Blognotice Samedi 27.11.2010: les premiers flocons de neige 2010 à Grünstadt et dans la Unterhaardt

Les premiers flocons de neige sont arrivées à Grünstadt et la Unterhaardt. Depuis jeudi 25.11.2010 ici et là quelques flocons de neige sont tombés à Grünstadt, – mais nous n‘ avons pas eu droit aux chutes de neige prévues par les prévisions météorologiques dont je parlais  dans la Blog notice Dimanche 21.11.2010. Dommage pour les enfants qui avaient tant espéré de revoir les paysages de vignes de la Unterhaardt couverts par un manteau de neige. La neige fond  assez vite, ce qui n’a rien d‘ exceptionnel, car la Unterhaardt comme tout le Hardtrand est trachycarpus-blatter-mit-erstem-novemberschnee-grunstadt-27112010.1290881750.jpgconsidérée comme un des paysages les plus « méridionaux » de l‘ Allemagne. On parle assez souvent, surtout dans la publicité touristique de : die Pfalz , die Toskana Deutschland , le palatinat ,la toscane allemande. Terme publicitaire qui ne décrit en aucun cas les paysages du Haardtrand. La Unterhaardt est en tout cas la région avec  la plus forte concentration de palmiers de jardin de pleine terre en Allemagne. Ces palmiers de jardin sont à 95% des Palmiers de Chine (Trachycarpus fortunei).

Le dernier hiver, qui était assez rigoureux , a sûrement eu raison d‘ un 1/3 de la population des palmiers de jardins. Donc 2/3 ont d‘ après mes observation survécu à cet hiver de 2009/10  qui fut assez froid et surtout relativement long. Mais il ne reste qu’environ 1/3 de cette population car beaucoup de propriétaires, vu le piteux état de leurs palmiers après le dernier hiver, au lieu d‘ attendre que les palmiers se régénèrent durant l‘ été, se sont tous simplement débarrassés de leurs palmiers. On ne veut pas de palmier, on veut un  beau palmier en pleine terre. C’est ainsi que la belle plantation de Palmiers de Chine de Bad Dürkheim (voir la photo ici), dont au moins 60% avaient  survécu au dernier hiver, on été abattus pour des raison purement esthétiques.

A voir comment cela va se passer cet hiver. Est-ce que les deux petits Trachycarpus fortunei et le Chamerops humilis plantés ce printemps dans notre jardin vont survivre à cet hiver ?

Photo: Premières neiges de Novembres sur palme de petit Trachycarpus fortunei à Grünstadt 27.11.2010 © C.Neff

Christophe Neff, Grünstadt le 27.11.2010

Blognotice Dimanche 21.11.2010

novembermorgenlicht-uber-den-dachern-von-grunstadt-20112010.1290319537.jpg Après avoir disparu pendant un moment, les images de la plateforme de blog du Monde ont fait réapparition durant la journée du dimanche 14. et du lundi 15.11.2010. Après tout, les techniciens du Monde ont quand même fait un travail considérable, au moins sur le blog paysages, la plupart des photos ont ressurgi durant la journée du lundi 15.11.2010. Plutôt bloggeurs de weekend et des jours fériés je n’aurais jamais eu le temps de réparer tous cela manuellement, – même si j’ai stocké toutes les photos utilisées dans le blog. Il ne reste à ce jour que l’article Vendredi, journée de marché à Leucate (16.10.2009) où il semble encore y avoir des problèmes. Donc en ce qui concerne le blog paysages, l’épisode « du crash de la plateforme des blogs le Monde », vu avec un peu de recul s’est plutôt bien samstag-20112010-erste-sonnenstahlen-uber-grunstadt.1290319721.jpgpassé ! Pour les blogs « photos » du Monde c’était une vraie catastrophe,  mais je crois que là aussi les problèmes majeurs ont été résolus depuis le dernier week-end.  En dehors de la question des fichiers images disparus et ils semblent maintenant retrouvés dans la plus part des cas, il reste la question du problème d’archivage des mémoires collectives dans le cyberspace, que j’ai posée dans ma dernière  notice de blog « Le jour où les images des blogs le monde ont disparu ». Drôle de Coïncidence, mais juste avant que les images des blogs le Monde ne disparaissent, j’avais commencé la lecture du Livre de Robert Darnton « the case for Books » – où ce problème de l’archivage de la mémoire collective hors de la « Galaxie Gutenberg » est élucidé de manière intéressante. Même chose mais sous un autre angle dans « N’espérez pas vous débarrasser des livres » de Carrière, Jean-Claude & Eco, Umberto, livre que j’ai lu quelques jours avant le crash.

Le stockage des textes et images  dans l’espace digital restent jusque à présent un problème non résolu.  Le « Mur de la honte de l’Atlantique » pour reprendre  le titre du billet du 18.11.2010 de la République de livres, -les Vestiges des « Bunker des Atlantikwalls » ont toutes les  chances de témoigner encore dans les centenaires même millénaires prochains d’une sombre époque qui s’abattait sur l’Europe – mais combien de temps le billet de Pierre Assouline et ses 460 commentaires vont-il survivre dans l’espace digital ?

Comme je parle de mémoire collective dans ce billet, le weekend dernier dans les confins du Wurtemberg entre Forêt Noire, les Gäue et le Neckar  – un dernier vestige de la lutte ouvrière du Wurtemberg disparaissait dans un incendie. Je parle du AWO Heim à Waldmössingen (petit village appartenant à la ville de Schramberg), – haut lieu de la Social-démocratie entre Jura Souabe et Foret Noire où la génération de mes parents planifiait les campagnes électorales de la SPD durant les années 1970 et 1980. C’est ici, et je m’en souviens encore bien, que mes parents et leurs amis du SPD (avec leurs enfants en bagage) cherchaient les tracts, les banderoles, les Aufkleber, la Sonntagszeitung du SPD, pour soutenir Klaus Kirschner, – un des derniers vrais  ouvriers membre du Bundestag et de la SPD. Est-ce qu’il y en ce moment encore un vrai travailleur qui siège pour la SPD au Bundestag à Berlin ? Je ne crois pas ! Au P.S. français – pas sur du tout !

Pour les bacheliers de Schramberg le AWO Heim de Waldmössingen avait une tout autre importance, au moins pour ma génération de bacheliers. C’était un lieu idéal pour faire de fêtes, -car la « Arbeiterwohlfahrt Schramberg » dans sa tradition de « gauche populaire » était une des rares organisations qui prêtaient leur salle et locaux volontairement aux bacheliers et autres groupes de jeunes des environs de Schramberg, de la ainsi dénommée Raumschaft Schramberg. Combien de premiers petits baisers furent échangés à l’AWO Heim à Waldmössingen. La presse locale écrit « AWO-Heim nicht mehr zu retten  » – et dans quelques  temps ce vestige de la lutte ouvrière et de la Social-démocratie du Wurtemberg tombera dans  l’oubli.  En plus, d‘ après les sondages, le SPD du Baden-Württemberg se porte plutôt mal, les verts on détrôné le SPD comme premier parti d’opposition au Baden-Württemberg grâce à leur opposition à Stuttgart 21 .  Mais les sondages, c’est un peu comme les prévisions météorologiques  peut on vraiment y croire ? Si on en croit vraiment les sondages qui circulent en ce moment, les verts on toutes les chances  de pouvoir remporter les élections régionales en mars 2011 et même de freitagnachmittag-19112010-weihnachtsbaum-im-stuttgarter-hbf.1290319959.JPGs’emparer du titre du Ministerpräsident ! Qui sait ? La Rheinpfalz nous annonce de la neige pour les plaines rhénanes, donc si cela s’avérait juste, Mercredi 24 ou Jeudi 25 il tomberait un peu de neige sur Grünstadt et la Unterhaardt. A voir donc ! En ce qui concerne les prévisions métrologiques – notons que l’Allemagne en ce moment est confrontée au fantôme du « Jahrtausendwinter » –  il y aurait des soi-disant  prévisions météorologiques qui prédiraient un hiver super froid et enneigé pour l’Allemagne. novemberlicher-schienenbewuchs-ailanthus-stuttgart-hbf-19112010.1290331953.JPGA voir – personnellement je suis plutôt sceptique et je ne crois guère  telle prévision , mais à en croire Gernot Schütz du Südwestfunk, même si un « Hiver millénaire (Jahrtausendwinter) n’est pas à craindre ,il y aurait une certaine probabilité que l’hiver prochain en Allemagne se révélerait plutôt froid. Donc à voir.

hall-des-pas-perdus-nordausgang-stgt-hbf-19112010.1290320223.jpgComme je parlais  beaucoup de mémoires collectives, d’images disparues, et des prévisions météorologiques j‘ ai garni ce billet avec quelques photos de la gare centrale de Stuttgart pris lors d‘ un deplacement professionel le vendredi 19.11.2010, le fameux Bonatzbau censé a disparaitre avec le projet Stuttgart 21 (des autres photos du Stuttgarter Hbf se trouvent ici et ici ) et quelques petites images de ciel de novembre à Grünstadt.

Photos ©toutes Christophe Neff

1.) Novembermorgenlicht über den Dächern von Grünstadt © C.Neff

2.) Samstag 20.11.2010, erste Sonnenstrahlen über Grünstadt © C.Neff

3.) Freitagnachmittag 19.11.2010 – ein Weihnachtsbaum im Stuttgarter Hauptbahnhof © C.Neff

4.) novemberlicher Schienenbewuchs – Ailanthus – Stuttgart Hbf  19.11.2010 © C.Neff

5.) Hall des Pas Perdu, Nordausgang Stuttgart Hbf, Freitagnachmittag 19.11.2010 © C.Neff

Sources et ouvrages cités :

Carrière, Jean-Claude; Eco, Umberto (2009 ) : N’espérez pas vous débarrasser des livres – entretiens menés par Jean-Philippe de Tonnac. Éditions Grasset & Fasquelle (le livre de Poche). ISBN 978-3-455-50175-9

Darnton, Robert (2009): The Case for Books. Past, Present, and Future. With a New Chapter on Google and the Digital Future. New York, PublicAffairs. ISBN 978-1-58648-902-1.

Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau, Samstag 20. November 2010: Heute mild, morgen kälter. Das Wetter: Ab nächster Woche ist mit Schnee zu rechnen.

Christophe Neff, Grünstadt le 21.11.2010

Les premiers jours de brumaire 2010 dans le Sud de l’Allemagne (Unterhaardt et Grünstadt, vallée du Neckar)

 Gelées blanches, brouillards givrants, pluies et grisailles – les brumes rhénanes couvrant la plaine du Rhin, – un froid fin de novembre faisait tout honneur au premier jour du mois de brumaire du calendrier républicain. Les brumes laissant réapparaitre les fantômes – et le deux brumaire la Rheinpfalz nous informe que la panthère des Ardennes semble avoir fait des apparitions dans la région de Trier (Die Rheinpfalz 23.10.2010 : Gar nicht rosarot – im nachhinein : Wie die Menschen in den Tälern von Mosel und Ruwer das Auftreten eines Panthers fürchten). Le deux brumaire la RDL nous en apprend plus sur le Portrait-robot du cyber-pirate littéraire. Mais après tout, ces cyber-pirates , ils lisent au moins encore. La rentrée universitaire au KIT a débuté cette semaine – et le premier  brumaire 2010 je fis une excursion avec mes étudiants dans la vallée du Neckar entre Lauffen am Neckar et Hesigheim – analyse des paysages de vignoble du Neckar – les Felsengärten – et les paysages d’enfance de jeunesse de Hölderlin – car pour une grande majorité des étudiants (ou au moins des étudiants que je connais) – Hölderlin est plutôt un illustre inconnu . J’espère pour la poignée d’étudiants qui suivaient la sortie, qu’ils auront pour le moins quelques souvenirs de Hölderlin – nous avons eu droit à Lauffen (ville natale de Hölderlin) à une petite introduction historique et littéraire impressionnante de Eva Ehrenfeldt sur la vie de Friedrich Hölderlin. La vallée du Neckar, entre Heilbronn, Stuttgart et Tübingen – c’est un paysage à très ancienne tradition viticole – terre de vignobles, terre de poètes, terre de philosophes – et aussi, il faut le rappeler, terre du Piétisme ; ce fut ce que je considère comme les « württembergische Kernlande » (Altwürttemberg ). On pourrait se demander si au temps de Hölderlin, Schiller, Mörike, Uhland le vignoble du Württemberg était déjà les terres du Trollinger, du Schwarzriesling (Pinot Meunier)? Mais c’était certainement déjà les  paysages des vignobles accolés aux rochers, des raides versants de la vallée du Neckar – les Felsengärten (les jardins des rochers) car la culture du vin fut interdite sur les fonds de vallée, les plaines – ces terres- là étaient dit ont réservées à la production des victuailles. Pour clore la notice, l’excursion et le cours sur les paysages de la vallée du Neckar finissait à la Felsengartenkellerei Besigheim (la cave coopérative vinicole de Besigheim) – avec un cours du Dr. Götz Reustle sur la vinification et les cépages traditionnels (Trollinger, Schwarzriesling, Lemberger ) du Württemberg et un bon verre de Trollinger.

Photos ©toutes Christophe Neff

1.) Pluies et grisailles sur Grünstadt et la Unterhaardt (24.10.2010) © C.Neff

2.) Plaque commémorative pour Friedrich Hölderlin au Heimatmuseum Lauffen am Neckar (22.10.2010) © C.Neff

3.) Le Neckar et les Felsengärten de Hessigheim. (22.10.2010) © C.Neff

Grünstadt le 3 brumaire 2010 (24.10.2010)

P.S.: Eva Ehrenfeldt est la responsable du Hölderlinzimmer du Heimatmuseum de Lauffen am Neckar. Le Dr. Götz Reustle est directeur du département biotechnologique des cépages de l’Agrosciences Gmbh RLP , et en plus c’est l’actuel directeur du comité directeur de la coopérative vinicole Felsengartenkellerei Besigheim.

En ce qui concerne les traditionnels vin de cépages du Württemberg, – le Trollinger, le Schwarzrieslig et le Lemberger la Felsengartenkellerei est certainement une bonne adresse. Naturellement en matière de vins, les goûts peuvent différer, – mais à titre personnel j’apprécie leur Trollinger et Schwarzriesling.

Beaucoup de bruit pour – Der patagonische Hase. Erinnerungen von Claude Lanzmann – en Allemagne

Triste dimanche d‘ automne à Grünstadt. Beaucoup de bruit pour rien est le titre d’un des derniers billets de la RDL – et souvent les dimanches matin je prends le temps pour lire billet et commentaires de la RDL, mais l’a j’avoue que j’avais ni courage ni le temps de lire les presque 300 commentaires (283 commentaires exactement). Une fois la pluie termine je fit une petit ballade en ville, car ce dimanche ce fut un « verkaufsoffener Sonntag » – avec petit tour chez mon libraire la « Buchhandlung Frank » – et j’ai découvert que le livre – « Der patagonische Hase. Erinnerungen von Claude Lanzmann ( la traduction allemande du livre « Le Lièvre de Patagonie ») était déjà dans la Spiegelbestsellerliste (39/2010 ) – exactement à la place 13. Cela n’arrive pas si souvent qu’une traduction d’un livre français arrive dès la sortie sur la Spiegelbestsellerliste.

En fait ici en Allemagne, radio, journaux, tous parlent du livre de Lanzmann ou de Claude Lanzmann tout court (p.ex. ici dans le Spiegel un Interview avec Claude Lanzmann). La sortie du livre de Lanzmann est devenue un véritable événement littéraire en Allemagne – c’ est pourquoi j’ai emprunté une partie du titre du billet de la RDL – même si « Much Ado About Nothing » is much older. Le livre de Lanzmann mérite certainement ce bruit médiatique en Allemagne – et dans ce contexte je conseille la lecture ou la relecture du billet « Claude Lanzmann, le maître du temps » de Pierre Assouline sur le livre.

La pluie reprenait ;vers le soir , je découvris un nouveau billet de la RDL – où j’ai laissé mes traces en allemand (disparus entre – temps – mais quelques vestiges subsistent dans le commentaire de mal d’accents du 27.09.2010 2 :30) sur le nouveau roman de Robert Bober «On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux». Un billet qui donne envie de lire le livre – mais comme je l’ai déjà remarqué dans le commentaire en allemand – „Sehr schön geschrieben Passou – in Grünstadt beginnt der Herbst mit Regenwetter – aber wer soll denn das alles lesen – all die Bücher die Sie uns vorstellen“ – qui peut lire tous ces livres dont la RDL nous parle avec tant de verve. Par exemple je n’ai pas lu le lièvre de Patagonie – je vois très bien l’emplacement du livre dans la bibliothèque familiale à Port Leucate. Quand est- ce que j’ aurai enfin le temps de lire le livre de Lanzmann. Mais qui a le temps de lire tous ces livres dont la RDL nous parle ?

En lisant dans Jules, Jim et Bober les phrases «On est parisien comme seuls ces yids-là savaient l’être. On croise des gens qui furent des personnes avant de devenir des personnages. Le fameux clown Pipo, qui faisait rire les spectateurs sous la botte, et qui était le seul du cirque à ne pas rire car lui seul savait qu’il était né Sosman. Cette Boubé qui décida d’être muette sous l’Occupation car « les mots qui sortaient de sa bouche portaient tous une étoile jaune », qui s’est rattrapée depuis sans apprendre le français pour autant et serait bien capable de dire « rue des Hospitalières-Saint-Gervais » en yiddish » – il me vient à l’ esprit que dans la ville où je vis Grünstadt, on parlait aussi le yiddish jusqu’en 1933 – Grünstadt jusqu’en 1933 hébergeait une des plus grandes communautés juives du Palatinat – mais le Pfälzer Landjudentum a disparu depuis – «On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux ».

Christophe Neff, Grünstadt dimanche/lundi 26./27.9.2010

Vue de Grünstadt – clocher et carillon de Sankt Martin résonnent de nouveau sur l’Unterhaardt

 L’automne arrive – après de longues semaines sans carillon et sans clocher de St. Martin de Grünstadt – nous avons droit de nouveau à  cette petite musique qui baigne les vignes des environs de Grünstadt dans un paysage de sons. De  plus, l’horloge de l’église de St. Martin Grünstadt nous donne enfin l’heure exacte. 

Petite tournée virtuelle dominicale – dans la RDL , nous apprenons par la voix de Passou que la grande majorité des commentaires proviennent des bureaux de lecteurs, donc le week-end le débat reste plutôt calme pour ainsi-dire.   a des obligations professionnelles j’ai passé la semaine en Forêt Noire, loin des mondes virtuels : il y  a même des endroits là- haut où on n’a toujours  pas accès au réseau de téléphone portable. Incroyable mais vrai : dans l’Allemagne de 2010, il y a des localités où l’utilisation de téléphone portable  n’est pas possible.  

Ayant travaillé pendant une semaine sur les changements globaux (un séminaire sur la « global change ecology »& sortie sur le terrain) et sur la dynamique des paysages dans la Raumschaft Schramberg (préparation d’un chantier de brûlage dirigé), même si il reste quelques trouées de communication pour les téléphones cellulaires , je me suis rendu compte à quel degré les changements globaux affectent  la région où j’ai  grandi. La Forêt progresse de plus en plus  et l’état, la ville et  la région  ont de plus en plus de mal à financer les infrastructures publiques. Il y a cinq ans Je n’aurais j’aimais cru que le jour viendrait où la question  de la survie de l’Hôpital de Schramberg se poserait !

Hier la petite ligne de chemins de fer reliant Schramberg au réseau ferroviaire (neutralisation 1989, dépos des voies 1992)- demain l’hôpital ,  quand parlera –t- on de la fermeture du lycée ? Sans Hôpital, sans lycée – la Raumschaft Schramberg, la ville de Schramberg sont programmées  pour  entrer dans une longue phase d’agonie socio-économique. Est-ce que les hommes et femmes politiques locaux et régionaux sauront stopper ce processus ? A voir, en attendant on peut observer la lente progression de la Forêt, comment  elle envahît lentement les paysages.  Pour les amoureux de la Forêt c’est certes une bonne chose, mais les habitants « du coin » préfèrent plutôt un paysage ouvert avec une mosaïque de forêts, de prés et de champs.

 Il y avait aussi un petit événement historique dans ce coin perdu de la Forêt Noire – Zinelli le rouge – Herbert Zinell  fêtait ses  vingt ans de Bourgmestre de Schramberg. Un maire de gauche – dans un fief traditionnellement  de droite, et cela depuis vingt ans , c’est vraiment remarquable .En ce moment,  Herbert Zinell a entamé un dur combat pour essayer de  sauver ce qui reste de l’Hôpital de Schramberg. Combat qui réunit tous les hommes et femmes politiques locales, quelle que soit leur appartenance politique, car ils savent tous qu’une fois l’Hôpital perdu, le déclin socio-économique de Schramberg, la perte du rôle de statut de Mittelzentrum sera inévitable. 

Zinelli le rouge aura besoin de beaucoup de courage et de sagesse pour gagner ce combat vital pour la Raumschaft Schramberg. Comme on parle de figure politique de la gauche,  dans le dernier billet « Retour de vacances » du blog Au jour le jour nous apprenons le décès d’un figure emblématique « marieausoleil, une femme de tête, fille de la mer et de la tramontane » de la gauche audoise, Marie-Claude Gleizes.  Je ne pourrais pas décrire son action politique en détail, mais dans les domaines où je me sens compétent je pense qui il faut rappeler qu’ elle a bien su mettre à l’ordre du jour  politique un des plus grands risques naturels  et environnementaux qui pourraient fortement mettre en danger  le territoire  de la commune de Leucate, submersion marine, rentrées  de mer, raz  de marée  etc. sont certainement les forces dynamiques  naturelles qui pourraient dans un proche futur  fortement perturber la vie des Leucatois (J’ en parlais ici et ici ).

Finissons avec le décès d’une autre personnalité – Bärbel Bohley vient de décéder – sans Bärbel Bohley, il n’y aurait pas eu de Neues Forum et en conséquences, pas de réunification allemande.

Photo: Les horloges des clochers de St. Martin et St. Peter de Grünstadt parfaitement synchronisées © C.Neff 11.9.2010 19.41.

Christophe Neff, Grünstadt le 12.9.2010

Vue depuis Grünstadt – Cathleen, le Kommissär Hunkeler et la voix de Hölderlin

Beaucoup d’orages et de pluies cet été.  Pendant que je lisais le nouveau roman policier de Hansjörg Schneider «Hunkeler und die Augen des Ödipus» Cathleen ravageait une partie de l’Allemagne, – surtout la région de Münster.  Même ici, dans le Leiningerland, il y a eu des dégâts considérables, – une route entière fut emportée par un glissement de terrain à Neuleiningen  (Die Rheinpfalz Unterhaardter Rundschau Samstag 28. August 2010) – et  la sortie de l‘ Autoroute (BAB 6 ) à Grünstadt fut submergée par les pluies d‘ orages du 26 au 27.8.2010.

A Grünstadt et dans l’Unterhaardt l’orage débuta  le jeudi  26.8.2010 vers 23.00 pour se terminer  le vendredi  après- midi 27.8.2010 vers 18 :00.  Parfois quelques  lueurs de soleil – et l’orage reprenait. Dans ces rares heures de soleil on a parfois l’impression de se trouver sur les Açores. Mais la pluie et l’orage reviennent beaucoup plus vite qu’aux Azores. On a plus souvent l’impression de se trouver au début d’un automne précoce.  J’ai une amie qui fait le Westweg à travers la forêt noire en ce moment, on y annonce des températures maximales en dessous les 10 dégrés.  Avec les nuages bas, les brouillards des hauteurs sont déchirés par les premières bourrasques des tempêtes venues de l’ouest cela  doit être déjà très automnal. Dans les sombres hauteurs de la Forêt Noire les premiers flocons de neige ne doivent pas être très loin.

Ici dans le Sud de l’Allemagne on a bien l’impression que nous sommes au début d’un automne précoce.

„Mit gelben Birnen hänget

Und voll mit wilden Rosen

Das Land in den See,

Ihr holden Schwäne,

Und trunken von Küssen

Tunkt ihr das Haupt

Ins heilignüchterne Wasser »

Weh mir, wo nehm‘ ich, wenn

Es Winter ist, die Blumen, und wo

Den Sonnenschein,

Und Schatten der Erde?

Die Mauern stehn

Sprachlos und kalt, im Winde

Klirren die Fahnen. .

buchdeckel-hunkeler-und-die-augen-des-odipus.1283098634.JPGC’est «Hälfte des Lebens» un poème d’automne de Hölderlin. Je l’ai  redécouvert en lisant le dernier roman policier de Hansjörg Schneider « Hunkeler und die Augen des Ödipus ». Le dernier roman sorti de la série des «Kömmissär Hunkeler». Un roman plein de citations, un peu de Brecht, mais surtout du Hölderlin.  Un roman qui joue dans le milieu du théâtre à Bâle , sur les quais du port de Bâle, et naturellement, comme si souvent chez Hunkeler ,cela se passe dans le Sundgau avoisinant. Même si dans ce Hunkeler le Sundgau ne joue plus le rôle qu’il jouait dans les autres Hunkeler, on peut aussi  découvrir les paysages du Sundgau avec ce roman-ci.  Oui, les romans de Hunkeler sont une vraie initiation à  la géographie, aux paysages du Sundgau – et parfois même aux  moments les plus sombres de l’histoire franco-allemande.  Dans «Hunkeler und der Fall Livius » Schneider fait ressurgir le souvenir  du massacre de Ballersdorf, un épisode tragique de la deuxième guerre mondiale, presque oublié, sauf peut être dans le Sundgau et à Ballersdorf. Je me demande pourquoi les « Kommissär Hunkeler » n’ont été pas encore traduits en français. La description de la nature, des paysages, des villages et même des brasseries, auberges et restaurants du Sundgau mériteraient déjà une traduction en français.  Donc dans ce dernier « Hunkeler » un peu moins de paysages du Sundgau, mais beaucoup d’atmosphère de quais, de port et de théâtre. Hunkeler est parti en retraite et nous apprenons qu’il rêve d‘ une retraire paisible, d‘ un bateau péniche pour faire les fleuves et canaux français. Peut être nous pourrions rencontrer  Hunkeler comme « détective privé » – il y aura certainement un public de lecteurs attentifs.

Même si les critiques ne sont pas unanimes en Allemagne (p.ex. ici dans le Kulturspiegel), j’ai lu le roman avec beaucoup de plaisir. Et quoi de  plus beau que d‘ entendre la voix du messager (du König Ödipus) faire résonner sur la Unterhaardt et la plaine du Rhin par temps de gros orage les mots de Sophocle traduits par Hölderlin, Hölderlin Passeur (pour utiliser l‘ expression de P. Assouline pour les traducteurs littéraires)  de Sophocle pour les pays de langue allemande :

Die goldnen Nadeln riß er vom Gewand,

Mit denen sie geschmückt war, tat es auf

Und stach ins Helle seiner Augen sich und sprach,

So ungefähr, es sei, damit er sie nicht säh

Und was er leid und was er schlimm getan,

Damit in Finsternis er anderer in Zukunft,

Die er nicht sehen dürft, ansichtig werden mög

Und denen er bekannt sei, unbekannt.

Und so frohlockend stieß er öfters, einmal nicht,

Die Wimpern haltend, und die blutigen

Augäpfel färbten ihm den Bart, und Tropfen nicht,

Als wie von Mord vergossen, rieselten, sondern schwarz

Vergossen ward das Blut, ein Hagelregen.

Aus einem Paare kam’s, kein einzeln Übel,

Ein Übel zusammen erzeugt von Mann und Weib.

Ihr alter Reichtum, wahrhaft war’s vor diesem

Ein Reichtum. Aber jetzt, an diesem Tage,

Geseufz und Irr und Tod und Schmach, so viel

Von allen Übeln Namen sind, es fehlet keins.

Livres et sources cités:

Schneider, Hansjörg (2009):Hunkeler und der Fall Livius. Bastei Lübbe, ISBN 978-3-404-15983-3 (Taschenbuchversion)

Schneider, Hansjörg (2010): Hunkeler und die Augen des Ödipus. Diogenes Verlag Zürich. ISBN 978-3-257-0661-3

Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau Samstag 28. August 2010 : Unwetter: Erdrutsch in Neuleinigen.

La citation du König Ödipus dans la version traduite par Friedrich Hölderlin provient du site „Projekt Gutenberg.De„. Même chose pour le poème «Hälfte des Lebens».

Christophe Neff, Grünstadt le 29.8.2010

Vue de Grünstadt – mardi 24.8.2010 –

Apres avoir consacré mon dernier jour de vacances – le mercredi 18.8. à l‘ écriture d‘ une ébauche sur Éric Fottorino pour la Wikipedia.de et une petite ébauche sur la Eistalbahn pour la wikipedia.fr. ,j’ai repris mon travail au KIT le 19.8.2010.  Le 17.8, un ICE avait heurté un camion de poubelles sur la Pfälzische Ludwigsbahn – et bloqué tout le trafic ferroviaire pendant trois jours dans le Pfälzerwald – avec comme conséquence que les ICE et TGV Frankfurt – Paris et vice versa ont du être déviés via Strasbourg.  La Eistalbahn qui autrefois reliait Grünstadt à Kaiserslautern  aurait bien pu servir comme parcours de déviation beaucoup plus commode – mais malheureusement la section Eiswoog – Enkenbach est neutralisée depuis le 31.12.1988.

Parfois j’essaie un peu de rétrécir le fossé culturel qui sépare l’Allemagne et la France en écrivant des petites ébauches wikipedia, en espérant que quelqu‘ un améliore ces petits débuts d’article. On pourrait naturellement se demander pourquoi un  personnage comme Éric Fottorino , Directeur de la publication du Journal le Monde  n’avait jusqu’au 18.8.2010 pas son article dans la wikipedia allemande ni anglaise. Parfois les choses se bousculent : donc le 18.8 j’avais créé l’article en allemand  sur Fottorino et le 20.8 l’utilisateur accotink2 a créé l’article anglais . Pour moi , le moment qui a déclanché ma décision d’écrire l’ébauche sur Fottorino fut d’une part la présentation du nouveau livre de Fottorino «Questions à mon père »  dans la république des livres et l’édito de Fottorino «L’amour de soi et la haine des autres » dans le Monde du 17.08.2010. Dans ce contexte – pour les lecteurs germanophones – l’excellent analyse de Gero von Randow «Der Hass der Vergessenen «  dans la dernière « Zeit ». Gerow von Randow, Heiko Engelkes, Evi Seibert, Carlo Schmid, Robert Ditter, Konstantin Hank et beaucoup d’autres  – oui même ma propre mère – mériteraient un article dans la wikipedia.fr dans le contexte franco-allemand –  a voir qui crèera les premières ébauches ou articles.

uber-den-dachern-grunstadts-temps-dorage-et-arc-en-ciel-1882010.1282655655.jpgCe dernier jour de vacances – il pleuvait encore une fois de plus – car cet été jusque maintenant nous avons eu beaucoup de pluie & d’orages dans le palatinat. Et décidément le carillon et l’horloge de St. Martin de Grünstadt sont encore en panne, même si ,comme on pouvait lire dans la Unterhaardter Rundschau , les travaux de réparation du carillon on bien repris.

Pendant les derniers jours de vacances  il y avait une journaliste de radio qui m’a téléphoné pour me demander mon avis sur la situation des incendies de forêt en Russie. Je ne me sentais pas trop compétent pour dire quelque chose de valable sur la situation en Russie et j’ai conseillé à la journaliste de faire une interview avec Johann Georg Goldammer qui est considèré comme un des rares spécialistes occidentaux de feux de forêts en Russie.  On devrait écrire un livre sur l‘ écologie politique des incendies des forêts de l‘ été 2010 en Russie à l‘ instar de « Isle of Fire  – the political ecology of landscape Burning in Madagscar »  de Christian A. Kull , on pourrait nommer un tel ouvrage « Russia in flammes – the political ecology of the firesummer 2010 in Russia » – à voir si un telle livre sera réellement écrit.  Je me demande pourquoi la journaliste ne m’a demandé mon avis sur la situation des incendies au Portugal ? Le Nord du Portugal est une fois de plus en flammes – mais les medias allemands ne sont pas particulièrement intéressé par la situation de feux de forêts au Portugal.

J’ai donc repris le travail le jeudi 19.8 – et le vendredi 20.8.2010 j’ai visité la maison de l‘ histoire à Stuttgart – Haus der Geschichte Baden Württemberg – une fois pour voir l’exposition « „Ihr und Wir. Integration der Heimatvertriebenen in Baden-Württemberg“ – et d‘ autre part pour évaluer  les possibilités d‘ intégrer la partie paysages – la partie forêt noire – de l’exposition permanente dans mes cours. A part quelques arbres – la partie paysages, paysages culturels (Kulturlandschaft) – ne m’a pas trop  impressionné. Par contre la partie dédiée à l‘ histoire économique du Bade-Würrtemberg est très réussie. Dommage qu’il n’y a pas d’explications en français (si je me souviens bien). Dommage que la présentation du musée sur le web existe seulement en allemand, – sans page web en français ni même en anglais !

Mais il faut dire que j’ai  une vraie « découverte » dans l’exposition permanente ! Il y a une partie qui est entièrement dédie à la vie privée. Cette partie est principalement constituée de photos de famille, photos de mariage, photos d’enfants du Baden – Württemberg (et de ses prédécesseurs politique – car le Baden Württemberg n’existe que depuis 1952). Et quelle surprise – je dirais que 30 – 40% de photos proviennent de Schramberg et ses environs. Grace au « Photo-Archiv-Kasenbacher » on a l’impression que Schramberg fut et est le centre du Baden – Wurtemberg. Schramberg – « das gefühlte Zentrum der Welt » , c’est assez impressionnant.

ice-513-am-2082010-in-stuttgart-hbf.1282656600.jpgPour finir – comme si souvent pendant mes déplacements professionnels – j’ai fait des photos de voyage, de trains, de gare, de paysages : la gare de Stuttgart – le fameux Bonatzbau – va surement changer d’une manière ou d’une autre dans cette décennie.  Donc dans un certain sens ces  photos auront déjà une certaine valeur historique.stuttgart-hbf-nordausgang-innenseite-2082010-10-uhr-12.1282656107.jpg

Stuttgart Hbf – Nordausgang – Innenseite 24.8.2012 10:12 – Stuttgart Gare centrale – sortie nord – vue d‘ interieur  © C.Neff

Photos – tous © C.Neff :

1.) Sur les toits de Grünstadt – orage et arc-en-ciel le 18.8.2010 vers 20:00 © C.Neff

2.) Arrivée du ICE 513 à Stuttgart Hbf en provenance de Mannheim le 20.8.2010  © C.Neff

3.)  Stuttgart Hbf – Nordausgang – Innenseite 24.8.2012 10:12 – Stuttgart Gare centrale – sortie nord – vue d‘ interieur  © C.Neff

Ouvrages et sources cités :

Kull, C. A. (2004) : Isle of Fire. The political Ecology of Landscape Burning in Madagascar. Chicago (The University of Chicago Press), ISBN 0-226-46141-6

Christophe Neff, Grünstadt le 24.8.2010

Grünstadt Martinskirche 12 Uhr 17 und der Zeiger der Kirchturmuhr rückt nicht mehr von Strich zu Strich

morgentlicher Blick auf St. Martin Grünstadt (ev.) - es ist 6.17 aber die Kirchturmuhr zeigt seit dem 6.6.2010 immer12 Uhr 17 an ! Im Hintergrund sieht man St. Peter (kath) mit der richtigen Uhrzeit, © C.Neff  4.8.2010
morgentlicher Blick auf St. Martin Grünstadt (ev.) – es ist 6.17 aber die Kirchturmuhr zeigt seit dem 6.6.2010 immer12 Uhr 17 an ! Im Hintergrund sieht man St. Peter (kath) mit der richtigen Uhrzeit, © C.Neff  4.8.2010

Ich steh‘ im Regen und warte auf Dich, auf Dich

Auf allen Wegen erwart‘ ich nur Dich, immer nur Dich

Der Zeiger der Kirchturmuhr rückt von Strich zu

Strich, ach, wo bleibst Du denn nur? 

Denkst Du nicht mehr an mich?“ so lautet die erste  Textstrophe  des alten Filmschlagers „ich steh im Regen“  von Ralph Benatzky  aus dem Film „Zu neuen Ufern“ , Filmschlager der Zarah Leander  weltberühmt machte, aber heutzutage in unseren Landen so  vergessen ist, dass man selbst auf youtube nur noch die französische Fassung des Liedes „il pleut sans trêve“  findet (hier findet man ein alte Gramophonaufnahme des deutschen Originals) .  Der Zeiger der Martinskirche in Grünstadt , rückt schon seit geraumer Zeit nicht mehr von Strich zu Strich. Um genau zu sein, seit dem 6. Juni 2010 steht der Zeiger der Kirchturmuhr von St. Martin auf 12 Uhr 17. Auch das für die Pfalz so einzigartige Turmglockenspiel ist seitdem verstummt. Am 6.6 schlug der Blitz in die Martinskirche, danach in der Nacht vom 10 auf 11 Juni fegte ein verheerender Gewittersturm  über Grünstadt und die Unterhaardt, – wobei  die Kirche wie man aus der Unterhaardter Rundschau vom Dienstag  3. August 2010 erfahren konnte (Xynthias Schäden werden behoben) schon vom Sturm Xynthia angeschlagen wurden – und soweit es die Reparatur des Glockenspieles betrifft man sich noch wohl etwas gedulden muss.

Als ich Anfang der Woche von einer zweieinhalb wöchigen Urlaubsreise aus Südfrankreich zurück kehrte, hatte ich ja irgendwie geglaubt man hätte  zwischenzeitlich Kirchturmuhr und Glockenspiel repariert, aber erstaunlicherweise ist das bis dato nicht geschehen. Schade eigentlich – das Glockenspiel von St. Martin gibt Grünstadt und der Unterhaardt ein gewisses Etwas – ich würde es in Anlehnung „les lycées francais du soleil“ als la petite musique de Grünstadt bezeichnen.  Ich habe das Glockenspiel zum ersten Mal zu Beginn der 1990 Jahre gehört – und für mich ist es so etwas wie ein unverwechselbares Landschaftselement – sozusagen ein „musikalisches Landschaftselement“  von Grünstadt und der Unterhaardt geworden. Schade, dass  man das Grünstadter Carrillon zur Zeit nicht mehr hören kann.

Abschließend möchte ich noch darauf verweisen, – dass es in Port Leucate  – eine neue Kirche gibt –  die Eglise St. Jacques – die auch ein hervorragendes Glockenspiel besitzt -und damit einer der wenigen südfranzösischen Kirchen ist, die über ein großes Turmglockenspiel  (17 Glocken)  ein Carrillon verfügen (Im Artikel St. Jacques de Port de Leucate – au clair de la lune de mai 2010 befindet sich ein Bild des Carrillon von St. Jacques de Port Leucate).

Zitierte Literatur :

Die Rheinpfalz-Unterhaardter Rundschau (3.8.2010) : Xynthias Schäden werden behoben. Grünstadt: Glockenspiel noch nicht repariert. Unterhaardter Rundschau, Dienstag 3. August 2010.

Tselikas, Effy; Hayoun, Lina (2004): Les Lycees francais du soleil. Creusets cosmopolites du Maroc, de l‘ Algerie et de la Tunisie, Paris (les édtions autrement) ISBN  2-7467-0435-8

Photo : © C.Neff morgentlicher Blick auf St. Martin Grünstadt am 4.8.2010 um 6 Uhr 17.

Christophe Neff, Grünstadt le 5.8.2010

Unwetter Grünstadt (10.6.2010-11.6.2010) : Persönliche Wahrnehmung

Als Ergänzung zu meinem letzten Blogbeitrag Unwetter Grünstadt (10.6.2010-11.6.2010) : Mediale Wahrnehmung folgen nun hier meine persönlichen Eindrücke des Gewittersturmes der Grünstadt und Umgebung in der Nacht von Donnerstag 10.6.2010 auf Freitag 11.6.2010 heimsuchte. Das ganze Ereignis dauerte übrigens nicht einmal ganz 40 Minuten.

Donnerstag 10.6.2010  23:30

Sturmwind peitscht die trübe Nacht. Bäume knarren, Äste spritzen, Donnergrollen, – Blitze erhellen sich in den Nachthimmel auftürmenden dunkel drohenden Wolkenpakekte. Und plötzlich wie eine graue Wand, kommt der Regen und Hagel – und hämmert vom Sturm getrieben durch das Land. Die dunkle einstmals klare Nacht wird milchigweiß, der Kirchturm der Martinkirche verschwindet hinter einem Vorhang von Hagel, einer einzigen Regenwand. Lang geht das Schauspiel nicht, – höchstens 30 Minuten, – danach der Himmel wieder klar und still. Sturzbäche stürzen durch Straßen. Fast unheimlich still, – hier und da ein Wetterleuchten, Blaulichtkolonnen ziehen übers weite Land, bis die Feuerwehrsirene heult.

Freitag 11.6.2010 0H10

Die Stadt  erwacht durch Sirenengeheul, – die Stadt das ist nun schwarzes Land aus Wasser, Schlamm und Wetterleuchtenschatten. Ein neuer Tag beginnt – Stadt und Land entdecken allmählich die Wunden die der Gewittersturm schlug.  Für diejenigen die es vergessen haben sollten – die Unterhaardt, der Haardtrand war und bleibt ein Land der Starkregenereignisse – daran hat der Gewittersturm vom 10 auf den 11. Juni 2010 schmerzlich erinnert.

Der Gewittersturm war jedoch auch ein großes lyrisches Naturschauspiel, fast schon wie ein Gedicht von Ernst Stadler.

Christophe Neff, Grünstadt le 14.10.2010

Unwetter Grünstadt (10.6.2010-11.6.2010) : Mediale Wahrnehmung

In der Nacht von Donnerstag auf Freitag (10.6 auf 11.6.2010) hat es in Grünstadt, dem Leiningerland und der Unterhaardt ein außergewöhnlich heftiges Unwetter gegeben. Laut dem DWD welcher in einem Focusartikel mit dem Titel „Rheinland-Pfalz/Hessen Heftige Unwetter sorgen für Chaos – Krisenstab einberufenzitiert“ zitiert wurde fielen 50 mm Niederschlag bei dem Unwetterereignis, das entspricht ca. 10% des durchschnittlichen Jahresniederschlag in Grünstadt. Die Unterhaardter Rundschau widmete fast die ganze Samstagsausgabe vom 12.6.2010 unter folgenden Schlagzeilen dem Gewitter: Eine Schneise der Verwüstung GRÜNSTADT: Umgestürzte Bäume, überflutete Keller und Schlammlawinen in den Straßen: Das Unwetter, das in der Nacht auf Freitag mit Sturmböen, sintflutartigem Regen und Hagel über die Region hereinbrach, hinterließ schwere Schäden. Feuerwehren waren im Dauereinsatz. In vielen Orten fiel zeitweise der Strom aus.; Wieder „Land unter“ im Riedweg BOCKENHEIM: Unwetter belebt Diskussion um Außengebietsentwässerung neu – Ausschuss empfiehlt Expertenlösung; Böschung legt sich quer über die Straße Das Unwetter und eine nächtliche Fahrt von Grünstadt nach Hettenleidelheim – Danach heißt es Keller schrubben. Soweit die Schlagzeilen der Lokalpresse. Der Bahnverkehr rund um Grünstadt war zeitweise wg. umgestürzter Bäume unterbrochen. Die Autobahn A 6 war zwischen Wattenheim und Grünstadt teilweise überflutet und musste gesperrt werden. Die freiwillige Feuerwehr der Stadt Grünstadt musste in dieser Nacht 43 Einsätze leisten. Laut dem Vorsitzenden des Wirtschaftsforum Innenstadt Grünstadt Ernst Uwe Bernard welcher im Zeitungsbeitrag „Eine Spur der Verwüstung“ zitiert wird, handelt es sich um das niederschlagsreichste Hochwasserereignis in Grünstadt seit 20 Jahren:“ „Das war die höchste Wassermenge, die ich in den vergangenen 20 Jahren erlebt habe“ (Unterhaadter Rundschau Samstag 12 Juni 2010 – eine Schneise der Verwüstung.) Soweit die Wiedergabe des Gewittersturmes durch die Medien. So wie ich es vernehmen konnte, gab es in dieser Gewitternacht in Grünstadt nur sehr wenige Keller die trockengeblieben sind. Ja, teilweise gab es doch erhebliche Sturm und Überschwemmungsschäden – und diese Gewitternacht wird in Grünstadt, dem Leiningerland und der Unterhaardt so schnell wohl nicht vergessen werden. Wobei es eigentlich so ist, dass in der Regel Naturkatastrophen recht schnell vergessen werden – und schon in ein paar Jahren werden die Gefahren die immer wieder durch Starkregenereignisse an der Unterhaardt drohen schon wieder aus dem kollektiven Gedächtnis verschwunden sein.

Zitierte Quellen:

Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau, Samstag 12 Juni 2010. (Eine Schneise der Verwüstung, Wieder „Land unter im Riedweg“, Böschung legt sich quer über die Straße)

Christophe Neff, Grünstadt le 14.6.2010

P.S. (16.6.2010 7:30): Die Rheinpfalz-Unterhaardter Rundschau hat am Dienstag, den 15.6.2010 eine Sonderseite (im Blickpunkt) zum Unwetter vom 10/11.6 im Raum Grünstadt mit dem Titel: „Land unter“ in der Kindertagesstätte GRÜNSTADT/HETTENLEIDELHEIM: Das Unwetter vom vergangenen Freitag hat viele Menschen böse überrascht“ herausgegeben. Darin enthalten sind auch einige Bilder der Verwüstungen die das Unwetter Grünstadt und Umgebung hinterließ.