Vue de Grünstadt : – la saison des feux de forêts 2010 vient de commencer

Apparemment la saison 2010 de feux de forêts en France vient de commencer. Un incendie a détruit 135  ha de forêts de Pins et de chablis à Garrosse dans la Forêt des  Landes du 12 au 13.4.2010. Apparemment il s’agit de chablis de la tempête Klaus, chablis dont je parlais déjà dans 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes, et qui ont apparemment pas encore disparue de cette endroit de la Forêt de Landes. Chablis et bois mort – peuvent dans le contexte de la gestion de risque de feux forêts se relever comme de vrais bombes à retardement.

totholtzakkumulation-unter-pinus-sylvestris-leistadt-mai-2007.1271190250.jpgJe me suis une fois fait violemment attaqué par la presse locale et régionale de la Unterhaardt et les forestiers car j’avais osé de montrer du doigt le risque qui courrait les forêts de la Unterhaardt due à la grande quantité de bois mort et de chablis dans les environs de Bad Dürkheim (Die Rheinpfalz 2007). En plus, je me suis permis de rappeler qu’autre fois les Forêts du Haardtrand étaient considérées comme propice aux risques d’incendie – et qu’avec les scenarios de changements climatiques le risque de voir augmenter les feux de forêts du Haardtrand pourraient considérablement augmenter. Ces propos, que j’ai réitérés aussi dans divers exposées scientifiques (p.ex. Neff 2008), n’étaient guerre appréciés ici dans la région. Avec ou sans changement climatiques, – et indépendamment de la valeur écologique incontestable des bois mort et chablis – une charge considérable de bois mort et de chablis augmente l’inflammabilité et la combustibilité d’un massif forestier.

Sources :

Die Rheinpfalz Mittwoch 6.6.2007 (Aus der Region): Dürkheimer Wald durch Klimawandel gefährdet ? Bad Dürkheim: Geograf der Uni Karlsruhe nennt Totholz großes Risiko.

Neff, C. (2008): Waldbrände in Westeuropa (Mittelmeerraum, Mitteleuropa) – Bestandsaufnahme und Zukunftsszenarien. Vortrag im Rahmen der Tagung Naturgefahren/Naturrisiken an der PH Heidelberg 6-7.6.2008

Photo: © C.Neff. Débris de bois mort dans une Pinède de Pins sylvestre dans la forêt du Haardtrand à Leistadt-Bad Dürkheim 2.5.2007

Christophe Neff, Grünstadt le 13.4.2010

Voyage virtuel de dimanche matin ( Grünstadt 11.4.2010)

Un dimanche matin gris à Grünstadt. Le froid est revenu, même si les premiers cerisiers commencent à fleurir dans l’Unterhaardt, mais la météo nous apprend que la neige sera de retour sur les « Deutsche Mittelgebirge ». Le dimanche matin il reste un peu de temps pour un voyage virtuel à travers le web. Apparemment en France, le monde.fr nous en informe,  Alain Juppé se prépare pour une potentielle candidature aux présidentielles en 2012. Visite virtuelle matinale sur quelques blogs de mon blogroll. Dans la Bücherrepublik „HHhH“ : 2000 ème ! – 2000 billet de Pierre Assouline – et décidément c’est encore l’ombre ténébreuse de l’Allemagne qui surgit – Himmlers Hirn heißt Heydrich.  Apres une brève visite chez Lichtbild et son billet sur les coutumes de pâques alsaciennes en voie de disparition, petite visite chez KTK et son billet sur le travail de lumières qui crée un univers d’ombres et de reflets urbain. Un petit coup d’oeil chez le Aufreger, et puis après chez Jean Stubenzweig. Ainsi le matin passe – et on attend que le printemps revienne. Et je me replonge dans la lecture de « Grünkohl und Curry – die Geschichte einer Einwanderung » de Hasnain Kazim. Hasnain Kazim, journaliste du Spiegel, qui a entre autres couvert les événements sanglants de Kunduz pour le Spiegel. Grünkohl und Curry, un  livre qui nous raconte l’histoire d’une intégration en Allemagne. Le texte de base du livre qui fut déjà publié dans un Spiegel Spezial (4/2007)  fut déjà sujet de bac allemand en France (voir ici et ici ).  Le livre, 259 pages et quelques photos personnelles de l’auteur mérite la lecture, car nous découvrons là une autre Allemagne, une Allemagne inconnue.  Le soleil de printemps a enfin  réussi à   traverser la grisaille rhénane,  et c’est sur ces premiers reflets de soleil que je finis mon billet dominical.

Photos : © C. Neff 11.4.2010 (Canon Powershot) : Reflets de lumières sur le Paysage du Grünstadter Berg   –   Cerisier, Prunelliers et Amandiers en fleurs.

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Sources :

Kazim, Hasnain (2009) : Grünkohl und Curry. Die Geschichte einer Einwanderung. München, DTV, ISBN 978-3-423-24739-9

Christophe Neff, Grünstadt le 11.4.2010

P.S. (11. 4. 2010 17:00): Pour en revenir aux ombres ténébreuses de l’Allemagne, il y a 65 ans, la 3ème  D.B. U.S. libérait liberait le camp de Buchenwald et ramenait un premier brin de printemps pour les prisonniers et déportés du Etterberg.

Le 8 mars 2010 – de la neige à Port Leucate

J‘ ai déjà plusieurs fois consacre de billets dans ce blog à l‘ hiver 2009/10 qui nous semble particulièrement long (et pour beaucoup d’allemands semble être aussi particulièrement dur), dont les Les premières neiges de l’hiver 2009/10 sont arrivées à Grünstadt , De la neige entre Jendouba, Aïn Draham et Tabarka, et surtout l‘ analyse L‘ Allemagne fatiguée de son hiver (Hiver 2009/2010). Et l’hiver perdure encore ici en Allemagne – et le printemps semble vraiment se laisser attendre. A Grünstadt nous avons encore quelques centimètres de neige, presque 5 centimètres à Karlsruhe, – ce qui est un phénomène météorologique assez rare en début de mars. Souvent dans le « Oberrheingraben » début mars c’est le printemps qui commence – vers la mi -mars les amandiers roses de la Weinstraße entre Bad Dürkheim commencent à fleurir. La neige mi -mars dans l’Unterhaardt c’est rare, mais cela arrive. Mais de la neige sur la plage de Port Leucate, cela me semble être vraiment exceptionnel (Voici un lien vers une photo du Lydia en neige ). Une vraie couverture neigeuse qui couvre l’ensemble de la plage – si je me souviens bien – et je connais les lieux depuis 1968 – cela ce n’est jamais produit dans les derniers 50 années. Pour une fois nous assistons à un phénomène météorologique vraiment exceptionnel, les chutes de neiges sur la zone que Henri Gaussen dénommée la zone de l’Oranger cela arrive ici et là, mais la plage de Port Leucate entièrement enneigée cela mérite d’être noté.

Digital StillCamera
Digital StillCamera

Photo : la plage de Port Leucate blanchit par les neiges de mars et la houle grise de la méditerranée Lundi 10 mars 2010 (Photo Evelyne Marie France Neff auteur de blog Au jour le jour)

Christophe Neff, Grünstadt le 9.3.2010

P.S. (10.3.2010 7 :45): Des photos additionnelle du épisode neigeux du 8 mars à Leucate se trouvent dans le blog «Chinook‘ Hot Blog» – dans les billets «Chinook snow shop», «alti Port Leucate» et «Pow pow».

Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate

An der Unterhaardt und im Leiningerland waren die Schäden die der Orkan Xynthia am letzten Wochenende hinterließ doch relativ bescheiden. Natürlich sind, wie man heute in der Rheinpfalz lesen kann in den Wäldern zwischen Grünstadt, Altleiningen und Eisenberg ein paar Bäume umgefallen.  Aber ansonsten hält sich der Schaden den der Orkan Xynthia hier im Umkreis von Grünstadt verursachte doch ziemlich in Grenzen.  Was die umgefallenen Bäume betrifft wundere ich mich immer wie sehr Forstleute und Presse das „Umknicken“ bzw. den „Sturmwurf“  von an für sich gesunden und standortgerechten Bäumen bei Stürmen beklagen – und vor allem nicht nachvollziehen können. Eigentlich sollte doch bekannt sein, dass bei schweren Stürmen in nemoralen Wäldern immer ein paar Bäume, ja selbst hunderte von Bäumen sturmbedingt umfallen können. Aus dieser Tatsache hat sich der Forest Gap Theory entwickelt, die im französischen auch als „theorie des trouées ( sensu Schnitzler – Lenoble 2002)bzw. dynamique des trouées“  bekannt, im deutschen würde man wohl am die Forest Gap Theory wohl am ehesten mit „Wald- Lücken-Theorie“ bezeichnen.  Es scheint wohl so zu sein als hätte in Deutschland Begriff wie „Wave-regeneration oder Forest Gap Theory“ es bisher kaum geschafft aus dem akademischen Elfenbeinturm heraus eine größere Öffentlichkeit zu erreichen. Das mag vielleicht zum einem am  emotionalen aufgeladenen „Waldbild“  im deutschen Sprachraum liegen, – und vielleicht auch soweit es neuere Ergebnisse aus der Waldökosystemforschung betrifft – an der Anglifizierung des wissenschaftlichen Publikationsbetrieb, – welcher Förster, welcher Journalist hierzulande liest schon in Englisch verfasste Paper zur theoretischen Waldökologie (siehe hierzu auch meine Bemerkungen in III. Un blog sur les paysages: an English introduction  ).  Für Waldbesitzer und Forstbetrieb mögen die Folgen von Xynthia im Einzelfall tragisch & und vielleicht sogar Existenz bedrohend sein, der Wald als Ökosystem erholt sich jedoch relativ problemlos von den Sturmfolgen, sowie sich Wälder in der Regel auch von Waldbränden erholen. Soweit ich es von hier aus Überblicken kann, sind wir was durch Xynthia verursachten Sturmschäden in Deutschland betrifft doch noch relativ glimpflich davon gekommen.

In Frankreich sah es da schon ganz anders, wobei interessant ist das der Orkan Xynthia in der französischen Wikipedia als „Tempête Xynthia“ als Sturm Xynthia bezeichnet wird – obwohl der Sturm mit 53 Toten und 7 Schwerverletzten doch wesentlich folgenreicher als in Deutschland war. Am härtesten traf es die Gemeinden La Faute-sur-Mer und  L’Aiguillon an der französischen Atlantikküste im Departement Vendée.  In diesen beiden Gemeinden hat es allein fast 30 Tote gegeben. Dort hat der aufgewühlte Atlantik einen Deich durchbrochen und die dahinter liegenden Siedlungen geflutet – das Meer hat sich genommen – was ihm einstmals gehörte. Die meisten Opfer, oftmals Rentner sind vom Meereseinbruch im Schlafe überrascht worden und in ihren Häusern ertrunken. Der durch Xynthia verursachte Meereseinbruch des Atlantik an der Küste der Vendée hat eine erneute Diskussion über den Umgang mit Naturrisiken wie Überschwemmungen aber auch den Umgang mit der Natur an Meeresküsten in Frankreich ausgelöst. Ich schreibe „erneute Diskussion“ – denn eigentlich löst jede Überschwemmung mit Todesopfern wie z.B.  in Nîmes am 3.10.1988 , in Vaison la Romaine am 22.9.1992, in Sommières am 8 und 9.9.2002 solche Diskussionen aus, sowie auch jeder größere Waldbrand ähnliche Diskussionen auslöst  – ohne dass sich wirklich gravierendes im Umgang mit der „Natur“ bzw. „Natur & Umweltrisiken “ in Frankreich ändert – oftmals werden die Dinge nach ein paar Jahren wieder vergessen.  Ähnliches könnte man bestimmt auch für die Situation Deutschland schreiben.

Die oben genannten Überschwemmungskatastrophen, die alle erhebliche Menschenleben kosteteten, sind inzwischen so vergessen, dass man diese nicht einmal in der französischen Wikipedia wiederfindet bzw. diesen Ereignissen ein eigner Artikel gewidmet wäre.

Den verheerenden Waldbrand mit über 80 Todesopfern welcher im Sommer 1949 in der Forêt des Landes wütete – übrigens der verheerenste europäische Waldbrand der jüngeren Zeitgeschichte ist in Frankreich fast vergessen – was übrigens dazu führt, dass die beiden Artikel die sich im Blog Paysages damit befassen 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes und Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes sowie The Fatal Forest Fire – remembering the „1949 Mega fire“ in the „Forêt des Landes“ (South West France) –  sehr gut besucht werden – da es eigentlich außer dem Buch „L’incendie meurtrier – dans la forêt des Landes en août 1949„ von Joan Deville  kaum noch abrufbare Erinnerungen an dieses Waldbrandereignis mehr gibt. Die Zeit vergeht und die Erinnerung an die Katastrophe verblasst.

Was die Folgen von Xynthia betrifft, inbesondere die Ereignisse von la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon, so wird in der französischen Öffentlichkeit vor allem die galoppierende „Urbanisation“ der französischen Küste als Hauptverantwortlicher für die Katastrophe thematisiert, der Klimawandel wird letztlich kaum thematisiert, – was ich persönlich auch für richtig halte – da solche Sturmbedingten Hochwasser an der Atlantikküste und an der Nordseeküste an für sich nicht so ungewöhnlich sind – nur treten diese so selten auf, dass das kollektive Gedächtnis diese Ereignisse relativ schnell wieder vergisst – wer erinnert sich denn noch an die Watersnood die im Februar 1953 über 1800 Menschenleben  in den Niederlande forderte. In diesem Zusammenhang sei auch noch auf das Interview von Guy Brasseur in der heutigen Zeit „Im Treibhaus“ verwiesen, in welchem Brasseur dezidiert auf die Fragwürdigkeit des Zusammenhanges zwischen Extremwetterereignissen  und globaler Klimaentwicklung hinweist.

Die immer mehr fortschreitende „Urbanisierung“ der französischen Meeresküsten wird in francophonen Geographie auch als Littoralisation bezeichnet und wird inzwischen auch  für die Beschreibung von Urbanisations – und Suburbanisationsprozessen in  andere Küstenräumen verwendet.  Diese Begrifflichkeit wird jetzt auch schon  in der anglophonen Geographie verwendet. Ich habe im Zusammenhang mit Littoralisationsprozessen  im National Geographic (  Bourne & Turner, 2006) einmal einen schönen Satz gelesen „loving our coasts to death“ – der im Grunde genommen die Dramatik des Littoralisationsprozesse treffend beschreibt.  Die Ökosystemaren Konsequenzen der den gesamten Planeten umfassenden Littoralisation zu managen wird einer der großen Herausforderung des „Global Changes“ werden – denn die Littoralisation ist ein wahrhaft globaler Prozess der viele Küstenabschnitte der Welt nachhaltigst formt, – teilweise regelrechte neuartige Landschaftsbilder schafft.

Um nochmals auf la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon zurück zu kehren, – die franco-französischen Presse verwendet den Term im Gegensatz zu francophonen Geographie aber nur zur Beschreibung von Urbanisierungsprozessen am Mittelmeer, weshalb man den Begriff im Zusammenhang mit dem Meereseinbruch an der Küste der Vendée kaum in den Medien findet.  Auf eine andere Begrifflichkeit die hier in Deutschland noch kaum bekannt ist,  sei in diesem Zusammenhang auch verwiesen – die Californisation – ein aus der frankophonen Geographie stammender Begriff der das Eindringen von Wohnbesiedlung in Wald und Buschland beschreibt – was bei Waldbränden zu katastrophalen Folgen führen kann, denn im Grunde wird im zersiedelten Grün, das Eindämmen der Flammen zu einer fast unbeherrscharen Herausforderung für die Feuerwehren. Die Überlagerung von Californisationsprozessen und Littorlisationsprozessen in den mediterran Subtropen birgt wahrlich vielfältige Umweltrisiken, die auch schon ohne menschgemachten Klimawandel, wenn es denn mal brennt oder ein Deich bricht, nur schwerlich beherrschbar sind.

Abschliessend möchte ich mich noch Leucate und Port Leucate zuwenden, zwei Ortschaften an der französischen Mittelmeerküste  welche ich nun fast 40 Jahre kenne.  Der Küstenabschnitt zwischen der Halbinsel Leucate, dort wo sich der alte Siedlungkern des Dorfes Leucate befindet und Le Barcarès gilt als einer dynamischsten Küsten des Mittelmeerraumes, weshalb dieser Küstenabschnitt zu Beschreibung von mediterraner Küsten & Lagunendynamik im von Hofrichter herausgegeben Mittelmeerreader (Wilke 2001)  ausgewählt wurde. Auf dem Lido, d.h. dem Tombolo der das Etang de Leucate zwischen Leucate Plage und le Barcarès vom offenenen Meer abtrennt wurden in den 60 Jahren die nouvelles station touristiques Port Leucate und Port Barcarès errichtet.  Vorher war dieser Sand & Dünentombolo unbewohnt – u.a. deshalb weil es immer wieder im Winter zu sturmbedingten Meereseinbrüchen kam. Soweit ich mich an die Literaturrecherchen für diverse wissenschaftliche Publikationen ( u.a.  Neff 2003 sowie Neff & Scheid 2005) richtig erinnere, gab es den letzten größeren Meereseinbruch in der Zwischenkriegszeit zwischen erstem und zweitem Weltkrieg.

Wenn das Meer bei starkem Marin richtig tobt, dann kann man die Brandung eigentlich in ganz Port Leucate deutlich vernehmen. Das hört sich wie das Heulen und Stöhnen der Schwarzwaldtannen bei schwerem Orkan an,  so wie es Vinzenz Erath in größer als des Menschen Herz beschrieb. Im Ferienhauschen meiner Großmutter in der Feriensiedlung la Griffouliere in Port Leucate,  Ferienhäuschen in dem ich als Kind und Jugendlicher unzählige Ferien verbrachte, lauschte  ich oftmals bei geöffneten Fenster, der  Meeresbrandung bei Marin, die obwohl sich das Haus fast zwei Kilometer vom Strand entfernt befand (und immer noch befindet)bei Marinwind noch deutlich zu hören war.  Ich habe mir als ich noch Kind war oftmals überlegt, wie es denn wäre, wenn eines Nachts das Meer kommen würde. Was ich damals nicht wusste, – bevor Port Leucate auf dem Tombolo gebaut wurde und dieser noch la Corrège und Mas de l‘ile hieß, kam das Meer hin und wieder  und setzte alles unter Wasser – so wie letzten Sonntag in la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon. Nur war das Lido damals zwischen der Halbinsel Leucate und der Aglymündung unbewohnt.  Ich denke, dass das Wasser, das Meer wieder kommen wird, eines Tages völlig unerwartet, weil man einfach vergessen hat, dass es einmal da war.  Vielleicht täusche ich mich auch, und das Meer wird nie sich nie mehr über den Lido ergiessen, aber angesichts der jüngeren Landgeschichte dieses Küstenabschnittes erscheint es jedenfalls nicht unwahrscheinlich, daß es bei entsprechenden Unwetterereignissen wieder zu Meereseinbrüchen kommen könnte.

Es gibt auch keinen Deich in Port Leucate, jedenfalls ist mir bisher keiner sichtbar aufgefallen. Ich bin jedoch sicher, dass soweit man einen Deich zum Hochwasserschutz bauen wollte, dass viele der unmittelbaren Strandanlieger in Port Leucate alles in Bewegung setzten würden um solch einen Deich zu verhindern, denn solch ein Deich würde natürlich den freien Blick aufs Meer beeinträchtigen.  Hingegen wurde vor kurzem zwischen dem Grau de Leucate und Leucate Plage ein Hochwasserdeich errichtet.

Es gibt noch ein ganz anderes Element was Port Leucate und  la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon verbindet. Die meisten Opfer in den Küstenstädtchen am Atlantik waren Rentner die einen schönen Lebensabend am Atlantik verbringen wollten. Meistens aus oberen Unterschicht und unteren und mittleren Mittelschicht (couches populaires ) , denen ein Häuschen am Mittelmeer zu teuer war. Viel hatten ihre ganzen Ersparnisse in ihr kleines Häuschen gesteckt. 27 von Ihnen haben die Nacht von 27 auf den 28 Februar 2010 nicht überlebt, – denn sie waren zu schwach und zu gebrechlich – um sich rechtzeitig vor dem einbrechenden Wasser in den rettenden zweiten Stock zu begeben, um das rettende Hausdach erklimmen zu können.  In Port Leucate gibt es auch ein immer mehr wachsende Seniorenpopulation, – es gibt sogar eine kleine Anzahl von deutschsprachigen Rentnern wie ich im letzten Oktober als ich eine Messe in der neuen St. Jacques Kirche besuchte, feststellen konnte. An dem Tag, an dem das Meer kommen wird, und soweit es bis dahin keinen effektiven Hochwasserschutz gibt, wird es in Port Leucate die gleichen Bilder  geben wie letzten Sonntag in la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon in der Vendée.

Dieser kleine Blogbeitrag soll nicht anklagen, – sondern nur anregen über unser Verhältnis zu „Naturrisken“ nachzudenken.  Im Allgemeinen haben wir die Tendenz diese Risiken mit der Zeit einfach zu vergessen. Aber dadurch, dass diese Risiken aus unserem kollektiven Gedächtnis verschwinden, werden die Risiken natürlich nicht kleiner. Ich will diesen Blogbeitrag mit einem kleinen Beispiel aus der Raumschaft Schramberg beenden. Im Mai 1959 wurden große Teile der Stadt Schramberg durch ein verheerendes Hochwasser vernichtet. Es war nicht das erste Hochwasser in Schramberg, und es war auch nicht das letzte Hochwasser – es war nur ein Ereignis in einer langen Zeitreihe – und man kann davon ausgehen, dass irgendwann der Tag kommt, an dem wieder ein solches Hochwasser in Schramberg auftreten wird.

Der Brezelsegen der Schramberger Fasnet geht übrigens wie ich im Buch „mit Kummer und mit Sorgen“ von Sven Kindler (2007)  erfahren konnte auf die großseigneurale Armenspeisung durch die Grafen von Bissingen Nippenburg (Kindler 2007:16) nach Hochwasserereignissen und Missernten in der Raumschaft Schramberg zurück, – ich habe dem ganzen übrigens einen französischsprachigen Blogbeitrag unter Titel „Petite notice sur les origines du Schramberger Hansel“ gewidmet. Hier hat die Unwettererfahrung in der Raumschaft Schramberg  im kollektiven Gedächtnis als Fasnetsbrauch überlebt. In diesem Zusammenhang, d.h.  dem Vorkommen von historischen Hochwässern in Mitteleuropas gibt es übrigens in der aktuellen Geographischen Rundschau (3/2010) einen lesenswerten Aufsatz von Mathias Deutsch, Rüdiger Glaser und Karl Heinz Pörtge et al.

Hochwasser, Meereseinbrüche, Waldbrände wird es in Mittel und Südwesteuropa sowie im gesamten Mittelmeerraum immer geben, – und zwar völlig unabhängig davon ob sich das Klima nun erwärmt oder nicht. Die Frage ist nur wie man mit diesem Wissen umgeht – und ob man bereit ist Vorsorge zu treffen – auch wenn das letzte Schadenereignis scheinbar schon wieder in eine weite zeitliche Ferne gerückt ist. Und was den Klimawandel betrifft, sollten die Szenarien der Klimaforscher sich als richtig erweisen, wovon eigentlich auszugehen ist,  dann wird das Management solcher „Naturrisiken“, bestimmt nicht einfacher, ganz im Gegenteil.

Zitierte Quellen:

Bourne, J.K., Turner, T. (2006): Land on the Edge -Loving our coasts to death. In: National Geographic, July2006, v. 210, p. 60-97.

Deutsch, M., Glaser, R., Pörtge, K.H., Börngen, M., Drescher, A., Cresat, M., Riemann, D., Scönbein, J. (2010): Historische Hochwasserereignisse in Mitteleuropa. Quellenkunde, Interpretation und Auswertungen. In: Geographische Rundschau, 3/2010, 18-  24.

Deville, J. (2009) : L’incendie meurtrier – dans la forêt des Landes en août 1949. Paris (les Éditions des Pompiers de France), (ISBN 978-2-916079-20-2)

Die Rheinpfalz (4.3.2010): Wandern im Wald ist Lebensgefährlich – Grünstadt/Altleiningen: Orkan Xynthia wirft auch gesunde Bäume um – Waldlehrpfad besonders betroffen – Weg gesperrt. Die Rheinpfalz Nr. 53 – Unterhaardter Rundschau, Donnerstag 4 März 2010

Die Zeit (4.3.2010): Interview mit Claude Brasseur – Im Treibhaus. In: Die Zeit, 4 März 2010, 30 Wissen .

Erath, V. (1951): Größer als des Menschen Herz. Das Buch vom wahren Leben. Tübingen (Rainer Wunderlich Verlag)

Kindler, Swen  (2007) : „…mit Kummer und mit Sorgen…“ Junges Parlament – Kanalfahrt – Da-Bach-na-Fahrt. Norderstadt, (Books on Demand), ISBN 978-3-8334-7265-7

Neff, C. (2003): Les Corbières maritimes – forment-elles un étage de végétation méditerranéenne thermophile masqué par la pression humaine ? In: Fouache, E. (Ed.): The Mediterranean World Environment and History. IAG Working Group on Geo-archeology, Symposium Proceedings. Environmental Dynamics and History in Mediterranean Areas, Paris, Université de Paris – Sorbonne 24 – 26 avril 2002. Paris, 191 – 202, (Elsevier France, ISBN 2-84299-452-3).

Neff, C., Scheid, A.   (2005):  Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon. In: Geographische Rundschau, 57, H. 9, 38-44.

Schnitzler – Lenoble, Annik (2002): Écologie des forêts naturelles d‘ Europe. Biodiversité, sylvigenese, valeur patrimoniale des forets primaires. Paris, Lavoisier TEC & DOC, ISBN 2-7430-0541-6

Wilke, Michael (2001): Lagunäre Lebensräume. In Robert Hofrichter, R. (éd), Das Mittelmeer : Fauna, Flora, Ökologie. Tome I, Allgemeiner Teil, p. 326-347, Heidelberg, Éd. Spektrum akademischer Verlag, 2001, ISBN 3-8274-1050-9

Christophe Neff, Grünstadt le 4.3.2010

Schau, ein Philosoph geht da de Bach na – Schau eine Schriftstellerin geht da de Bach na – carrousel d‘ idées de Rosenmontag 2010 ( lundi des roses – le lundi d’avant mardi-gras 2010)

Il neige encore à Grünstadt ,depuis vendredi  12  février la neige n’a pas cessé de tomber sur la Unterhaardt . Aujourd’hui‘  c’est Rosenmontag en Allemagne, – dans les régions catholiques allemandes c‘ est le grand jour du Carnaval, dans la région où j‘ ai grandi ,c‘ est la « Schwäbisch-Alemannische Fasnet  » (carnaval souabe et alémanique, en contraste avec le carnaval rhénan). Par exemple  à Rottweil, la Fasnet avec ses racines moyenâgeuses  est réellement célébrée comme une sorte de messe, à Schramberg , la ville de mon enfance, la Fasnet a des souches un peu moins nobles ,mais la fameuse « de Bach‘ na Fahrt  », (course en  baquets de bois sur la rivière Schiltach parfois déchaînée par les crues de février, baquets décorés ( l’imagination étant la reine !) reprenant souvent des sujets de politique nationale , internationale et évidemment régionale et locale) est devenue un réel  événement qui passe régulièrement dans les chaines de télévision nationales et qui attire dans les 40000 spectateurs chaque année. Eh bien, en  ce jour de Rosenmontag je constate que l‘ affaire Botul-Henry Levy vient même atterrir dans la « Rheinpfalz  » – Dagmar Gilcher lui consacre un article sous le titre « Denk mal – Schau ein Philosoph – Frankreichs Star-_Vordenker hat mal kurz nicht nachgedacht und ist auf eine Satire hereingefallen. » Donc une semaine après le bulletin d‘ Aude Lancelin  «Bernard-Henri Lévy en flagrant délire»,  le billet «Désolé mais Botul-Henri Lévy a encore frappé» de la république des livres avec à l’instant où  j‘ écris ces lignes  484 commentaires, le spon «Dandy-Philosoph fällt auf Satire rein »  ces  deux derniers repris par moi-même dans «Vue de Grünstadt – encore de la grisaille», l‘ affaire arrive par la voix de Dagmar Gilcher dans les salons – plutôt les « Wohnzimmer » et les « Küchen »  (cuisines) du Palatinat, du Leiningerland et de la Unterhaardt.

Mais l’Allemagne a aussi son scandale littéraire dont  à présent en France nul ne  parle – une vraie affaire de plagiat littéraire – pas un simple  « Délit de citation  » dont nous parle la RDL ce matin concernant le roman Jan Karski de Yannick Haenel. Le roman «Axolot Roadkill  » de Helene Hegemann , qui fut ovationné par la critique littéraire allemande, est en  fait en grande partie un plagiat du roman « Strobo » du bloggeur Airen. Ca fait mal, même très mal, à tel point qu‘ une  partie de la critique littéraire allemande  se voit obligée de disculper le plagiat comme par exemple Ijoms Mangold dans la Zeit « Unecht wahr – die Autorin Helene Hegemann hat abgeschrieben . Und ? ». Pour Paysages c’est du plagiat tout court et je reprends ici les mots de Glam (Glam = Volker Luedewig Auteur du blog « GlamourDick ») « Nicht abschreiben! Selber leben! Selber schreiben!  (Ne pas copier ! Vivre soi-même ! Ecrire soi- même !».)  dans la FAZ-Net (Dans ce context voire aussi le billet notes on a roadkill de GlamourDick) . L’affaire fut pour finir découverte  par le billet – Axolot Roadkill : Alles nur geklaut – du blog de Deef Pirmasens. Résumons tout court comme on le fait lors de la Bach na Fahrt à Schramberg  :

„BHL und Helene Hegemann –

Sin Da Bach na gefahre –

patsch Nass BHL und Helene Hegemann“,

Tombés  en plein dedans, un grand plouf,

Tout  mouillés,  pleins de bleus,

Ça fait mal, ouf !

Joyeux carnaval !  (Traduction française E.Neff )

Christophe Neff, Grünstadt le 15.2.2010

P.S . : Les paroles du Schramberger Narrenmarsch se retrouvent ici – et ici en traduction française sur la site de la Narrenzunft Schramberg.

L‘ Allemagne fatiguée de son hiver (Hiver 2009/2010)

L‘ Allemagne est fatiguée de son hiver -relativement long et dur – pendant presque cinq semaines la plus grande partie de l’Allemagne a été recouverte d’un manteau de neige. Phénomène assez rare qui remonte à l’hiver 1978-79. Le DWD (Deutscher Wetterdienst = Météo national allemand) résume dans une info presse pour Janvier 2010 – „Ganz Deutschland unter  geschlossener Schneedecke„.

grunstadt-im-winter-3112010blog.1265444251.jpgLes premières neiges à Grünstadt sont apparues durant la nuit du 12-13.12.2009 et après quelques petites périodes de redoux, la neige est réellement réapparue fin décembre pour couvrir les vignes  et villages de l’Unterhaardt jusqu’à la nuit du 2 au 3 février.  Dans la Unterhaardt cela s’est plutôt bien passé – mais le reste de l’Allemagne, surtout le land de Mecklenburg-Vorpommern souffre énormément de cet hiver. Même ici en Rheinland-Pfalz on a dû fermer beaucoup d’écoles car dans beaucoup d’endroits le ramassage scolaire ne fonctionnait plus.

Est-ce que l’hiver actuel fut vraiment si exceptionnel ? Même si le phénomène que toute  l‘ Allemagne du nord au sud, de l‘ ouest à l‘ est soit couvert d‘ un manteau de neige -plus de  4 semaines – est assez rare, je ne crois pas que nous avons vécu en Allemagne un hiver exceptionnel.  Je crois plutôt que l’Allemagne a tout simplement pour diverses raisons oublié ce qui signifie un vrai hiver de moyenne  Europe (Mitteleuröpäischer Winter). Parfois on a même l’impression qu‘ une grande partie de la société a pris les divers scenarios de réchauffement climatiques pour les années 2020-2050, donc pour les décennies à venir , pour une réalité, et on a tout à fait oublié de se préparer pour de vrais  hivers. On pourrait peut être même dire «  hier war der Wunsch der Vater des Gedanken » on a pris ses désirs pour des réalités : on préférerait  vivre sans hiver, sauf naturellement pour la fameuse « weiße Weihnacht »( Noël sous son blanc manteau).

hanfpalmen-im-schnee-bad-durkheim-jan-2010-kopie.1265440779.jpgPersonnellement j’ai grandi dans un pays de neige, – et je suis vraiment perplexe de voir à quel  point l’Allemagne se laisse paralyser  par si peu de neige (voir ici les divers articles publiés par le SPON ; Kälte, Glätte, Schnee – Können wir Winter?;  Viel Eis, kein Salz Niedersachsen rät zum Verzicht aufs Autofahren;  Eisglatte Straßen – FDP fordert nationale Streusalzreserve ;  Luftbrücke – Bundeswehrhubschrauber versorgen Hiddensee mit Lebensmitteln ).  Durant mon enfance la Forêt Noire, la Raumschaft Schramberg fut un vrai pays de neige – des hivers qui duraient parfois de début décembre jusqu‘ en avril voire Mai , des masses impressionnantes de neige  telles que mon père , natif de Saulgau en Oberschwaben où les hivers sont beaucoup moins enneigés  qu’en forêt noire, nous a légué une impressionnante documentation photographique des paysages du Feurenmoos, du Fohrenbühl enneigé , tellement il était impressionné par la quantité de neige dans les  alentours de Schramberg .  A partir du début des années 1980 les chutes de neige devenaient de  plus en plus irrégulières ; un couvert de neige ininterrompu  de décembreà avril cela n’a plus existé,  je crois, depuis l’hiver 1985/86 .Dans ce pays de neige , on vivait avec la neige  (et on y vit encore) on se préparait, on prenait ses précautions. Le long des routes exposées  au vent on construisait en automne de longues grilles de congères car on savait bien que le vent peut rendre une route même avec un couvert neigeux assez mince impraticable en  une ou deux heures , ou même moins. Ce savoir apparemment a été oublie dans ¾ de l’Allemagne.

winterlandschaft-grunstadter-berg-3112010blog.1265444907.jpgMême ici à Grünstadt il y a eu des routes devenues impraticables par des congères – même si nous n’avons jamais eu plus de 20 cm de neige dans les environs de Grünstadt. A force de parler toujours de scénarios de changements climatiques, de réchauffement planétaire, j’ai bien l’impression qu‘ on a  tout simplement oublié la réalité d’un hiver banal. Il y a aussi des facteurs aggravants :durant les années 1969,70 et même encore dans les années 1980, une partie du trafic marchandises  était encore assurée par les chemins de fer en Allemagne – le trafic marchandise régional  aujourd’hui est exclusivement assuré  par la route en Allemagne (voir aussi St. Genis – Pouilly à bientôt) avec pour  effet que si un  seul camion se met en travers ,rien ne va plus ,et les routes sont coupées pendant des heures. Durant 4 semaines on pouvait dans les radios trafics entendre les litanies – wg. Querstehender LKW gesperrt – Route coupée à cause de camions en travers. C’est aussi une des conséquences d’une politique de transport « tout-camion » – un prix à payer durant un vrai hiver européen.

En ce qui concerne  les changements climatiques, on peut constater que la durée du couvert neigeux a certainement diminué durant les dernières deux décennies. Un  très bon exemple pour ce fait  est le « Weihnachtstauwetter ou Weihnachtsdepression » qui affecte une grande partie de la moyenne Europe. En moyenne 7 sur 10 hivers sont concernés par ce phénomène qui fait fondre une grande partie des neiges en  décembre – et ce phénomène et responsable que la weiße Weihnacht (noël dite blanche = paysage de noël couvert de neige) est un événement assez rare en Allemagne. La Forêt Noire connaissait naturellement aussi le phénomène du « Weihnachtstauwetter » mais avec une couverture moyenne de 50 – 100 cm de neige, les 30 à 40 centimètres qui fondait pendant le Weihnachtstauwetter n’avaient aucune conséquence pour les paysages hivernaux. De nos temps la couverture neigeuse de décembre n’atteint souvent même pas les  40 à 50 centimètres  et disparaît donc logiquement entre Noel et la St. Sylvestre. C’est  la un signe incontestable d’un changement climatique.

Mais tout ne semble pas lié aux changements climatiques. J’avais longtemps cru savoir que le téléski du Fohrenbühl a dû être fermé pour  cause de manque de neige dû aux changements climatiques durant les années 1990. Le Fohrenbühl qui  fut aussi l’endroit où je pris mes premiers cours de ski il y a plus 40 ans, et que j’ai déjà décrit brièvement dans la notice géo gastronomique « une forêt noire étoilée ».  Effectivement un des scenarios courants pour le tourisme d‘ hiver et les changements climatiques pour les deutsche Mittelgebirge prévoit que dans un proche futur  le couvert neigeux nécessaire pour le « tourisme de ski »  va faire défaut et mettre l‘ industrie du tourisme d‘ hiver en péril, – les « climatologues-scénaristes » ne partagent pas tous cet avis pessimiste (pour plus de matériel online , voir ; Folgen des Klimawandels für den Wintersport im Mittelgebirge; IfL Nationalatlas: Klimawandel ; Klimawandel und Wintersport in Mittelgebirgen ; Klimawandel im Schwarzwald und an der Nordsee) mais c’est en tous cas l‘ avis prédominant de la récherche climatologique appliquée en Allemagne. Donc jusqu‘ au 15 janvier 2010, je croyais que la fin du téléski du Fohrenbühl était due  aux conséquences des changements climatiques, au « global warming ».

verschneite-waldweide-bei-sommerecke-161.1265440014.jpgDu 15 au 17. Janvier je tenais mon séminaire annuel « Global Change » auquel la presse locale, en occurrence le Schwarzwälder Bote, consacra même un petit article « Wie wirkt sich der weltweite Klimawechsel im Schwarzwald aus? ». Pendant ce séminaire, j‘ ai appris par des sources locales – que la fermeture du téléski du Fohrenbühl  (Fohrenbühllift) n‘ avait rien à voir avec des problèmes d‘ enneigement  et  changements climatiques, mais est dû à des problèmes de bail entre les propriétaires du téléski et les propriétaires des pistes de ski – et que le lift (téléski) de Tennenbronn à quelques kilomètres de là et qui se situait à une altitude inferieure fonctionnait encore bel et bien. (Voire aussi les articles dans le Schwarzwälder Bote Tennenbronner Skilift in Betrieb & Der Schnee kann auch ein Vergnügen sein ? In Tennenbronn sind die Wintersportbedingungen optimal).  En regardant la carte des « certitude de neige » du IFL  (Schneesicherheit) se basant sur des données de 1980- 1999 ou voit que 60 – 80 jours de neige avec plus de 10 cm de couverture neigeuse y sont données pour la région entre Schramberg – St. Georgen. Donc assez de couverture neigeuse pour exploiter convenablement un téléski.  Naturellement exploiter un téléski dans un tel environnement n’est certainement pas une mine d’or – mais cela peut fonctionner. Donc des simples disputes ont sonné le glas du „Fohrenbühllift“ – pas  le réchauffement climatiques comme on aurait pu  le croire. On aurait tellement aimé raconter l’histoire de la fin du Fohrenbühllift – le téléski du Fohrenbühl une des premiers victimes du réchauffement planétaire  ….. mais hélas les réalités sont beaucoup moins spectaculaires.

Je ne sais pas si l‘ hiver en Allemagne va encore perdurer  et a quel point cet hiver particulièrement rigoureux et surtout particulièrement inattendu pour une grande partie de la société allemande va encore perturber la vie quotidienne  de beaucoup d’Allemands, même le monde a récemment consacré  une petit note à cet hiver particulier « La neige paralyse les transports dans le nord-est de l’Allemagne » , mais au moins dans la vallée du Rhin, le fameux Oberrheingraben, la neige a disparu et dans les espaces vert de l‘ université de Karlsruhe je viens de découvrir le jeudi  4.2.2010 les premiers  Hellébore d’hiver (Eranthis hyemalis ) ou en langue populaire les roses de noël, les fameux  Winterlinge en fleur. En plus les premières cigognes vient d’arriver en Palatinat (Die Rheinpfalz 6.2.2010) – le printemps s‘ s’annonce timidement l’Allemagne fatigué par cinq semaines de neige pourra enfin reprendre son souffle.

Photos :

1.) Grünstadt en hiver:  Photo © C.Neff 31.1.2010 (Canon Powershot A720IS)

2.) Le Grünstadter Berg en manteau d‘ hiver:  Photo © C.Neff 31.1.2010 (Canon Powershot A720IS)

2.)  Neige & Palmiers (Trachycarpus fortunei) à Bad Dürkheim : Photo © C.Neff 27.1.2010

3.) Paysage d’hiver entre Sommerecke & Fohrenbühl pris pendant le seminaire Global Change 15-17.1.2010 : Photo ©C. Banfield 16.1.2010

Source :

Die Rheinpfalz (6.2.2010) : Aus der Pfalz – Erste Störche in der Pfalz eingetroffen. Die Rheinpfalz, Sonntag 6. Februar 2010, Jahrgang 66, Nr. 31

Christophe Neff, Grünstadt le 6.2.2010

P.S. (6.2.2010 12:05): Et les Etats-Unis aussi redécouvre ses neiges et tempêtes d’hiver (East Coast Is Hit by ‘Potentially Epic Snowstorm ;  L’est des Etats-Unis pris dans une tempête de neige ; US-Ostküste ruft den Winternotstand aus)!

Les premières neiges de l’hiver 2009/10 sont arrivées à Grünstadt

Les premières neiges de l’hiver 2009/10 sont arrivées à Grünstadt durant la nuit du 12 au 13 décembre 2009. Evénement extrêmement rare à Grünstadt et dans le reste du palatinat, car ici on parle même de « Toscane du Palatinat » ou de « Toscane allemande». Neige et hivers rigoureux sont si rares ici que je me suis mis depuis quelques années déjà à faire des photos des premières neiges à Grünstadt. Evènement tellement rare que je me suis donc mis à préserver sous forme de photo. Le palatinat et surtout la Unterhaardt entre Grünstadt et Bad Dürkheim ne fut jamais le pays de la « weisse Weihnacht » (pays de Noël blanc)

Mais ceci n’a rien à voir avec les changements climatiques, qui sont tellement en vogue en ce moment. Autrefois, dans les années 1980, on parlait même du pays des citrons allemands. En fait on ne trouvait pas de vrais citronniers dans les jardins du palatinat, mais des Poncirus (Poncirus trifoliata ) qui en Allemagne partage le nom vernaculaire Bitterorange (orange amer) (mais aussi Bitterzitrone, dreiblättrige Orange) avec le Bigaradier (Citrus aurantium). Mais à ma connaissance il n’y n’a jamais eu de Bigaradier dans les jardins du palatinat. De nos jours, on peut même parfois rencontrer ici et là des Kumquat nagami (Fortunella margarita) comme plante ornementale. Je ne m’étonnerais même pas de trouver des Mandariniers satsuma (Citrus unshui) dans les jardins du palatinat, mais je crois que les aptitudes climatologiques du satsuma ne sont pas encore connues du grand public, ni en Allemagne, ni en France. Les Agrumes cités en haut sont tous des espèces pouvant pousser en plein air sous le climat méditerranéen & subméditerranéen, – donc leur présence en Palatinat (et dans le reste du Oberrheingraben /plaine rhénane) n’a rien d’exceptionnel, et surtout rien à voir avec les changements climatiques. Les « modes de jardins » changent – et les agrumes cités en haut se raréfient plutôt dans les jardins du palatinat, en ce moment la mode serait plutôt aux palmiers, les Palmiers de Chine (Trachycarpus fortunei) surtout ,sont en train de prendre un place importante dans les jardins entre Grünstadt et Bad Dürkheim, et même en Alsace on peut observer le phénomène (Neff 2007). Le palmier de Chine, qui peut résister à des températures jusque – 18°est donc particulièrement bien adapté à la culture ornementale en paysage subméditerranéen, disons partout où la vigne pousse et où on peut faire un bon vin, le palmier de Chine peut très bien réussir. Ceci n’à rien avoir avec les changements climatiques, même s’il y a des scientifiques qui font de la progression du Trachycarpus leur cheval de bataille pour prouver le réchauffement climatique. Une espèce méditerranéenne qui réussit depuis fort longtemps dans les jardins de palatinat, est l’arbousier – les fleurs et les fruits de l’arbousier sous les rares neiges du Palatinat cela peut donner de très belles images. Mais en ce moment c‘ est le Trachycarpus qui est en vogue dans les jardins entre Grünstadt et Bad Dürkheim transforment la Toscane allemande de plus en plus en petit Tessin palatinois, notons que les chataigners sont déjà là depuis les temps des Romains (Abt et al. 1993)

Avec les premières neiges de l‘ hiver qui sont arrivées cette nuit de l‘ ouest (donc apparemment de France) à Grünstadt, la « république des livres » nous réveille dans le billet « Le petit prince à la triste figure » avec la belle idée de consacrer une Pléiade au petit prince ; « Ne restera alors à l’éditeur original du Petit Prince qu’à prendre les devants en préparant une Pléiade princière ; elle intégrerait non seulement variantes, dessins et brouillons, mais encore tout ce qui relève de la réception (critiques, réactions, commentaires) et enfin le récit de ses aventures posthumes dans les 180 langues dans lesquelles il a été traduit. » Idée tellement poétique que je me suis laissé aller à poster un sorte de poème franco-allemand sur les commentaires , mots que je reprends ici en dessous. Même si il existe déjà un volume de la Pléiade St. Exupery, je trouve l‘ idée de consacrer un volume entier de la pléiade au petit prince comme le suggère Pierre Assouline (voir citation au dessus) vraiment intéressante.

« Une pléiade princière – ! les premières neiges de l‘ hiver font leurs apparition à Grünstadt, – et la république des livres nous apporte l’idée d’une pléiade princière !

«une drôle de petite voix m’a réveillé »

Schneesterne vom Himmel fallen,

und fahles Morgenlicht uns weckt

Im Wüstensand verloren

Erinnerungen aus Kindheitstagen

im Schnee verborgen

die Spuren eines Tages

im Winterschnee wir suchen

uns eine Stimme spricht

« S’il vous plaît, dessine-moi un mouton ! » »

Et pour finir quelques photos hivernales de Grünstadt.

le grand bouleau im Winterkleid
Le Grand Bouleau de Grünstadt en habit d’ hiver (Photo ©  C.Neff 13.12.2009 Canon Powershot A720IS)

neige et fruits d' Arbousier 13.12.2009
Neige et fruits d‘ arbousiers à Grünstadt (Photo  © C. Neff 13.12.2009 Canon Powershot A720IS)

 

fleurs d'arbousier hivernale Dez. 2009
Nuits d’hiver à Grünstadt et fleurs d’arbousier hivernale (Photo © C. Neff 13.12.2009 Canon Powershot A720IS)

Nuit d' hiver à Grünstadt - Arbousier
Neiges, lumières et arbousier hivernales à Grünstadt (Photo © C. Neff 13.12.2009 Canon Powershot A720IS)

 

Sources :

ABT, T., FRANKENBERG, P., NEFF, C. (1993): Quantitative Untersuchung der Waldmantelgesellschaft des Haardtrandes zwischen Landau und Bad Dürkheim. In: Erdkunde, Bd. 47, H. 4, 282-300.

NEFF, C. (2007) : Naturkundliche Beobachtungen in Munchhausen (Frankreich) Sauerdelta und Laurophyllisation in Munchhausen.. In: Vogt, J. et al. (Eds): Karlsruhe, Stadt und Region. Ein Landeskundlicher Führer zu bekannten und unbekannten Exkursionszielen. Karlsruhe, Regionalwissenschaftlicher Fachverlag, p. 201 – 215, (ISBN 978-3-9811189-2-6).

Christophe Neff, Grünstadt le 13.12.2009

Das Grünstadter Känguru nun auch in Gerolsheim

Das Grünstadter Känguru wurde nun auch in Gerolsheim gesichtet. Die heutige Unterhaardter-Rundschau widmete dem Event ein ganzes Drittel der Grünstadter Lokalseiten – der Titel heißt „ Känguru ruht sich im Weinberg aus – Gerolsheim – exotischer Ausreißer ist ein „Bennet“ – Tiere werden häufig auch privat gezüchtet„. Der Artikel beinhaltet sogar ein Bild. Da die Rheinpfalz sehr zögerlich Artikel ins WWW stellt, Beiträge aus regional und lokal Ausgaben finden eigentlich auch nie den Weg ins WWW, verweise ich hiermit auf den Artikel „Einsames Beuteltier in der Pfalz “ aus der Wormser Zeitung, Beitrag der das Photo des in Gerolsheimer photographierten „Grünstadter Känguru“ von Klaus Bolte beinhaltet. Anhand der in Gerolsheim gemachten Photos, waren laut Rheinpfalz Experten der Zoos in Landau und Kaiserlautern in der Lage – das Grünstadter Känguru als Bennet-Känguru – d.h. Rotnackenwallaby (Macropus rufogriseus) zu identifizieren. Auch wenn mir das Grünstadter Känguru bisher noch nicht persönlich begegnet ist, darf man anhand der zahlreichen Indizien wohl annehmen, dass das Grünstadter Känguru, keine „Sommerente“ ist, sondern tatsächlich existent ist. In diesem Zusammenhang sei daran erinnert, daß der in meinem letzten deutschsprachigen Posting „Die Depeschen von der großen Birke und das Känguru von Grünstadt „ erwähnte Piranha von Colmar es jetzt auch in die deutschen Medien geschafft hat – in der Rheinpfalz N. 192 vom Donnerstag den 20 August 2009 gibt es eine Meldung unter Zeitgeschehen mit dem Titel „Piranha in Rhein-Zufluss im Elsass gefangen„.

Abgesehen davon, dass das Grünstadter Känguru, das Sommerloch für die Medien füllt – habe ich auch ein gewisses berufliches Interesse an solchen Dingen, – da „Exoten“ – d.h vor allem Neophyten neben Waldbränden und Feuerökologie zu meinen wissenschaftlichen Arbeitsschwerpunkten zählen. Mit Neozoen habe ich mich bisher nur einmal während meiner Mannheimer Zeit beschäftigt, nämlich mit der großen Halsbandsittichpopulation in Mannheim (Neff 1998), ansonsten sind es vor allem Neophyten die im Focus meines beruflichen Interesse stehen. Halsbandsittiche kann man inzwischen auch rund um Bobenheim-Roxheim beobachten. Was Neophyten betrifft ist die Unterhaardt und Leinigerland durchaus ein interessantes Untersuchungsgebiet – so darf man die drüsenblättrige Kugeldistel (Echinops sphaerocephalus) hier schon als eingebürgert bezeichnen – man findet diese sogar schon auf dem Grünstadter Berg. Angesichts der Dichte der „Hanfpalmen“ (Trachycarpus fortunei) in den Gärten zwischen Bad Dürkheim und Grünstadt würde es mich nicht wundern, wenn man irgendwann auch hier die chinesische Hanfpalme als Gartenflüchtling entdecken würde. Wobei ich das dann nicht als Klimasignal bewerten würde, – das habe ich u.a auch schon in einer Publikation zu Neophyten in der elsässischen Oberrheinaue (Neff 2007) geschrieben – die chinesische Hanfpalme kann man durchaus als Palme mit submediterrane Klimaansprüchen bezeichnen – Palme die eigentlich hervorragend an die Klimabedingungen an der Weinstraße zwischen Bad Dürkheim und Grünstadt angepasst ist. In diesem Zusammenhang, sei für alle Palmenlieber an der Weinstraße das Buch „Winterharte Plamen“ von Mario Stähler und Tobias W. Spanner empfohlen. Es gibt meines Erachtens zur Zeit kein besseres deutschsprachiges Buch zur Thematik.

Eigentlich wollte ich nur ein paar kurze Sätze zum Grünstadter Känguru schreiben. Jetzt ist das ganze doch etwas länger geworden. Neozoen und Neophyten sind jedoch ein wichtiges Thema, mit dem wir uns völlig unabhängig von Sommerlöchern, Presseberichterstattung etc. auseinander setzten sollten. Es ist aber auch ein spannendes Thema – und erlaubt auch Fragen zu stellen – wie lange wird es beispielsweise brauchen bis die asiatische Hornisse, die sich zur Zeit in Westfrankreich ausbreitet bei uns in Deutschland ankommt. Um nochmal abschließend auf das „Grünstadter Känguru“ zurückzukommen – soweit man Wikipedia.de glauben darf gibt es eine Rotnackenwallaby in England, und hat es auch Auswilderungsversuche in Österreich gegeben. Der deutschsprachige Wikipediaartikel über die Rotnackenwallaby scheint auf jedenfall eher zweifelhafter Qualität zu sein, – es fehlen Referenzen und wichtige Querverweise. In Frankreich – in der Forêt de Rambouillet – gibt es eine kleine Bennet-Wallaby Population – die einzige europäische Wallaby Population von der man relativ sicher annimmt, dass diese sich in Situ autochton reproduziert. Aber davon, weiß der deutschsprachige Wikipedia-Artikel über die Rotnackenwallaby ’s bis dato nichts !
Wenn ich die Rheinpfalz lese, habe ich immer das Gefühl, daß man nichts wichtigeres zu tun hat, als zu versuchen das Tier irgendwie einzufangen, zu betäuben, abzuschießen – eben möglichst schnell aus der Landschafts zu schaffen. Wieso läßt man das Tier eigentlich nicht in Ruhe. Wen stört das Tier.

Aus einem Tier kann natürlich keine eigenständige Population entstehen, – aber was wäre den an einer eigenständigen „Wildpopulation“ von Känguru’s im Leininger Land , so wie in Frankreich in der Forêt de Rambouillet, denn so schlimm ? Wen stört es wirklich ?

Kaum hat man den Gedanken zuende gedacht und aufgeschrieben – da höre ich schon die aufrechten Schützer des deutschen Waldes, der deutschen Landschaft, schreien und toben „Faunenverfälschung“, Verschandlung des Landschaftsbildes, etc.. Die Grünstadter Wallaby‘s dürften eigentlich genauso wenig jemanden stören wie die Wallabypopulation in der Forêt de Rambouillet ! Das ist jedenfalls meine Meinung.

Zitierte Quellen:

Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau (21.8.2009): Känguru ruht sich in Weinberg aus. Gerolsheim: Exotischer Ausreißer ist ein „Bennet“ – Tiere werden häufig auch privat gezüchtet.

Neff, C. (1998): Neophyten in Mannheim – Beobachtungen zu vegetationsdynamischen Prozessen in einer Stadtlandschaft. In: Anhuf, D., Jentsch, C. (Eds.): Beiträge zur Landeskunde Südwestdeutschlands und angewandten Geographie. Mannheimer Geographische Arbeiten, H. 46, 65-110, Mannheim. (ISBN 3-923750-72-2)

Neff, C. (2007) : Naturkundliche Beobachtungen in Munchhausen (Frankreich) Sauerdelta und Laurophyllisation in Munchhausen.. In: VOGT, J., D. BURGER, T.K. BUTTSCHARDT, A. MEGERLE (Eds): Karlsruhe, Stadt und Region. Ein Landeskundlicher Führer zu bekannten und unbekannten Exkursionszielen. Karlsruhe, Regionalwissenschaftlicher Fachverlag, p. 201 – 215, ISBN 978-3-9811189-2-6

Stähler, M., Spanner, T.W. ( 2007 ): Winterharte Palmen – in Mitteleuropas erfolgreich auspflanzen, pflegen und überwintern. Berlin, Medemia Verlag, ISBN 978-3-940033-01-7.

Centre d‘ Etudes et de sa Forêt : Enquête sur le Wallaby de Bennett en Forêt d’Yvelines.

Grünstadt, le 21.8.2009

Die Depeschen von der großen Birke und das Känguru von Grünstadt

Zwischen Grünstadt und Ebertsheim wurde ein Känguru gesichtet. Das hat Grünstadt etwas Medienprominenz eingebracht – so konnte man das heute morgen in der Unterhaardter Rundschau der Rheinpfalz nachlesen „Känguru wird zum Medienstar„, da hat es auch schon erste „Internetperceptionen“ gegeben wie Beispielsweise „Känguru hüpft durch die Pfalz “ – . Eigentlich ist die Sache etwas älter, denn schon vergangenen Freitag den 14.8 gab es schon einen Bericht in der Unterhaardter Rundschau über das Känguru von Grünstadt, – damals hieß es noch das Ebertsheimer Känguru – aber da die Rheinpfalz nur einen verschwindend kleinen Rest ihrer regionalen und lokalen Berichterstattung ins Netz stellt hat es ein paar Tage gedauert bis die Nachricht sich über ganz Deutschland ausgebreitet hat. Bei meinen Spaziergängen über den Grünstadter Berg ist mir das Rothals-Wallayby (auch Rothalsfiliander genannt), um ein solches Känguru soll es sich nämlich laut Rheinpfalz handeln, jedenfalls bisher nicht begegnet. Dort auf dem Grünstadter Berg müßte es ja irgendwo weilen. Mal schauen wie lange es dauert bis das Grünstadter Känguru seinen ersten Wikiepdia Artikel bekommt. Man hat übrigens nicht so sehr weit entfernt von Grünstadt, in Frankreich, im elssäsischen Flüsschen Ill bei Colmar einen Piranha geangelt – das scheint mir weit beunruhigender zu sein als das Grünstadter Kanguru, aber der „Piranha von Colmar “ scheint es bisher bis her noch nicht in die deutschen Medien geschafft zu haben. Sollte mir das Grünstadter Känguru mal tatsächlich begegnen werde ich es hier in diesem Blog kundtun.

Der Nachrichtenwert, dass die Depeschen von der große Birke nun der Vergangenheit angehören, entspricht zwar nicht dem des Grünstadter Känguru, – das wurde auf französisch im Billet „Le grand bouleau cesse d’émettre “ was soviel heißt wie „die große Birke stellt die Sendungen ein“ , schon am 16.8. kundgetan, dennoch hier also die Nachricht in Deutsch für meine deutschsprachigen Leser.

Es geht mir inzwischen wesentlich besser und ich werde Anfang September auch wieder meinen Dienst am Institut für Geographie und Geökologie am KIT aufnehmen werden. Da bleibt nicht viel Zeit zum Schreiben eines Blogges. Das Paysages-Blogg werde ich zwar weiterführen, – aber es wird wohl weit weniger Beiträge als bisher geben – wahrscheinlich wird es ein ephemeres Wochenendblog werden. Deutschsprachige Leser, so zumindest teilt es mir die wordpress Statistik mit, habe ich sowieso recht wenig, – nur die beiden Mannheim Artikel „Nachtrag zum Mannemer Dreck – Mannheims Bücherwelten (21.7.2009) “ und „Mannemer Dreck- traumhafte Zeiten – eine autobiographische Zeitreise mit Musikbegleitung nach Mannheim “ wurden relativ häufig gelesen, ansonsten scheint die Wahrnehmung eher geringer zu sein. Man kann hier eher vermuten, dass die Leser meiner deutschsprachigen Blogbeiträge doch eher im erweiterten Bekanntenkreis zu finden sind, während meine frankophonen Leser völlig unabhängig von irgendwelchen persönlichen Beziehungen in der ganzen frankophonen Welt zu finden sind. Da es mich natürlich freut, dass meine Beiträge gelesen werden, werde ich wahrscheinlich einen Großteil meiner zukünftigen Beiträge auch in Französisch verfassen. Wobei ich unabhängig davon in welcher Sprache ich editiere, alles was in Grünstadt verfasst wurde, werde ich, so habe das auch in „Le grand bouleau cesse d’émettre “ kundgetan, als Grünstadter Depeschen kategorisieren. Insofern, wurde die Grünstadter Depesche Nr. 2 mit dem Titel „Die Depeschen von der großen Birke und das Känguru von Grünstadt „ nicht nur in Grünstadt verfasst, sondern hat auch mit einem Nachrichtenereignis aus Grünstadt zu tun. Das Grünstadter Känguru hinterlässt sozusagen seine Spuren auch auf dem „Paysage-Blog“. Weit wichtiger erscheinen mir jedoch beispielsweise was ich heute in der Bücherrepublik von Pierre Assouline lesen konnte – „La Bnf se livre à Google „ – die Französische Nationalbibliothek liefert sich Google aus, sprich Google soll einen Teil des Bestandes der französischen Nationalbibliothek digitalisieren. Interessantes Vorhaben, aber angesichts der Monopolstellung von Google kann einem da leicht mulmig werden. Google macht das bestimmt nicht aus bibliophilen Samarititertum, sondern Google will da natürlich à la longe auch Geld damit verdienen. Das ist zwar völlig legitim, – aber dennoch sollten die „digitalen“ Bücherwelten nicht alleine in der Verfügungsgewalt eines privatkapitalistischen Monopolisten liegen.

Einen weit wichtigeren Nachrichtenwert als das „Grünstadter Känguru“ hat in meinen Augen auch die Tatsache, dass es in Indien eine große Dürre gibt, Dürre die soweit man Le.Monde glaubt „L’Inde est confrontée à une sécheresse historique durchaus historische Ausmaße gewinnen könnte. Da werden Erinnerungen an den kürzlich verstorbenen Dokumentarfilmer Peter Krieg und seinen Film Septemberweizen wieder wach. Wahrscheinlich könnte man die Liste denkwürdiger Nachrichtenereignisse vom 19.08.2009 weiterführen – so jährt sich heute der fünfzigte Jahrestag des Waldbrandes der Forêt des Landes (siehe auch mein Billet Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes ), – das war wohl Europas mörderischster Waldbrand der neueren Geschichte – oder auch was Spiegelonline über Murdochs Überlegungen über Bezahlkultur in Internet unter dem Titel „Hoffnung in Lachsrosa“ (wobei es doch ziemlich gedauert hat bis Mudoch’s Gedanken zum SPON fanden, James Silver berichtete darüber schon am 30.6.2009 in wired.uk unter dem Titel „Can Robert Murdoch save online -news „) verbreitet könnte durchaus in solch eine imaginäre Liste passen. Derweil hoppst das Grünstadter Känguru über den Grünstadter Berg, die Depeschen der großen Birke werden eingestellt, – und das „paysage-blog “ – sprich der Nefflinger bloggt weiter – nur nicht mehr so häufig wie bisher. Und sollte mir das Grünstadter Känguru tatsächlich persönlich begegnen werde ich das auch hier im Blog „paysage“ kundtun.

Quellen:

Stemler, Klaus (2009): Känguru wird zum Medienstar. Grünstadt-Eisenberg: Das im Leiningerland herumhüpfende Beuteltier sorgt für viel Gesprächstoff. In: Die Rheinpfalz Nr. 191- Unterhardter Rundschau – Mittwoch 19. August 2009.

Christophe Neff, Grünstadt le 19.8.2009

Balade d’été sur le Grünstadter Berg (19.7.2009)

Le jour au Bernard-Henri Lévy a mis à mort le P.S. dans une interview du Journal du Dimanche (voire aussi l’article du Monde sur le sujet « Pour Bernard-Henri Lévy, le Parti socialiste „doit disparaître »): – moi j’ai entamé après à peu près 10 semaines de convalescence ma première balade sur le Grünstadter Berg.

Malheureusement, je partage l’analyse de BHL sur beaucoup des points, – disons à 80-90% -je l’avais déjà écrit à plusieurs endroits. L’interview de BHL mériterait sûrement un billet approfondi – mais passons – peut être à plus tard. Notons que la social-démocratie allemande ne se porte pas bien non plus, mais jusqu‘ á présent les forces d’autodestruction n’ont apparemment pas encore pris la même ampleur qu’en France.

Revenons au Grünstadter Berg , – le jour de mon accident les cerisiers étaient en fleurs nous étions un plein printemps. Depuis, presque 10 semaines ont passé, notre abricotier a donné ses premiers fruits (cueillette le 8.7.) – et la flore messicole du Grünstadter Berg est en pleine floraison – l’été est bien arrivé dans le Palatinat.

Le Grünstadter Berg est une colline surplombant la ville de Grünstadt , avec une flore spéciale à forte composante subméditerranéenne. En tout le Grünstadter Berg ressemble un peu aux collines sous-vosgiennes comme par exemple le Bollenberg, le Strangenberg ou le Zinnkoepfle longeant la vallée noble, – mais néanmoins la richesse floristique reste un peu en dessous de celle des collines sous vosgiennes citées. En plus, à ma connaissance ,il n y a pas de Lézard vert sur le Grünstadter Berg, – par contre, on en trouve encore de belles populations Lézard vert au Zinnkoepfle où je donnais des cours de géobotanique quand j’étais encore à l’université de Mannheim.

Notons aussi que jusqu’à ce jour on ne trouve pas d’article sur le Zinnkoepfle, le Bollenberg, le Grünstadter Berg – ni dans Wikipedia.fr ni dans Wikipedia.de – et ceci montre très bien l’intérêt porté aux sujets naturalistes dans l’encyclopédie virtuelle wikipedia. Même si la richesse floristique n’est pas comparable aux collines sous-vosgiennes c’est quand même assez intéressant avec les vestiges de pelouses subméditerranéennes en fleurs, – comme par exemples les panicauts champêtres – ou la flore messicole – les bleuets, coquelicots et autres plantes longeant les champs de blé ou de colza. (La section de modélisme de l’aéroclub de Grünstadt a dédié une petite photo page web au Grünstadter Berg ) En outre, depuis le Grünstadter Berg on a une très belle vue sur la plaine du Rhin avec les villes de Ludgwigshafen et de Mannheim à l’horizon. Un petit monde subméditerranéen en fleurs bien propice pour une balade de convalescence. Et après cette balade, – le cœur plein d‘ air estival – je pense que, même si la social-démocratie européenne, la gauche européenne est en pleine crise aujourd’hui,elle aura de beaux jours devant elle. Moi personnellement je ne suis pas prêt à l’enterrer précocement , cette idée d’une certaine gauche (voir mon billet Villa jasmin ). Les bleuets qu’on trouve dans les champs de blé du Grünstadter Berg – il y a 25 ans au temps de mon bac en 1984 – on les disait menacés d’extinction en Allemagne – on prédisait que vers l’an 2000 les bleuets auraient bien disparu de la flore allemande. On s’est bien trompé !

Et voici quelques photos de la balade d’été sur le Grünstadter Berg.

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Bleuets (Centaurea cyanus) dans un champ de blé sur le Grünstadter Berg (Photo C.Neff 19.7.2009 (Canon Powershot A720 IS)).

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Panicauts champêtres (Eryngium campestris) sur une pelouse xérothermique à caractère subméditerranéen sur le Grünstadter Berg (Photo C.Neff 19.7.2009 (Canon Powershot A720 IS)).

Christophe Neff, Grünstadt le 19.7.2009