7 Apr 2011 to 7 Apr 2013: – two years of Clustrmaps in paysages. (19.4.2013)

ClustrMaps  is a hit counter map widget which allows showing the locations of the visitors of one specific site in a map. Geographer by education, I was interested to know, where the visitors of “Paysages” come from, so I installed the widget on 7 of April 2011. And since this date its running, providing me and the visitors of paysages nice maps with yellow and red dots. More or less one year ago I published a first note about clustrmaps in paysages, – here follows the second. In two year Clustrmaps counted about 28208 readers visiting paysages, the last year from 7. April 2012 to  7. April 2013 14331. Most of the visitors of paysages come from France, followed by visitors from Germany and the U.S.A. About more than 85 % of the visitors come from France, Germany, the USA, Tunisia, & Switzerland (Details see Tab 1.). Compared to the article of 2012, there were more readers from the U.S.A, than from Tunisia, but perhaps this is false-true – the provenience of U.S.A-readers – most of them seem to come from California – is perhaps due to “Google+” and “Facebook”- to socialnetworking. The fact that a large part of the visitors came from France is not surprising, paysages is a francophone Blog, mainly written in French, a blog written mostly for readers in the “francophone world”. So having so many readers in California (5, 35%) is really surprising!

Some articles are written in German, and very rarely paysages provides “posts” in English, – in fact this article is the sixteenth post written in English (290 articles currently). To finish this blogostatistique – the mostly visited article – (as told by the wordpress – Le Monde dashboard) is – 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes (more details in: “Blogpaysages – 100.000 lecteurs”)  Currently since the beginning of paysages – in May 2009 (first English article published on 29 of May 2009) – paysagesreceived 104,191 visitors. The most visited article written in English is still “The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire””. The most visted article written in German is “Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate”.

 

 

 

 

Tab. 1:  The geographical provenance of visitors of paysages from 7.4.2011 – 7.4.2013 (source Clustrmaps 7.4.2013)

Country Visitors absolute Visitors %11-13 Visitors%11-12 Pos.11-12
France

13828

49,08%

46,47%

1

Germany

6281

22,29%

21,64%

2

USA

1874

6,64%

4,64%

4

Tunisia

1141

4,04%

5,51%

3

Switzerland

942

3,33%

3,63%

5

Belgium

850

3,43%

3,01%

6

Canada

643

2,27%

2,79%

7

Algeria

299

1,05%

1,02%

9

Austria

253

0,89%

1,15%

8

Morroco

198

0,70%

0,67%

11

total

93,72%

          91,07%

 

Pictures = screenshots from paysages-clustrmaps 7.4.2013

Christophe Neff,  19.4.2013

Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt

Photo: © C. Neff 12.4.2013 Fleurs d’amandiers/Mandelblüten (Prunus amygdalo-persica (West) Rehd.) entre Kallstadt et Herxheim am Berg

Le printemps est enfin arrivé dans la Unterhaardt et le Leiningerland. Les amandiers, la fameuse Mandelblüte de la Weinstrasse (floraisons des amandiers sur la route du vin allemand, voir aussi la Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers), ont débuté leurs floraison – le printemps c’est sure maintenant, est bien arrivé en Allemagne. Même notre abricotier a débuté sa floraison. Oui, cet hiver 2012/13 fut un long hiver, – qui débuta avec des chutes de neiges précoce en Octobre 2012 et qui finissait avec les neiges de mars  du Märzwinter 2013. Même si l’hiver 2012/13 fut particulièrement long, les chutes de neiges n’avaient rien d’exceptionnelle au moins ici le long de la Weinstraße, mais ce fut ce manque de luminosité qui donnait l’impression de vivre dans un paysage peint en couleurs grises. Cet hiver, fut un hiver gris, – un hiver sans lumière (1,2), – un hiver long qui a même eu de retombés négatives pour l’économie allemande (Endloswinter wird teuer für die Wirtschaft/l’hiver interminable devient chere pour l’economie).

Mais maintenant que les amandiers sont en fleurs, on peut être sur que le printemps va commencer en Allemagne – pour demain, Dimanche 14.04.2013 ou nous annonce du soleil et des températures dépassant les 20 dégrées pour la Unterhaardt.

Photo: © C. Neff 12.4.2013

Blognotiz 07.04.2013: Er ist’s – ist er es auch wirklich?

„Er ist’s –

Frühling läßt sein blaues Band

wieder flattern durch die Lüfte“ –

so beginnt eines der bekanntesten Gedichte von Eduard Mörike, – und es scheint fast so, als hätte ich heute auf dem Grünstadter Berg, die ersten Frühlingsboten in der Weinbergsflora erkannt. Am Freitagnachmittag (05.04.2013) hatte ich schon, bei einer Fahrt durch das Elsass die ersten Forsythien blühen sehen, – und nun scheint der Frühlingseinzug auch im Leiningerland ganz langsam Einzug zu halten – wobei man auf die Forsythienblüte wohl noch ein paar Tage warten muss. Hier und da blühen auch schon die ersten Mandelbäume, – wohlgemerkt die echten Mandelbäume, die weißblühenden – so blüht der weißblühende Mandelbaum zwischen Herxheim am Berg und Kallstadt dessen Blüten ich in der Blognotice vom 17.3.2012 abgebildet hatte seit letzten Freitag (05.4.2013). Die rosa blühenden Exemplare blühen meist etwas später, da es sich oftmals um Mandel-Pfirsiche (Prunus × amygdalopersica) handelt die eine etwas größere Wärmesumme brauchen um zur Blüte zu gelangen als die eigentlichen meist weißblühenden Mandelbäume. Wer aufmerksam durch die Weinberge des Leiningerlandes geht kann jedoch dort auch in der Weinbergsflora die ersten Frühlingsboten erkennen. Es wird ja auch langsam Zeit, – denn heute konnte man im SPON lesen, dass der lange Winter 2012-13 dazu geführt hat, dass viele deutsche Erdgasspeicher sich angeblich auf einem historischen Tiefstand befinden. Wie dem auch sei, – in den Rebhängen des Grünstadter Berges blühen die ersten Acker – Gelbsterne, – und kündigen damit die Ankunft des Frühlings im Leiningerland an. Hier im Leiningerland ist der Frühling nun endlich angekommen.

Photo: © C. Neff 7.4.2013 Gagea villosa (Ackergoldstern), Weinbergsflora Grünstadter Berg/am Bergel

Frühling, ja du bist’s! – Dich hab’ ich vernommen!“ (Mörike 1949,26).

Quelle:

Mörike, Eduard (1949): Eduard Mörike Werke. Sammlung Leins. Rainer Wunderlich Verlag Hermann Leins Tübingen und Stuttgart

Photo: © C. Neff 7.4.2013

Christophe Neff

Blognotice 10.3.2013: l’hiver 2012-13 en Allemagne – un hiver très sombre et gris

Après un hiver très gris et sombre, l’Allemagne a eu enfin droit à quelques journées de soleil, avec  des pointes de température qui avoisinaient entre 15 et 17 degrés à Mannheim. Mais cette période de printemps n’est pas censée durer : on nous annonce le retour de l’hiver pour le lundi  11.3.2012 avec des températures minimales qui pourront atteindre les – 10°.

Cet hiver 2012-2013 fut particulièrement sombre et gris en Allemagne. Il  a même battu le record de minimum d’ensoleillement  en Allemagne : avec 96 heures d’ensoleillement (Source : DWD Pressemitteilung du 27.2.2013 ; version anglaise) l’hiver 2012-13 fut l’hiver le moins ensoleillé depuis 1951, date depuis laquelle l’ensoleillement  est relevé systématiquement en Allemagne. Le soleil s’était restreint aux sommets des Alpes et de la Forêt Noire. Pour le reste de l’Allemagne, cet hiver fut donc particulièrement gris: ici, à Grünstadt, ou les hivers sont très souvent dominés  par la grisaille (comme dans une grande partie du Oberrheingraben) , on avait carrément l’impression que les lumières et les  couleurs du soleil avaient été englouties  par la grande grisaille hivernale. Le soleil revenait à Grünstadt, avec le début du printemps météorologique le premier Mars 2013. Personnellement, le  seul  jour où j’ai eu droit à une journée de plein soleil d’hiver, ce fut le 10 février à Schramberg en Forêt Noire durant le « Schramberger Hanselsprung »  – chez les fabuleux Hansel de Schramberg.

Photo: © C. Neff 2.3.2013 „Vue printanière des toits de Grünstadt/Frühlingsblick über die Dächer von Grünstadt

Christophe Neff, le 10.3.2013

Blognotice 21.02.2013: „Du bist schön Frollein“ – „tu es belle Mademoiselle“

„Du bist schön Frollein (tu es belle Mademoiselle) “  tel est le titre de la deuxième partie de la série „mein Franzos (mon français) “ de la Rheinpfalz, qui était publié dans la „Wochenendebeilage“ du 16 février 2013. Cette petite série publie quelques « petites histoires franco-allemandes » loin des spots des festivités du cinquantenaire du traité de l’Elysée, des petites histoires, des amitiés franco-allemandes qui se déroulent plus ou moins dans la Pfalz (Palatinat rhénan). Une partie est dédiée aux souvenirs positifs que les prisonniers de guerre français qui travaillaient dans les petites fermes allemandes pendant la deuxième guerre mondiale ont laissés en Allemagne. On nous raconte l’histoire de Marcel Cahuzac, qui aida dans la petite ferme des Dietrich à Hochstadt. Cela me rappela les récits de ma grand-mère Germaine Migliori, qui raconte souvent d’un de ses frères (Denis), qui était aussi un de ce prisonniers de guerre français en Allemagne, il travaillait dans une petit ferme en Allemagne – si je me rappelle bien c’était en Silésie. Elle disait, « il était bien traité et surtout bien nourri dans chez ses paysans ». Dans ces temps de guerre, être bien nourri était déjà un privilège.

La dernière histoire, dans cette série, nous raconte comment Brigitte Salomon, trouva son futur époux Gérard. Gérard Salomon effectua son service militaire (comme des milliers d’autres français au temps des FFA) à Landau en 1969. C’est à Annweiler, pendant les festivités de l’anniversaire de la fondation de la ville de Annweiler, – que le jeune militaire Gérard Salomon,  prononçait cette phrase, « Du bist schön Frollein (tu es belle Mademoiselle) » – et c’est ainsi que débuta l’histoire d’un couple franco-allemand (mariage en 1973 à Annweiler) qui vit depuis dans sud de la Pfalz. Cette petite histoire franco-allemande a aussi le mérite de rappeler un détail des relations franco-allemandes, un détail presqu’oublié, – ces couples franco-allemands qui  sont pour ainsi dire des retombées indirectes de la présence des FFA  en Allemagne.  Dommage que la Rheinpfalz ne publie pas cette série « Mein Franzos » sur Internet, – ces petites histoires  franco-allemandes, des anecdotes franco-pfälzisches auraient sûrement trouvé un  cercle de lecteurs plus étendu lectorat via Internet.

Et comme nous parlons de relations franco-allemandes dans cette petite blognotice, notons aussi que Martin Graff dans le Zungenkonten  (Grenzenlose Freundschaft) de ce même supplément weekend de la Rheinpfalz déplore que l’ancienne Église de la Confession d’ Augsbourg d’ Alsace et de Lorraine rechigne son héritage linguistique l’allemand. Dommage, – mais peut-être est- ce le fait du rapprochement des églises reformées  en Alsace-Lorraine dans Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine.

Pour finir cette petite note franco-allemande, – les lecteurs francophones des paysages, qui maîtrisent l’allemand pourront dans « Aschermittwochsblognotiz 2013 – eine bemerkenswerte Begegnung beim Schramberger Hanselsprung am Fasnetssonntag 2013 » découvrir l’histoire des fabuleux Hansel de Schramberg, – ceci est aussi un très belle histoire franco-allemande  – loin des projecteurs médiatiques du cinquantenaire du traité de l’Elysée, – une petite histoire qui nous montre que dans la vie quotidienne ce rapprochement franco-allemand a bien eu lieu !

Sources :

Die Rheinpfalz (2013) : « Du bist schön, Frollein ». Mein Franzos (II): Die Feiern zum 50. Jahrestag der Unterzeichnung des Elysée-Vertrages sind vorbei, die deutsch-französische Freundschaft ist wieder aus den Schlagzeilen verschwunden. Wie sie abseits des Scheinwerferlichts gewachsen ist, gepflegt wird und fortbesteht, zeigen die vielen persönlichen Erinnerungen, die Rheinpfalz-Leserinnen und – Leser eingesandt haben. In: Die Rheinpfalz – Ihr Wochenende zuhause in der Pfalz, Nr. 40, Samstag, 16. Februar 2013.

Graff, Martin (2013): Grenzenlose Freundschaft – Martin Graff – Gedankenschmuggler aus dem Elsass – merkt an, dass die Protestanten am Oberrhein trotz vieler Gemeinsamkeiten doch einiges trennt. In: Die Rheinpfalz Nr. 40 , Balkon: Über Grenzen, Samstag, 16. Februar 2013

Christophe Neff, le 21.02.2013

Blognotice 22.01.2013: pensées personnelles franco-allemandes sur le cinquantième anniversaire du Traité de l’Elysée

Le couple franco-allemand fête le cinquantième anniversaire du Traité de l’Elysée en grande  pompe à Berlin. Les medias français et allemands nous présentent  « éditons spéciales » sur cet anniversaire si spécial. Partout des « Symboles-Franco-Allemands » – récemment même un petit livret écrit par Andreas Rittau (2012 : Symboles Franco-allemands 1963-2013 – Construction d’un champ transnational) fut consacré au sujet. Durant une de ces Sondersendungen de la Télévision allemande, – nous fut présentée l’histoire des époux  Klinger, Francette et Gérard Klinger (1,2) qui se marièrent en 1966 et formèrent  depuis un couple franco-allemand. Quand Francette raconta la grande solitude des débuts du couple, cette histoire me rappela des souvenirs personnels. Mes parents formaient aussi un tel couple franco-allemand, mais ils n’eurent pas la chance de vivre une retraite paisible, de connaitre leurs petits-enfants franco-allemands, car mon père décéda des suites d’un cancer en janvier 1992. Mais la grande solitude, comme beaucoup de couples franco-allemands qui ont eu le courage d’affronter  les dures réalités d’un ménage franco-allemand, au début des années 1960 ils l’ont  aussi connue. Mes parents se sont mariés en 1962 à Dijon. Les parents de mon père, mes futurs grand parents allemands, n’avait pas participé à la cérémonie de mariage à Dijon. Ils n’apprécèrent pas trop, que leurs fils se marient avec une fille française. En fait, le rapprochement  ne se fit qu’à ma naissance à Tübingen en Juin 1964, à peu près 1 ½  ans après la signature du traité de l’Elysée. Dans le vieil album de photos familial qui se trouve encore chez ma mère,  mon père avait écrit quelques mois avant sa mort sous les photos de mon baptême – « und dann kamen Sie doch   (et ils arrivèrent tout de même) » ces photos sur lesquelles  on me voit entouré de mes grands-parents, les oncles et tantes allemandes. Ce fut ma naissance qui rapprocha enfin vraiment les deux familles. Avant ma naissance mes parents,  partiellement « boycottés» par la famille allemande, surtout ma mère, qui débarquait en Allemagne, sans comprendre ou parler un mot d’allemand avait dû faire face à des temps durs. Après cette naissance, – les choses s’arrangèrent  lentement. Les grands-parents allemands, Anton et Blanka Neff étaient aussi fiers de leur petit fils franco-allemand que les grands-parents français Jean et Germaine Migliori. Christophe Neff, – un petit franco-allemand, – avec une double nationalité franco-allemande – ce fut enfin le moment où la famille de mon père accepta le mariage de mon père avec une française. Un des premiers souvenirs de ma petite enfance, – c’est mon grand-père Anton Neff qui m’a amené voir les trains à la gare de Saulgau. Comme mon père m’amenait à la gare de Tübingen regarder les trains. Comme mon grand-père français Jean Migliori m’amenait au port du Rhin à Strasbourg voir les péniches et chalands du Rhin, – le Lookheed Constellation à Strasbourg-Neuhof (un ancien Constellation d’Air France transformé en bar (F-BHMJ / L1049G-82-98)), les visites de la gare de Strasbourg quand on allait chercher les tantes, ou les visites de aérodrome de Entzheim pour chercher la famille, qui arrivait d’ Angleterre ou des Etats-Unis. C’est ainsi que mes grand-pères, français et allemands en me faisant visiter gares, ports & aéroports m’avaient fait découvrir le monde de transports, – plus particulièrement le monde du Chemin de Fer, – le Monde du Chemins de Fer, qui fut dans un certain sens, aussi un de mes premiers amours.

De nos jours, – les couples franco-allemands n’ont plus affronté les dures réalités des années 1950, 1960, de fonder une famille franco-allemands quelques années après les douleurs de la guerre – c’était insensé. Aujourd’hui, 50 ans après la signature du traité de l’Elysée – fonder un couple franco-allemand n’a plus à faire face aux vieux démons de la guerre, des souvenirs de morts, de la déportation …… Un couple franco-allemand de nos jours n’a plus rien de spécial, – il doit faire face aux risques  de la vie normale de nos jours, – divorce, chômage, maladie … – mais grâce aux traités de l’Elysée les vieux démons de la guerre, des guerres (1870, 1914-18,1939-45) des souvenirs de guerre ont  disparu. D’avoir fait disparaitre ces vieux démons …. « Le bruit des bottes des SS qui résonne sur la cours de l’école de Hussigny » c’est aussi un des grands mérites du traité de l’Elysée. Parfois de nos jours, en critiquant l’état des relations franco-allemands, on oublie trop vite cette réalité …. Mes grands-parents n’ont jamais oublié Libéro Casciola mort en déportation à Bergen-Belsen, – mais ils ont quand même accepté que leur fille se marie avec un allemand. Ce fut en 1962, – le traité de l’Elysée n’était pas encore signé …. 41 ans plus tard, leur fille, en 2003 reçut  le Bundesverdienstkreuz, une des plus hautes décorations allemandes,  pour son travail politique au sein de la SPD, le travail pour les enfants en danger (Kinderschutzbund) – et la réconciliation franco-allemande.

Dommage, que mon père n’ait pas eu la chance de participer à cette cérémonie, lui qui avait risqué il y a maintenant 51 ans la rupture avec sa famille pour le simple fait d’épouser une jeune française.

Ouvrages et sources cités :

Rittau, Andreas (2012): Symboles franco-allemands. 1963-2013. Construction d’un champ transnational. Paris, L’Harmattan, Allemagne d’hier et d’aujourd’hui. ISBN 9788-2-296-99598-7

Christophe Neff, le 22.01.2013

P.S.: Les souvenirs très personnels franco-allemands de ma mère se trouvent dans le petit billet  «Cinquante ans … déjà! » du blog  Au jour le jour.

Blognotice 14.01.2013: sur les débuts de l’Opération Serval

Vendredi  11. Janvier 2013 «François Hollande engage l’armée française dans le conflit malien ». A juste titre le Monde du Dimanche 13 – Lundi 14 janvier 2013 écrit « La France entre en guerre contre les islamistes au Mali ». François Hollande a pris une décision courageuse, – face à des choix extrêmement difficiles.  Sans intervention extérieure, les islamistes auraient fait tomber Bamako en deux ou trois jours. Bamako aux mains des narco-islamistes aurait pu déstabiliser une grande partie de l’Afrique occidentale, le Sahel, le Maghreb et cette chute aurait certainement eu aussi des conséquences géopolitiques pour les états riverains de la méditerranée. D’autre part il plane une menace horrible sur le sort des otages français aux mains des groupes islamistes.

Mais on oublie assez souvent les centaines de milliers de maliens pris en otages par les diffèrent groupes de la mouvance narco-islamiste. Ces maliens qui attendent avec impatience qu’ils soient enfin délivrés de ce régime moyenâgeux qui les terrorisa avec tout l’épouvantail des châtiments corporels que prévoit la charia – lapidation, amputation des membres ….  Dans ce contexte il faut aussi rappeler le courage des populations locales, que ce soit à  Tombouctou comme à Gao, qui durant l’été dernier ont eu le courage de manifester contre leurs tortionnaires. Et en plus il y eut la destruction des mausolées de Tombouctou, trésor de l’humanité. Pour avoir une image des cauchemars vécus par les populations du Nord du Mali je conseille de (ré)-lire l’interview de Moctar Mariko, président de l’Association malienne des droits de l’homme, publiée dans slateaafrique le 6. Décembre 2012.

J’approuve la décision courageuse de François Hollande de répondre aux demandes d’aide des autorités maliennes et d’intervenir militairement au Mali. Par contre je ne crois pas que l’utilisation de forces armées des pays membres de la Cédéao soit une bonne idée. Cédéao cela rime toujours avec chaos et envinemement – là je rejoins l’analyse de Philippe Duval « En sortir, ce n’est sûrement pas introduire sur le théâtre malien les troupes de la Cédéao, qui, dans toutes les crises régionales où elles sont intervenues, ont joué le rôle d’aggrave-affaires. »  publié récemment dans un article (Nord-Mali: les djihadistes surestiment leurs forces) de Slate-Afrique. Il est sûr que les différents groupes et groupuscules rebelles du Nord du Mali ne partiront pas sans l’utilisation de la force. Mais la force ne résoudra pas les problèmes fondamentaux du Nord du Mali. Une fois l’intégrité territoriale du Mali restituée – il faudra enfin trouver des solutions durables pour le développement du Nord du Mali – et cela inclut aussi de trouver enfin une vraie solution aux problèmes des Touaregs , sans quoi les problèmes réapparaitront au plus tard  au cours la prochaine décennie.

Pour finir, j’aimerais aussi porter l’attention sur les fables qui circulent dans les medias et la toile sur les liens entre l’intervention franco-anglo-americaine en Lybie et la désintégration territoriale du Mali. La chute du régime de Kadhafi en Lybie a certes précipité certaines dynamiques au Nord du Mali, – mais bien avant la chute de Kadhafi le Nord du Mali était un pays aux proies des islamo-trafiquants – où  l’autorité de l’état malien était quasiment inexistante et l’industrie de l’enlèvement florissait. Qui se souvient encore de la fin tragique de Michel Germaneau (j’en parlai aussi un petit peu ici) pour citer un seul nom ?Intervenir au Mali et restituer l’intégrité territoriale du Mali, cela veut dire aussi  en finir pour toujours avec cette industrie de l’enlèvement qui sévit dans le Nord du Mali.

Mais actuellement nous ne sommes qu’au début de l’opération Serval – et l’intégrité territoriale du Mali est encore loin d’être rétablie. L’opération Serval  risque aussi de devenir une longue opération militaire avec une issue incertaine – des victimes, des dégâts collatéraux etc. Mais si la France avait  décidé de ne pas intervenir au Mali – on risquerait bien de voir le drapeau noir des djihadistes flotter sur les toits de Bamako avant la fin du mois de janvier 2013.

Christophe Neff, le 14.01.2013

Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers

Le dernier posting sur paysages, – mes vœux de bonne année 2013 pour les lecteurs de paysages–  ont reçu une attention exceptionnelle de la part de mes visiteurs/lecteurs.  La photo des fleurs d’amandiers utilisée dans ces vœux je l’avais déjà publiée dans la Blognotice du 17.3.2012. Personnellement j’aurais aussi souhaité un tel intérêt pour la « Blognotice 30.12.2012: Réflexions sur « les Zungenknoten – ungebetene Gäste» de Martin Graff », qui parle du déclin du français en Allemagne et de l’allemand en France, mais hélas les lecteurs ont préféré les vœux de nouvel an. La floraison d’amandiers  (Mandelblüte) de la Weinstrasse en Allemagne est considérée comme  le début du printemps en Allemagne. Paradoxalement il n’existe pas d’article Wikipedia.de sur la Mandelblüte, mais seulement sur le Gimmeldinger Mandelblütenfest.  Les fleurs d’amandiers sur la photo prise durant le printemps 2013 entre Herxheim am Berg et Kallstadt montre les fleurs d’une Dürkheimer Krachmandel, une variété d’amandiers à fleur blanche. La plupart de Amandiers fleurissant sur la « Weinstraße » ont des fleurs roses – et en réalité ce ne sont pas de  vrais Amandiers – mais des hybrides entre Amandiers & Pêches – les Mandelpfirsiche (Prunus amygdalo-persica (West) Rehd.). Ces hybrides qu’on rencontre aussi assez rarement à l’état spontané où on trouve les deux parents sont cultivés de nos jours pour les belles fleurs roses. Durant le printemps, – normalement en Mars, les allées de la région de la Weinstrasse sont donc plongées dans un bain de fleurs roses des Mandelpfirsische. Notons que la plupart des habitants de la Weinstrasse ne sont pas au courant de ce que les fleurs d’amandiers roses proviennent des Mandelspfirsiche, mais depuis que la culture d’amandiers a perdu toute importance économique, les amandiers avec à fleurs blanches (les vraies comme la Dürkheimer Krachmandel) se raréfient  de plus en plus. Notons en fin de cette petite blognotice sur les fleurs d’amandiers, qu’il y a un petit pays en France,  où dans les endroits abrités de la Tramontane glacée de janvier on peut trouver ici et là les premiers amandiers en fleurs dès le début du mois janvier – c’est le plateau de la presqu’ile de Leucate. Les premières fleurs d’amandier apparaissent durant le mois de janvier, et en février une véritable « neige florale » baigne le plateau de Leucate. Dans le livre « Leucate – plein cadre (Hautemanière & Hiron(2004) » – on trouve quelques photos des amandiers en fleurs sur le plateau de Leucate. La vue sur les amandiers et les vignes du plateau de Leucate avec l’étang de Leucate et le massif du Canigou couvert d’un épais manteau de neige en arrière-plan est sûrement un des (de mon point vue) plus beaux paysages d’hiver méditerranéen que je connaisse. Dommage que je n’en possède (sauf peut-être dans les fonds de mes cartons d’archive de diapositives) pas de photos de ce paysage  hivernal méditerranéen exceptionnel, paysage de pierre, vignes et fleurs d’amandiers. Notons aussi que les vignobles Cap Leucate (anciennement les vignerons du Cap Leucate) fête annuellement une Fête des amandiers en fleurs, mais cet évènement à caractère local, régional n’est pas comparable aux Gimmeldinger Mandelblütenfest qui est un évènement national, – car la Mandelbüte de la Weinstrasse est traitée chaque année dans la presse nationale allemande comme le début du « véritable printemps » en Allemagne !

Pour finir, – en attendant le printemps et la floraison  des amandiers sur la Weinstrasse  j’espère que l’hiver ne sera pas trop rude ici dans la Unterhaardt – car même si la neige manque assez souvent ici entre Bad Dürkheim et Grünstadt – il peut aussi y avoir des périodes de grands froids, en février 2012 nous avons eu droit à des nuits entre – 18 et- 22° (1,2) !

Œuvres citées :

Hautemanière, Nöel ; Hiron, Jacques (2004): Leucate : plein cadre ; livre de photographies. Toreilles, ISBN 2-9516053-3-1

Christophe Neff, le 6.1.2013

Blognotice 30.12.2012: Réflexions sur « les Zungenknoten – ungebetene Gäste» de Martin Graff

Le 22. Janvier 2013 on fêtera le cinquantième anniversaire du traité de l’Elysée! On prononcera des beaux discours, – des « Sonntagsreden » sur la « Deutsch-Französische Freundschaft », – sur l’amitié franco-allemande, – des discours parfois très loin des réalités de terrain – la maîtrise du français en Allemagne (voir aussi: «Blognotice 22.09.2012: Commémoration du discours historique de Charles de Gaulle du 9.9.1962 à Ludwigsburg » ) est en plein déclin, – l’apprentissage de l’Allemand en France ne se porte guère mieux! Martin Graff a dédié son dernier Zungenknoten « Zungenknoten – ungebetene Gäste» à ce casse -tête linguistique, – le fait que ,en dehors des beaux discours , de moins en moins d’Allemands et de Français sont capables de se parler, de se comprendre dans leurs langues réciproques.  En plus Martin Graff déplore le fait que de plus en plus d’allemands et de français utilisent  l’anglais pour communiquer entre eux. Je me permets de citer quelques petits passages de ce « Zungenknoten » -« Dans quelques jours ist es soweit, nous  inaugurons un demi-siècle d’amitié franco-allemande dont l’anniversaire exact am 22. Januar gefeiert wird, le jour où Charles de Gaulle et Konrad Adenauer ont signé le fameux traité de l’Elysée, Grundstein einer neuen Ära der deutsch-französischen Beziehungen. Damals wurde auch das Deutsch- Französische Jugendwerk gegründet, une entreprise de paix qui succéda à toutes les entreprises de guerre zwischen Frankreich und Deutschland. Ziel der Begegnungen war unter anderem, aus Franzosen und Deutschen Sprachakrobaten zumachen. Le but n’a jamais été atteint, …. Die Lobeshymnen, die zu erwarten sind, ne changeront rien à la donne. Wir entfernen uns, en paix certes, aber wir entfernen uns (Graff, M. 2012) ». Oui, Monsieur Graff, décrit bien la situation, – les deux parties du couple franco-allemand    s’éloignent de plus en plus, en paix certes, mais ils s’éloignent – et ceci n’est pas seulement dû  à l‘incompréhension linguistique, je pense que depuis quelques années il y aussi un vrai fossé  socio-culturel qui se creuse entre l’Allemagne et la France. On pourrait aussi se poser la question combien de député(e)s du Bundestag maitrisent  le français, – ou combien de député(e)s de l’assemblée nationale maîtrisent l’allemand ? Ou pourquoi une telle enquête n’a pas été menée dans les deux assemblées de Berlin et de Paris pour les festivités du cinquantenaire du traité de l’Elysée. Mais peut-être a-t-on aussi eu un peu peur d’une telle « ehrliche Bestandsaufnahme » des connaissances linguistiques des député(e)s français en allemand, des MdB (MdB = Membre du Bundestag = député allemand) en français. Naturellement au niveau individuel il y a toujours des exceptions, – ici et là on les trouve encore ces Sprachvagabunden.  Pour finir cette blognotice avec une touche positive je cite ces trois étudiants d’un de mes cours, qui ont bien voulu s’attaquer en dépit de l’obstacle linguistique à  préparer  un travail sur les « écosystèmes du Mali », une analyse de la réception scientifique de l’ouvrage « la terre incendiée » de  Georges Kuhnholtz – Lordat et d’une relecture critique de la réédition du texte clef de René Dumont « L’Afrique noire est mal partie » – ainsi que les préfaces de Abdou Diouf (Afrique, le continent du futur) et de Jean Ziegler ( René Dumont – visionnaire et prophète),pour mener ce travail à fond, – car il n’existe à  priori pas de littérature scientifique non francophone sur ces trois sujets. Oui, cela existe encore dans l’Allemagne de nos jours, des étudiants allemands, qui maîtrisent si bien le français, qu’ils  peuvent lire et comprendre textes scientifiques, livres …. écrits en français, – donc le travail  de l’  Office franco-allemand pour la jeunesse n’était pas pour rien, le travail des professeurs de français dans les Lycées (Gymnasien) et oui, même dans les Gesamtschulen et les Realschulen n’était pas en vain. Des étudiants allemands maîtrisent le français cela existe encore de nos jours, mais cela devient de plus en plus rare dans l’Allemagne de l’an 2012/13.

Ouvrages et sources cités :

Birnbaum, Philippe (2012) : Biodiversité au Sahel. Les forêts du Mali. Éditions Quae, Versailles, ISBN 978-2-7592-1811-0

Desjeux, Catheriné ; Desjeux, Bernard (2011) : Fleuve Niger. Cœur du Mali. Éditions Grandvaux, Brinon sur Sauldre, ISBN 978-2-909550-73-2

Dumont, René (2012): L’Afrique Noire est mal partie. Préfaces de Abdou Diouf et Jean Ziegler. Paris. Éditions du Seuil, ISBN 978-2-02-108644-7

Graff, Martin(2012): Zungenknoten – ungebetene Gäste. In: Die Rheinpfalz  Nr. 302– Ihr Wochenende – Balkon über Grenzen.  Samstag, 29. Dezember 2012.

Kuhnholtz-Lordat, G. (1939) : La Terre incendiée. Essai d‘ agronomie comparée. Nîmes (Éditions de la Maison carrée)

Christophe Neff, le 30.12.2012