 réfugiés transitaient via l’Autriche vers l’Allemagne, les U.S.A, le Canada. Espérons le meilleur pour le mouvement de liberté qui bouleverse l’Iran en ce moment – et ouvrons quant à nous nos portes quand ils en auront besoin.

Sources et ouvrages cités :

Burcher-Dietschi, P., Jentsch, C.(1986): Afghanistan – Ländermonographie, (Stiftung Bibliotheca Afghanica), Liestal.

Kepel, G. (1991): La revanche de dieu, (Le Seuil), Paris.

Roy, O (1985): Afghanistan, Islam et modernité politique, (Le Seuil), Paris.

Sahebjam, F. (1990):La Femme lapidée, (Grasset), Paris.

Christophe Neff, Grünstadt le 20.6.2009

Gedanken zur Lage der deutschen und französischen Sozialdemokratie – mit Fallbeispielen zur politischen Landschaft aus Schramberg und Grünstadt nach den Europa und Kommunalwahlen am 7.6.2009

Dunkle Wolken türmen sich über dem Oberrheingraben. Der Wind schiebt immer wieder Wolkenpakete gen Osten, die Birke scheint silbern im Sonnenlicht. Ach ja, letzthin gab es auch Wahlen, aber zumindest bei uns in Deutschland sind die Hohenpriester der Deutungshohheit von politischen Ereignissen schon fast wieder verstummt, – das Ereignis liegt fast schon zu weit entfernt. Soweit man der veröffentlichten Deutungshoheit folgt, dann kann man fast immer von der europaweiten Krise der Sozialdemokratie lesen, aber dass die CDU über 5 % an , ja fast 6% Stimmenanteilen verlor, das scheint irgendwie fast untergegangen zu sein. Ich glaube zwar auch, dass es so etwas wie eine Krise der Sozialdemokratie gibt, aber dass kaum jemand die doch recht beachtlichen Stimmenverluste von CDU und CSU analysiert, interpretiert – dies erscheint mir in der Tat auch beachtlich. Vielleicht ist die Krise der Sozialdemokratie zumindest in Teilen auch eine von den Medien herbeigeredete Krise. Ich glaube jedoch auch, dass angesichts der „Sozialdemokratisierung“ der CDU, sich manch ein Wähler noch fragt weshalb er oder Sie noch SPD wählen soll. In Deutschland ist zumindest in Teilen die Sozialdemokratisierung der CDU meines Erachtens ein großes Problem für die SPD geworden. Weshalb ich der Analyse von BroderVielleicht deswegen: Deutschland (und ein großer Teil von Europa) ist in den letzten Jahrzehnten dermaßen gründlich sozialdemokratisiert worden, dass die Marke SPD ihre Singularität verloren hat. Im Bundestag sitzen, mit Ausnahme der FDP, nur noch Parteien mit einer sozialdemokratischen Programmatik, die sich allenfalls in Marginalien voneinander unterscheiden. Die CSU z.B. steht in vielen Fragen links von der SPD, die CDU strahlt oft grüner als die Grünen und die Linke wartet nur auf die Gelegenheit, am Katzentisch der SPD Platz nehmen zu dürfen. Wenn also fast alle Parteien sozialdemokratische Angebote verbreiten, gibt es für den Wähler keinen Grund, die SPD zu bevorzugen“ in Spiegel online eigentlich nur zustimmen kann. Aber vielleicht ist die Sozialdemokratisierung unser Gesellschaft, und vor allem der CDU noch gar nicht soweit fortgeschritten wie wir vielleicht glauben wollen, – da wird es nach den Bundestagswahlen im Herbst, sollte „schwarz-gelb“ die Regierungsmehrheit tatsächlich erlangen, für manch einen noch ein böses Erwachen geben. Das Wahlergebnis der deutschen SPD erscheint mir im Vergleich zu anderen sozialdemokratischen Parteien, da braucht man eigentlich nur über den Rhein zu schauen, so katastrophal nicht zu sein. In Rheinland – Pfalz , im Land des von der SPD-Spitze weggeputschten Kurt Beck hat die SPD im Gegensatz zu anderen Bundesländern keine Stimmen verloren. In Baden-Württemberg hat die SPD beispielweise 1,5 Stimmenprozent verloren (Bundestrend 0,7%), – da sollten die Putschisten von damals nochmals tief in sich gehen, angesichts diese doch sehr mageren Bilanz. Auf regionaler und lokaler Ebene, – es fanden ja noch Kommunalwahlen in manchen Bundesländern statt, – ergibt sich ein sehr differenziertes Bild.

In der Raumschaft Schramberg, Gegend in der ich aufgewachsen bin, ist die CDU immer noch die dominierende Kraft , aber die SPD konnte immerhin um ein Prozent zulegen . In diesem Zusammenhang erscheint mir jedoch das Ausscheiden von Elke Ringl-Klank aus dem Schramberger Gemeinderat als besonders tragisch. Als ich Filipetti ‘ s Roman „Les derniers jours de la classe ouvrière gelesen“ habe ,(siehe auch mein Billet II. Un blog sur les paysages: ein kleiner Prolog auf Deutsch) habe ich oft an das Ehepaar Dr. Werner Klank und Elke Ringl – Klank aus Schramberg denken müssen, – echtes schramberger sozialdemokratisches Urgestein, – im Grunde die letzten Helden einer aussterbenden Klasse, – etwas prosaischer formuliert – vielleicht einer der letzten Helden der Arbeiterklasse, der Sozialdemokratie vom alten Schlage. Einer der Persönlichkeiten die den SPD Ortsverein Schramberg über Jahrzehnte entscheidend geprägt haben. Im Grunde genommen sollte ich beiden vielleicht irgendwann ein eigenes „Billet“ in meinem Blog widmen, denn irgendwie sind beide Elke und Werner schon ein Teil der politischen Geschichte der Raumschaft Schramberg geworden. Was die politische Geschichte Schrambergs betrifft, sei noch darauf hingewiesen, dass Elke Ringl – Klank zusammen mit Gernot Stähle (2003) eine Broschüre mit durchaus wissenschaftlicher Qualität über die Geschichte der Arbeiterwohlfahrt Schramberg herausgegeben hat. Werner Klank ist ja wieder zum Kreisrat gewählt worden, – hier hat die SPD sogar in der Person von Dr. Josef Günter ein zweites Mandat für Schramberg im Kreisrat errungen. Werner Klank wird also weiterhin als politischer Mandatsträger aktiv sein, wobei ich hoffe, daß seine Frau Elke weiterhin der Sozialdemokratie erhalten bleibt, denn im Grunde genommen, gehören Menschen wie Elke Ringl Klank zu der Sorte Mensch und Politiker die die deutsche Sozialdemokratie dringend braucht, will diese à la longe nicht untergehen. Ansonsten ist die Raumschaft Schramberg wie gehabt fest in CDU Hand, wobei längst nicht mehr die 50 – 60 % Werte wie vor zwanzig/dressig Jahren noch, erreicht werden. À propos Schramberg – als regelmäßiger Leser der NRWZ hat es mir fast den Atem verschlagen als ich erfahren musste, dass das Schramberger Krankenhaus mehr oder weniger kurz vor der Schließung steht. So muß es zumindest dem Leser aus der Ferne beim Lesen der diversen Artikel und Leserbriefe in der NRWZ erscheinen. Man kann nur hoffen, dass sich die Schramberger Mandatsträger aller politischen Couleur zusammentun, und erfolgreich verhindern, dass das Schramberger Krankenhaus geschlossen wird. Aus geographischer Sicht hätte der Verlust des Krankenhausstandortes in Schramberg durchaus spürbare Konsequenzen, – Schramberg würde auch als Mittelzentrum ohne Krankenhaus völlig bedeutungslos, – und würde die Funktion eines Mittelzentrums à la long dann ganz verlieren.

Schwenken wir um nach Grünstadt , – Grandezza und Tristezza der Sozialdemokratie liegen hier ganz nah beinander. Die SPD die einst im Grünstadt fast 35 Jahre die politische Kraft darstellte ist tief abgestürzt, der Bürgermeisterkandidat der SPD Jochen Weber scheiterte in den Bürgermeisterwahlen, ja er schaffte es nicht mal in die Stichwahl, – im Gemeinderat stellt die SPD nur noch 8 von 28 Stadtratsmitglieder. Hier hatte die SPD einstmals die Mehrheit. Die beherrschende Kraft im einst sozialdemokratischen Grünstadt sind nun CDU und freie Wähler. Die Gründe für diesen Absturz sind feudale verkrustete Strukturen und eine vordemokratische politische Kultur die wohl tief im Grünstadter SPD Ortsverein verankert ist bzw. war. Dies zeigte sich übrigens überausdeutlich bei der Kür des Bürgermeisterkandidaten im April 2008 – und hierzu greife ich zu einem Zitat aus der Rheinpfalz vom 21.4.2008 „Dass Jochen Weber, der Sohn von Altbürgermeister Ludwig Weber, sich als einziger Bewerber der Versammlung präsentierte, schien zwar nicht allen Anwesenden zu gefallen, doch nur einer stellte den Antrag, die Wahl des Bürgermeister-Kandidaten zu verschieben. Es sei keine echte Wahl, wenn die Mitglieder nur über einen Bewerber zu entscheiden hätten, sagte Dr. Christophe Neff. Es gebe einen zweiten Interessenten, der allerdings derzeit krank sei. Daher sollte die Wahl verschoben werden. Es gebe keinen Zeitdruck, man könne ruhig acht Wochen zuwarten, sagte Neff , der vor neun Jahren aus Baden-Württemberg nach Grünstadt kam. Wenn jetzt die Wahl durchgezogen werde, wirke das, als gebe die SPD „Ämter als Erbhöfe weiter“. Das habe ein „Geschmäckle“. (Die Rheinpfalz (Unterhaardter Rundschau) (21.4.2008))“ – der Wähler hat das Geschmäckle berechtigterweise nicht sehr goutiert. Wie tief der Absturz der Grünstadter SPD tatsächlich ist, wird richtig deutlich, wenn man dem gegenüber das Ergebnis der wiedergewählten SPD-Landrätin Sabine Röhl die im Kreisdurchschnitt ca. 56 % der Wählerstimmen erhielt, und in Grünstadt sage und schreibe ein Ergebnis von 62 % erreichte, betrachtet. Der glücklose Bürgermeisterkandidat der SPD Jochen Weber erhielt gerade mal knappe 23% der Wählerstimmen. Der fulminante Wahlsieg von Sabine Röhl zeigt zwei Dinge – Sozialdemokraten können Wahlen gewinnen (auch gegen Bundestrends). Die Sozialdemokratie, die zur Zeit von allen möglichen Kommentatoren schon zu Grabe getragen wird , hat auch eine Zukunftsperspektive, soweit diese von politischen überzeugenden Menschen vermittelt und getragen wird.

Abschliessend noch ein kleiner Blick über den Rhein – zum Zustand des P.S. ist eigentlich nicht viel zu sagen. Ich hatte in meinem Villa Jasmin – Billet darauf hingewiesen, dass aus meiner Sicht der P.S. als wichtige politische Größe in Frankreich kaum noch wahrnehmbar sei. Das war sogar noch vor der Europawahl, – und das Ergebnis der Europawahl hat diese Aussage einfach nochmals bestätigt. Dem ist eigentlich nichts hinzuzufügen.

Es gibt aber noch einen Punkt den ich in Bezug auf Frankreich herausheben möchte, und hier stimme ich den Aussagen von Claire-Lise Buis in ihrem deutsch – französischen Blog Berlin en parle durchaus überein – und zwar in der Bewertung des Wahlerfolges der Liste Europe Écologie die von Daniel Cohn – Bendit angeführt wurde, – auch wenn ich es nicht ganz so überschwenglich formulieren möchte wie Berlin en parle. Der Wahlerfolg von Europe Écologie zeigt, daß man durchaus mit einem auf Europa fokussierten Wahlkampf Erfolg haben kann, daß man mit der europäischen Idee Wähler mobilisieren kann. Weiterhin, und dies scheint mir fast ebenso zentral zu sein, man kann in Frankreich Wahlen gewinnen ohne in einen plumpen, platten ja zum Teil vulgären Antisarkosyzismus zu fallen. Wahlen gewinnt man mit politischen Argumenten und nicht indem man Sarkozy verteufelt. Der vulgärproletarische Antisarkosyzismus, den man teilweise auch in den Kommentaren der Leserforen von Le Monde findet, mag bei den Schreibern von solchen Kommentaren wohl kurzzeitig ein Gefühl der Befriedigung hervorrufen (und bei manchen Lesern vielleicht auch), aber im großen und ganzen dürfte er politisch eher kontraproduktiv wirken. Ich kann darüber nur den Kopf schütteln.

Ich möchte meinen kurzen Überblick über die politische Landschaft nach Europa und Kommunalwahlen, – in Deutschland, Frankreich, Schramberg und Grünstadt mit folgendem Statement beenden; – die Sozialdemokratie hat zur Zeit wohl auf allen politischen Ebenen keinen leichten Stand, – aber die Sozialdemokratische Idee – die manch einer der politischen Kommentatoren jetzt schon zur Grabe trägt – diese Idee hat durchaus Zukunft, – Sozialdemokraten können auch heute in schwierigem Umfeld Wahlen gewinnen – das zeigt das Beispiel von Sabine Röhl im Landkreis Bad Dürkheim sehr schön.

Christophe Neff, Grünstadt le 11.6.2009

Quellen:

Die Rheinpfalz (Unterhaardter Rundschau) (21.4.2008): SPD legt sich auf Jochen Weber fest .

Filippetti, A. (2003): Les derniers jours de la classe ouvrière. (Stock, le livre de poche)

Stähle, G., Ring-Klank, E. (Hg.) (2003): 75 Jahre Arbeiterwohlfahrt Schramberg. AWO Schramberg.

Dépêches du grand bouleau – Depeschen von der großen Birke

unsere Birke 8.6.2009Depuis presque deux semaines j‘ écris ou j‘ essaye de construire mon blog depuis mon infirmerie au-dessus des toits de Grünstadt. Je vais catégoriser tous les articles qui sont dûs au long congé de maladie, les conséquences de l’accident du 2.5. en tant que « Dépêches du grand bouleau ». C’est le grand bouleau de notre jardin que je vois quand je regarde à travers les fenêtres, le grand bouleau qui m’accompagne dans mes voyages à travers les paysages et images imaginaires de mes lectures. Je ne sais pas si je pourrai continuer à écrire mon blog une fois guéri, quand je recommencerai à travailler. Dans Spiegelonline , Felix Salmon nous livre 10 raisons pour expliquer pourquoi la blogosphère en Allemagne n’est pas vivante. 10 bonnes raisons, mais il oublie une onzième, – le temps, le temps manquant.
J’ai l’impression que la génération des 35 à 45 ans, surtout s’ils ont de la famille, des enfants, est toujours en train de courir après le temps. Le temps qui file entre les doigts, sans qu’on puisse pour un moment l’attraper et l’arrêter un instant. Donc une fois guéri, le rythme de mes billets va certainement diminuer. Ce que Felix Salmon oublie, et ceci est essentiel, pour écrire un blog, on a besoin de temps libre.

Seit zwei Wochen schreibe ich nun an meinem Blog, sozusagen vom Krankenzimmer über den Dächern von Grünstadt. Ich werde alle Artikel die ich während meiner Genesungszeit erstelle, als Dépeches du grand Bouleau – auf Deutsch – Depeschen von der großen Birke kategorisieren. Es ist die große Birke die ich sehe wenn ich aus dem Fenster schaue, die große Birke die mich auf meinen Reisen durch die imaginären Landschaften & Bilder meiner Lektüren begleitet. Ich weiß jedoch nicht ob ich, wenn ich erst einmal genesen bin, am Blog weiterschreiben werde.
Im Spiegelonline liefert uns Felix Salmon 10 gute Gründe weshalb die Blogosphäre in Deutschland nicht lebhaft ist, bzw. nie lebhaft sein wird. Er vergißt jedoch einen 11 Grund, die Zeit, die fehlende Zeit. Ich habe das Gefühl, daß der Generation zwischen 35 und 50, vor allem denjenigen die Familie und Kinder haben, immer die Zeit davon läuft. Immer rennt einem die Zeit davon ohne daß man diese zu fassen bekommt, sie zerrinnt einem regelrecht zwischen den Fingern. So werde ich wohl, wenn ich erst einmal von den Unfallfolgen genesen sein werde, wesentlich weniger Blogeinträge tätigen werde. Das wesentliche was Felix Salmon nämlich vergißt, um ein Blog zu schreiben, braucht man freie Zeit.

Christophe Neff, Grünstadt le 8.6.2009

Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens: (Écologie et biogéographie des forêts du bassin méditerranéen ; The Nature of Mediterranean Europe – an Ecological History ; Le feu dans la nature – mythes et réalité)

Attention au Feu Cap Leucate Mai 1996 bearb

Attention au feu : photo prise au Cap Leucate Mai 2006 (Photo: C.Neff )

En voyageant depuis mon infirmerie au-dessus des toits de Grünstadt, avec le Père Chapdelaine, sa fille Maria et le cheval Charles-Eugène à travers les terres incendies de la img_0003photoshopbearb.1244201370.jpgforêt québécoise longeant la rivière Péribonka : » les Maisons depuis le village s’espaçaient dans la plaine s’évanouirent d’un seul coup, et la perspective ne fut plus qu’une cité de troncs nus sortant du sol blanc. Même l’eternel vert foncé des sapins, des épinettes et des cyprès se faisait rare ; les quelques jeunes arbres vivant se perdaient parmi les innombrables squelettes couchées à terre et recouvert de neige, ou ces autres squelettes encore debout, décharnés et noircis. Vingt ans plus tôt les grands incendies avaient passé par là, et la végétation nouvelle ne faisait que poindre entre les troncs morts et les souches calcinées. » Hémon (1954, 21), – en lisant cette partie du roman de Hémon, qui est, à ma connaissance une des premières descriptions « littéraires » de la dynamique végétale après incendies de forêts , quelques images et pensées me viennent à l’esprit.

Buchdeckel Nils HolgersonA ce que je sache, le « Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson à travers la Suède » de Selma Lagerlöf, paru en 1906/1907 – qui était conçu comme manuel de géographie pour l’école primaire en Suède, ce qui est souvent oublié de nos jours – était une des premières œuvres littéraires, manuel scolaire (et dans ce sens aussi un document scientifique) traitant des feux de forêts. Dans « Nils Holgersson » nous trouvons donc une description d’un feu de forêt (dans l’original = XLII. En morgon i Ångermanland Skogsbranden ), mais si je me souviens bien, pas de description ou image de la reconquête végétale après incendies comme dans le roman de Hémon, paru la première fois en 1914 sous forme de feuilleton, mais une description de l’ incendie, du feu de forêt ravageur, de la mer de flammes meurtrières qui menace forêt, animaux et les hommes.

 

W.B.F Leuk - Albinen Höhe 1213 Blick auf tote Kiefernreste 5.7.2

Squelettes de Pins sylvestre sur le site de l’incendie de Leuk – Albinen. (Photo C.Neff Juillet 2007)

Les images des brûlis, ou « brûlés » comme Hémon les nomme, que l’ auteur peint, ils ne se réduisent pas aux phrase citées, mais d’ autres exemples suivent dans le livre, me rappellent un peu les images & impressions sur le site de l’ incendie de Leuk – Albinen (Aout 2003), – où presque chaque printemps – été après l’ incendie, je donne des cours sur la dynamique végétale après incendies (cours & travaux pratique d’ écologie terrestre – le dernier cours fut tenu en août 2008 en collaboration avec Barbara Moser de la WSL ) où Thomas Wohlgemuth de la WSL a établi un formidable site de recherche , d’ observation écologique à long terme des processus écologique & dynamique végétale après incendies, – ce site scientifique (LTER = Long Term Ecological Research Site) est à ma connaissance assez unique en Europe – et je me demande pourquoi dans les pays méditerranéens à ce que je sache jusque a présent un tel site d’ observation écologique à long terme des conséquences écologiques de feu de forêt n’ existe pas. On pourrait au moins croire (ou espérer) que certains pays riverains de la méditerranée devrait avoir un plus grand intérêt à mener des recherches approfondies sur les conséquences écologiques des feux de forêts que la fédération hélvétique.

Notons aussi dans ce contexte que Marco Conedera (WSL Bellinzona ) est en train de monter un site de recherche d’observation écologique à long terme de la reconquête végétale après incendie, semblable au site de WSL de Leuk – Albinen, mais de dimension plus réduite sur les « brûlis » d’une forêt mixte composée de « châtaigneraies, hêtraies et chênaies » de Cugnasco dans le Tessin. Mais d’un point de vue méditerranéen, ce site se trouverait aussi dans la confédération helvétique, – et même si on peut retrouver des couleurs méditerranéennes dans le Tessin, – c’est une réalité écologique entièrement à part du monde méditerranéen, – c’est le monde des écosystèmes insubriques (insubrische Ökosysteme). La WSL à Bellinzona a même consacré un groupe de recherche entier sous la direction de Marco Moretti à l’étude des écosystèmes insubriques .

Les images rencontrées dans le roman de Hémon me font aussi penser que dans trois – quatre semaines quand les premiers grand incendies éclateront quelque part sur les rivages de la méditerranée les journalistes allemands commenceront à frapper a ma porte pour se faire accorder une interview. Dans ce contexte je me demande pourquoi en France, durant les saisons des incendies, on ne voit guère d’experts, de vrais scientifiques experts en écologie du feu dans les medias. Je me souviens bien avoir vu un ministre de l’intérieur nommé Nicolas Sarkozy dans un cockpit de Canadair, mais je me rappelle pas avoir vu le Monde (ou un autre quotidien) accorder un page ou même une demi page d’interview à Louis Trabaud, François Romane, ou Eric Rigolot – de même aucun des trois dans un journal télévisé. Ma mémoire me tromperait-elle ?

Revenons en Allemagne, – oui les journalistes viendront certainement, – et ce seront toujours les mêmes questions, – pourquoi tellement d’incendies cette année, les autorités sont- elles bien préparées – ont-elles bien réagi, – et surtout la question cruciale – omniprésente à laquelle je réponds toujours de la même manière. Les incendies sur le pourtour sont il déjà dûs aux changements climatiques ? – et je réponds qu’actuellement on n’aurait pas encore assez d’indices pour pourvoir prouver scientifiquement que les changements climatiques pourraient être responsables des les incendies actuels au Portugal, en Espagne, en France, en Italie, en Grèce. Après j’ essaye de leur expliquer que les paysages méditerranéens ont beaucoup changé ces derniers 50 ans, garrigues, maquis et forêts progressent énormément, qu’ il y de plus en plus de masse combustible dans une grande partie des paysages méditerranéens – paysages qui, de fait, subissent un vrai changement global, – un vrai « global change » – mais là normalement la plupart des journalistes décrochent, – des analyses complexe, cela ne les intéresse guère, et en plus c’est difficile à vendre au grand public. Parfois j’ essaie de retenir leur attention en leur expliquant que si le scénario de changement climatique émis par les modeleurs se révélait être correct, on pourrait en fait s’ attendre à une augmentation de feux de forêt chez nous en Allemagne, en Moyenne Europe, même dans les forêts de l’ Est de la France, – en fait je crois, si je me souviens bien, que j’ étais (dans une petite publication commune avec Alexander Scheid (Neff & Scheid 2003) un des premiers scientifiques allemands à évoquer le fait qu’avec les changements climatiques les incendies de forêts en moyenne Europe (Mitteleuropa) pourraient considérablement augmenter dans un assez proche futur. Avant 2003 il y avait déjà diverses déclarations publiques et publications de Friedrich-Wilhelm Gerstengarbe du PIK qui prévoyait qu’avec les changements climatiques dans certaines régions allemandes le risque d’incendies de forêts pourrait considérablement augmenter.

Spiegel 1975 Das große Feuer - wer hat versagt!Notons dans ce contexte que les incendies de forêts existent et ont toujours existé sans changements climatiques en Moyenne Europe, mais comme ils se manifestent tout de même assez rarement, la mémoire collective les oublie assez vite. Par exemple le dernier incendie important en Forêt noire a eu lieu à Hornberg en avril 1997 . Les feux de forêts en Moyenne Europe peuvent, à cause des stocks de masse combustible considérable, devenir particulièrement meurtriers, comme par exemple le grand incendie de la Lüneburger Heide en 1975 qui a coûté la vie à 5 pompiers, (un numéro du « der Spiegel » fut même consacré à cet événement particulièrement meurtrier (Der Spiegel 1975)) mais qui de nos jours n’a plus de place dans la mémoire collective allemande.

Parfois on peut retenir avec de tels arguments l’intérêt d’un journaliste. Revenons aux paysages méditerranéens, -mis à part le journaliste free-lance et parfaitement francophone « Joachim Budde » , – je n’ai jamais ressenti aucun intérêt de la plupart des journalistes pour aller au fond du problème. Des questions comme, quelle étude approfondie vous suggérez de lire pour comprendre le problème, quel livre lire – peut être véhiculé-je là une fausse image en moi – qui provient du journalisme investigatif américain, – je n’ai jamais entendu une telle question de la part d’un journaliste, sauf de la part de Joachim Budde, qui a fait articles et émissions de radio sur les profonds changements que subissaient les paysages méditerranéens. Donc comme la question à laquelle j’aurais aimé répondre, – quel livre lire pour avoir une plus grande compréhension des changements de paysages , au moins en partie responsables de l’augmentation des feux de forêts, – ne m’a jusqu’à présent jamais été posée – je me la pose maintenant moi-même !

Je pense à deux livres – Écologie et biogéographie des forêts du bassin méditerranéen de Quézel & Medail – et le livre The Nature of Mediterranean Europe. An Ecological History de Grove & Rackham. Le premier titre, le livre de Pierre Quézel et Frédéric Médail est une véritable bible de l’écologie des forêts méditerranéennes, – je pense qu’actuellement il n ‘y a rien de meilleur sur le marché. Je vais sûrement consacrer un billet spécial à ce livre. L’ouvrage mériterait d’être au moins traduit en anglais pour trouver une audience internationale encore plus grande. Naturellement en ce qui concerne les journalistes allemands il est quasiment illusoire de croire qu’ils pourraient ou voudraient lire un ouvrage de plusieurs centaines de pages sur l’écologie des forêts méditerranéennes, – écrit de plus en français.

L’autre livre que je considèrerais comme un des ouvrages fondamentaux pour la compréhension des paysages méditerranéens, est The Nature of Mediterranean Europe. An Ecological History de Grove & Rackham. L’ouvrage de Grove & Rackham est plutôt une approche géographique, – « landscape oriented « c’est donc l’aspect de l’évolution du paysage, surtout la dimension historique de l’évolution des paysage méditerranéens qui est au centre du livre, contrairement au livre de Quezel & Medail qui privilègie clairement l’approche biogéographique et géobotanique. Ce qui rend à mes yeux le livre de Grove & Rackham particulièrement intéressant – est qu’ils introduisent un nouveaux concept dans l’analyse de l’écologie des écosystèmes méditerranéens, de l’histoire écologique des paysages méditerranéens – le concept de « mediterranean tree savanna », concept repris par Rackham (2008) dans son article récent sur l’histoire holocène des paysages des iles méditerranéennes. Le livre de Grove & Rackham mériterait certainement un grand public de lecteurs, – je pense qu’il faudrait que j’écrive un billet spécifique pour faire connaître ce livre à un plus grand public en dehors du public scientifique.

Malheureusement l’environnement scientifique d’aujourd’hui est aussi soumis à de multiples pressions et je me demande en ce qui concerne les deux livres présentés brièvement, si réellement un des mes collègues a envie ou a simplement le temps nécessaire pour le faire, de lire des ouvrages de 200 ou 300 pages. Donc si les chercheurs, scientifiques commencent déjà à manquer de temps pour lire des livres un peu volumineux en pages, ce que je considère déjà comme grave, – comment espérer qu’un journaliste lise un livre scientifique des plusieurs centaines de pages.

deckblatt le feu dans la naturePour en finir, pour le lecteur avec des ressources de temps plus restreintes, qui aimerait quand même avoir un aperçu scientifiquement fondé sur les changements de paysage et des feux de forêts dans les paysages méditerranéens je recommande donc de lire le livre « le feu dans la nature » édité par Benoit Garrone. Ce livre, au contraire des deux autres livres, est d’une taille agréable pour un lecteur en manque de temps, mais il ne couvre soit disant que la zone méditerranéenne française. Par contre les deux ouvrages Écologie et biogéographie des forêts du bassin méditerranéen et The Nature of Mediterranean Europe. An Ecological History couvrent plus ou moins une très grande partie du bassin méditerranéen, la couverture géographique de l’ouvrage de Quezel & Medail s’étend lui du Maroc jusqu’ au Liban.

Je termine ce billet de la même façon que je l’avais commencé, avec une citation du roman de Hémon, une citation qui me rappelle le brûlis de Leuk-Albinen dans le Valais des premiers années avec ses larges étendues de saponaire et épilobe en épi sous les troncs squelettiques des Pins sylvestre brûlés, image qui fut nommée « Märchenwald » (forêt féérique ) par Thomas Wohlgemuth & Barbara Moser. Suivons donc Hémon sur les traces de la reconquête végétale d’une forêt jadis incendiée du Québec » Dans les brûlés, au flanc des coteaux pierreux, partout où les arbres plus rares laissent passer le soleil, le sol avait été jusque-là presque uniformément rose, du rose vif des fleurs qui couvraient les touffes de bois de charme ; les premiers bleuet, roses aussi, s’ étaient confondus avec ces fleurs ; mais sous la chaleur persistante ils prirent lentement une teinte bleu pâle, puis bleu de roi, enfin bleu violet, et quand juillet ramena la fête de sainte Anne , leurs plants chargés de grappes formaient des larges taches bleues au milieu du rose des fleurs de bois de charme qui commençaient à mourir.

Les forêts du pays de Québec sont riches en baies sauvages ; les atocas, les grenades, les raisins de cran, la salsepareille ont poussé librement dans le sillage des grands incendies ; mais le bleuet, qui est la luce ou myrtille de France est la plus abondante de tous les baies et la plus savoureuse». : Hémon ( 1954: 55 )

Sources et ouvrages cités :

Der Spiegel (1975): Das große Feuer, wer hat versagt ? Nr. 34, 18 August 1975.

Garrone, B. (2004) : Le feu dans la nature mythes et réalité. Prades -le- Lez (Les Ecologistes de l‘ Euzière).

Grove, A.T., Rackham, O. (2001): The Nature of Mediterranean Europe. An Ecological History. New Haven (Yale University Press).

Hémon, L. (1954): Maria Chapdelaine, récit du Canada français. Paris (Grasset, le livre de Poche).

Lagerlöf, Selma (1948): Wunderbare Reise des kleinen Nils Holgersson mit den Wildgänsen. München (Nymphenburger) (Original = Nils Holgerssons underbara resa genom = chargeable ici (en Suédois)).

Neff, C., Scheid, A. (2003): Kontrollierte Feuer in Natur und Landschaftspflege: – Erfahrungen aus dem Mittleren Schwarzwald (Raumschaft Schramberg) und den mediterranen Pyrenäen (Pyrénées Orientales/Region Prades) Südfrankreichs. In: Venturelli, R.C., Müller, F. (Eds): Paesaggio culturale e biodiversità. Principi generali, metodi, proposte operative. Giardini e Paesaggio, 7, Firenze, 163 – 177, (ISBN 88-222-5272-1).

Quézel, P., Médail, F. (2003) : Écologie et biogéographie des forêts du bassin méditerranéen. Paris (Elsevier France).

Rackham, O. (2008): Holocene History of Mediterranean Island Landscapes. In: Vogitzakis, I.N., Pungetti, G., Mannion, A.M. (eds): Mediterranean Island Landscapes Natural and Cultural Approaches. New York, (Springer Landscape Series V 9), p. 36 – 60.

Christophe Neff, Grünstadt le 4.6.2009