11 Novembre 2011 – Volkstrauertag 2011

Grisaille, brumes, bruine et bouillasse – temps de novembre dans le Oberrheingraben. La France vient de commémorer  le 11. Novembre 1918, jour du souvenir  des morts de la grande guerre, dans un climat d’atmosphère « préélectorale » – vu les déclarations du Président Sarkozy, de François Hollande et de Eva Joly. L’Allemagne ne fête  pas le 11. Novembre, jour de l’armistice de 1918, – elle commémore ses morts au Volkstrauertag  (Gedenken an die Kriegstoten und Opfer der Gewaltherrschaft aller Nationen  ) le deuxième dimanche avant le premier dimanche de l’Avent, donc cette année le 13.11.2011. Le 11 novembre en Allemagne, dans beaucoup de régions, c’est surtout le Martinstag ou Martini – jour de mémoire pour Saint Martin de Tours.  J’aime beaucoup ce symbole de  Martin le miséricordieux tranchant sa cape pour protéger  le malheureux pauvre soufrant du froid en face de lui. En Allemagne, de nos jours dans les communes rurales, les enfants avec leurs lampions suivent encore un cavalier  déguisé en officier romain qui, symboliquement, divise sa cape à la  fin de la petite procession.

D’une part donc pour moi le 11 novembre c’est le « Martinitag » – mais c’est aussi le souvenir éternel  de la grande guerre, aussi  bien dans ma famille française que dans ma famille allemande.  Combien de fois j’ai entendu ma grandmère ou ma mère me raconte  l’histoire de mon arrière grand oncle Victor Tavard – soldat français pendant la grande guerre – et de son cousin Franz qui combattait pour les prussiens dans la même guerre.  Ce souvenir des morts des deux côtés de la frontière, beaucoup de familles d ’Alsace, de Moselle l’ont partagé et peut-être que le souvenir de ce deuil ne s’est pas encore éteint dans cette partie de l’est de la France.  Ce souvenir, on le retrouve dans le Monument aux Mort de Strasbourg , la Piéta de Léon-Ernest Drivier symbolisant la ville de Strasbourg pleurant ses fils tombés  sous les drapeaux  allemands et français.  Un de ces enfants alsaciens tombés, les premiers jours de la guerre, fut Ernst Stadler, – tombé sous l’uniforme prussien le 30 Octobre 1914 à Zandvoorde près de Ypres. Ernst Stadler, que je considère comme le symbole de l’expressionisme littéraire allemand – peut être un des plus grands poète de langue allemande – un poète quasiment inconnu  en France et en Allemagne un poète presque complètement tombé dans  l’oubli, dont l’œuvre n’est depuis longtemps plus  distribué  par les maisons d’éditions allemandes. On retrouve quelque traces de Ernst Stadler dans l’essai de Charles Fichter  (2011) sur le milieu littéraire à la fin du siècle en Alsace publie dans le dernier Numéro d’Allemende – Zeitschrift für Literatur.  Ernst Maria Richard Stadler,  poète alsacien de langue allemande (ein elsässischer Lyriker der in deutscher Sprache dichtete : l’article wikipedia.de dans la version du 12.11.2011),  mourut pendant les premiers jours de cette grande guerre comme des centaines de milliers d’autres hommes connus et inconnus, cette hécatombe qui en provoqua d’autres  et dont nous subissons jusqu’à  nos jours les conséquences. Dans ce contexte je renvoie au dernier Interview de Joschka Fischer dans la Zeit du 10.11.2011 intitulé  « Vergeßt diese EU », son paragraphe sur les mémoires de Stefan Zweig, la grande  guerre  et les risques  de voir  échouer  le rêve d’une Europe politique & culturelle unie.  Pour finir cette petite notice sur le 11 novembre et le Volkstrauertag je me permets de faire revivre un extrait du discours qu’ Henry Lévy, conseiller général démocrate du canton de Strasbourg-Nord, prononça lors de l’inauguration du monument au mort de Strasbourg le 18. Octobre 1936

Monsieur le Président de la République. Dans l’hommage que vous nous faites, l’insigne honneur apporter à la France tout entière, personnifiée par son premier magistrat, c’est du fond du cœur, que le comité du monument aux morts de Strasbourg, vous prie d’agréer l’expression de sa respectueuse et profonde reconnaissance. Nous assurons également de notre gratitude les représentants du gouvernement : M. le ministre de la santé publique et M. le sous-secrétaire d’État à la présidence du Conseil. Nos plus sincères remerciements s’adressent aussi à notre municipalité aussi bien l’ancienne que l’actuelle municipalité, autour de Charles Frey à partir du 18 mai 1935 qui, en mettant à notre disposition ce bel exemple de la place de la République, nous a permis de doter notre ville d’un monument digne des sacrifices qu’il commémore, digne aussi de son patrimoine artistique, l’hommage unanime à nos morts. Le visiteur parcourant notre ville, pouvait s’étonner de n’y point trouver comme dans toutes les communes de France même les plus petites, le monument à ses morts de la grande guerre, tombés pendant quatre années d’une lutte sans merci, sur la terre de France, de Belgique, sur les steppes glacées du front russe ou dans les tranchés d’Orient, ou disparus sur les mers lointaines.

Il semblait qu’une page manquât à l’histoire de Strasbourg, si étonnamment fidèle cependant à son passé. Et quelle page. La plus émouvante et la plus tragique.

Pourtant nous savons bien que Strasbourg ne laissera jamais s’éteindre la flamme du souvenir et que nulle part peut-être, n’est restée aussi vivace dans les cœurs la mémoire de ceux qui sont tombés, car nous avons connu chez nous l’une des faces les plus douloureuses de la guerre. Celle qui oppose les uns aux autres, comme des ennemis, des frères séparés par l’annexion de 1871 et qui se retrouveraient pour se combattre. Le sculpteur Drivier a admirablement su exprimer – et nous l’en remercions chaleureusement -, le symbole que nous attachons à cette œuvre et que nous lui avons demandé de réaliser : toute cette tragédie est évoquée dans la douleur que reflète cette belle figure de femme non seulement symbole de la patrie, mais symbole aussi de l’humanité meurtrie… recueillant avec une émouvante sollicitude deux guerriers mourants, tombés sous les plis de deux drapeaux, mais, dont les mains se cherchent pour s’unir dans une suprême étreinte.

Chacun ressentira profondément la grande pensée qui se dégage de cette œuvre et puisse-t-elle être pour ceux qui nous suivront un objet de méditation ainsi qu’un enseignement. Je voudrais que l’écho des sentiments qui nous animent soit porté plus loin par les flots du Rhin, et que ce monument soit une pierre à l’édifice de la paix, qu’il soit un appel à l’union des peuples, à une fraternité fondée sur la justice et le respect des droits en même temps qu’un acte de foi dans les destinées de notre pays. » (Source : http://judaisme.sdv.fr/perso/dirige/henrlevy/henrlevy.htm – dernière consultation le 12.11.2011 vers 15:00)

Ce discours de Henry Lévy mérite d’être relu  de nos jours, pour nous souvenir quel le douleur la grande  guerre fit parmi les peuple de l’un et de l’autre côté du Rhin  et pour que le rêve d’une Europe uni ne se rétrécisse pas à la question de la monnaie européenne, de la survie de l’Euro, mais pour rappeler comment nous voulons construire un espace européens où  des  drames comme ceux de  la « grande guerre » ne se reproduiront jamais.

Sources citées :

Daltroff, Jean (2005): Henry Lévy, – Initiateur du Monument aux morts place de la République à Strasbourg. Extrait de l’Almanach du KKL-Strasbourg, 2005. Edité par  http://judaisme.sdv.fr/perso/dirige/henrlevy/henrlevy.htm  dernière consultation le 12.11.2011 vers 15:00

Fichter, Charles (2011) : Das literarische Milieu im Elsaß während des Fins de siècle. In : Allmende – Zeitschrift für Literatur. Literarische Landschaften- das Elsass, pp. 27-36, ISBN 978-3-88190-639-5

Fischer, Joschka (2011) : Vergeßt diese Eu. Interview dans la Zeit du 10.11.2011 avec Tina Hildebrandt & Heinrich Wefing. Die Zeit, 10 November 2011.

Christophe Neff, le  13.11.2011 – Volkstrauertag 2011.

Blognotice 15.10.2011 : couverture des primaires socialistes par les medias allemands et couverture des élections en Tunisie par les medias allemands

Ce matin, samedi  15.10.2011, en feuilletant la Rheinpfalz  je découvre à la une  l’annonce du prévisible gagnant des primaires du PS en France, l’article de Axel Veiel  « Selbst die Ex-Frau sagt Oui – Francois Hollande hat beste Chancen für Frankreichs Sozialisten in die Präsidentenwahl 2012 zu ziehen  (Même son ex-compagne dit oui , François Hollande a les meilleurs chances de devenir le candidat des socialiste français pour les élections présidentielles)». Il faut dire que les primaires du P.S. ont été suives de près par une partie des medias allemands.

Mais dans tous ces débats passionnés que les primaires ont  occasionnés, j’avais l’impression qu’ un vrai débat sur l’avenir de la construction d’une Europe citoyenne  et la place des relations franco-allemandes manquait cruellement ! Je me trompe peut être mais  c’est l’impression qui se dessine pour l’observateur intéressé de la Unterhaardt.  Dans la même édition de la Rheinpfalz un très bel article de Caroline Mannweiler sur Boualem Sansal « Rebell ohne Bitterkeit, – Friedenspreis für den Algerier Boualem Sansal  ( Rebelle sans amertume, prix de la paix pour l’algérien Boualem Sansal)». Boualem Sansal qui  recevra demain le « Friedenspreis des deutschen Buchhandels 2011 ».  La presse francophone, voire française, je l’avais déjà écrit le 12.6.2011, ne s’est pas encore aperçu du fait qu’un auteur francophone est en train de décrocher un des plus importants prix littéraires allemands.

Mais parlons encore des medias allemands, du  quasi silence des medias allemands sur la campagne pour les élections tunisiennes du 23.10.2011. En faite cet événement historique, ce sont les premières élections libres  dans l’histoire de la Tunisie, ne semble pas intéresser  grand monde en Allemagne. Peut être la donne a-t-elle  changé cette nuit, avec l’attaque du  domicile du PDG Nébil  Karoui de la chaîne privée tunisienne Nessma, chaîne qui avait la semaine dernière diffusé le film franco-iranien Persépolis,  par des émeutiers salafistes (concernant l’affaire Nessma voir aussi l’analyse du blog printemps arabe : «  L’affaire Nessma et les maux de la société tunisienne »  ; et le blogposting de Isabelle Mandraud «Nessma TV dans la tourmente, Ennahda dénonce une « provocation» ). Le SPON, nous sort ce matin un article, Tunis – Demonstration gegen TV Film eskaliert in Gewalt  et dans le forum des commentaires liés à cet article  une grande partie des « foristes » voient déjà la Tunisie emprunter la voie de la révolution iranienne. Je crois que c’est  injuste de vouloir réduire le processus électoral  en Tunisie à la victoire présumée  d’Ennahda  et des activistes salafistes.  Par contre,  on trouve une  analyse beaucoup plus lucide d’Ali Benyahia dans El’Watan « Des milliers de manifestants contre Nessma TV : Mobilisation islamiste en Tunisie ».  Mais à vrai dire,  El’Watan ce n’est pas un journal allemand, mais un journal francophone algérois  qui suit l’évolution politique en Tunisie d’assez près !

Il me semble que cette dernière semaine avant les élections historiques du 23.10.2011 en Tunisie sera cruciale, car il y assez de groupes à  l’intérieur  de Tunisie et à  l’extérieur  de la Tunisie, pas seulement les salafistes, qui n‘ont aucun intérêt à voir s’établir une vraie démocratie laïque et  libre dans un état du Maghreb ou du Proche Orient.  Les adversaires d’un processus démocratique en Tunisie vont essayer de monter en puissance durant ces derniers jours de la campagne électorale et même après les élections du 23 octobre. Le chemin vers la démocratie et  la liberté sera certes rude et dangereux, car les ennemis d’une démocratisation de la Tunisie sont nombreux. Mais personnellement et je tiens encore à l e souligner, comme je l’écrivais hier dans le Blog de Isabelle Mandraud   et il y a déjà presque 10 mois dans les « Les lumières du Fohrenbühl et la révolution tunisienne »  « je pense que, si il y a actuellement une société du monde arabe qui pourrait réussir à construire une véritable démocratie laïque et une société libre c’est bel et bien la société tunisienne – le peuple tunisien » et j’en reste persuadé.

Sources citées :

Veiel, Axel (15.10.2011): Selbst die Ex-Frau sagt Oui. Francois Holland hat beste Chancen, für Frankreichs Sozialisten in die Präsidentenwahl 2012 zu ziehen. In: Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau, Seite 1, Samstag 15. Oktober 2011, Jahrgang 67, Nr. 240

Mannweiler, Caroline (15.10.2011): Rebell ohne Bitterkeit, – Friedenspreis für den Algerier Boualem Sansal. In:  Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau, Seite 6, Samstag 15. Oktober 2011, Jahrgang 67, Nr. 240

Christophe Neff le 15.10.2011

Blognotice 11.10.2011 – petites remarques sur les prix littéraires

Pour les chutes de neiges, dans les Vosges et en Forêt Noire je  ne me suis pas trompé, – il a même neigé sur la Schwäbische Alb. Par contre pour les lauréats du Nobel de Littérature 2011 mes quatre favoris Assia Djebar, Adonis, Ibrahim al-Koni et Ngũgĩ wa Thiong’o n’étaient pas du cru – c’est Tomas Tranströmer qui fut l’heureux gagnant du Prix Nobel de littérature 2011. Pour une grande partie de la critique littéraire, Tranströmer semble plutôt être un illustre inconnu, mais personnellement j’avais déjà entendu parler de ce poète suédois.  Juste une semaine avant l’annonce des prix Nobel  j’avais  reçu en cadeau un ouvrage de poésie, – Tradarbeten – Flechtwerk –  de HC Ericson, traduite par une des mes anciennes étudiantes Julia Baum. En fait, il s’agit d’une œuvre de poésie bilingue éditée en suédois et en allemand. Donc je me suis mis une fois de plus dans la Littérature suédoise –  où le nom de Tranströmer est un nom incontournable en ce qui concerne la poésie. En  plus dans le fond de ma mémoire  les souvenirs de Selma Lagerlöf, première femme à recevoir un prix de Nobel de littérature, en 1908, restent bien présents.

Quant aux critiques pour le Nobel de Littérature 2011, pour beaucoup des critiques professionnels le choix du comité de Nobel reste incompréhensible – je renvois ici à « What’s Wrong With the Nobel Prize in Literature » de Tim Parks – en Allemagne on a un peu l’impression que Tomas Tranströmer est un illustre inconnu ! Je fus, il faut le dire, très déçu de la critique « Tomas Tranströmer, poète nobélisé » de Pierre Assouline. Par contre, un très bel article de    Nils C. Ahl dans le Monde – « Tomas Tranströmer, un poète sobre et moderne remporte le Nobel ». A lire aussi la très belle comparaison Staring Through the Stitches  de Tomas Tranströmer et Wislawa Szymborska écrite par Helen Vendler en octobre 1998. Naturellement comme l’écrit Vendler «  Relying on translation, one has to trust the translator – on dépend toujours de la traduction », en poésie encore bien plus ! Dans ce sens, la traduction allemande de l’œuvre « Tradarbeten » de HC Ericson  par Julia Baum  me semble être une réussite – rythme et grande clarté du langage – Rhythmus und große Klarheit der Sprache. Un jour après le Nobel de littérature on nous annonçait les lauréats du prix du Nobel de la paix, là par contre pas de grande surprise avec Ellen Johnson-Sirleaf, Leymah Gbowee et Tawakkul Karman.  Le lauréat du Nobel de la paix 2010, l’écrivain et poète chinois Liu Xiaobo croupit encore en prison, de plus en plus oublié par l’opinion publique mondiale.  En Allemagne il y quelques semaines, un peu méconnu du grand public, un livre fut édité par Tienchi Martin-Liao et Liu Xia, « Liu Xiaobo – Ich habe keine Feinde, ich kenne keinen Hass. Ausgewählten Schriften und Gedichte. »  Je ne crois pas que ce livre trouvera un grand public.  Autre livre qui ne trouva jamais un grand public, mais qui certainement mériterait une lecture approfondie, est « la Montagne de l’âme» de Gao Xingjian (Prix nobel de littérature 2000). Je viens de le retrouver dans mon étagère à livres.  Dans cette version du livre, avec un paysage de Gao Xingjian en encre de chine en couverture, une préface  de Noel Dutrait  nous trouvons en fin de cette préface une petite notice : « Le texte français de la Montagne de l’Âme a été relu par l’auteur  et un fécond travail  sur la langue a pu s’engager avec les traducteurs.  Déjà publié en suédois, le roman doit prochainement paraitre en anglais et en Allemand ».

Nous sommes, pour les langues que nous ne maitrisons pas  ou pas assez, dépendants  de la traduction littéraire.  Dans le cas de  « la Montagne de l’âme » nous avons la chance que l’auteur ait relu la traduction française avant la publication de l’œuvre.  Malheureusement nous n’avons pas toujours droit à de telles circonstances. Comme l’écrit Helen Vendler – nous devons faire confiance au traducteur.  Pour les traductions allemandes de Tanströmer surtout à Hanns Grössel, pour les traductions françaises je crois surtout à Jacques Outin. Je ne crois pas que l’œuvre de Tranströmer deviendra un bestseller, mais je ne pense pas, qu’un Nobel, un Goncourt, ou un deutscher Buchpreis ait  la fonction de produire des « bestsellers »,  même si les maisons d’éditions aimeraient bien qu’un prix littéraire transforme l’œuvre d’un écrivain en bestseller.  « Tauben fliegen auf » le roman de Melinda Nadj Abonji  qui fut récompensé  par le deutsche Buchpreis 2010, ne fut pas un Bestseller – est cela a provoqué beaucoup d’agitation dans le milieu d’édition allemand.  Peut être le lauréat 2011 du Deutsche Buchpreis, le roman « In Zeiten des abnehmenden Lichts»» de Eugen Ruge trouvera plus de lecteurs  que «Tauben fliegen auf ».

Un prix littéraire, que se soit le Nobel, le deutsche Buchpreis, le Goncourt, le Joseph-Breitbach Preis ou un simple prix de poésie régional  doit surtout inciter le lecteur curieux à découvrir un nouveau paysage littéraire.  C’est en ce sens que vais surement lire une des œuvres de Tranströmer, pour découvrir un nouveau paysages poétique. Peut être aussi « Tauben fliegen auf » de Melinda Nadj Abonji , si le livre sort en version poche , car je manque cruellement de place pour ranger mes livres. Comme je l’avais fait il a y quelques années avec V.S. Naipaul, lauréat du Nobel de littérature 2001, – en lisant « a House for Mr. Biswas » dans la traduction allemande de Karin Graf « Ein Haus für Mr. Biswas » – roman dans lequel  je  découvris un paysage littéraire  totalement inconnu.

Sources citées :

Ericson, HC (2011): Tradarbeten – Flechtwerk (Übersetzung ins Deutsche Julia Baum). Stockholm, Carlson Bokförlag, ISBN 978-91-7331-4527

Martin-Liao, Tienchi ; Xia, Liu (Eds) (2011): Liu Xiaobo. Ich habe keine Feinde, ich kenne keinen Hass. Ausgewählte Schriften und Gedichte. Aus dem Chinesischen von Karin Betz und Hans Peter Hoffmann. Mit einem Vorwort von Václav Havel.  S. Fischer Verlag Frankfurt, ISBN 978-3-10-092591-6

Naipaul, V.S. (2001) : Ein Haus für Mr. Biswas. Deutsch von Karin Graf.  Ungekürzte Ausgabe.  2 Auflage Dezember 2001.  Titel der englischen Original Ausgabe « A House for Mr. Biswas ©V.S. Naipaul), München,  Deutscher Taschenbuchverlag, ISBN 3-423-12020-7

Xingjian, Gao (2000): Le Montagne de l‘âme. Traduit du chinois par Noel et Liliane Dutrait.  Titre original « Lingshan ». Paris, Éditions de l’Aube (© Gao Xingjian , © éditions de l’Aube 1995 & 2000 pour la traduction française.), ISBN 2-87678-526-9

Christophe Neff, le 11.10.2011

09 octobre 1981 – 09 octobre 2011

Il y a trente ans, le 09. Octobre  1981 la loi abolissant la peine de mort en France fut promulguée. Ce fut un grand jour pour les droits de l’homme en France.  Le fameux discours du 17. Septembre 1981  de Robert Badinter devant l’assemblé nationale reste gravé comme un des grands moments de l’histoire de France.

« Demain, grâce à vous la justice française ne sera plus une justice qui tue. Demain, grâce à vous, il n’y aura plus, pour notre honte commune, d’exécutions furtives, à l’aube, sous le dais noir, dans les prisons françaises. Demain, les pages sanglantes de notre justice seront tournées.  A cet instant plus qu’à aucun autre, j’ai le sentiment d’assumer mon ministère, au sens ancien, au sens noble, le plus noble qui soit, c’est-à-dire au sens de „service“. Demain, vous voterez l’abolition de la peine de mort. Législateur français, de tout mon cœur, je vous en remercie.» (Voire la vidéo du discours de Robert Badinter à l’assemble nationale ).

Je ne sais pas si les décideurs du P.S. en choisissant la date du 9. Octobre 2011 pour les « primaires » ont eu conscience de la porte historique de la date choisi.  Il me semble aussi important de rappeler le courage politique de François Mitterrand, qui en pleine campagne présidentielle 1981 a eu le courage d’assumer au plus fort sa conviction d’abolir la peine de mort  – sachant bien qu’une grande majorité de français était contre l’abolition de la peine capitale.  Ce fut le 16 mars 1981 dans l’émission « Carte sur Table » sur A 2 face à Alain Duhamel et Jean – Pierre Elkabbach. Ce geste montre le courage politique de François Mitterrand, courage politique que de nos jours, ou les « politiques » restent trop souvent « prisonniers des sondages », semble se volatiliser de plus en plus.

Pour finir ce petit billet, il semble aussi important de rappeler que Jacques Chirac et Philippe Seguin furent un des rares députes de l’opposition qui votèrent pour l’abolition de la peine de mort en 1981. D’ailleurs dans son dernier livre, Serge Moati consacra quelque lignes au vote de Philippe Seguin « A l’assemble nationale, un jeune députe des Vosges avait voté, contre son camp l’abolition. C’était Philippe Seguin. Je le connaissais très bien, on était « pays » (la Tunisie), et je l’aimerais ce frère, jusque a sa mort. »

Sources citées :

Moati, Serge (2011): 30 ans après.  Paris, Editions du Seuil, ISBN 978-2-02-098819-3.

Christophe Neff, le 9.10.2011

Blognotice 5.10.2011 – neiges automnales & prochain lauréat du Prix Nobel de littérature

Finies  les belles journées de fin d’été – l’automne n’est plus loin, pour jeudi le 6. Octobre 2011 on nous annonce de la neige à partir de 1200 mètres sur les sommets des Vosges et de la Forêt Noire.  Le jeudi  6. Octobre on nous annoncera aussi le prochain lauréat du Prix  Nobel de littérature.  En fait je n’ai aucune idée de qui pourrait se voir  attribuer le prix. Normalement un ou deux jours avant l’annonce on trouve quelques renseignements sur la RDL. Mais cette année au moment où j’écris ces lignes,  aucune annonce dans la RDL.  Un de meilleurs romans que j’aie lu durant ces dernières années, fut le roman Melnitz de Charles Lewinsky. Mais Charles Lewinsky ne figure sur aucune liste de potentiels lauréats du  Nobel de littérature. Chez Ladbrokes c’est Adonis qui figure actuellement en tête.  Mais M.A. Orthofer dans le Literary Saloon ne veut pas trop y croire, – ses favoris sont Ibrahim al-Koni et Ngũgĩ wa Thiong’o.  Le guardian nous présente Assia Djebar. En fait je n’ai aucune idée  mais une attribution du prix  Nobel de littérature à Adonis aurait au moins le charme de guider un peu plus l’opinion publique sur ce qui ce passe actuellement en Syrie.  Au début de l’été 2011, en signe de solidarité silencieuse aves le mouvement d’opposition je me suis mis à lire  « Mémoire du  vent » d’Adonis. Je sais bien que cela ne sert pas à grand-chose.  En fait cela ne sert à rien du tout,  le sang des innocents coule dans les villes syriennes, seul le vent emporte les cris des victimes du régime de  Bachar el-Assad  et j’ai l’impression que les massacres continueront encore longtemps. Au fait qui parle encore du printemps arabe ? Il y aura des élections en Tunisie le 23. Octobre 2011, mais on n’en parle guère dans la presse francophone.  Il semble que Ennahda puisse remporter les élections du 23.10.2011, – très belle analyse de Joshua Hammer dans la New York Review of Books – sur ce sujet.  Mais tout cela n’a rien à voir avec  l’annonce du lauréat du Nobel de Littérature 2011, mais on pourrait au moins espérer  autant d’attention médiatique pour les prochaines élections tunisiennes ou pour la tragédie que se passe en Syrie que pour l’annonce du lauréat du Nobel de Littérature 2011. Un lauréat du Maghreb, du Proche – Orient pourrait au moins porter  une lame d’espérance pour ce qui fut ce printemps , le début démocratique arabe.  Nefflinger tu rêves les yeux ouverts!

Pour finir : ma prévision personnelle  pour le Nobel de littérature 2011, ce ne sera ni Charles Lewinsky ni Serge Moati, mes trois – quatre favoris sont Assia Djebar, Adonis, Ibrahim al-Koni et Ngũgĩ wa Thiong’o.

Jeudi après midi – si les prévisions météo d’aujourd’hui ne se trompent pas trop, nous retrouvons la neige sur les sommets des Vosges et de la Forêt Noire et nous connaîtrons le lauréat du Nobel de Littérature 2011.

Christophe Neff, le 5.10.2011

Blognotice 1.10.2011

Jeudi 29.9.2011 le Bundestag a voté le plan de sauvetage de l’euro, la Kanzlermehrheit est au rendez-vous et depuis, Madame Merkel pourra un peu reprendre son souffle,  le lendemain Pierre Assouline se permet de faire l’éloge de wikipedia « N’est pas Karl Kraus qui veut (pour une fois, la notice Wikipédia est excellente) »  ce qui a aussi quelque chose d’ historique , de en plus le billet fait découvrir une nouvelle expression – archéo-postsoixantehuitard– eine echte Wortkreation! Un véritable néologisme. Après une longue pause, Au jour le jour nous présente un billet automnale et nous témoigne une fois de plus à  quel point l’auteure, ancienne grande dame de la Socialdemokratie du Südweststaat, désespère une fois de plus des baronnies locales, des grands et petits chefs du P.S. français. Elle devrait peut être lire « 30 ans après »  de Serge Moati. C’est bien écrit, cela fait revivre de bons souvenirs, et cela peut donner du courage pour affronter l’épreuve des présidentielles en 2012.

Pour revenir au  vote du plan de sauvetage de l’Euro au Bundestag, je me suis longtemps interrogé comment j’aurais voté moi – même en ce jour décisif au Bundestag. J’aurais certainement voté pour, comme une grande majorité de la SPD et des Verts, mais avec le cœur lourd, même très lourd, car le traitement que ce plan envisage pour  les pays en difficulté est à mes yeux une politique digne de la politique économique du gouvernement Brüning qui mena l’Allemagne au désastre politique connu.  Aux  Etats Unis durant ces temps mouvementés et pleins de désespérance socio-économique, Franklin Delano Roosevelt commença sa politique du New Deal et sortit les Etats Unis grandis de cette rude épreuve, pendant que l’Allemagne s’enfonça dans un des plus sombres chapitres de son histoire.  Parfois tout cela me rappelle du déjà vu  et je reviens à une lecture  qui m’avait très impressionne durant mes études, le fameux livre de Charles Kindleberger « The World in Depression. 1929–1939 » que j’avais lu en traduction allemande « Die Weltwirtschaftskrise ». Ce livre mériterait d’être lu (ou relu) par nos élites politiques. Le capitalisme sans limites, qui parfois me semble être digne d’un « Freibeuterkapitalismus », d’un capitalisme flibustier, comporte tous les ingrédients pour mettre nos sociétés au bord du gouffre.

Je finis cette petite blognotice avec une citation, que j’ai découverte  en lisant « 30 ans » de Serge Moati  « Le véritable ennemi, j’allais dire le seul, parce que tout passe par chez lui, le véritable ennemi si l’on est bien sur le terrain de la rupture initiale, des structures économiques, c’est celui qui tient les clefs… c’est celui qui est installé sur ce terrain là, c’est celui qu’il faut déloger… c’est le Monopole ! terme extensif… pour signifier toutes les puissances de l’argent, l’argent qui corrompt, l’argent qui achète, l’argent qui écrase, l’argent qui tue, l’argent qui ruine, et l’argent qui pourrit jusqu’à la conscience des hommes ! »  – ce petit bout de phrase est issue du discours d’Epinay de François Mitterrand („QU’ALLONS-NOUS FAIRE DE L’UNITÉ ET SURTOUT, COMMENT ALLONS-NOUS FAIRE ?“ (EPINAY, 13 JUIN 1971))– et ce petit bout de phrase n’a rien perdu de son  actualité ni de sa véracité.

Sources citées :

Moati, Serge (2011) : 30 ans après.  Paris, Editions du Seuil, ISBN 978-2-02-098819-3.

Christophe Neff, le 1.10.2011

Blognotice 25.9.2011

L’automne astronomique a débuté avec un splendide temps de fin d’été sur l’Unterhaardt.  Les vendanges se poursuivent dans les vignobles de l’Unterhaardt, la campagne de betteraves sucrières tourne à plein régime et sur la petite ligne de chemins de fer reliant Grünstadt à Neuoffstein, la untere Eistalbahn, le trafic des trains de sucres a repris. C’est Wincanton rail qui  assure ce service de proximité et qui fait vivre cette petite ligne de chemin de fer, car la deutsche Bahn, plus exactement DB Schenker Rail n’est pas très intéressée  par ce petit trafic: donc sans Wincanton rail, plus de trafic sur la untere Eistalbahn.  Ce sont ces  Opérateurs ferroviaires de proximité qui, en Allemagne, assurent la survie de beaucoup de petites lignes de chemin de fer, ce concept n’est pas encore très connu en France   et les petite lignes de chemin de fer disparaissent de plus en plus et cela va empirer : je cite le dossier « la fermeture des lignes aux marchandises » dans la Vie du Rail 3325/26 de Dominique Paris et al. (2011) « Des 5000 km de lignes SV qui subsistent actuellement, RFF estime pouvoir en sauver 10%. Il s’agit naturellement des seules lignes qui recèlent un fort potentiel de trafic actuel mais aussi futur. »  Donc 90 % des lignes sans trafic voyageurs vont  disparaitre dans les prochaines années en France. La France fête ses 30 ans de TGV, mais elle met à la casse en même temps son patrimoine ferroviaire.  Cependant il y a de très rares exemples où le trafic ferroviaire de proximité peut aussi fonctionner en France, comme c’est le cas pour le  Train du Pays Cathare et du Fenouillèdes (TPCF)    qui assure le trafic marchandise entre Rivesaltes et Axat sur l’ancienne Ligne Sncf Carcassonne – Rivesaltes.

Qui va enfin stopper cette spirale infernale du déclin du patrimoine ferroviaire français ? Cela mériterait aussi le débat lors des prochaines élections présidentielles !

Photo : © J.J. Neff  Train de marchandise partant vers la sucrerie de Neuoffstein   assuré par une 202 (Ex DBAG) de la Wincanton rail

Sources citées :

Paris, Dominique ; Étaix, Stéphane (2011) : La fermeture des lignes aux marchandises. La Vie du Rail N. 3325 + 3326.

Christophe Neff 25.9.2011

Blognotice 22.9.2011: – les pirates à Berlin

Dimanche dernier Berlin votait son Abgeordnetenhaus, – Klaus Wowereit sort vainqueur – même si il perd des voix,  la FDP est le grand perdant de ce dimanche électoral, -et à la grande surprise de tous «  les pirates »  le Landesverband Berlin der Piratenpartei Deutschlands avec comme tête de file Andreas Baum fut élu avec 8,9% des voix au Abgeordnetenhaus de Berlin. La surprise fut si grande que la wikipedia allemande mit presque deux heures à éditer un article sur le chef de file des pirates à Berlin Andreas Baum. En fait l’Allemagne découvre une nouvelle formation politique sur laquelle on ne sait pas grand-chose – jung, männlich, engagiert écrit le SPON (jeune, masculin, engagé). En fait parmi les élus, un trouve une seule femmeSusanne Graf – qui grâce à cela (femme, la benjamine de la liste)  a eu droit à un interview sur le SPON. En plus les pères ou mères de familles sont rarissimes, on en trouve un seul, Pavel Mayer sur cette liste de 15 élus.

Sur les objectifs politiques on n’en sait guère trop, – liberté sur internet, transports en commun gratuits à Berlin etc. et la publication d’un blog « Piratenfraktion Berlin » d’après le SPON, mais jusqu’à présent on ne trouve guère de contenu sur ce blog. Pour vraiment cerner le contenu politique de ce nouveau parti  il est intéressant de lire l’article de la Süddeutsche Zeitung sur Andreas Baum , nous y lisons qu’Andreas Baum se caractérise comme libéral (den Idealen des Liberalismus verpflichtet). Donc une sorte de libéral de gauche. Il y avait une fois, voilà presque quarante ans, un parti social-libéral en Allemagne – il s’appelait FDP – et son Ministre des affaires étrangères Walter Scheel était avec Willy Brandt un des architectes de la Entspannungspolitik, ce Walter Scheel qui signa avec Willy Brandt le traité de Varsovie. L’icône de cette FDP social-libérale fut certainement Gerhart Baum. Quel changement – la FDP de nos jours menait une campagne électorale populiste anti – euro à Berlin – le résultat fut une catastrophe , 1,8% des voix , mais cela montre bien à quel point la FDP a changé depuis le temps de Walter Scheel et de Gerhart Baum. Je ne sais pas si les pirates sont vraiment un parti social-libéral, peut être que l’interview de Andreas Baum dans la Süddeutsche reflétait seulement ses opinions personnelles. Mais si les pirates savent s’affranchir de leurs bases électorales assez étroites (jeunes, masculines, engagées – voire l’article de Lisa Erdmann dans le SPON) et remplir le vide d’un social-libéralisme manquant en Allemagne, ils pourront peut être devenir une force politique non-négligeable. Peut – être  oui  ou peut être non et dans 4 ans on ne se souviendra même plus de ce que fut le mouvement des Pirates. Néanmoins: 8,9 % de voix pour l’élection du 17ème Abgeordnetenhaus de Berlin est indiscutablement un succès assez remarquable !

Christophe Neff, le 22.9.2011

Blognotice 16.09.2011

Belles journées de fin d’été (Spätsommer) dans l’Unterhaardt. Les vendanges battent à plein, – les vendangeuses sillonnent les vignes de la Unterhaardt. Les vendangeuses – ces grandes machines  – véritables araignées sur roues – qui récoltent les raisins de vignobles deviennent de plus en plus un élément du paysage des vendages de l’Unterhaardt entre Bad Dürkheim et Grünstadt. La campagne de betteraves sucrières vient aussi de commencer, – la sucrerie de Neu-Offstein tourne à plein régime et bientôt le traffic des trains de sucres sur la untere Eistalbahn va recommencer et redonner un peu de vie à cette petite ligne de chemin de fer. Mais l’automne est proche – les prévisions métrologiques nous promettent les premiers pluies d’automnes et un net refroidissement pour les jours suivants. Finissons ce petit billet avec une prévision culturel, – hier Edgar Reitz a annoncé que si le land de Rheinland-Pfalz voudrait bien lui boucler le financement pour un nouveaux film de la triologie  Heimat  – qui deviendrait  tétralogie avec « die andere HeimatHeimat 4 – Die Auswanderer » , en fait il manque encore 800.000 Euro ( à peu près 10% du financement nécessaire) il allait bientôt commencer avec le tournage de ce film qui jouera comme les autres filmes de « Heimat » à Schabbach dans le Hunsrück. En attendant die « andere Heimat » de Edgar Reitz regardons les rythmes des saisons changer les couleurs des paysages de la Unterhaardt et du Leiningerland. Bientôt l’automne baignera les vignes dans des couleurs jaunes- dorées, – et plus tard peut être les premiers flocons de neiges annonceront l’arrive de l’hiver.

Christophe Neff 16.09.2011

Blognotice 29.8.2011

En écrivant mon dernier billet sur les 100 premiers jours du gouvernement Kretschmann, j’ai découvert le blog franco-allemand bilingue 3 Rives Ufer. C’est en cherchant une vue française sur le début du gouvernement Kretschmann que je suis tombé sur le billet « Le vert-rouge plaît au Baden-Württemberg » et c’est ainsi que j’ai découvert ce 3 Rives Ufer  qui se nomme aussi erste Deutsch-Französische Internet Zeitung  et semble avoir pour objectif d’informer en bilingue franco-allemand sur les événements au long du Rhin entre Bâle, Colmar, Freiburg, Offenburg et Strasbourg. C’est assez sympathique et depuis je lis assez régulièrement 3 Rives Ufer. Notons d’après mes recherches que 3 Rives Ufer était le seul media francophone avec un reportage sur les 100 premiers jours du gouvernement Kretschmann, maintenant il y a mon propre billet  mais ceci me semble être vraiment assez maigre vu l’importance historique du changement de gouvernement au Baden-Württemberg. On a bien l’impression que de l’autre côté du Rhin on n’a pas encore bien réalisé la dimension de ce changement politique à Stuttgart.

Pour finir, après le nouveau gouvernement Kretschmann ce fut le tour du nouveau gouvernement rouge-vert Beck à Mayence de franchir la barre symbolique de 100 premiers jours! Mais comparé à l’image positive des premiers pas du gouvernement Kretschmann que les medias allemands régionaux nous proposent actuellement, les choses ne se passent si bien pour le gouvernement Beck. Même si on ne peut pas parler de véritable « Fehlstart » (départ manqué) les medias ici dans la Pfalz sont assez critiques avec le nouveau gouvernement Beck, avis que je partage aussi, mais cela mériterait une analyse approfondie et sûrement un billet spécial du blog paysages!

Christophe Neff 29.8.2011