De la neige entre Jendouba, Aïn Draham et Tabarka

Il neige encore à Grünstadt et il neige aussi en Kroumirie. Apres avoir laissé sur le dernier billet de la République des livres nous présentant le livre « un de nous deux » de Jean-Noël Jeanneney un petit commentaire en allemand ,je viens de m’apercevoir sur le wordpress Dashboard que le blog paysage a reçu de la visite de lecteurs utilisant le mot clef « neige à Tabarka ». Donc en recherchant « neige à Tabarka », on atterrit chez « paysages  » – même si je n’ai jamais rien  écrit sur de la neige à Tabarka . Donc en observant discussions et commentaires dans « Quelques saisons tout près de l’enfer»  de la RDL qui sont entre autre à la recherche d‘ un poème disparu des commentaires, j‘ entame une petite recherche sur la toile sur la soi- disant neige à Tabarka. Notons au début que des chutes de neige dans les environs de Ain Draham n‘ ont absolument rien d‘ exceptionnel ,  je me souviens encore bien lorsque j’ai  visité  la première fois Ain Draham avec des collègues tunisiens : ils me précisaient qu’à Ain Draham il y avait à peu prés une ou deux semaines de neige  par an dans les montagnes entourant Ain Draham ,principalement en Janvier ou en Février (sur la neige à Aïn Draham voir aussi ici et ici ) . Je me rappelle  bien avoir pensé au  mimosa en fleurs,  avec des paysages de neige, la Subéraie et Zéenaie  cela pourrait donner de belles photos de paysages. Eh bien il a réellement neigé ces derniers jours entre Jendouba , Ain Draham et Tabarka – la Presse.tn  nous annonce cela sous le titre «Manteau blanc sur Jendouba ».  Nous apprenons, je cite, « Des chutes de neige, en quantités importantes, persistent, depuis la nuit de jeudi, dans les différentes délégations de la région de Jendouba. Les quantités enregistrées jusqu’à hier matin varient entre 10 cm, sur les hauteurs de Aïn Draham, et 6 cm, dans la délégation de Balta Bouaouane, au niveau des hauteurs de Béni Mohamed, Chouawla, El Awaoudhna et Kasseb…. » .En outre, si j’interprète bien l’article on a bien dû déneiger la route n°17 entre Fernana, Aïn Draham et Tabarka – et vu que les internautes arrivent sur « paysages »  il y bien eu de la neige à Tabarka. En divaguant sur le web à la recherche de la neige à Tabarka ,j‘ ai fait quelques découvertes- dans cette page intitulée simplement Tabarka, page qui doit être plutôt une page de promotion  touristique on découvre la phrase suivante : « Tabarka est relié à Tunis par la voie ferrée, mais les trains y sont irréguliers » c’est une étrange affirmation vu que la ligne de chemin de Fer Mateur-Sedjenene-Tabarka n‘ existe que sous  forme de vestiges. Depuis la construction du barrage de Sidi El Barraq la voie ferrée est coupée à la hauteur de Nefza, – le chemin de fer a été littéralement noyé par les flots du lac artificiel de Sidi El Barraq. Je précise  car j’ai moi-même plaidé dans un document sur  les perspectives et potentialités de production de biocarburant en Tunisie pour la reconstruction de cette ligne de chemin de Fer. Finissons le tour du web avec cette page de blog «les paysages entre Tunis et Tabarka» avec de très belles images de paysages, paysages de montagnes et forêts méditerranéenne en Kroumirie et dans les Mogods que j’aimerais beaucoup revoir.

Je finis mon billet, – il neige encore à Grünstadt, le SPON nous apprends  «Eiswinter und Hitzesommer El Niño macht Europa kalt » que c’est a cause de EL Nino que l’Europe et les Etats Unis ont froid – et aussi au  fait que pendant un hiver froid il y a  une forte probabilité de fortes  chutes  de neige. Nous avons simplement oublié qu’en hiver il y a parfois des risques  de fortes chutes de neige – comme je l’avais déjà écrit dans L‘ Allemagne fatiguée de son hiver.

Il neige donc à Grünstadt, entre Tabarka et Aïn Draham, même à Port Leucate il y  a eu quelque flocons qui sont tombés , ce qui est vraiment exceptionnel pour le coin  – mais les flocons de neige de Port Leucate n‘ ont même pas perduré  quelques minutes avant de disparaître – comme le soi -disant poème disparu dans les commentaires de Quelques saisons tout près de l’enfer.

Christophe Neff, Grünstadt le 13.2.2010

Vue de Grünstadt – encore de la grisaille (10.2.2010)

En me levant le mardi 9.2.2010 j’avais encore le très bel essai de Ferdinand von Schirach paru dans le dernier Spiegel (6/2010) « was übrig bleibt » en tête. Un texte décrivant la jeunesse de von Schirach dans chez les Jésuites à St. Blasien . Comme par hasard il parlait aussi de ces paysages de neige de forêt noire comme je le faisais dans «L‘ Allemagne fatiguée de son hiver (Hiver 2009/2010) » en évoquant mes mémoires de paysages de neige de la Raumschaft Schramberg. Von Schirach écrit « In meiner Erinnerung ist St. Blasien ein kalter Ort. Vier Monate lag Schnee, an den Bäumen hingen Eiszapfen, und weil nachts die Fenster offen blieben, wurde es so kalt, dass wir uns morgens unter der Bettdecke anziehen mussten (Dans ma mémoire St. Blasien est un lieu froid. Quatre mois de neiges, des arbres plein de stalactite de glace, et comme de nuits les fenêtres restaient ouvert, il devenait tellement froid, que au petit matin nous étions oblige de nous habiller sous nos couvertures tellement il faisait froid «. Décidément les paysages d’hiver de la forêt noire des 1970-1980 ont bien marqué nos mémoires. La jeunesse décidément c’est aussi une période de lecture intense – von Schirach nous parle beaucoup de livres et de lectures. Très beau texte, qui mérite à lui seul l’achat du Spiegel. Ce matin même je découvrais dans la république des livres « Désolé mais Botul-Henri Lévy a encore frappé » en quelques heures plus tard l’affaire arrive en Allemagne sous le titre « Bernard-Henri Lévy – Dandy-Philosoph fällt auf Satire rein“ dans le SPON. Je ne savais même pas qu’ici en Allemagne BHL était qualifié de Dandy-Philosoph. Avant avoir lu l’article j’avais jamais entendu le mot « Dandy-Philosoph ». BHL donne la vie un nouveau mot – ein neues Wort – le « Dandy-Philosoph » a la langue allemande. La nuit tombe, deux journées sont passés, il fait encore gris à Grünstadt , – mais les chutes de neiges on reprit – lassaient du duvet blanc dans la grisaille hivernale du Oberrheingraben. Je me souviens aussi du dernier billet de Berlin en parleles Mots de la Fin – dommage que ce blog franco-allemand va cesser de parler. J’ai beaucoup aimé lire cette voix française de Berlin. En plus c’était pour moi, qui lisait longtemps avant de m’attaquer à l’écriture du blog paysage régulièrement le blog franco – allemand Berlin en parle de Claire -Lise Buis, un sorte de model pour le blog franco-allemand « paysages ». Sans Berlin en parle il n’aurait jamais eu de blog paysages.

Source :

Von Schirach, Ferdinand (2010) : Was übrig bleibt – Eine Jugend im Jesuiten-Internat St. Blasien . In: Der Spiegel 6/2010, 136 – 137.

Grünstadt le 10.2.2010

Un après midi de dimanche de février très gris à Grünstadt

En lisant les 542 commentaires sur  « Victor Hugo, Notre-Homme de Paris » sur la république des livres le temps passe – même par temps gris. Parfois on a le sentiment d’entrer dans un salon de voix virtuelles et souvent incompréhensible, parfois aussi des voix se perdent. Une très belle intervention de  Dexter  en citant le discours d’Hugo à l’Assemblée Nationale en 1848.  Il y avait aussi une intervention intéressante d’un Monsieur  Benhabiles que je ne retrouve plus mais qui a quand même laissé de traces comme cette belle phrase de KTK « @ Benhabiles: J’ai bien aimé lire votre commentaire, revigorant et comme un vent frais » . Malheureusement ce vent frais ne souffle plus dans les commentaires sur « Victor Hugo, Notre-Homme de Paris  »  comme nous laisse remarquer  montaigneàcheval  avec agacement.  Mais en lisant ces presque 550 commentaires et plus, le temps manque nécessairement pour lire des vrais livres – comme cette excellent histoire culturelle du Thé de Martin Krieger (Tee- eine Kulturgeschichte) qui m’attend.

Le dernier billet de la république des livres « TV : tout pour l’Histoire ! » a jusqu’à présent seulement 12 commentaires.  En lisant ce billet + commentaires on est  un peu laissé  sur sa soif car on aurait bien  aimé savoir quand et sur quelle chaine ces productions de télévision seront montrés.  Eh bien maintenant  je peux donc retourner chez « Martin Krieger » et son histoire du Thé.  En fait en complément de mon dernier billet «L‘ Allemagne fatiguée de son hiver »  je voulais écrire un billet « un pays sans printemps » – car en effet dans la Forêt Noire de mon enfance – après les long mois de neige on se retrouvait d‘ un coup entre fin avril et mi mai en pleine été sans véritable printemps – mais vue la grisaille rhénane et le vent frais disparu des commentaires de la républiques des livres se sera pour une autre fois. Notons qu’à Grünstadt les premières Perce-neige font leur apparition.

Sources :

Krieger, Martin (2009): Tee – eine Kulturgeschichte . Böhlau Verlag  Köln, ISBN 978-3-412-20427-3

Christophe Neff, Grünstadt le 7.2.2010

L‘ Allemagne fatiguée de son hiver (Hiver 2009/2010)

L‘ Allemagne est fatiguée de son hiver -relativement long et dur – pendant presque cinq semaines la plus grande partie de l’Allemagne a été recouverte d’un manteau de neige. Phénomène assez rare qui remonte à l’hiver 1978-79. Le DWD (Deutscher Wetterdienst = Météo national allemand) résume dans une info presse pour Janvier 2010 – „Ganz Deutschland unter  geschlossener Schneedecke„.

grunstadt-im-winter-3112010blog.1265444251.jpgLes premières neiges à Grünstadt sont apparues durant la nuit du 12-13.12.2009 et après quelques petites périodes de redoux, la neige est réellement réapparue fin décembre pour couvrir les vignes  et villages de l’Unterhaardt jusqu’à la nuit du 2 au 3 février.  Dans la Unterhaardt cela s’est plutôt bien passé – mais le reste de l’Allemagne, surtout le land de Mecklenburg-Vorpommern souffre énormément de cet hiver. Même ici en Rheinland-Pfalz on a dû fermer beaucoup d’écoles car dans beaucoup d’endroits le ramassage scolaire ne fonctionnait plus.

Est-ce que l’hiver actuel fut vraiment si exceptionnel ? Même si le phénomène que toute  l‘ Allemagne du nord au sud, de l‘ ouest à l‘ est soit couvert d‘ un manteau de neige -plus de  4 semaines – est assez rare, je ne crois pas que nous avons vécu en Allemagne un hiver exceptionnel.  Je crois plutôt que l’Allemagne a tout simplement pour diverses raisons oublié ce qui signifie un vrai hiver de moyenne  Europe (Mitteleuröpäischer Winter). Parfois on a même l’impression qu‘ une grande partie de la société a pris les divers scenarios de réchauffement climatiques pour les années 2020-2050, donc pour les décennies à venir , pour une réalité, et on a tout à fait oublié de se préparer pour de vrais  hivers. On pourrait peut être même dire «  hier war der Wunsch der Vater des Gedanken » on a pris ses désirs pour des réalités : on préférerait  vivre sans hiver, sauf naturellement pour la fameuse « weiße Weihnacht »( Noël sous son blanc manteau).

hanfpalmen-im-schnee-bad-durkheim-jan-2010-kopie.1265440779.jpgPersonnellement j’ai grandi dans un pays de neige, – et je suis vraiment perplexe de voir à quel  point l’Allemagne se laisse paralyser  par si peu de neige (voir ici les divers articles publiés par le SPON ; Kälte, Glätte, Schnee – Können wir Winter?;  Viel Eis, kein Salz Niedersachsen rät zum Verzicht aufs Autofahren;  Eisglatte Straßen – FDP fordert nationale Streusalzreserve ;  Luftbrücke – Bundeswehrhubschrauber versorgen Hiddensee mit Lebensmitteln ).  Durant mon enfance la Forêt Noire, la Raumschaft Schramberg fut un vrai pays de neige – des hivers qui duraient parfois de début décembre jusqu‘ en avril voire Mai , des masses impressionnantes de neige  telles que mon père , natif de Saulgau en Oberschwaben où les hivers sont beaucoup moins enneigés  qu’en forêt noire, nous a légué une impressionnante documentation photographique des paysages du Feurenmoos, du Fohrenbühl enneigé , tellement il était impressionné par la quantité de neige dans les  alentours de Schramberg .  A partir du début des années 1980 les chutes de neige devenaient de  plus en plus irrégulières ; un couvert de neige ininterrompu  de décembreà avril cela n’a plus existé,  je crois, depuis l’hiver 1985/86 .Dans ce pays de neige , on vivait avec la neige  (et on y vit encore) on se préparait, on prenait ses précautions. Le long des routes exposées  au vent on construisait en automne de longues grilles de congères car on savait bien que le vent peut rendre une route même avec un couvert neigeux assez mince impraticable en  une ou deux heures , ou même moins. Ce savoir apparemment a été oublie dans ¾ de l’Allemagne.

winterlandschaft-grunstadter-berg-3112010blog.1265444907.jpgMême ici à Grünstadt il y a eu des routes devenues impraticables par des congères – même si nous n’avons jamais eu plus de 20 cm de neige dans les environs de Grünstadt. A force de parler toujours de scénarios de changements climatiques, de réchauffement planétaire, j’ai bien l’impression qu‘ on a  tout simplement oublié la réalité d’un hiver banal. Il y a aussi des facteurs aggravants :durant les années 1969,70 et même encore dans les années 1980, une partie du trafic marchandises  était encore assurée par les chemins de fer en Allemagne – le trafic marchandise régional  aujourd’hui est exclusivement assuré  par la route en Allemagne (voir aussi St. Genis – Pouilly à bientôt) avec pour  effet que si un  seul camion se met en travers ,rien ne va plus ,et les routes sont coupées pendant des heures. Durant 4 semaines on pouvait dans les radios trafics entendre les litanies – wg. Querstehender LKW gesperrt – Route coupée à cause de camions en travers. C’est aussi une des conséquences d’une politique de transport « tout-camion » – un prix à payer durant un vrai hiver européen.

En ce qui concerne  les changements climatiques, on peut constater que la durée du couvert neigeux a certainement diminué durant les dernières deux décennies. Un  très bon exemple pour ce fait  est le « Weihnachtstauwetter ou Weihnachtsdepression » qui affecte une grande partie de la moyenne Europe. En moyenne 7 sur 10 hivers sont concernés par ce phénomène qui fait fondre une grande partie des neiges en  décembre – et ce phénomène et responsable que la weiße Weihnacht (noël dite blanche = paysage de noël couvert de neige) est un événement assez rare en Allemagne. La Forêt Noire connaissait naturellement aussi le phénomène du « Weihnachtstauwetter » mais avec une couverture moyenne de 50 – 100 cm de neige, les 30 à 40 centimètres qui fondait pendant le Weihnachtstauwetter n’avaient aucune conséquence pour les paysages hivernaux. De nos temps la couverture neigeuse de décembre n’atteint souvent même pas les  40 à 50 centimètres  et disparaît donc logiquement entre Noel et la St. Sylvestre. C’est  la un signe incontestable d’un changement climatique.

Mais tout ne semble pas lié aux changements climatiques. J’avais longtemps cru savoir que le téléski du Fohrenbühl a dû être fermé pour  cause de manque de neige dû aux changements climatiques durant les années 1990. Le Fohrenbühl qui  fut aussi l’endroit où je pris mes premiers cours de ski il y a plus 40 ans, et que j’ai déjà décrit brièvement dans la notice géo gastronomique « une forêt noire étoilée ».  Effectivement un des scenarios courants pour le tourisme d‘ hiver et les changements climatiques pour les deutsche Mittelgebirge prévoit que dans un proche futur  le couvert neigeux nécessaire pour le « tourisme de ski »  va faire défaut et mettre l‘ industrie du tourisme d‘ hiver en péril, – les « climatologues-scénaristes » ne partagent pas tous cet avis pessimiste (pour plus de matériel online , voir ; Folgen des Klimawandels für den Wintersport im Mittelgebirge; IfL Nationalatlas: Klimawandel ; Klimawandel und Wintersport in Mittelgebirgen ; Klimawandel im Schwarzwald und an der Nordsee) mais c’est en tous cas l‘ avis prédominant de la récherche climatologique appliquée en Allemagne. Donc jusqu‘ au 15 janvier 2010, je croyais que la fin du téléski du Fohrenbühl était due  aux conséquences des changements climatiques, au « global warming ».

verschneite-waldweide-bei-sommerecke-161.1265440014.jpgDu 15 au 17. Janvier je tenais mon séminaire annuel « Global Change » auquel la presse locale, en occurrence le Schwarzwälder Bote, consacra même un petit article « Wie wirkt sich der weltweite Klimawechsel im Schwarzwald aus? ». Pendant ce séminaire, j‘ ai appris par des sources locales – que la fermeture du téléski du Fohrenbühl  (Fohrenbühllift) n‘ avait rien à voir avec des problèmes d‘ enneigement  et  changements climatiques, mais est dû à des problèmes de bail entre les propriétaires du téléski et les propriétaires des pistes de ski – et que le lift (téléski) de Tennenbronn à quelques kilomètres de là et qui se situait à une altitude inferieure fonctionnait encore bel et bien. (Voire aussi les articles dans le Schwarzwälder Bote Tennenbronner Skilift in Betrieb & Der Schnee kann auch ein Vergnügen sein ? In Tennenbronn sind die Wintersportbedingungen optimal).  En regardant la carte des « certitude de neige » du IFL  (Schneesicherheit) se basant sur des données de 1980- 1999 ou voit que 60 – 80 jours de neige avec plus de 10 cm de couverture neigeuse y sont données pour la région entre Schramberg – St. Georgen. Donc assez de couverture neigeuse pour exploiter convenablement un téléski.  Naturellement exploiter un téléski dans un tel environnement n’est certainement pas une mine d’or – mais cela peut fonctionner. Donc des simples disputes ont sonné le glas du „Fohrenbühllift“ – pas  le réchauffement climatiques comme on aurait pu  le croire. On aurait tellement aimé raconter l’histoire de la fin du Fohrenbühllift – le téléski du Fohrenbühl une des premiers victimes du réchauffement planétaire  ….. mais hélas les réalités sont beaucoup moins spectaculaires.

Je ne sais pas si l‘ hiver en Allemagne va encore perdurer  et a quel point cet hiver particulièrement rigoureux et surtout particulièrement inattendu pour une grande partie de la société allemande va encore perturber la vie quotidienne  de beaucoup d’Allemands, même le monde a récemment consacré  une petit note à cet hiver particulier « La neige paralyse les transports dans le nord-est de l’Allemagne » , mais au moins dans la vallée du Rhin, le fameux Oberrheingraben, la neige a disparu et dans les espaces vert de l‘ université de Karlsruhe je viens de découvrir le jeudi  4.2.2010 les premiers  Hellébore d’hiver (Eranthis hyemalis ) ou en langue populaire les roses de noël, les fameux  Winterlinge en fleur. En plus les premières cigognes vient d’arriver en Palatinat (Die Rheinpfalz 6.2.2010) – le printemps s‘ s’annonce timidement l’Allemagne fatigué par cinq semaines de neige pourra enfin reprendre son souffle.

Photos :

1.) Grünstadt en hiver:  Photo © C.Neff 31.1.2010 (Canon Powershot A720IS)

2.) Le Grünstadter Berg en manteau d‘ hiver:  Photo © C.Neff 31.1.2010 (Canon Powershot A720IS)

2.)  Neige & Palmiers (Trachycarpus fortunei) à Bad Dürkheim : Photo © C.Neff 27.1.2010

3.) Paysage d’hiver entre Sommerecke & Fohrenbühl pris pendant le seminaire Global Change 15-17.1.2010 : Photo ©C. Banfield 16.1.2010

Source :

Die Rheinpfalz (6.2.2010) : Aus der Pfalz – Erste Störche in der Pfalz eingetroffen. Die Rheinpfalz, Sonntag 6. Februar 2010, Jahrgang 66, Nr. 31

Christophe Neff, Grünstadt le 6.2.2010

P.S. (6.2.2010 12:05): Et les Etats-Unis aussi redécouvre ses neiges et tempêtes d’hiver (East Coast Is Hit by ‘Potentially Epic Snowstorm ;  L’est des Etats-Unis pris dans une tempête de neige ; US-Ostküste ruft den Winternotstand aus)!

Shtil di nakht – Still die Nacht ist voller Sterne und der Frost er hat gebrennet

Shtil, di nacht iz oysgeshternt,

Un der frost – er hot gebrent –

so beginnt die erst die erste Strophe des Gedichtes „shtil di nakht “ von Hirsch Glik. Ein Gedicht welches uns vom jüdischen Widerstand gegen den Naziterror in poetischen Worten berichtet – vom Aufbäumen gegen die Vernichtung – von der Hoffnung auf Freiheit.  Als ich meinen letzten Beitrag  „Ein Wagen Schuhe – in Erinnerung an Abraham Stuzkever“ schrieb und ins Paysagesblog einstellte war ich mir gar nicht richtig bewusst, dass sich gerade an jenem Morgen die Befreiung von Auschwitz durch die rote Armee zum fünfundsechzigten mal jährte.  Das wurde mir eigentlich erst richtig klar als ich die Rheinpfalz von 27. Januar 2010 in der Hand hielt und auf der ersten Seite las „Stilles Gedenken am Gleis 17. Die Hände von Shimon Peres.  Israels Staatspräsident und Friedensnobelpreisträger gedachte gestern zusammen mit Bundespräsident Horst Köhler am „Mahnmal Gleis 17″ in Grunewald der ermordeten Juden. Grunewald war einer der Berliner Bahnhöfe, von denen aus während der Nazizeit zehntausende Berliner Juden in Konzentrations -und Vernichtungslager deportiert wurden. (Die Rheinpfalz 27.1.2010)“.

Aber im Grunde genommen kann es eigentlich kaum ein besseres Symbol, für das war in Auschwitz geschah, geben, als der Eisenbahnwagen voller Schuhe in Stuzkever Gedicht A Vogn Shikh – ein Wagen voller (Kinder) – Schuhe. Die Züge rollten aus ganz Europa mit Menschenfracht in die Vernichtungslager – und die Eisenbahnwagen rollten ins Reich zurück mit den Kleidern, Schuhen, Haaren, Gold und dem Schmuck  der Opfer  – und kein Bild gewordenes Wort beschreibt dies besser als die Strophe aus A Vogn Shik

Un s’klapn di optsasn:

Vuhin, vuhin, vuhin?

Fun alte vilner gasn

Me traybt undz keyn Berlin.

( mein Übersetzungsversuch des Gedichtes von Stuzkever ist in Ein Wagen Schuhe – in Erinnerung an Abraham Stuzkever zu finden).

Das „Paysagesblog“ hat nicht den Anspruch „Tagesaktuell“ zu sein, das kann ich aus Zeitgründen gar nicht leisten, – und ich will es auch nicht.  Dennoch erscheint es mir wichtig doch noch ein paar wenige Zeilen zur Befreiung von Auschwitz vor 65 Jahren zu schreiben. Besonders wichtig erscheint mir dabei die Tatsache, dass es immer weniger Überlebende dieser Menschheitskatastrophe geben wird, Überlebende die Zeugnis ablegen können und es an uns den Nachgeboren liegt die Erinnerung und die Lehren weiterzutragen  damit sich so etwas nicht mehr wiederhole. In diesem Sinne erscheinen mir die Worte von Samuel Pisar im Le Monde vom 29.01.2010 – « Comment je me suis libéré de l’enfer d’Auschwitz »  –  als besonders lesenswert : „Aujourd’hui, nous, les derniers survivants de la plus grande catastrophe jamais perpétrée par l’homme contre l’homme, disparaissons les uns après les autres. Bientôt, l’Histoire va se mettre à parler, au mieux, avec la voix impersonnelle des chercheurs et des romanciers. Au pire, avec celle des négationnistes, des falsificateurs et des démagogues qui prétendent que la Shoah est un „mythe“. Ce processus a déjà commencé. C’est pourquoi nous avons un devoir viscéral de partager avec nos prochains la mémoire de ce que nous avons vécu et appris dans la chair et dans l’âme. C’est pourquoi nous devons alerter nos enfants, Juifs et non-Juifs, que le fanatisme et la violence qui se répandent dans notre monde à nouveau enflammé, peuvent détruire leur univers comme ils ont jadis détruit le mien. »

« Heute, verschwinden von un,s den Überlebenden, der größten durch am Mensch durch den Mensch verursachten Katastrophe, von Tag zu Tag mehr. In Kürze, wird die Geschichte sprechen,  – im besten aller Fälle mit der unpersönlichen Stimme der Wissenschaft und der Schriftsteller. Im schlimmsten Fall, mit der Stimme der Negationisten, der Demagogen die behaupten, dass die Shoah nur ein „Mythos“ ist. Dieser Prozess hat schon begonnen. Deshalb haben wir die Pflicht die Bild unsere Erinnerung,  – das was sich in unser Fleisch und Seele als Erinnerung eingebrannt hat unseren Nächsten weiterzugeben. Deshalb müssen wir unserer Kinder, Juden und Nicht  Juden alarmieren wenn Fanatismus und Gewalt unsere Welt in Flammen legen, um ihre Welt zu vernichten, wie sie einst meine Welt vernichteten (Samuel Pisar Le Monde 29.01.2010 Übersetzung C.Neff 30.1.2010).

In diesem Sinne erscheinen mir auch die Reden von  Shimon Peres  und Feliks Tych in der Gedenkveranstaltung des Deutschen Bundestages für die Opfer des Nationalsozialismus am 27.1.2010 hielt für bemerkenswert.  Sie legten Zeugnisse ab,  für uns die Nachfolgenden. Im Sinne einer weiten Verbreitung dieser Reden, incl.  der Rede der Bundestagspräsidenten Norbert Lammert würde man sich wünschen, dass diese Reden in English und Französicher, ja in Hebräischer und jiddischer Übersetzung vorliegen (die Rede von Shimon Peres liegt auch in Englischer Übersetzung vor).

yadava-pfalz.1264925348.jpgDie Shoah erscheint uns manchmal wie ein schlechter Traum von einem fremden Ort aus einer fernen Zeit. Weit weg und vergessen. In der Stadt in der ich heute lebe, befand sich einst einer der größten jüdischen Gemeinden der Pfalz. Es gibt heute keine jüdische Gemeinde mehr in Grünstadt. Das pfälzische Landjudentum, die pfälzischen jüdischen Gemeinden, sind alle ausgelöscht worden – und die wenigen die das Glück hatten die Shoah zu überleben sind nicht mehr zurückgekehrt.

Mein kleiner Text endet mit dem Gedicht „Shtil, di nacht iz oysgeshternt“ von Hirsch Glik, dem jiddischen Poeten und Partisan, der das Glück hatte mit der Waffe in der Hand im Kampf gegen den Naziterrror zu fallen, der nicht wie die unzähligen wie Schlachtvieh zur Hinrichtungsstätte gebracht wurde. Hirsch Glik ist vor allem durch sein Gedicht „Zog Nit Keynmol “ (Sag niemals du gehst den letzten Weg) berühmt geworden.   Das Gedicht wurde von Dmitri Pokrass vertont – und wurde zum Symbol des bewaffneten jüdischen Widerstandes. Gedicht und Lied dem die englische und französische Wikipedia sogar einen eigenen Artikel widmen. Ich habe mich aber hier für  „Shtil, di nacht iz oysgeshternt“ das etwas weniger bekannt ist als“ Zog Nit Keynmol „, da es ich für etwas poetischer halte, entschieden. Ich kannte das Gedicht bis zum Mittwoch den 27.1. nicht. Ich es habe nach dem Einstellen meines letzten Blogbeitrag Ein Wagen Schuhe – in Erinnerung an Abraham Stuzkever auf den Diskussionsseiten des Beitrages Pour saluer Sutzkever in Pierre Assoulines Bücherrepublik gelesen, – dort wurde es am 26.1. um 21.37 von  montaigneàcheval eingestellt.  In New York und Paris wird noch jiddisch gesprochen.  New York ist zur Metropole des jiddischen Kultur weltweit geworden, Paris gilt heutzutage als das Zentrum des Jidischen in Europa. In Paris gibt es das Haus der jidischen Kultur – la maison de la culture yiddish  (wo auch immer wieder jiddische Intensivkurse angeboten werden, wie heuer an diesem Wochenende)- kein Wunder also, dass ich der ich in der Pfalz lebe, Shtil, di nacht iz oysgeshternt  auf den Diskussionseiten des francophonen Literaturbloges der republique des livres entdecken konnte. In der Pfalz ist das Jiddische seit fast über 70 Jahren verstummt.

Shtil, di nacht iz oysgeshternt,

Shtil, di nacht iz oysgeshternt,

Un der frost – er hot gebrent;

Tsi gedenkstu vi ich hob dich gelernt

Haltn a shpayer in di hent.

A moyd, a peltsl un a beret,

Un halt in hant fest a nagan,

A moyd mit a sametenem ponim

Hit op dem soynes karavan.

Getsilt, geshosn un getrofn

Hot ir kleyninker pistoyl,

An oto a fulinkn mit vofn

Farhaltn hot zi mit eyn koyl.

Fartog fun vald aroysgekrochn,

Mit shney-girlandn oyf di hor,

Gemutikt fun kleyninkn n’tsochn

Far undzer nayem, frayen dor.

(Eine deutsche Übersetzung bzw. Nachdichtung findet man u.a. hier.)

Abbildung: Die verlorenen Gemeinden der Pfalz. Gedenkstätte Yad Vashem. Umschlagseite 4  (beruhend auf einem Photo von Richarda Eich), des Buches „Jüdisches Leben in Grünstadt“ von Kya Schilling, Odilie Steiner und Elisabeth Weber, Grünstadt 2007. Selbstverlag der protestantischen Kirchengemeinde Grünstadt.

Christophe Neff, Grünstadt le 31.1.2010

P.S. 31.1.2010 17:30 Der oben zitierte Artikel  „Comment je me suis libéré de l’enfer d’Auschwitz“ von Samuel Pisar wurde auch in der New York Times veröffentlicht und zwar aufgesplittet in die Artikel  Out of Auschwitz und Liberation from Auschwitz.

Ein Wagen Schuhe – in Erinnerung an Abraham Stuzkever

Ich habe es vorgestern in Pierre Assouline’s Bücherrepublik gelesen – pour saluer SutzkeverAbraham Sutzkever der Partisan und jidische Lyriker aus Wilna ist am 19. Januar 2010 in Tel-Aviv verstorben. Damit verläßt uns der Begründer der „Di Goldene keyt„. Es verbleiben uns seine unzähligen Gedichte wie „Unter dayne vayse shtern“ (unter deinem weißen Sternen streck zu mir deine Hand) – und natürlich seine Wilnaer Zeitzeugnisse die erst vor kurzem vom Ammann Verlag Zürich in Deutscher Sprache herausgeben wurden. Leider wurde der Tod von Abraham Sutzkever im deutschen Sprachraum kaum zu Kenntnis genommen, außer der Hommage „der Lyriker als Zeitzeuge“ in der neuen Züricher Zeitung von Stefana Sabina und einem Nachruf in der FAZ konnte man bis jetzt nicht viel lesen. Verbleibt also der Verweis auf Passouline’s Nachruf – pour saluer Sutzkever in der Bücherrepublikoder auch der Nachruf von Joseph Berger in der New York Times.

Meine Hommage an Abraham Sutzkever ist meine persönliche Übersetzung eines seiner bekanntesten Gedichte – A Vogn Shikh – Ein Wagen Schuhe – eigentlich ein Eisenbahnwagen voller Kinderschuhe der von Wilna nach Berlin rollt. Damit wir die Kinder nicht vergessen die diese Schuhe einst in den Gassen von Wilna getragen hatten.

A Vogn Shikh

Di reder yogn, yogn,

Vos brengen zey mit zikh?

Zey brengen mir a vogn

Mit tsaplendike shikh.

Der vogn vi a khupe

In ovntikn glants;

Di shikh- a fule kupe

Vi mentshn in a tants.

A khasene, a yontev?

Tsi hot mikh ver farblendt?

Di shikh- azoyne nonte

Oyf s’nay ikh hob derkent.

Es klapn di optsasn:

Vuhin, vuhin, vuhin?

Fun alte vilner gasn

Me traybt undz keyn Berlin.

Ikh darf nit fregn vemes,

Nor s’tut in harts a ris:

Ah, zogt mir, shikh, dem emes,

Vu zenen zey di fis?

Dis fis fus yene tufle

Mit knephele vi toy

Und do -vi iz dos guf

Und dort vu iz di froy

In Kindershik in alle

Vos zeh ikh nit kayn Kind

Vos tut nit on di kale

Di shikhelekh atsind

Durkh kindershikh un shkrabes

Kh’derken mayn mames shikh!

Zi flegt zey bloyz oyf shabes

Aroyftsien oyf zikh.

Un s’klapn di optsasn:

Vuhin, vuhin, vuhin?

Fun alte vilner gasn

Me traybt undz keyn Berlin.

Ein Wagen Schuhe

Die Räder rollen, rollen

Was haben sie geladen

Sie bringen mir ein Wagen

voll Kinderschuhe baumelnd

Wie eine Sternschnuppe

leuchtet der Wagen im Abendglanz

Ein Berg voller Schuhe

Wie Menschen im Tanz

Eine Hochzeit, ein Feiertag ?

Was blendet mich?

Die Schuhe – wie neu

Erkannt hab ich sie alle

Es klappern die Achsen

Wohin, Wohin, Wohin?

Von den alten Wilnaer Gassen

Gefahren nach Berlin

Ich darf mich nicht fragen wessen Schuhe

da tut mir das Herz zerreißen

Aber sagt mir ehrlich ihr Schuhe

Wo sind denn die Füße?

Die Füße dieser Schuhe

mit Knöpfle wie Tau

wo ist der kleine Körper

und dort wo ist die Frau

All die Kinderschuhe

ich seh hier keine Kinder

und hier die Hochzeitschuhe

ohne Braut

Zwischen den Kinderschuhen ein Shkrabes

Erkenn ich meiner Mutters Schuh

sie pflegte ihn sorgsam

um ihn an Shabes zu tragen

es klappern und klappern die Achsen

Wohin, Wohin, Wohin ?

von alten Wilnaer Gassen

Gefahren nach Berlin

(Übersetzung aus dem jidischen Original A Vogn Shi Christophe Neff 26.01.2010)

P.S.:

Das Yiddische habe ich mir als Oberstufenschüler und Student selbst beigebracht – lange vor der Klezmermode die Deutschland Mitte der 1990 erfasste. Gelernt wg. der Schönheit und Poesie der Sprache – so wie man immer noch in den Gedichten von Sutzkever und ihren Vertonungen finden kann – wie zum Beispiel in „Unter dayne vayse shtern„.

Christophe Neff, Grünstadt le 27.1.2010

Waltenberg – auf dem Schlachtfeld der neuen Zeit – la critique de Matthias Matussek

Il neige sur les toits de Grünstadt, – l‘ Allemagne redécouvre l‘ hiver (voire aussi « Deutschland zittert im Dauerfrost » dans le SPON) – presque chaque chute de neige est accompagné d‘ un avis d’avertissement de temps par le DWD  – on a bien l‘ impression qu’en réalité on avait un peu oublié qu‘ il existe encore de vraies hivers dans le « Mitteleuropa » germanique. La neige tombe sur les toits de Grünstadt et je viens de decouvrir la critique de Matthias Matussek dans le Spiegel du 11.1.2010 du roman « Waltenberg » (traduction allemande) de Hédi Kaddour.

« Hédi Kaddours 750-Seiten-Epos „Waltenberg“ ist der gewaltigste wenig beachtete Roman der vergangenen Jahre*. Eine respektvolle längere Verneigung in „Le Monde“, eine Notiz im „Guardian“, ein paar Zeilen in der „Brigitte“, das ist es fast schon.

Vielleicht liegt es daran, dass dieser Roman eine Zumutung ist. Ein ungeheures Unterfangen aus Stimmen und Stimmungen und Aromen, aus militärischen und ideologischen und künstlerischen Strategien. Eine Rückschau auf ein ganzes blutiges Jahrhundert, und sie beginnt mit einer Reiterattacke 1914, die den Untergang einer Epoche ins Bild nimmt.

Französische Dragoner bei Montfaubert, einige haben noch die Krummsäbel von 1882 in Händen, hinein in den Kugelhagel eines „Spandau“ MG 08/15, die Leiber über dem Pferdehals, sie greifen eine deutsche Stellung an, Geschrei und Mut und Blutgeruch, der ganze heldenhafte Wahnsinn auf dieser Lichtung, ein letztes Mal.“  – ainsi commence la critique de Matussek. Et Matussek finit:  „Es bleibt ein Rätsel, wie diese Pretiose, dieser beeindruckend geknüpfte Erzählteppich, in unseren Feuilletons so unbeachtet bleiben konnte„. Donc en suivant Matussek un livre même avec ces 700 pages – un livre à lire. Je connais ni le livre, ni l’auteur et je  me mets donc à lire la critique de passouline  + commentaires dans la république de livresun grand premier roman – qui date du 26 décembre 2005. On retrouve la même charge de cavalerie avec laquelle Matussek debute : « Le roman s’ouvre sur la charge de la cavalerie française à l’assaut des Allemands à Monfautbert le 4 septembre 1914, des pages époustouflantes d’intelligence, de précision, de légèreté qui sont le chevau-léger de tout ce qui suivra. Si vous ne les aimez pas, refermez le livre. Sinon, en selle ». Les 700 pages ne me font guerre peur,  en mars 2009 j’avais dévore les 774 pages de la version poche de Melnitz. Tous les soirs pendant une période de service militaire j’enfonçais dans le monde de Chanele Meijer et de l’Oncle Melnitz*. A propos de Chanele Meijer et son monde je me demande pourquoi la république des livres n’a pas encore dédié sa plume et ses critiques à Melnitz qui existe aussi en traduction française.  En plus on aimerait savoir « Seul bémol à mon enthousiasme : cela pourrait tout aussi bien faire cent pages de plus ou cent pages de moins «  quel pourrait être le jugement de Passouline sur « Waltenberg » après presque cinq ans de recul.

Je me mettrai donc en selle pour la lecture de « Waltenberg » – de que j’aurais trouvé le temps libre nécessaire a une telle lecture – au plus tard dans une de mes prochaines soirée de service militaire.

lumieres-d-hiver-a-grunstadt-janvier-2010.1264366749.jpgPhoto : ©Christophe Neff lumières d’hiver sur les toits de Grünstadt Janvier 2010 (24.01.2010 Canon Powershot A720IS )

Livres citées :

Lewinsky, Charles (2007): Melnitz, DTV, München ISBN 978-3-423-13592-4

Lewinsky, Charles(2008) : Melnitz, Traduction de Léa Marcou, Editions Grasset, 2008, 780 p.

Kaddour, Hédi (2010): „Waltenberg“. Aus dem Französischen von Grete Osterwald. Verlag Eichborn, Frankfurt am Main; 752 Seiten

Autres sources:

Matussek, Matthias (2010): Auf dem Schlachtfeld der neuen Zeit. Literaturkritik : Der Epochenroman „Waltenberg“ des Schriftstellers Hédi Kaddour. In: Der Spiegel, 2/2010, 116.

Christophe Neff, Grünstadt le 24.01.2010

* l‘ auteur du blog paysage est officier de Reserve de la Bundeswehr (Oberstleutnant der Reserve) – et il est parfois appelé a passer de période de service – les soirées libre de ses périodes de service sont souvent utilise pour la lecture approfondie – dans ce cas dédie au Grand Roman de Charles Lewinsky « Melnitz ».

P.S. : Une critique de Melnitz écrite par Samuel Blumenfeld se trouvait dans le Monde des livres du 10 octobre 2008. (Repris dans le schlomoh-blog)

Das Biafrakind

Des Biafrakind  vom Schoren“ so nannte man mich als Kleinkind in der Kinderschule (so wurde in der Raumschaft Schramberg der Kindergarten genannt), in der Grundschule und auch in den ersten Klassen des Gymnasiums (obwohl ich da schon längst nicht mehr auf dem Schoren wohnte). Ich wurde so genannt, weil ich damals so dünn war – so schwindsüchtig dürr war, dass einige Erwachsene damals den Ausdruck „Biafrakind“ für richtig hielten.  Inzwischen sind fast schon vierzig Jahre vergangen und ich bin in ganz andere Gewichtskategorien aufgestiegen.

Biafrakinder wurden damals auch Kleinkinder genannt, die ihr Essen nicht aufessen wollte bzw. man drohte mit dem schlechten Gewissen – „denke an die armen Biafrakinder„.  Nur was ein Biafrakind war – das wusste von uns Kleinkinder Anfang der 1970 eigentlich niemand so genau. Eine Krankheit die man sich irgendwie auf der Straße aufschnappt – und von der man immer dünner wird und einen riesigen Hungerbauch bekommt? Natürlich hatten wir die „Biafrabilder“ gesehen – denn diese waren bis Mitte der 1970 Jahre durchaus präsent.  Bilder die ich wohl nie vergessen werde – aber erfahren und verstanden was eigentlich damals in Biafra geschah, das habe ich eigentlich erst viel später als Oberstufenschüler und später als Student.

Vor 40 Jahren am 12.01.1970 kapitulierte die Republik Biafra, – die letzten Kämpfe endeten am 15.01.1970 – die Republik Biafra, das Land der aufgehenden Sonne, wurde wieder in die Bundesrepublik Nigeria integriert. 

Der Biafrabürgerkrieg hat das Afrikabild in den westlichen Gesellschaften wie kaum ein anderer Konflitk nachhaltig geprägt. In Frankreich und im frankophonen Raum waren die Auswirkungen des Biafrakrieges bestimmt nachhaltiger und tiefgehender als bei uns in Deutschland, denn in Folge des Biafrabürgerkrieges wurde die Hilfsorganisation Médecins sans frontières (MSF ) die sogenannten French Doctors (oder auch Doctors without borders)   durch Bernard Kouchner und seine Mitstreiter gegründet. Aber auch bei uns Deutschland hat der Biafrakonflikt unser Afrikabild durchaus geprägt. Biafra ist aber heute hier zulande fast vergessen – wobei der Deutschlandfunk heute dem Untergang der Republik Biafra ein Kalenderblatt widmete – aber ansonsten wird man wohl annehmen müssen, dass kaum noch jemand weiß was sich hinter dem Begriff „Biafra, Biafrakind“ verbirgt. Dennoch nach über 40 Jahren sind die Biafrabilder immer noch aktuell – andere Jahre, andere Namen, andere Orte – Kivu, Darfur, Südsudan, Somalia, Ogaden, etc. – die Liste ließe sich noch weiter endlos fortführen – aber die Bilder sind eigentlich immer noch dieselben  – das Biafrakind ist zu einem zeitlosen Symbol des zerfallenden Afrika‘ s geworden.  Die ursprünglichen Bilder der Biafrakinder haben uns noch schockiert und zu einem regelrecht Aufschrei in der Weltöffentlichkeit geführt. Die Zeiten ändern sich; im Nordkivu gibt es nicht einmal Reporter (von Fernsehenteams ganz zu schweigen) die hinschauen. Nur MSF ist präsent, wie damals in Biafra, als alles anfing. Die Bilder sind die gleichen – nur sehen wir diese nicht mehr.  Die „Biafrakinder“ sind vierzig Jahre nach der Kapitulation der Republik Biafra nicht vom afrikanischen Kontinent verschwunden -ganz im Gegenteil diese sind noch immer allzu präsent – auch wenn wir diese nicht sehen – oder nicht mehr sehen wollen – oder nicht mehr sehen können !

Christophe Neff, Grünstadt le 12.1.2010

P.S. (13.1.2010 21:05): Unter dem Titel „Il y a quarante ans, le Biafra renonçait à l’indépendance “ veröffentlichte heute le Monde.fr ein kleines Bilderportfolio zu den wichtigsten Ereignissen des Biafrakrieges.

Adieu, mon cœur – Freya von Moltke (1911-2010)

Leb wohl, mein Herz, umarme die Söhnchen, grüße die Vielen, die von mir Grüße erwarten. Gott behüte Dich“  (Adieu,  mon cœur, embrasse les fils, salue ceux qui attendent  des salutations de ma part. Que dieu te protège trad. C.N) – ce sont les derniers mots qu‘ Helmuth James Graf von Moltke , fondateur du cercle de Kreisau (Kreisauer Kreis) adressa à son épouse  Freya.

Freya von Moltke, un des derniers témoins et acteurs de la résistance allemande est décédée le 1er  janvier 2010 à Norwich Vermont (USA).  Elle rejoint donc son époux James, assassiné par les Nazis le 23.1.1945 à Berlin. Freya von Moltke est presque inconnue dans le monde francophone, même la wikipedia francophone ne la mentionne pas (par contre on trouve un très bon article sur Freya von Moltke dans la wikipedia anglophone ). Même en Allemagne son décès est presque resté inaperçu : entre autres, le journal régional du palatinat la Rheinpfalz n’a pas mentionne son décès – c‘ est pourquoi je me suis mis à  écrire le billet Leb wohl mein Herz – Freya von Moltke geb. Deichmann (1911-2010) qui contient le faire-part officiel de décès que je me suis permis de copier de la Zeit.  Freya von Moltke donna son nom (Namensgeber) à la Freya von Moltke Stiftung (Fondation Freya von Moltke), fondation qui a pour objectif  de préserver le souvenir du Kreisauer Kreis, de l’Intégration européenne, et de la construction d’une amitié allemande-polonais (deutsch-polnische Freundschaft). Avec le décès de Freya von Moltke une figure historique de la résistance allemande contre la dictature sanguinaire  criminelle et dédaigneuse disparait –  un des  derniers témoins directs du Kreisauer Kreis prend ses adieux.

Sources citation Moltke = article Die Zeit du 21.4.2009 : Lebwohl mein Herz de Volker Ullrich

Christophe Neff, Grünstadt le 11.1.2010

Leb wohl mein Herz – Freya von Moltke geb. Deichmann (1911-2010)

Leb wohl, mein Herz, umarme die Söhnchen, grüße die Vielen, die von mir Grüße erwarten. Gott behüte Dich“  – das ist die letzte Nachricht die Helmuth James Graf von Moltke seiner Gattin Freya hat zukommen lassen. Ich hatte die Worte im April 2009 im Beitrag von Volker Ullrich „Leb wohl mein Herz“ die dieser zum Erscheinen des Buches „Im Land der Gottlosen„, den  Briefen und das Tagebuchaufzeichnungen  Helmuth James von Moltkes aus der Haft 1944, geschrieben hatte, gelesen. Die Todesnachricht über Freya von Moltke‘s Tod, habe ich fast durch Zufall mitbekommen, da ich weder in der hiesigen Regionalpresse (Rheinpfalz), noch im Spiegel, noch im SPON etwas darüber gelesen hatte. Vielleicht habe ich auch etwas übersehen.

Am Wochenende nehme ich mir meist die Zeit, die Zeit zu lesen, – und für wahrlich für die eingehende Lektüre der Zeit  braucht man vor allem Ruhe und Zeit. Dabei entdeckte ich beim Lesen des Artikels „Störsignale“ die Todesanzeigen für Freya von Moltke. Ein paar Seiten später am Ende des Feuilletons befindet sich dann in der gleichen Ausgabe der Zeit unter dem Titel „Die Unbeugsame„  eine ausführliche von Klaus Harpprecht verfasste Biographie von Freya von Moltke. Leider bietet die Zeit bisher in ihrer digitalen Ausgabe nur die von Klaus Appenzeller verfasste Kurzbiographie unter dem Titel „Eine Frau mit einem unbeugsamen Willen“ an.  Weiterhin sei hier noch auf den Nachruf  für Freya von Moltke’s verwiesen, welcher von Ludwig Mehlhorn  verfasst wurde. Eine biographische Notiz zu Freya von Moltke befindet sich auf der Internetpräsenz der Freya von Moltke Stiftung.

Mit dem Tod von Freya von Moltke verlässt uns eine der letzten lebenden Zeitzeugen und Akteure des deutschen Widerstandes gegen die Nazidiktatur.  Leise und fast ohne Widerhall.  Damit die Erinnerung an diese „Grande Dame“ der deutschen Geschichte auch in der elektronischen Medienwelt weiterlebt – erlaube ich mir hier die offizielle Todesanzeige aus der Printversion der Zeit wiederzugeben.

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Christophe Neff, Grünstadt le 9.1.2010

P.S: Hieranbei noch die bibliographischen Angaben zum zitierten Buch : Im Land der Gottlosen: Tagebuch und Briefe aus der Haft 1944/45 Hrsg. von Günter Brakelmann, Beck, München 2009 ISBN 3-406-58235-4