Notice de blog 17.10.2010 – mémoires collectives et tempêtes oubliées à Leucate

Tramontane et soleil sont revenus sur les plages de Leucate – la tempête du 10 au 11.10.2010 est presque déjà oubliée. Il y a des voix qui disent que c’était la tempête la plus violente depuis 50 ans. Ils ont la mémoire courte.

blick-auf-den-ponton-von-port-leucate-bei-schwerem-oktobersturm-11102010.1287431981.JPGIl y a eu la tempête du 12 au 13 novembre 1999  qui jeta  le Danube Voyager sur la plage des Coussoules, la tempête du 16 au 17 décembre 1997 où on mesurait des rafales  de vent de 180 km au Cap Leucate. Mais tout cela s’oublie très vite. Le seul événement qui semble s’être  gravé  dans la mémoire collective régionale est l’Aiguat de 1940 dans le Roussillon. Autrement tout souvenir de ces tempêtes et inondations semble avoir disparu de la mémoire collective. Si on considère que de nos jours Wikipedia reproduit dans un certain sens la mémoire collective, on ne sera pas trop surpris que même l’ inondation de Nîmes du 3 octobre 1988 n’ ait pas d’article dans la Wikipedia française,  ni la tempête du 12 au 13 novembre 1999 dans l’ Aude et les départements  avoisinants  qui pourtant  a laissé  un bien  lourd bilan de 19 morts ,l’ histoire du Danube Voyager qui fut jeté sur la plage des Coussoules entre la Franqui et Port la Nouvelle fut seulement une petite parenthèse pittoresque de cet événement tragique oublié de nos jours.  Notons que l’événement du 12-13. Novembre 1999 est aussi le thème du livre remarquable de Freddy Vinet «Géographie des risques. Crues et inondations dans la France méditerranéenne. Les crues torrentielles des 12 et 13. novembre 1999».

Sources :

Vinet, F. (2003) : Géographie des risques. Crues et inondations dans la France méditerranéenne. Les crues torrentielles des 12 et 13. novembre 1999 (Aude, Tarn, Pyrénées – Orientales, Hérault).  Nantes, Editions du Temps. ISBN 2-84274-252- 4.

Photo © Christophe Neff: Le Ponton de Port Leucate pendant la tempête du 11.10.2010 vers 16:18

Christophe Neff, Port Leucate 17.10.2010

Eté 2010 : les jours de marché à Leucate Village

Durant la saison d’été (2010) il y a trois journées de marché  à Leucate Village. Les dimanche, mardi et vendredi matin durant l’été sous la statue de Françoise de Cezelly et dans la rue de l‘ église nous trouvons un marché méditerranéen bien animé et bien fréquenté. Quel contraste avec l’image décrite dans Vendredi, journée de marché à Leucate (16.10.2009). Je ne sais pas comment on définit la saison d’été à Leucate – (15.7 – 30.8 ? )  – mais pendant  cette période estivale le marché de Leucate mérite certainement la visite.

Luc guerre -leucate - histoire de mon village Buchdeckel VorderseiteOn y trouve les produits du terroir, produits bios, fromages et charcuteries locales et régionales.  Les cafés sur la place de la république ont leurs terrasses ouvertes, la petite place de marché  sous le regard de  Françoise de Cezelly est pleine de vie. La libraire Adamus pleine à craquer.  Dans cette librairie pleine à craquer j’ai aussi par hasard trouvé le premier volume  1. Karl de la trilogie de BD de ArroyoHiron « le paquebot des sables ».  Notons en passant que l’article Le Paquebot des sables (bande dessinée) de wikipedia.fr mériterait une révision complète car le contenu est plutôt maigre. Dans la librairie Adamus on trouve aussi une petite histoire de Leucate écrite par Luc Guerre. Le livre de Luc Guerre (Leucate – Histoire de mon village) peut être une lecture intéressante pour tout lecteur  vacancier (et autres) intéressé par l’histoire de son lieu de vacances et de villégiature.

Livres cités :

Arroyo-Hiron (2004) : Le paquebot des sables. 1. Karl. Joker Editions, Bruxelles, ISBN 2-87265-267-1

Guerre, Luc (2009) : Leucate – Histoire de mon Village. Béziers, Imprimerie du Sud Offset et continue, ISBN 978-2-917212-10-3

Christophe Neff 29.7.2010

Georges Kuhnholtz – Lordat sur wikipedia.fr

En préparant la semaine dernière une intervention majeure sur les perspectives de recherche en écologie du feu pour un colloque sur l‘ écologie des perturbations (all. Störungsökologie, ang. Disturbance ecology ) à l’université de Bayreuth ,par curiosité, j’ai fait une demande Google pour savoir ce que la toile savait sur Georges Kuhnholtz-Lordat, que je considère personnellement comme un des pères-fondateurs de l’écologie du feu , et qui est systématiquement cité comme tel par la littérature scientifique anglo-américaine , mais qui est presque oublié en France et en Europe. Dernièrement par exemple dans „Fire ecology and fire politics in Mali and Madagascar » de Christian A. Kull et Paul Laris (Kull & Laris 2009) ou dans le mémorable livre de Christian A. Kull sur l‘ écologie politique du feu sur l’ile de Madagascar – « Isle of Fire » (Kull 2004),ou même dans le chapitre de l’historien du feu et de l’écologie du feu Stephen J. Pyne „Eternal Flame: An Introduction to the Fire History of the Mediterranean “ qui écrit « The one great innovation that emerged was the stimulus Greater France gave to the first systematic attempt to tabulate fire throughout the Earth, Georges Kuhnholtz-Lordat’s Le Terre Incendiée (1938) (Pyne 1997) » dans le livre „Earth Observation of wildland fires in Mediterranean Ecosystems“ édité par E. Chuvieco. En fait il s’agit d’un essay qui résume un chapitre beaucoup plus large sur les feux dans le monde méditerranéen dans le livre « Vestal fire » que Pyne publia déjà en 1997. Donc grande surprise de trouver un article dans la wikipedia.fr sur Kuhnholtz-Lordat, car personnellement j’ai l’impression que la wikipedia francophone a parfois un caractère anti- scientifique et anti-intelectuel. Chaque petite starlette de télés & cinémas, les footballeurs de 3 eme classe etc., ont droit à leur articles – mais il est rarissime de trouver un bon article sur un scientifique – sans parler de géographes, biogéographes ou écologues du paysage :rien ou presque rien , rien sur Pierre Quezel le grand maitre de la biogéographie des forêts méditerranéennes, rien sur Louis Trabaud qui fit renaitre l‘ écologie du feu en France et qui contribua ainsi à l‘ établissement d‘ une écologie du feu européenne et méditerranéenne, rien sur Marco Conedera qui a introduit l‘ écologie du feu en suisse et qui est reconnu internationalement comme un des premier écologues du feu européen , la même chose vaut pour Eric Rigolot : rien sur Eric Rigolot qui actuellement contribue au niveau européen au développement de l‘ écologie du feu et ainsi de suite – donc j‘ étais agréablement surpris de découvrir le petit article sur Georges Kuhnholtz – Lordat dans la wikipedia francophone. Malheureusement on ne trouve rien sur l’importance des travaux de Kuhnholtz-Lordat sur le développement de l’écologie du feu, – ni sur la valeur de son ouvrage la terre incendie ,premier livre traitant des feux végétaux au niveau global et mondial. Dans ce sens on pourrait même dire que le livre fut une des premières monographies de « global change ecology ». Vu sa valeur fondamentale pour le développement de la « Fire ecology » et la « disturbance ecology » anglo-américaine (et des citations dans les publications scientifiques internationales)- le livre lui-même vaudrait certainement aussi un article dans la wikipedia. Moi – même dans une de mes premiers publications scientifiques (Neff 1995) j‘ avais décrit la Terre incendiée comme la première monographie francophone dédiée entièrement aux Feux de forêts : « Kuhnholtz-Lordat’s « la Terre incendiée » war die erste französischsprachige Monographie, die sich auschließlich mit landschaftsökologischen Folgen und Risiken von Waldbränden auseinandersetzte ». (Neff 1995, 9).

Titelfolie für Blog - Ökologie der Wandels 21.6.2010 Bewerbungsvortrag W -2 Professur für Störungsökologie

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Pour préparer la conférence sur les perspectives de rechecherche en écologie du feu – je me suis donc procuré un exemplaire de « la terre incendiée (la Bibliothèque universitaire Mannheim a une photocopie du livre) » – et j’ai relu quelques chapitres – car l’expose à préparer contenait une section sur l’histoire du développement de l’écologie du feu en tant que science. Et là ,quelle surprise ;je découvre que Kuhnholtz – Lordat ,comme je l’avais fait dans Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens cite Maria Chapdelaine , cite le roman de Louis Hémon dans la terre incendiée. Cet ainsi que la première partie du livre , « le feu et la culture ,A. les incendies préculturaux sur Forêt » débute avec comme introduction un extrait du roman de Maria Chapdelaine – « Un beau morceau de terre qui a été plein de bois er de chicots et de racines et qu’on revoit une quinzaine après, nu comme la main, prêt pour la charrue, je suis sûre qu‘ il ne peut rien y avoir au monde de plus beau et plus aimable que ca » , disait la mère de Maria Chapdelaine. Louis Hémon » (Louis Hémon cité dans Kuhnholtz-Lordat 1939, p. 79). Même si Kuhnholtz-Lordat cite une autre partie de Maria Chapdelaine que celle citée par moi dans Feux de forêts et lectures de paysages , je ne me suis guère trompé en écrivant que le roman de Hémon était « certainement à ma connaissance une des premières descriptions « littéraires » de la dynamique végétale après incendies de forêts ».

71 années après son édition, la lecture du livre «la terre incendiée» de Kuhnholtz-Lordat, même si certain concepts d’un point de vue scientifique sont certainement dépassés , reste encore une lecture enrichissante et ce n’est pas sans raison que l’ouvrage est encore systématiquement cité dans la littérature scientifique internationale , même si je doute que tous les auteurs qui citent le livre aient réellement lu l’ouvrage. Néanmoins ,ce livre peut être considèré comme l‘ ouvrage fondamental qui donna naissance à ce qui s‘ appelle de nos jours dans le langage scientifique international « fire-ecology ».

Ouvrages et sources cités :

Kuhnholtz-Lordat, G. (1939) : La Terre incendiée. Essai d‘ agronomie comparée. Nîmes (Éditions de la Maison carrée)

Kull, C. A. (2004) : Isle of Fire. The political Ecology of Landscape Burning in Madagascar. Chicago (The University of Chicago Press), ISBN 0-226-46141-6

Kull, C.A., Laris, P. (2009): Fire ecology and fire politics in Mali and Madagascar. In : Cochrane, M.A. (Ed): Tropical Fire Ecology. Climate Change, Land-Use and Ecosystem Dynamics. Berlin, p. 171 – 226 (Springer), ISBN 978-3-540-77380-1

Neff, C. (1995): Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Südfrankreich) – eine geographische Analyse. Mannheim, ISBN 3-923750-50-1

Pyne, S.F (2009): Eternal Flame: An Introduction to the Fire History of the Mediterranean . In: Chuvieco, E. (Ed.): Earth Observation of wildland fires in Mediterranean Ecosystems, pp. 11- 26, (Springer), ISBN 978-3-642-01753-7.

Christophe Neff, Grünstadt le 27.6.2010

Vue depuis Grünstadt – lectures matinales de premier mai 2010

Le premier mai 2010 à Grünstadt a commençé avec de la pluie et un concert de Blasmusik (fanfare) du premier mai.  Petit tour de lecture de blog chez le Aufreger , Lichtbild et la République des livres .  Dans le « Aufreger  », – où le blog paysages a eu l’honneur d‘ apparaître dans le Blogroll « Paysages – Christophes französischer Geographie Blog » – on apprend sous le titre « Der Bestandskunde als Depp bei 1und1?!? » (Le client fidèle, un idiot chez 1& 1) les difficultés que l’Aufreger a avec le provider 1&1.  Concernant « Paysages -Christophes französischer Geographieblog », il faut préciser que depuis que j‘ ai écrit «Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon » le Blog paysages a fait une réelle entrée dans la blog -scène allemande – car le billet est fortement visité – à croire que Xynthia et les événements de la Faute sur Mer semblent intéresser le public allemand. Avant ce billet sur la tempête Xynthia les billets allemands du blog paysages, étaient surtout lus par quelques amis & connaissances personnelles de l’auteur.  Les seuls articles (à part Sturm Xynthia ) écrits en allemand ayant attiré un public en dehors des réseaux personnels de l‘ auteur sont « TGV 2873 in Mannheim : Rückblende auf „un TGV POS chez la vielle dame de Göppingen ?„, Leb wohl mein Herz – Freya von Moltke geb. Deichmann (1911-2010),   Das Biafrakind , Mannemer Dreck- traumhafte Zeiten – eine autobiographische Zeitreise mit Musik et das Fach Geographie an der Mannheimer Hochschule.

Chez Lichtbild, quelques petits mots sur « Les m’r Ebs » sur le Don Quichotte, elsässisch, d’André WECKMANN.  Chez la RDL dans Pourquoi le Nebraska ? nous apprenons des détails intéressants sur la traduction des livres français et francophones aux U.S.A. En ce qui concerne l’Allemagne, je crois que « le petit prince » arrive surement  en tête dans un tel palmarès – s’il en existe un.  Die Wohlgesinnten (Les Bienveillantes ) de Jonathan Littell, était si je me souviens bien, quelques semaines  sur les « Bestellerlisten du Spiegel » – et le livre a même droit à un article dans la wikipedia allemande.  Un des livres français les plus lus en langue français en Allemagne est certainement le livre , « les petites enfants du siècle» de «Christiane Rochefort»  car ce livre fait part du canon littéraire des cours de français de l’Oberstufe dans différents Länder allemand.  Ceci est  certainement dû au fait que l’article de la wikipedia allemand sur les petits enfants du siècle est beaucoup plus élaboré que l’ébauche de la wikipedia française sur le livre, qui se résume à trois petites phrases. Je suis retombé sur le souvenir du livre dans l’ombre de la malheureuse discussion sur la Spätrömische Dekadenzdebatte & Hartz IV que Guido Westerwelle  initia en février 2010.

En lisant Pourquoi le Nebraska ? dans la RDL – et en faisant le lien virtuel avec l’Allemagne – je me disais que le grand public en Allemagne connait peut être Jonathan Littell – mais qui en Allemagne connait encore Hölderlin ?  Il se trouve que justement hier je passai chez mon libraire à Grünstadt – la librairie Frank – et demandai si il y avait encore une demande pour les œuvres de Hölderlin. La réponse de Monsieur Frank fut clairement non – Hölderlin ici n’est plus lu. Peut être  que dans une librairie de ville universitaire allemande – Heidelberg ou Tübingen ,on lit peut être plus de Hölderlin , mais dans la Unterhaardt entre Grünstadt et Bad Dürkheim je dirais que Hölderlin est devenu un illustre inconnu – et je crois que ce constat est valable pour une très grande partie du monde germanophone.

Hurra wir dürfen zahlen TitelblattFinissons ce billet de lecture matinale avec un petit coup d‘ Œil  sur un livre sur les classes moyennes en Allemagne (Hurra, wir dürfen zahlen – der Selbstbetrug der Mittelschicht de Ulrike Herrmann) – car je pense qu’en Allemagne ce sont surtout la Mittelschicht – et le Bildungsbürgertum – qui forment la grande masse de lecteurs et lectrices du livre et des livres – donc pour tous lecteurs qui possèdent  de bonnes connaissances de la langue allemande – et qui souhaitent avoir une image de l‘ actuel état socio-économique & sociopolitique & socio psychologique de la  « Mittelschicht » (classe moyenne) allemande actuelle, on ne peut que conseiller la lecture de ce livre.

Livres citées :

Herrmann, Ulrike (2010) : Hurra, wir dürfen zahlen – der Selbstbetrug der Mittelschicht. Frankfurt (Westendverlag), ISBN 978-3-938060-45-2

Christophe Neff, Grünstadt le 1.5.2010

Encore quelques mots sur Makombo (4.4.2010)

En écrivant dans mon dernier bulletin En souvenir de Makombo village oublié de la Haut – Uélé les mots : « La trace sanglante que le LRA a laissée dans la région de Makombo n’est pas la première de ces nouvelles cauchemardesques ( et malheureusement je crois ce ne sera certainement pas la dernière ), et notons que l’info même a mis presque trois mois pour nous parvenir » – je ne savais pas encore qu‘ en fait l‘ info sur le massacre de Makombo , comme on nomme cette tragédie au niveau international avait déjà été traitée par un article «Tapili: une cité sinistrée de plus»  dans le blog du journal  Zaïrois Itimbiri ya Sika . Cette info a été entre autres reprise par  radio Vatican (ceci en allemand)  et dans Sudan Tribune. Mais apparemment l’info n’a jamais atteint notre hémisphère occidental. Il fallait donc que Human Rights Watch publie le document « trail of death » pour que l’hémisphère occidental se réveille pour quelques petits moments avant de s’endormir de nouveau. Makombo est déjà oublié – mais apparemment la LRA est encore bien vivante. Dans ce contexte , je suggère aussi la lecture «Isiro menacé par les églises de réveille » du blog de Itimbiri ya Sika du Jeudi 25 mars 2010.  A l’auteur de cet article Dieudonné Lolémo Pilipíli on aimerait répondre « non les allemands n’ont pas fait la connaissance de Julien Andavo Mbia – ils ne savent certainement rien sur le personnage – mais du reste, c’est certainement valable pour une grande partie du monde francophone. Grâce à la publication de trail of death – ils vont peut- être peut garder dans leur mémoire que la LRA est une bande de criminels capables de violences particulière atroces. Peut être ! »

En écrivant mon dernier bulletin, et en écrivant la petite ébauche wikipedia sur le village de Makombo, je n‘ étais pas si sûr que Makombo existait réellement – Makombo (ou Macombo) ressemble à  Macondo – le village imaginaire de Cent ans de solitude – Cien años de soledad du roman de Gabriel García Márquez – car  Itimbiri ya Sika parle surtout de Tapili et Ndingba – mais grâce a au document de HRW ainsi qu’à la carte que comporte ce document – Makombo est devenu un des symboles oubliés  d‘ une interminable guerre de caractère préwestphalien & postmoderne pour utiliser les mots de Philippe Hugon (2009), – qui se passe à plusieurs centaines de siècles d’isolement  de notre espace et civilisations occidentales.

Sources :

Hugon, Ph. (2009) : Le rôle des ressources naturelles dans les conflits armés africains. In : Giblin, B. (Eds) : Pillages et Pirateries, Hérodote revue de géographie et de géopolitique, 3. Trimestre 2009, N. 134 , p. 63 – 78, (ISBN 978- 2-7071-5844-4).

Christophe Neff, Grünstadt le 4.4.2010

En souvenir de Makombo village oublié de la Haut – Uélé en République démocratique du Congo

Makombo est un village et une région dans l‘ est de la Haut – Uélé en République démocratique du Congo (RDC). Village et région inconnus ( même la Wikipedia française ne connait pas les lieux; – mais depuis le 28.3.2010 il existe un article Makombo massacre dans la Wikipedia anglaise ) mais depuis que Human Rights Watch vient de publier le rapport « Trail of death – LRA Atrocities in Northeastern Congo », rapport qui existe aussi en forme de résumé français « Le chemin de la mort – Atrocités commises par la LRA dans le Nord-est du Congo » Makombo a eu l’honneur d’ apparaitre pour quelques petites heures à la une de la presse internationale.

« Révélations sur un massacre de civils perpétré par des rebelles ougandais en RDC » dans le Monde.fr, « Fleeing Rebels Kill Hundreds of Congolese » dans la NYT, « Massaker an Hunderten Menschen im Kongo aufgedeckt » – dans le SPON, ou «Human Rights Watch dénonce les massacres de la LRA» dans Jeune Afrique.

Aujourd’ hui quelques jours après la publication des rapports de Human Rights Watch – on peut être sûr  que ces nouvelles nous provenant de la RDC sont déjà tombées dans l’oubli médiatique et politique. Et même sans les événements sanglants de Moscou du lundi 29.03.2010, l’effet serait certainement  le même. On pourrait même se demander  qelle est la demi-vie de ces nouvelles cauchemardesques qui nous arrivent de temps en temps de l’Est de la RDC, de la région des grand lacs. La trace sanglante que le LRA a laissée dans la région de Makombo n’est pas la première de ces nouvelles cauchemardesques ( et malheureusement je crois ce ne sera certainement pas la dernière ), et notons que l’info même a mis presque trois mois pour nous parvenir.

On parle beaucoup de la protection des Gorilles en Afrique équatoriale. Surtout dans les pays-anglo saxons et aussi en Allemagne (par exemple ici reportage radio du Deutschland Funk sur la situation des Gorilles en RDC ).  Peut -être qu’avant de parler de la situation des Gorilles il faudrait plutôt sortir de l’oubli le sort des populations humaines du bassin du Congo entier. Le jour où cette partie oubliée du Monde, les habitants de ces  pays lointains auront enfin la chance de sortir de ce rêve cauchemardesque  de pillages, vols, viols, esclavage et massacre  qui nous rappellent  bien  l’image de la guerre de 30 ans en Moyenne Europe, les gorilles aussi pourront espérer un avenir meilleur.

Je n’ ai pas de solutions clefs en main pour enfin en  finir  avec cette situation cauchemardesque, que se soit dans la Haut – Uélé, dans le Kivu, et dans les autres parties du bassin du Congo , cauchemar qui perdure depuis des décennies , mais nous n’ avons pas le droit d’oublier cette partie du monde.

« Nous avons été oubliés. C’est comme si nous n’existions pas. Le gouvernement dit que la LRA n’est plus un problème, mais je sais que ce n’est pas vrai. Je vous en prie, s’il vous plaît parlez à d’autres de ce qui nous est arrivé. » Chef traditionnel de 80 ans, pleurant son fils tué par la LRA, Niangara, le 19 février 2010 (Source: Résumée et préambule du document Human Rigth Watch «chemins de la Mort» New York Mars 2010).

Et au-delà  de toutes considérations humanitaires, car ne soyons pas dupes, les considérations humanitaires ne sont certainement pas des « strong drivers »  dans la politique internationale , finissons donc  avec quelques éléments de géopolitique.

Je me suis permis de faire la comparaison de la situation géopolitique actuelle des régions du bassin du Congo avec la guerre de trente ans. Le jour où  les grand joueurs de l’époque, La France, L’Espagne et la Suède se sont mis d’ accord lors du  Traité de Westphalie, là, enfin, les hordes de Lansquenets qui semaient la terreur dans les villes et campagnes de la Moyenne Europe pendant des décennies commencèrent  à se calmer  et ce qui restait de populations massacrées   pouvait enfin reconstruire ces pays du Saint Empire germanique. Le rapport de Human right watch appelle directement au leadership des Etats Unis « Take strong leadership in coordination efforts to resolve the LRA threat ».

L’Europe et tout particulièrement la France auront tous intérêt à s’engager avec un strong leadership dans la région, pas seulement pour bannir les démons de Lord Resistance Army,  mais pour enfin trouver une solution durable pour les multiples problèmes qui déchirent  cette région du monde.

Et pour finir , même si le français n’a pas encore là-bas la fonction de langue vernaculaire comme par exemple en Côte d’ Ivoire , Kinshasa la belle  est déjà la deuxième ville francophone du monde après Paris. Dans quelques années Kinshasa sera la plus grande métropole francophone du monde dépassant largement Paris en habitants. Nous nous payons le luxe d’oublier les souffrances et douleurs des habitants (et de leur environnement) du bassin du Congo. Mais si dans quelques décennies la région aura peut être vaincu ces vieux démons , nous serons peut être les oubliés, les perdants , car entre temps les grands partenaires  de la RDC  seront les Etats Unis, la Chine et le Brésil.

Pour une lecture plus approfondie et scientifique des problèmes qui ravagent l’est de la RDC je conseille le texte « Ressources minérales, armes et violences dans les Kivus (RDC) » de Pierre Jacquemot (2009) paru dans le numéro 134 de la revue Hérodote .

Sources :

Human Rights Watch (2010) (Ed): Trail of Death – LRA Atrocities in Northeastern Congo. March 28, 2010. ISBN: 1-56432-614-4 (printed copy).

Jacquemot, P. (2009): Ressources minérales, armes et violences dans les Kivus (RDC). In : Giblin, B. (Eds) : Pillages et Pirateries, Hérodote revue de géographie et de géopolitique, 3. Trimestre 2009, N. 134 , p. 38 – 62, (ISBN 978- 2-7071-5844-4). (Un petit résumé de l‘ article se trouce ici ).

Christophe Neff, Grünstadt le 31.3.2010

 

P.S. (31.3.2010 12:00): En ce qui concerne les données wikipedia sur Makombo je me suis permis de créer des ébauches géographiques Makombo dans fr. et en.

P.S. (31.3.2010 17:25) : Notons que le Blog du Journal nord-zaïrois Itimbiri ya Sika nous informait déjà le 31.12.2009 des « exactions criminelles » de la LRA en Haut – Uélé sous le titre de «Tapili: une cité sinistrée de plus ».

 

Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate

An der Unterhaardt und im Leiningerland waren die Schäden die der Orkan Xynthia am letzten Wochenende hinterließ doch relativ bescheiden. Natürlich sind, wie man heute in der Rheinpfalz lesen kann in den Wäldern zwischen Grünstadt, Altleiningen und Eisenberg ein paar Bäume umgefallen.  Aber ansonsten hält sich der Schaden den der Orkan Xynthia hier im Umkreis von Grünstadt verursachte doch ziemlich in Grenzen.  Was die umgefallenen Bäume betrifft wundere ich mich immer wie sehr Forstleute und Presse das „Umknicken“ bzw. den „Sturmwurf“  von an für sich gesunden und standortgerechten Bäumen bei Stürmen beklagen – und vor allem nicht nachvollziehen können. Eigentlich sollte doch bekannt sein, dass bei schweren Stürmen in nemoralen Wäldern immer ein paar Bäume, ja selbst hunderte von Bäumen sturmbedingt umfallen können. Aus dieser Tatsache hat sich der Forest Gap Theory entwickelt, die im französischen auch als „theorie des trouées ( sensu Schnitzler – Lenoble 2002)bzw. dynamique des trouées“  bekannt, im deutschen würde man wohl am die Forest Gap Theory wohl am ehesten mit „Wald- Lücken-Theorie“ bezeichnen.  Es scheint wohl so zu sein als hätte in Deutschland Begriff wie „Wave-regeneration oder Forest Gap Theory“ es bisher kaum geschafft aus dem akademischen Elfenbeinturm heraus eine größere Öffentlichkeit zu erreichen. Das mag vielleicht zum einem am  emotionalen aufgeladenen „Waldbild“  im deutschen Sprachraum liegen, – und vielleicht auch soweit es neuere Ergebnisse aus der Waldökosystemforschung betrifft – an der Anglifizierung des wissenschaftlichen Publikationsbetrieb, – welcher Förster, welcher Journalist hierzulande liest schon in Englisch verfasste Paper zur theoretischen Waldökologie (siehe hierzu auch meine Bemerkungen in III. Un blog sur les paysages: an English introduction  ).  Für Waldbesitzer und Forstbetrieb mögen die Folgen von Xynthia im Einzelfall tragisch & und vielleicht sogar Existenz bedrohend sein, der Wald als Ökosystem erholt sich jedoch relativ problemlos von den Sturmfolgen, sowie sich Wälder in der Regel auch von Waldbränden erholen. Soweit ich es von hier aus Überblicken kann, sind wir was durch Xynthia verursachten Sturmschäden in Deutschland betrifft doch noch relativ glimpflich davon gekommen.

In Frankreich sah es da schon ganz anders, wobei interessant ist das der Orkan Xynthia in der französischen Wikipedia als „Tempête Xynthia“ als Sturm Xynthia bezeichnet wird – obwohl der Sturm mit 53 Toten und 7 Schwerverletzten doch wesentlich folgenreicher als in Deutschland war. Am härtesten traf es die Gemeinden La Faute-sur-Mer und  L’Aiguillon an der französischen Atlantikküste im Departement Vendée.  In diesen beiden Gemeinden hat es allein fast 30 Tote gegeben. Dort hat der aufgewühlte Atlantik einen Deich durchbrochen und die dahinter liegenden Siedlungen geflutet – das Meer hat sich genommen – was ihm einstmals gehörte. Die meisten Opfer, oftmals Rentner sind vom Meereseinbruch im Schlafe überrascht worden und in ihren Häusern ertrunken. Der durch Xynthia verursachte Meereseinbruch des Atlantik an der Küste der Vendée hat eine erneute Diskussion über den Umgang mit Naturrisiken wie Überschwemmungen aber auch den Umgang mit der Natur an Meeresküsten in Frankreich ausgelöst. Ich schreibe „erneute Diskussion“ – denn eigentlich löst jede Überschwemmung mit Todesopfern wie z.B.  in Nîmes am 3.10.1988 , in Vaison la Romaine am 22.9.1992, in Sommières am 8 und 9.9.2002 solche Diskussionen aus, sowie auch jeder größere Waldbrand ähnliche Diskussionen auslöst  – ohne dass sich wirklich gravierendes im Umgang mit der „Natur“ bzw. „Natur & Umweltrisiken “ in Frankreich ändert – oftmals werden die Dinge nach ein paar Jahren wieder vergessen.  Ähnliches könnte man bestimmt auch für die Situation Deutschland schreiben.

Die oben genannten Überschwemmungskatastrophen, die alle erhebliche Menschenleben kosteteten, sind inzwischen so vergessen, dass man diese nicht einmal in der französischen Wikipedia wiederfindet bzw. diesen Ereignissen ein eigner Artikel gewidmet wäre.

Den verheerenden Waldbrand mit über 80 Todesopfern welcher im Sommer 1949 in der Forêt des Landes wütete – übrigens der verheerenste europäische Waldbrand der jüngeren Zeitgeschichte ist in Frankreich fast vergessen – was übrigens dazu führt, dass die beiden Artikel die sich im Blog Paysages damit befassen 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes und Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes sowie The Fatal Forest Fire – remembering the „1949 Mega fire“ in the „Forêt des Landes“ (South West France) –  sehr gut besucht werden – da es eigentlich außer dem Buch „L’incendie meurtrier – dans la forêt des Landes en août 1949„ von Joan Deville  kaum noch abrufbare Erinnerungen an dieses Waldbrandereignis mehr gibt. Die Zeit vergeht und die Erinnerung an die Katastrophe verblasst.

Was die Folgen von Xynthia betrifft, inbesondere die Ereignisse von la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon, so wird in der französischen Öffentlichkeit vor allem die galoppierende „Urbanisation“ der französischen Küste als Hauptverantwortlicher für die Katastrophe thematisiert, der Klimawandel wird letztlich kaum thematisiert, – was ich persönlich auch für richtig halte – da solche Sturmbedingten Hochwasser an der Atlantikküste und an der Nordseeküste an für sich nicht so ungewöhnlich sind – nur treten diese so selten auf, dass das kollektive Gedächtnis diese Ereignisse relativ schnell wieder vergisst – wer erinnert sich denn noch an die Watersnood die im Februar 1953 über 1800 Menschenleben  in den Niederlande forderte. In diesem Zusammenhang sei auch noch auf das Interview von Guy Brasseur in der heutigen Zeit „Im Treibhaus“ verwiesen, in welchem Brasseur dezidiert auf die Fragwürdigkeit des Zusammenhanges zwischen Extremwetterereignissen  und globaler Klimaentwicklung hinweist.

Die immer mehr fortschreitende „Urbanisierung“ der französischen Meeresküsten wird in francophonen Geographie auch als Littoralisation bezeichnet und wird inzwischen auch  für die Beschreibung von Urbanisations – und Suburbanisationsprozessen in  andere Küstenräumen verwendet.  Diese Begrifflichkeit wird jetzt auch schon  in der anglophonen Geographie verwendet. Ich habe im Zusammenhang mit Littoralisationsprozessen  im National Geographic (  Bourne & Turner, 2006) einmal einen schönen Satz gelesen „loving our coasts to death“ – der im Grunde genommen die Dramatik des Littoralisationsprozesse treffend beschreibt.  Die Ökosystemaren Konsequenzen der den gesamten Planeten umfassenden Littoralisation zu managen wird einer der großen Herausforderung des „Global Changes“ werden – denn die Littoralisation ist ein wahrhaft globaler Prozess der viele Küstenabschnitte der Welt nachhaltigst formt, – teilweise regelrechte neuartige Landschaftsbilder schafft.

Um nochmals auf la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon zurück zu kehren, – die franco-französischen Presse verwendet den Term im Gegensatz zu francophonen Geographie aber nur zur Beschreibung von Urbanisierungsprozessen am Mittelmeer, weshalb man den Begriff im Zusammenhang mit dem Meereseinbruch an der Küste der Vendée kaum in den Medien findet.  Auf eine andere Begrifflichkeit die hier in Deutschland noch kaum bekannt ist,  sei in diesem Zusammenhang auch verwiesen – die Californisation – ein aus der frankophonen Geographie stammender Begriff der das Eindringen von Wohnbesiedlung in Wald und Buschland beschreibt – was bei Waldbränden zu katastrophalen Folgen führen kann, denn im Grunde wird im zersiedelten Grün, das Eindämmen der Flammen zu einer fast unbeherrscharen Herausforderung für die Feuerwehren. Die Überlagerung von Californisationsprozessen und Littorlisationsprozessen in den mediterran Subtropen birgt wahrlich vielfältige Umweltrisiken, die auch schon ohne menschgemachten Klimawandel, wenn es denn mal brennt oder ein Deich bricht, nur schwerlich beherrschbar sind.

Abschliessend möchte ich mich noch Leucate und Port Leucate zuwenden, zwei Ortschaften an der französischen Mittelmeerküste  welche ich nun fast 40 Jahre kenne.  Der Küstenabschnitt zwischen der Halbinsel Leucate, dort wo sich der alte Siedlungkern des Dorfes Leucate befindet und Le Barcarès gilt als einer dynamischsten Küsten des Mittelmeerraumes, weshalb dieser Küstenabschnitt zu Beschreibung von mediterraner Küsten & Lagunendynamik im von Hofrichter herausgegeben Mittelmeerreader (Wilke 2001)  ausgewählt wurde. Auf dem Lido, d.h. dem Tombolo der das Etang de Leucate zwischen Leucate Plage und le Barcarès vom offenenen Meer abtrennt wurden in den 60 Jahren die nouvelles station touristiques Port Leucate und Port Barcarès errichtet.  Vorher war dieser Sand & Dünentombolo unbewohnt – u.a. deshalb weil es immer wieder im Winter zu sturmbedingten Meereseinbrüchen kam. Soweit ich mich an die Literaturrecherchen für diverse wissenschaftliche Publikationen ( u.a.  Neff 2003 sowie Neff & Scheid 2005) richtig erinnere, gab es den letzten größeren Meereseinbruch in der Zwischenkriegszeit zwischen erstem und zweitem Weltkrieg.

Wenn das Meer bei starkem Marin richtig tobt, dann kann man die Brandung eigentlich in ganz Port Leucate deutlich vernehmen. Das hört sich wie das Heulen und Stöhnen der Schwarzwaldtannen bei schwerem Orkan an,  so wie es Vinzenz Erath in größer als des Menschen Herz beschrieb. Im Ferienhauschen meiner Großmutter in der Feriensiedlung la Griffouliere in Port Leucate,  Ferienhäuschen in dem ich als Kind und Jugendlicher unzählige Ferien verbrachte, lauschte  ich oftmals bei geöffneten Fenster, der  Meeresbrandung bei Marin, die obwohl sich das Haus fast zwei Kilometer vom Strand entfernt befand (und immer noch befindet)bei Marinwind noch deutlich zu hören war.  Ich habe mir als ich noch Kind war oftmals überlegt, wie es denn wäre, wenn eines Nachts das Meer kommen würde. Was ich damals nicht wusste, – bevor Port Leucate auf dem Tombolo gebaut wurde und dieser noch la Corrège und Mas de l‘ile hieß, kam das Meer hin und wieder  und setzte alles unter Wasser – so wie letzten Sonntag in la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon. Nur war das Lido damals zwischen der Halbinsel Leucate und der Aglymündung unbewohnt.  Ich denke, dass das Wasser, das Meer wieder kommen wird, eines Tages völlig unerwartet, weil man einfach vergessen hat, dass es einmal da war.  Vielleicht täusche ich mich auch, und das Meer wird nie sich nie mehr über den Lido ergiessen, aber angesichts der jüngeren Landgeschichte dieses Küstenabschnittes erscheint es jedenfalls nicht unwahrscheinlich, daß es bei entsprechenden Unwetterereignissen wieder zu Meereseinbrüchen kommen könnte.

Es gibt auch keinen Deich in Port Leucate, jedenfalls ist mir bisher keiner sichtbar aufgefallen. Ich bin jedoch sicher, dass soweit man einen Deich zum Hochwasserschutz bauen wollte, dass viele der unmittelbaren Strandanlieger in Port Leucate alles in Bewegung setzten würden um solch einen Deich zu verhindern, denn solch ein Deich würde natürlich den freien Blick aufs Meer beeinträchtigen.  Hingegen wurde vor kurzem zwischen dem Grau de Leucate und Leucate Plage ein Hochwasserdeich errichtet.

Es gibt noch ein ganz anderes Element was Port Leucate und  la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon verbindet. Die meisten Opfer in den Küstenstädtchen am Atlantik waren Rentner die einen schönen Lebensabend am Atlantik verbringen wollten. Meistens aus oberen Unterschicht und unteren und mittleren Mittelschicht (couches populaires ) , denen ein Häuschen am Mittelmeer zu teuer war. Viel hatten ihre ganzen Ersparnisse in ihr kleines Häuschen gesteckt. 27 von Ihnen haben die Nacht von 27 auf den 28 Februar 2010 nicht überlebt, – denn sie waren zu schwach und zu gebrechlich – um sich rechtzeitig vor dem einbrechenden Wasser in den rettenden zweiten Stock zu begeben, um das rettende Hausdach erklimmen zu können.  In Port Leucate gibt es auch ein immer mehr wachsende Seniorenpopulation, – es gibt sogar eine kleine Anzahl von deutschsprachigen Rentnern wie ich im letzten Oktober als ich eine Messe in der neuen St. Jacques Kirche besuchte, feststellen konnte. An dem Tag, an dem das Meer kommen wird, und soweit es bis dahin keinen effektiven Hochwasserschutz gibt, wird es in Port Leucate die gleichen Bilder  geben wie letzten Sonntag in la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon in der Vendée.

Dieser kleine Blogbeitrag soll nicht anklagen, – sondern nur anregen über unser Verhältnis zu „Naturrisken“ nachzudenken.  Im Allgemeinen haben wir die Tendenz diese Risiken mit der Zeit einfach zu vergessen. Aber dadurch, dass diese Risiken aus unserem kollektiven Gedächtnis verschwinden, werden die Risiken natürlich nicht kleiner. Ich will diesen Blogbeitrag mit einem kleinen Beispiel aus der Raumschaft Schramberg beenden. Im Mai 1959 wurden große Teile der Stadt Schramberg durch ein verheerendes Hochwasser vernichtet. Es war nicht das erste Hochwasser in Schramberg, und es war auch nicht das letzte Hochwasser – es war nur ein Ereignis in einer langen Zeitreihe – und man kann davon ausgehen, dass irgendwann der Tag kommt, an dem wieder ein solches Hochwasser in Schramberg auftreten wird.

Der Brezelsegen der Schramberger Fasnet geht übrigens wie ich im Buch „mit Kummer und mit Sorgen“ von Sven Kindler (2007)  erfahren konnte auf die großseigneurale Armenspeisung durch die Grafen von Bissingen Nippenburg (Kindler 2007:16) nach Hochwasserereignissen und Missernten in der Raumschaft Schramberg zurück, – ich habe dem ganzen übrigens einen französischsprachigen Blogbeitrag unter Titel „Petite notice sur les origines du Schramberger Hansel“ gewidmet. Hier hat die Unwettererfahrung in der Raumschaft Schramberg  im kollektiven Gedächtnis als Fasnetsbrauch überlebt. In diesem Zusammenhang, d.h.  dem Vorkommen von historischen Hochwässern in Mitteleuropas gibt es übrigens in der aktuellen Geographischen Rundschau (3/2010) einen lesenswerten Aufsatz von Mathias Deutsch, Rüdiger Glaser und Karl Heinz Pörtge et al.

Hochwasser, Meereseinbrüche, Waldbrände wird es in Mittel und Südwesteuropa sowie im gesamten Mittelmeerraum immer geben, – und zwar völlig unabhängig davon ob sich das Klima nun erwärmt oder nicht. Die Frage ist nur wie man mit diesem Wissen umgeht – und ob man bereit ist Vorsorge zu treffen – auch wenn das letzte Schadenereignis scheinbar schon wieder in eine weite zeitliche Ferne gerückt ist. Und was den Klimawandel betrifft, sollten die Szenarien der Klimaforscher sich als richtig erweisen, wovon eigentlich auszugehen ist,  dann wird das Management solcher „Naturrisiken“, bestimmt nicht einfacher, ganz im Gegenteil.

Zitierte Quellen:

Bourne, J.K., Turner, T. (2006): Land on the Edge -Loving our coasts to death. In: National Geographic, July2006, v. 210, p. 60-97.

Deutsch, M., Glaser, R., Pörtge, K.H., Börngen, M., Drescher, A., Cresat, M., Riemann, D., Scönbein, J. (2010): Historische Hochwasserereignisse in Mitteleuropa. Quellenkunde, Interpretation und Auswertungen. In: Geographische Rundschau, 3/2010, 18-  24.

Deville, J. (2009) : L’incendie meurtrier – dans la forêt des Landes en août 1949. Paris (les Éditions des Pompiers de France), (ISBN 978-2-916079-20-2)

Die Rheinpfalz (4.3.2010): Wandern im Wald ist Lebensgefährlich – Grünstadt/Altleiningen: Orkan Xynthia wirft auch gesunde Bäume um – Waldlehrpfad besonders betroffen – Weg gesperrt. Die Rheinpfalz Nr. 53 – Unterhaardter Rundschau, Donnerstag 4 März 2010

Die Zeit (4.3.2010): Interview mit Claude Brasseur – Im Treibhaus. In: Die Zeit, 4 März 2010, 30 Wissen .

Erath, V. (1951): Größer als des Menschen Herz. Das Buch vom wahren Leben. Tübingen (Rainer Wunderlich Verlag)

Kindler, Swen  (2007) : „…mit Kummer und mit Sorgen…“ Junges Parlament – Kanalfahrt – Da-Bach-na-Fahrt. Norderstadt, (Books on Demand), ISBN 978-3-8334-7265-7

Neff, C. (2003): Les Corbières maritimes – forment-elles un étage de végétation méditerranéenne thermophile masqué par la pression humaine ? In: Fouache, E. (Ed.): The Mediterranean World Environment and History. IAG Working Group on Geo-archeology, Symposium Proceedings. Environmental Dynamics and History in Mediterranean Areas, Paris, Université de Paris – Sorbonne 24 – 26 avril 2002. Paris, 191 – 202, (Elsevier France, ISBN 2-84299-452-3).

Neff, C., Scheid, A.   (2005):  Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon. In: Geographische Rundschau, 57, H. 9, 38-44.

Schnitzler – Lenoble, Annik (2002): Écologie des forêts naturelles d‘ Europe. Biodiversité, sylvigenese, valeur patrimoniale des forets primaires. Paris, Lavoisier TEC & DOC, ISBN 2-7430-0541-6

Wilke, Michael (2001): Lagunäre Lebensräume. In Robert Hofrichter, R. (éd), Das Mittelmeer : Fauna, Flora, Ökologie. Tome I, Allgemeiner Teil, p. 326-347, Heidelberg, Éd. Spektrum akademischer Verlag, 2001, ISBN 3-8274-1050-9

Christophe Neff, Grünstadt le 4.3.2010

Neues im Paysages-Blogroll: Aus dem Leben eines Geographen

Ich habe „Aus dem Leben eines Geographen„, – die Webseite bzw. das Blog von Frank Schüssler ins Blogroll aufgenommen. Ich bin auf die Seite gestoßen, als ich aus beruflichen Gründen ein paper über die Potentiale von Solarenergie in Nordafrika suchte.  Hingegegen werde ich wahrscheinlich Hans555 sowie den Aufreger irgendwann aus dem Blogroll nehmen. Beides Blogs aus der erweiterten Raumschaft Schramberg – aber leider gibt es bei beiden recht wenig zu lesen – sprich da tut sich nicht viel. Hans555 ist hingegen als Wikipediaautor sowohl auf der deutschsprachigen,  englischsprachigen Wikipedia, ja selbst der französischsprachigen Wikipedia sehr aktiv. In der französischen Wikipedia hat er beispielswiese einen bemerkenswerten Artikel über die deutsch-französische Dichterin „Emma Guntz“ verfasst. Hans555 hat einige lesenswerte Artikel zu Schramberg und Umgebung in der Wikipedia begründet, verfasst, ergänzt und verbessert und damit auch dazu beigetragen, dass die Artikelqualität bezüglich „Schramberg Artikel“ in der Wikipedia vergleichsweise gut ist, – was bei Wikipedia nicht immer der Fall ist. Der Grünstadtartikel ist beispielsweise im Vergleich zum Schrambergartikel doch sehr bescheiden in der Qualität. Nur tut sich leider nicht viel im Blog von Hans555, da wünschte man sich doch etwas mehr Lesefutter. Ähnliches gilt auch für den Aufreger. Hingegen gibt es bei in der Bücherrepublik – der république des livres – von Pierre Assouline immer was zu lesen.  Allein die Kommentare zu diversen Postings sind „Bücherfüllend„.  Im Posting „Foin de notre devoir de réserve !“ wo es um die  in Berlin lebende Goncourt Preisträgerin Marie NDiaye die durch den UMP Abgeordneten Éric Raoult heftig angegriffen wurde ging, finden sich aktuell 426 Kommentare (16.11.2009 ca. 19:00) – die Diskussion um Marie NDiaye  hat sich übrigens in Frankreich längst zu einer veritablen „Staatsaffäre “ ausgeweitet. Im kleinen Posting Marchons sur la tête !„, welches auf  die Verdrängung der kleine Buchhändler in Frankreich durch Amazon aufmerksam macht, finden sich auch schon 193 Kommentare (16.11.2009 ca. 19:00). Versehen mit guten Französischkenntnissen, einem ausreichenden Zeitbudget soweit man die Kommentare mitliest, erlauben einem die Postings & Diskussionen in der Bücherrepublik einen tiefen Einblick in die literarischen Landschaften Frankreichs. Verabschieden wir uns von den literarischen Landschaften in der Bücherrepublik, wobei ich mir noch erlaube auf die Besprechung von Jean-Paul Kauffmann „Courlande“ – durch Assouline im Posting „Kauffmann se construit des châteaux en Courlande“ aufmerksam zu machen. Das Kurland, die kurische Nehrung, das kurische Haff –  das waren ja auch mal Landschaften deutscher Literaturen – die dank Günther Grass und Siegfried Lenz nicht ganz vergessen sind, aber deren Geographieen man längst im Unterbewußtsein verloren hat.  Vielleicht sollte man deshalb die „Courlande“ von Kauffmann auch mal zur Hand nehmen. Wer weiß, vielleicht wird das Buch auch mal ins Deutsche übersetzt werden.  Kommen wir von den literarischen Landschaften wieder zu „Aus dem Leben eines Geographenzurück – ein wahrlicher Eichendorffscher Titel für einen Geographieblog. Ich weiß zwar nicht inwiefern Joseph von Eichendorff bei der Titelfindung für Frank Schüsslers Blog Pate stand, – aber unabhängig davon ist das Blog lesens & bemerkenswert.  Bemerkenswert auch deshalb weil sich das Blog mit Fragen der „Geographischen Energieforschung“ befasst, die Energieforschung die ich für eine der zentralen  Zukunftsfragen halte.  Die „Energiefrage“ wird nicht nur die Geographie immer mehr beschäftigen, – die Energiediskussion wird m.E. vielleicht mittelfristig zu einer der zentralen  Zukunftsfragen unserer modernen Industriegesellschaft werden.  Ohne die Ressource Energie kann eine moderne Industriegesellschaft überhaupt nicht leben. In diesem Sinn lohnt es sich da bestimmt hin und wieder beim Blog „aus dem Leben eines Geographen “ hineinzuschauen.

Christophe Neff, Grünstadt le 16.11.2009

Neues aus dem Leiningerland – das Grünstadter Känguru wurde wieder gesichtet (27.10.2009)

Über das Grünstadter Känguru habe ich ja schon mehrfach berichtet. Lange Zeit hatte man von dem Rotnackenwallaby  welches durch Leiningerland und Unterhaardt hüpft nichts  mehr gehört. Jetzt ist es wieder da – gestern berichtete die Unterhaardter Rundschau unter dem Titel „Känguru weiter auf Tour de Pfalz – Beuteltier bei Maxdorf beinahe überfahren – Jetzt wieder verschwunden“  darüber.  Aber wenn man den kleinen Artikel dann genau liest erfährt man, dass der Vorfall schon am 24. August geschah, – und das Känguru seitdem verschwunden ist.  Die Nachricht brauchte also fast geschlagene zwei Monate bis diese bei der Rheinpfalz respektive der Unterhaardter Rundschau ankam.  Ansonsten steht in dem Artikel nicht viel Neues drin.  Der Landauer Zooinspektor Gregor Müller wird mit der Aussage zitiert, dass das Känguru auch bei uns problemlos einen Winter überstehen könnte.  Das ist an für sich auch keine neue Information – ähnliches konnte man schon in vorangegangene Beiträgen der Rheinpfalz zum Thema lesen.  Warum fragt man sich versucht die Rheinpfalz nicht mal was über die Rotnackenwallabypopulation in der Forêt de Rambouillet zu schreiben (Ich berichtete hier darüber). Vermutlich weil man in der deutschsprachigen Wikipedia nichts darüber findet. Da müsste man dann doch etwas recherchieren und ggf. auch noch etwas französisch lesen können!?  Belassen wir es mal dabei. Mir ist das Känguru von Grünstadt persönlich noch nicht begegnet, aber ich verfolge durchaus mit Interesse die mediale Spur die das Känguru von Grünstadt  in der regionalen und überregionalen Presselandschaft hinterlässt. Ansonsten gibt es kaum was Neues aus dem Leiningerland.  In übrigen Deutschland auch nicht. Wir werden eine neue Regierung bekommen – dazu beschert uns der Spiegel (44/2009) eine durchaus lesenswerte Titelstory „Weiterwursteln im Merkelland„.  Das Essay von Dirk KurbjuweitSieg der Ängstlichkeit – «Mehr Demokratie Wagen » – was ist von diesem Satz geblieben ?“  im gleichen Spiegelheft ist nicht nur ein lesenswertes, sondern in meinen Augen ein durchaus gelungenes politisches Essay zur aktuellen politischen Befindlichkeit der Nation.  Mal schauen wie lange wir warten müssen bis wir die Spiegel Titelstory des Heft 44/2009 und Dirk Kurbjuweit Essay auf Spiegelonline in digitaler Version erscheinen. Man wird sich natürlich fragen, was die große Politik mit dem Grünstadter Känguru zu tun haben.  Kurbjuweit schreibt :„ «Wir wollen mehr Demokratie wagen»   wäre heute kein Satz mehr, der diese Gesellschaft erreichen kann. Viele würden gar nicht mitbekommen, dass er gesagt wurde, anderen wäre es egal, und die meisten würden dem Politiker, der den Satz sagt, nicht glauben, dass er ihn ernst meint.“ Kurbjuweit hat recht, die Botschaft würde wahrscheinlich gar nicht ankommen, – während des letzten Bundestagswahlkampes hatte man hier im Leinigerland zeitweise das Gefühl – dass das „Grünstadter Känguru“ durchaus wichtiger als der Bundestagswahlkampf war  – siehe auch mein Posting „Unterhaardter Randbemerkungen zur Bundestagswahl 2009 (1; 30.8.2009): – ist der Wahlkampf wirklich langweilig?“ .  Zu guter stelle ich mir noch die Frage weshalb das „Grünstadter Känguru “ bisher noch keinen Artikel in Wikipedia.de hat! Es wäre eigentlich an der Zeit!

Quellen:

Der Spiegel (2009) : Weiterwursteln im Merkelland. In : Der Spiegel, 44/2009, 24 – 38.

Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau, Montag 26 Oktober 2009:  Känguru weiter auf Tour de Pfalz. Beuteltier bei Maxdorf beinahe überfahren – jetzt wieder verschwunden.

Kurbjuweit, D. (2009):  „Sieg der Ängstlichkeit – «Mehr Demokratie Wagen » – was ist von diesem Satz geblieben ?“  In: Der Spiegel, 44/2009, 54- 56.

Christophe Neff, Grünstadt le 27.10.2009

Les massacres de Conakry du 28.9.2009 introuvables sur Wikipedia.fr

Pourquoi – est ce qu’on ne trouve pas d‘ article sur les massacres de Conakry du 28.9.2009  sur Wikipedia.fr ? Pourquoi  ? Alors que Wikipedia.en nous en présente un sous le titre de 2009 Guinea protest (et même en pt et es il y a des articles) créé par l’utilisateur SpaceFligth89 le 28.9.2009 à 21.29. !

La réponse  se trouve peut- être dans un des mes derniers billets « Qui pleure les morts de Conakry » où j’écrivais « A part cela, l’opinion mondiale a depuis longtemps enterré la Guinée, comme une grande  partie de l’Afrique noire ». Opinion et medias français auraient-ils aussi comme le reste du monde enterré la Guinée ?

Christophe Neff, Grünstadt le 5.10.2009