Elle s’appelle Nadia Murad. Elle est une des milliers de victimes de l’Etat islamique en Irak. Elle eut la chance de survivre aux atrocités commises par Daech, de s’échapper à ses geôliers. En France – et aussi dans une grande partie du monde francophone Nadia Murad est encore presqu’ une inconnue. Hier vendredi, le 16. Septembre 2016 Nadia Murad fut nommée « Ambassadrice de bonne volonté de l’Office des Nations Unies pour la lutte contre la drogue et le crime (ONUDC) pour la dignité des survivants de la traite des êtres humains » par les Nations unies. C’est elle qui a fait pleurer le conseil de sécurité le 16 décembre 2015 en témoignant de son calvaire, – vendue, violée et exploitée comme esclave sexuelle par les tortionnaires de Daech[1]. Nadia Murad a été nominée pour le Prix Nobel de la Paix par l’Irak le 5 janvier 2016[2]. Elle se bat pour que les massacres commis par l’état islamique soient reconnus comme génocide, que les responsables du génocide vers le Yézidis, que les responsables de l’esclavage sexuel soient un jour jugés pour leurs crimes.
La France est après les Etats-Unis un des principaux contributeurs militaires de la coalition contre l’État islamique et la France fait déjà un travail remarquable avec ses forces armées, il faut le reconnaitre. Il est d’ailleurs illusoire et même dangereux de croire qu’on vaincra Daech avec un credo pacifiste et en allument des bougies. Mais j’aurais quand même aimé voir le gouvernement français de faire en geste humanitaire envers les yazidis, envers les chrétiens d’orient[6], les chiites qui sont les premiers victimes de Daech, comme l’avait fait Wilfried Kretschmann et son gouvernement après l’été 2014. Avoir le courage de dire, nous sommes prêts en France à accueillir les victimes de Daech. D’ailleurs il n’est pas trop tard, à ma connaissance, les communautés chrétiennes de la plaine de Ninive souffrent encore énormément…..
J’ai simplement écrit ce petit billet pour soutenir le combat de Nadia Murad et faire connaître Nadia Murad en France et dans le monde francophone !
[3] Ces deux billets (1, 2) que j’avais écrits durant l’été 2014 font partie depuis des billets les plus consultées (et peut – être même lus) du blog paysages.
[4] La décision de monter un programme spécial pour les jeunes filles et femmes victimes violences sexuelles en Irak et en Syrie fut pris durant le « Flüchtlingsgipfel » du gouvernement vert-rouge de W.Kretschmann en octobre 2014. Voir ici (en allemand).
[5] Dans son discours du 16.12.2015 devant le Conseil de Sécurité Nadia Murad remercie l’Allemagne pour avoir accueilli les victimes les femmes Yazidis victimes de l’Etat islamique.
[6] Concernant la situation le livre « Chrétiens d’Orient – résister sur notre terre » (le Cherche Midi, Paris2016, ISBN 978-2-7491-4991-2 de Pascal Gollnisch dresse une tableau alarmant, – et ceci ne concerne pas seulement les Chrétiens d’Orient de Syrie et de l’Irak.
Dans les années 1970 la station de Port Leucate faisait de la publicité dans toute la France avec le slogan « Port Leucate pays de la liberté » – mettant en avant des adolescents à poil[1]. Durant l’été 2013 on pouvait voir quelques unes de ces affiches dans l’exposition « Exposition centenaire Georges Candilis Architecture & Design » expo, dont j’ai parlé un petit peu dans le billet « Les cigales de Port Leucate». Leucate, pays des plages de la liberté, avec cet arrêté anti burkini , c’est définitivement du « has-been » – car avec cet arrêté municipal « anti – burkini » promulgué à Leucate (comme dans 31 autres communes françaises[2]) la liberté de profiter librement des plaisirs de la plage dans l’habit qu’on choisit est partie en fumée. Peut-être faudrait –il rappeler à Monsieur le Maire de la commune de Leucate Michel Py, qu’au début de la station de la Franqui, une des premières stations balnéaires du Languedoc, le plagiste se baignait encore tout habillé. Dans le livre « La nature et le balnéaire – le littoral de l’Aude[3], [4]» – qui est d’ailleurs une excellente étude de géographie historique sur l’évolution de la côte audoise – on trouve une très belle photo « baigneurs et pécheurs cohabitent a la Franqui vers 1910 » qui nous rappelle à quel point les tenues de bains ont changé sur la côte audoise [5] , [6]. Mais même de nos jours on voit ici et là des plagistes habillé en « vêtements de rue » profitant de la plage. Ceci parfois je l’ai déjà pratiqué moi-même pour me protéger du soleil et du vent sur les plages leucatoises. En plus on voit de plus en plus d’enfants sur les plages françaises portant une combinaison néoprène pour se protéger du soleil. Cela se rencontre aussi sur les plages Leucatoises. L’envie de choper quelques voix au FN, de voir le nom de Leucate effleurer les medias nationaux, a certainement eu sa responsabilité dans la promulgation de cet arrêté municipal malheureux. Parfois je me demande, ce que arriverait à un prêtre en soutane, qui profite des plaisirs de la plage sur les plages leucatoises en aout 2016 comme le fit mon oncle durant les années 1970 – serait-il verbalisé par les agents de la police municipale de Leucate ? Dans les années 1970 mon oncle Jean-Pierre Migliori[7], prêtre de l’Église vieille-catholique – se baladait coiffé de son bonnet ecclésiastique, la barrette, et en soutane – parfois sur les plages leucatoises. En fait il n’aimait pas trop la plage, mais il voulait faire plaisir à ses neveux et nièces en les accompagnants à la plage. Ou une jeune femme juive orthodoxe se baignant sur une plage leucatois en « maillot pudique » qui n’est rien d’autre que le « cousin juif du burkini[8]» est-ce qu’elle se ferait verbaliser à Leucate ? De vouloir faire de la tenue vestimentaire sur les plages françaises un pilier dans le combat anti-djihadiste, – là il y a certainement mieux à faire – et c’est même contreproductif si on veut vraiment combattre l’intégrisme religieux islamique! D’une certaine façon, et ceci au-delà de l’édile de Leucate, comme Monsieur Py est dénommé dans un article du Monde, tous ces maires qui ont promulgué des arrêtés anti-burkini ont ,par ignorance fait le jeu des monarchies wahhabites les plus arriérées – car en Arabie saoudite – la conduite d’une voiture ou une baignade en burkini est simplement interdite pour toutes les femmes. Olivier Roy récemment dans une interview va encore plus loin « Le groupe Etat islamique où les talibans n’autoriseraient jamais le burkini. Au contraire, cette tenue est l’exemple même de la gentrification de la pratique religieuse musulmane dans l’espace occidental. Ce maillot de bain couvrant est symboliquement lié l’ascension sociale de certaines musulmanes. Le porter représente une tentative, pour des femmes, plutôt jeunes, de poser un signe religieux sur une pratique moderne, c’est-à-dire la baignade en famille….. Non. Les débats sur le port du burkini et de la burka, par exemple, doivent être distingués, car le burkini est une invention récente [créé en 2003 en Australie], qui fait sauter les fondamentalistes au plafond. Pour ces derniers, une femme n’a pas à se promener sur la plage, et encore moins se baigner ! Donc le burkini est, au contraire, une tenue moderne, qui n’a rien de traditionnel ou de fondamentaliste. ».
Au-delà de la polémique « anti-burkini » – je crois que le maillot couvrant une partie intégrale du corps a encore de beaux jours devant lui – les risques de cancer de la peau qu’une exposition trop longue au soleil peut engendrer vont booster le port du maillot de bain intégral sur nos plages. Profiter de la plage, d’une baignade en mer sans prendre de risque d’attraper un cancer de la peau – ceci est aussi une des promesses d’un maillot de bain intégral comme le burkini ou le maillot pudique juif en sont. D’ailleurs cette sorte de maillot de bain intégral que portent les maitres-nageurs sauveteurs (féminin et masculin) de la SNSM a une forte ressemblance avec le burkini. Au Barcarès, commune avoisinante de Leucate, ces maitres-nageurs ont partiellement assuré la surveillance de plages durant l’été 2016[9].
Référence :
Andreu-Boussut, Vincent (2008) : La nature et le balnéaire. Le littoral de l’Aude. Paris, l’Harmattan, ISBN 978-2-296-07604-4
[4] Dans ce livre de Vincent Andreu-Boussut on trouve aussi un tres beau chapitre sur les debuts de la station de la Franqui , l’histoire de l’hotel Excelsior, de la familie Bertand etc. « chapitre : La Franqui-plage : un essor en demi-teinte orchestré par la famile Bertrand (Andreu-Boussut, 2008, 44-47)»
[5] Dans la version (Thèse) du livre de Vincent Andreu-Boussut on trouve sur la page 78 la planche 16 « l’essor des bains de mers : Invention de la plage et nouveaux liens – sociaux spatiaux ». Download ici.
[9] Sur le site de Martial Guerin on trouve un reportage TFI sur les sauveteurs de la SNSM au Barcarès, dans le quel la sauveteuse maitre – nageur « Laura Lanvin » en maillot intégral est interviewée! (A voir ici).
Pour son départ de Berlin, Frédéric Lemaître, correspondant du Monde à Berlin, nous a laissé un dernier mot de souvenirs dans son blog, sur ses six années passées en Allemagne pour Le Monde avant de réintégrer la rédaction parisienne du Monde[1]. J’avais découvert son blog en décembre 2012 et depuis j’étais un lecteur régulier de son blog, qui au début s’appelait encore « regard d’Allemagne »[2]. Très rarement parfois, je me suis permis de commentes ces posts, – je préférais lire les commentaires …. et assez souvent les commentaires me donnaient l’impression que pour beaucoup de lecteurs français l’Allemagne reste un pays indéchiffrable. Je me permets de citer le commentaire de Frédéric Durieux qui écrit « Souvent, je me dis que le Rhin est grand comme un océan tant il reste difficile de se comprendre, ne fût-ce que par la langue »[3] – le blog de Frédéric Lemaître a certainement permis de réduire un peu l’étendue de cet océan de frontière qui sépare l’Allemagne et la France. Dommage que ce blog va cesser d’être « alimenté » avec le retour de Monsieur Lemaître dans la rédaction parisienne du Monde. Naturellement j’étais un lecteur régulier des articles sur l’Allemagne de F. Lemaître. C’est grâce à ses articles que j’ai découvert le livre de Klaus Harpprecht sur Arletty[4] , et le livre de Guillaume Duval « Made in Germany – le modèle allemand au-delà des Mythes »[5]. D’ailleurs je considère que le livre de Guillaume Duval est une très bonne analyse du système économique allemand durant les années Schröder & Merkel – et même si le livre date de 2013, et d’ailleurs il contient une erreur d’approximation concernant la FDP durant les années Willy Brandt[6], mais néanmoins ce livre mérite encore largement la lecture de nos jours trois ans après sa parution.
Je remercie Monsieur Lemaitre pour son travail remarquable, ses articles déchiffrant un peu ce pays « indéchiffrable » qui est l’Allemagne aux yeux de beaucoup de Français. Et bon courage à Thomas Wieder pour son début à Berlin. Finissant cette petite notice, je pense que Frédéric Lemaitre devrait réunir ses souvenirs des « années Merkel » dans un livre, – un tel livre pourrait peut-être aussi contribuer à réduire le fossé culturel qui sépare Français et Allemands !
Livres cités :
Duval, Guillaume (2013): Made in Germany. Le Modèle allemand au-delà des Mythes. Paris, Éditions du Seuil, janvier 2013, ISBN 978-2-02-109779-5
Harpprecht, Klaus (2012) : Arletty und ihr deutscher Offizier. Eine Liebe in Zeiten des Krieges. Frankfurt am Main, Fischer Taschenbuchverlag, Oktober 2012, ISBN 978-3-596-18863-5
Il y maintenant un peu plus de sept ans, débutait le 24.05.2009 avec le post « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? » le blog paysages sur le Monde.fr /les blogs le Monde. Depuis 383 articles ont vu le jour, la plupart écrits en français, occasionnellement en allemand et très rarement des articles publiés en anglais[1]. 383 articles, lus par approximativement 182.615 lecteurs[2]. Sept ans de billets et petites notices écrits entre Rhin et Danube, Seine et Neckar, Aude, Moselle et Kinzig, sur les rives de la Méditerranée ….. Lectures de paysages et des livres ….. Souvenirs personnels franco-allemands – le temps passe et les paysages changent.
Voyantle Zouave du Pont de l’Alma à Paris les Pieds dans l’eau, résistant aux flots de la Seine, pas loin de boire sa Tasse d’eau de Seine comme en 1910, je me souviens d’une lecture d’hiver de 1995/1996 – sur Paris l’Atlantide.
« Je devais avoir à l’époque presque le même âge que vous. C’était en hiver 1910. La Seine s’était transformée en une vraie mer. Les Parisiens naviguaient en barque.
Les rues ressemblaient à des rivières, les places -à de grands lacs. Et ce qui m’étonnait le plus, c’était le silence … Sur notre balcon, nous entendions ce silence sommeillant de Paris inondé. Quelques clapotis de vagues au passage d’une barque, une voix assourdie au bout d’une avenue noyée. La France de notre grand-mère, telle une Atlantide brumeuse, sortait des flots » (Makine, 1995, p.25-26)
D’ailleurs ces pluies orageuses, elles ne se déversent pas seulement en France, sur le bassin de la Seine, – mais sur toute une partie de l’Europe centrale dont l’Allemagne. Et en Allemagne on découvre que la gestion de risques ne semble pas toujours à la hauteur des défis[3].
Mais ce n’était pas seulement le Zouave du Pont de l’Alma résistant aux flots de la Seine[4], – ou les souvenirs de lecture du Testament français de Makine, – ses description de Paris l’Atlantide – qui m’ont fait ressurgir la France de mes grands-parents. Il y a exactement quatre-vingts ans, le 04.06.1936 – que Léon Blum fut nommé président du Conseil par le Président de la République Albert Lebrun. Cet évènement politique avait fortement marqué les souvenirs de mes grandparents – les souvenirs du gouvernement Blum, du Front Populaire – combien de fois je fus auditeur des récits des toutes les couleurs les plus vivantes – dans la maison familiale à Aubord et aussi à la Griffoulière à Port Leucate[5].
En 1936 ma Grand-Mère avait 20ans, – vivant sa jeunesse bourgeoise dans une belle demeure de la place Place Broglie à Strasbourg – en 1936 elle n’aurait sûrement jamais osé rêver épouser un « Macaroni » et en plus « un Macaroni dit d’extrême gauche ». Quelques mois plus tard tout changeait …. Mais en fait ceci une autre histoire[6].
Livres cités :
Makine, Andreï (1995) : Le Testament français. Paris, ISBN 2-7152-1936-9
Billet écrit le 04.06.2016 à Grünstadt, 80 ans après que Léon Blum fut nommé président du Conseil par le Président de la République Albert Lebrun – et publié le Dimanche le 05.06.2016.
Il y a deux ans, le 14 avril 2014 276 lycéennes sont tirées de leur sommeil dans un dortoir de l’école secondaire de Chibok, dans le nord-est du Nigeria. Elles sont prises en otage par les terroristes islamistes de Boko Haram, – et depuis c’est le grand silence. 57 lycéennes de Chibok ont réussi à fuir leurs geôliers, les 219 restantes, d’après ce que nous savons, ont été transformées en esclaves sexuelles. Mais les lycéennes de Chibok ne sont pas les seules victimes de Boko Haram. Comme le décrit Pierre Lepidi dans son article « Nigeria : deux ans de recherche pour retrouver les lycéennes de Chibok » : « selon les ONG qui militent pour les droits de l’homme, plusieurs milliers de femmes et de jeunes filles ont été enlevées depuis le début du conflit. Boko Haram en fait des esclaves sexuelles ou des bombes humaines, tandis que les garçons et les hommes sont enrôlés de force pour combattre et instaurer un Etat islamique dans le nord-est du Nigeria ». C’est une guerre qui se passe loin de nos yeux, – à peine remarqué par les medias internationaux, – qui transforme toute un pays en champs de mort, depuis 2009 on compte plus que 20.000 morts, de vies brisées, des cœurs attristés …. et surtout un silence médiatique international hors du commun !
Heureusement que dans les medias francophones et anglophones[1], on a eu droit à quelques reportages et analyses sur le sort des lycéens de Chibok, pour ce triste deuxième anniversaire de leur enlèvement. En Allemagne, malheureusement ce triste anniversaire était presque oublié, – peut être due à l’enchaînement des medias sur « l’affaire Böhmermann ». Personnellement, je suis l’affaire des lycéennes de Chibook depuis le printemps 2014, j’ai mis le logo « Bring Back our Girls[2] » a la une de mon compte publique Google+ et de mon compte privée Facebook. On me demandera – et cela sera à quoi ?
– et je réponds – que durant la guerre civile dans l’ex Yougoslavie, après le Massacre de Srebrenica, je faisais part de ces « activistes email » qui envoient ces dizaines, voire centaines d’emails à leurs amies, leurs connaissances[3], – mais surtout aux hommes et aux femmes du monde politique. Nous n’avons certes empêché aucun massacre, – mais de voir Radovan Karadžić et Ratko Mladić devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, de voir Radovan Karadžić condamné à 40 ans d’emprisonnement, me laisse penser que tous ces email ont peut-être contribué à ce que la conscience international ne s’endorme pas ! Peut-être le jour viendra – où les responsables de tous ces massacres qui sont perpétués au nom de Boko-Haram dans le Nord du Nigeria devront aussi se justifier pour leurs actes devant un tribunal international !
Je finis ce billet avec une citation d’un appel publié dans le Monde du 14.06.2014 intitulé « Leur crime : être filles et aller à l’école [4]» dont l’accès est restreint au abonné du Monde, ce qui est fort dommage – car le message suivant aurait dû largement circuler : « La barbarie du mouvement criminel de Boko Haram au Nigeria est sans limite. En face, une impuissance meurtrie des nations civilisées. Le 14 avril dernier des hordes sauvages ont envahi un lycée de Chibok et ont capturé 276 filles âgées entre 12 et 17 ans. 53 parmi elles parviendront à s’échapper. Les autres sont violées, battues en attendant qu’elles soient vendues comme esclaves. Leur crime ? Etre filles et aller au lycée. Pour le champion toute catégorie de la régression et de la sauvagerie, ce sont là deux choses insupportables. » En relisant cette appel après presque deux ans passées, on se demande, ce qui a vraiment changé dans le Nord du Nigeria ….. L’appel qui finit avec les mots « Pourtant nous savons que dans leur sommeil agité, dans leurs rêves brûlés, dans leur espoir haletant, les 223 lycéennes regardent vers cet Occident, vers la liberté, vers les valeurs d’humanisme et de solidarité. Que pouvons nous faire ? Nous entendons leurs voix, nous imaginons leurs souffrances. Alors demandons à l’Europe, à l’Amérique, demandons au monde humilié par ces crimes de faire pression sur les responsables nigérians et aussi sur l’ONU qui, pour une fois, pourra prendre une initiative qui sorte de l’ordinaire et qu’elle fasse ce qu’il faut pour ramener ces filles dans leurs familles. »
Pour finir, – ce billet est aussi une petite voix pour contrer l’indifférence internationale envers la situation tragique que subissent les populations du Nord du Nigeria !
N’oublions pas les lycéennes de Chibok ! Bring back our Girls!
[3] Mes thèmes privilégies durant les années 1990 furent appart la situation en Yougoslavie, la décennie noire en Algérie, la talibanisation rampante de l’Afghanistan, et la situation au Timor oriental pour en citer les « principaux orientations géographiques ».
Il y a vingt ans[1], dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, vers une heure du matin furent enlevés les 7 moines de l’Abbaye Notre-Dame de l’Atlas à Tibhirine[2],[3]. Les têtes des sept moines assassinés furent retrouvées fin Mai 2006 dans les environs de Médéa. Vingt ans après ces crimes les circonstances de leur assassinat n’ont toujours pas été élucidées[4],[5]. Ce crime m’avait fortement marqué il y a vingt ans. Je suivais les évènements de la décennie noire en Algérie de près[6], et ce crime, ce drame reste gravé dans ma mémoire comme le symbole des drames sanglants que subissait le peuple algérien pendant la décennie noire, massacres sanglants à répétition dont souvent on ne savait pas très bien si c’étaient les bourreaux du GIA, ou bien les tortionnaires des forces de sécurité algériennes qui en étaient les responsables. Concernant les responsables de l’assassinant des moines de Tibhirine, je crois que le mystère ne sera levé (comme pour beaucoup d’autres crimes de la décennie noire), que si l’Algérie devient réellement une vraie démocratie et que les Algériens retrouvent la parole libre et la liberté. Malheureusement, on est encore bien loin de l’établissement d’une vraie démocratie en Algérie, et en outre, de nouvelles anciennes menaces semblent de plus en plus peser sur l’Algérie[7].
Comme je l’ai déjà écrit ici dans paysages, le jour viendra où je ferai le voyage vers Tibhirine pour déposer une gerbe de fleurs à la mémoire des sept moines assassinés. Mais aussi en mémoire des innombrables massacres dont les algériens furent victimes durant la décennie noire. Faute de mieux, je laisse ici une photo d’une branche d’abricotier en fleurs de notre jardin à Grünstadt. En souvenir de Christian de Chergé, Luc Dochier, Christophe Lebreton, Michel Fleury, Bruno Lemarchand, Célestin Ringeard, Paul Favre Miville – mais en souvenir innombrables victimes de la décennie noire en Algérie.
Christophe Neff, Grünstadt, Pâques 2016 (publiée le 29.03.2016)
P.S : Dans le contexte de mon billet, je me permets de signaler la parution prochaine d’un livre à la mémoire et à l’héritage des moines de Tibhirine : Henning, Christophe (Ed) : Tibhirine, l’héritage. Bayard, 178 p., 14,90 €, ISBN 978-2227488700. En librairie le 7 avril.
[5] Voir aussi le chapitre « Moines de Tibhirine » dans le Dictionnaire amoureux de l’Algérie, chapitre qui débute avec les phrases suivantes : « Connaîtra-t-on jamais la vérité ? Les sept moines trappistes de Tibhirine,monastère situé non loin de Médéa, à moins de 100 kilomètres d’Alger, sont morts à une date inconnue et furent enterrés en mai 1996 (Chebel, M. 2012, p. 430).
Le journaliste Hasnain Kazim de l’hebdomadaire allemand der Spiegel en Turquie a été contraint de partir car son accréditation de presse n’a pas été prolongée par les autorités turques. Un signe de plus qui témoigne de la dérive autoritaire de l’actuel gouvernement turc. Même en France ce triste évènement a été repris par les médias comme par exemple par le Monde.fr « Le correspondant du magazine allemand « Spiegel » contraint de quitter la Turquie ». Si les autorités turques commencent à se débarrasser des correspondants étrangers un peu trop critiques envers le gouvernement turc on peut que craindre le pire pour la liberté de la presse, la liberté tout court en Turquie. Ce qui semble être sûr, c’est que les medias critiques en Turquie en ce moment n’ont pas la vie facile.
J’avais déjà parlé de Hasnain Kazim dans paysages, en avril 2010, car son livre « Grünkohl und Curry. Die Geschichte einer Einwanderung » – fut déjà sujet de bac allemand en France. Dans son livre, histoire d’une intégration réussie – mais aussi d’une enfance entre Inde, Pakistan et Allemagne du Nord (Norddeutschland), – nous trouvons dans les dernières pages un chaleureux témoignage de l’auteur envers son ancienne enseignante de français « Manon Maliszewski » passage que je me permets de citer et de traduire ici « Es war eine merkwürdige, von Angst bestimmte Zeit. In der Schule vertraute ich mich einer Lehrerin an, Manon Maliszewski, selbst Ausländerin, Französin. Ich erzählte ihr von den Anrufen und von meiner Sorge, meine Eltern könnten sich für einen Wegzug aus Deutschland entscheiden. In ihr fand ich eine Verbündete/ Ce fut une période étrange dominée par la peur. A l’école je me confiais à une enseignante Manon Maliszewski, un française, étrangère comme moi-même. Je lui parlais des appels téléphoniques et de mes craintes que mes parents puissent décider de quitter l’Allemagne. Dans la personne de Manon Maliszweski j’ai ainsi trouvé une alliée contre mes peurs (libre traduction de l’allemand C.Neff 20.03.2016) (Kazim, H, 2009, 250, 251). Ce livre, dont je tire cette petite citation mériterait certainement une traduction française. Et pour finir, l’article « Ein schmerzlicher Abschied » mériterait une large distribution, – et comme le Spon a aussi publié une version anglaise sous le titre « A Painful Farewell » on peut au-moins espérer que cette fine analyse très personnelle de l’évolution politique en Turquie de 2013 à 2016 trouve aussi une résonance internationale plus large.
Sources :
Kazim, Hasnain (2009) : Grünkohl und Curry. Die Geschichte einer Einwanderung. München, DTV, ISBN 978-3-423-24739-9
Kazim, Hasnain (2016): Ein schmerzlicher Abschied. Der Spiegel-Korrespondent Hasnain Kazim über seine Erfahrungen mit der Pressefreiheit unter Präsident Erdogan- und seine unfreiwillige Ausreise aus dem Land. In: Der Spiegel, 12/2016, pp. 106 – 107. Version www de l’article dans le SPON: „Hasnain Kazim über die Türkei: Ein schmerzlicher Abschied“, version anglaise „A Painful Farewell“.
Christophe Neff, écrit le 20.03.2016 publié le 21.03.2016
« Adieu, la France, welcome America» c’est le titre d’un petit billet dans le SPON du 02.03.2016, qui annonce qu’après que la France fut pendant 40 ans le premier partenaire commercial de l’Allemagne, ce sont maintenant le Etats-Unis qui jouissent du privilège d’être le premier partenaire commercial de l’Allemagne[1]. Cette nouvelle se retrouvait dans une grande partie des journaux allemands parus le jeudi 03.03.2016. Dans les journaux et medias français que je consulte régulièrement, apparemment, on ne parlait pas de ce petit changement de place dans balance commerciale allemande. Le journal die Welt nous livre une intéressante analyse sur ce changement de position dans la balance commerciale allemande sous le titre « Was hat Amerika, was Frankreich fehlt ( Ce que les Etats-Unis ont qui manque à la France ? » résumant clairement que c’est la « réindustrialisation des Etats-Unis » qui est le principale responsable pour le retour en force des USA dans la balance commerciale allemande.
En-dehors de tous aspects commerciaux, et c’est la raison pour laquelle parle ici dans paysages, ce petit changement de place dans la balance commerciale allemande est aussi un coup dur pour l’apprentissage du français en Allemagne. Car jusqu’à présent l’argument principal des professeurs de français dans les écoles allemandes pour inciter les élèves à apprendre le français, était le fait que la France était le principal partenaire commercial de l’Allemagne – et que sans connaissances approfondies de français il était difficile de faire du commerce en France (Geschäfte machen in Frankreich). Une argumentation, qui après tout avait jusqu’ à présent encore assez de charme pour les parents du Bildungsbürgertum, qui incitait donc leurs enfants à apprendre le français. Avec ce changement de place dans la balance commerciale allemande cette argumentation en faveur du français est donc en train de devenir intenable. Oui pour l’apprentissage du français en Allemagne, la relégation de la France à la deuxième place de la balance commerciale allemande est plutôt une mauvaise nouvelle ! Et en plus malheureusement en France, on ne semble même pas prendre conscience de ce que cela pourrait avoir comme conséquences – aussi bien sur le plan socio-économique et que en ce qui concerne les relations culturelles ainsi que la place du français dans le Monde.
Wie schon letztes Jahr gibt es hier an dieser Stelle ein paar Zeilen zum phänologischen Geschehen an der Unterhaardt. Den ersten blühenden Mandelbaum[1] habe ich am Samstag, den 9.1.2016 zwischen Deidesheim und Meckenheim an der B 271 blühen sehen. Das liegt zwar nicht an der Unterhaardt sondern mehr im Randbereich der Mittelhaardt, aber eine derart frühe Mandelblüte ist dennoch ein für Mitteleuropa bemerkenswertes phänologisches Ereignis. Ende Januar blühten fast an der gesamten Weinstraße die Mandelbäume. So etwas kenne ich eigentlich nur aus dem mediterranen Südfrankreich. In Aubord wo ich ja einige Zeit gelebt hatte, blühten die Mandelbäume gewöhnlicher Weise gegen Ende Januar. Was ich eigentlich für viel bemerkenswerter halte als die Mandelblüte ist die frühe Blüte der Osterglocken an der Unterhaardt. Meine ersten blühenden Osterglocken in diesem Jahr habe ich am Donnerstag den 06.02.2016 auf dem Weg ins Büro zwischen am KIT entdeckt. Einmal rund um den Golfplatz in Dackenheim. Der andere Standort waren die blühenden Osterglocken in der Grünanlage der Winzergenossenschaft Herxheim am Berg. Abgesehen davon ist die Grünanlage der Winzergenossenschaft Herxheim am Berg, sowie die neue Weinlounge[2] die in diese Grünanlage eingebunden ist, ein äußerst gelungenes landschaftsarchitektonisches „Gesamtensemble“. Aber wieder zurück zu den Osterglocken, – in Karlsruhe habe ich die ersten blühenden Osterglocken erst am Donnerstag den 25.02.2016 entdeckt. Trotz Stadtklimaeffekt begann die Osterglockenblüte in Karlsruhe erst ca. 14 Tage später, – das zeigt doch beeindruckend die besondere Klimagunst der „Unterhaardt“. Das erinnert mich auch die Worte meines akademischen Lehrers Peter Frankenberg, der die Klimagunst des Haardtrandes – „Monsieur Neff le climat du Haardtrand ressemble beaucoup au climat des environs de Nîmes[3]“ – während meines Studiums und meiner Assistenzzeit an der Universität Mannheim, gern mit dem mediterranen Klima der Landschaften rund um Nîmes verglich. Mir erschien dieser Vergleich damals etwas gewagt, – aber in diesem Winter 2015-16 erscheint er doch ganz zutreffend zu sein. Ich denke, dass soweit man die phänologische Uhr des DWD für den nördlichen Oberrhein als Bezugsgröße nimmt[4], man feststellen kann – dass die phänologischen Phasen in diesem Winter ca. 2 – 3 Wochen früher als sonst im langjährigen Durchschnitt üblich eingetreten sind. In diesem Zusammenhang sei abschließend noch auf die von Heiko Himmler (2016) im Pollichia Kurier veröffentlichen phänologischen Beobachtung verwiesen. Himmler verweist, darauf dass der Dezember 2015, „der mildeste Dezember seit Beginn der Wetteraufzeichnungen in Südwestdeutschland(Himmler, H. 2016, 9) “ gewesen sein. Außerdem findet man in diesem kleinen Aufsatz eine Reihe interessanter phänologischer Beobachtungen – wie z.B. u.a. die Hinweise zur Schneeglöckchenblüte[5] am 26.12.2015 in Sandhausen und auch die Beobachtung von ersten blühende Huflattichen am 27.12.2015 bei Ludwigshafen. Aus phänologischer Sicht war der Winter 2015/16 an der Unterhaardt, sowie in Teilen Südwestdeutschlands eine interessante Jahreszeit.
Comme l’année dernière à cet endroit voici une petite notice sur la phénologie dans la Unterhaardt. Le premier amandier[6] en fleurs je l’ai vu le samedi 09.01.2016 sur les bords de la B. 271 entre Deidesheim et Meckenheim. Ce lieu n’appartient pas à la Unterhaardt, mais se situe plutôt sur les bords de la Mittelhaardt, une floraison tellement précoce d’ amandiers est certainement un phénomène phénologique rarissime pour l’Europe centrale. Fin janvier une grande partie des amandiers longeant les bords de la route du vin allemand étaient en fleurs. Des amandiers en fleurs mi/fin janvier avant cet hiver 2015/16, je n’avais vu cela que dans le Midi méditerranéen français. A Aubord qui était longtemps mon point d’attache en France, petit village de Vistrenque dans les environs de Nîmes, où j’ai aussi vécu quelque temps, la floraison des amandiers se passait normalement vers la fin janvier. Mais d’un point de vue phénologique la floraison très précoce des Narcisses jaunes dans la Unterhaardt est certainement plus remarquable que la floraison des amandiers. J’ai vu mes premiers Narcisses jaunes le jeudi 06.02.2016 pendant mon trajet au Kit, sur les bords du terrain de golf de Dackenheim et sur l’espace vert longeant la coopérative viticole de Herxheim am Berg. D’ailleurs sous l’aspect d’architecture du paysage, les espaces verts et la nouvelle « Weinlounge (bar à vins) [7]» de la coopérative viticole de Herxheim am Berg me semblent être particulièrement réussis. Mais retournons aux Narcisses jaunes. A Karlsruhe la floraison des Narcisses jaunes débuta le jeudi 25.02.2016, donc deux semaines plus tard que sur la Unterhaardt. Ce décalage montre bien la particularité climatologique de la Unterhaardt, – car même l’ Îlot de chaleur urbain de Karlsruhe n’influença pas le cycle de floraisons des Narcisses jaunes. Ceci me rappela un peu les mots de mon maitre académique le Professeur Peter Frankenberg, « Monsieur Neff le climat du Haardtrand ressemble beaucoup au climat des environs de Nîmes[8]» qui aimait, durant mes études et mes années d’assistant à l’Université de Mannheim, comparer la particularité climatologique du Haardtrand avec le climat méditerranéen des paysages des environs de Nîmes. Cette comparaison m’avait semblé être un peu osée– mais durant cet hiver 2015-16 je pense que cette comparaison décrit assez bien la situation de la saison hivernale actuelle. Je pense que si on compare la situation de cet hiver à l’horloge phénologique du DWD pour le Nördliche Oberrhein[9] (Rhin supérieur du Nord) on voit bien que les phases phénologiques sont en avance de deux à trois semaines sur le calendrier phénologique habituel. Dans ce contexte je renvoie aussi aux observations climatologiques de Heiko Himmler (2016) publiés dans le dernier Pollichia Kurier. Heiko Himmler écrit que Décembre 2015 fut le Décembre le plus doux observé en Allemagne du Sud-Ouest (Südwestdeutschland) dans les relevés météorologiques (Himmler, H. 2016, 9). En plus dans cette petite notice phénologique sont publiées quelques observations phénologiques intéressantes dont la floraison de perce- neiges[10] à Sandhausen le 26.12.2015 et le Tussilage le 27.12.2016 dans les environs de Ludwigshafen. D’un point de vue phénologique l’hiver 2015/16 dans la Unterhaardt comme dans une partie de « Südwestdeutschland » fut donc un hiver intéressant !
Bibliographie:
Himmler, Heiko (2016): Phänologische Beobachtungen im Dezember 2016 (Berichte aus den Arbeitskreisen AK Botanik). In: Pollichia Kurier, Jg. 32, H.1, S. 9- 10.
Je lis assez régulièrement les „Zungenknoten“ de Martin Graff dans la Rheinpfalz. Dommage qu’ ils n’apparaissent pas sur la toile. Véritable « Kabinettstückchen bilingue (pièce rare bilingue)» franco-allemand ils mériteraient un lectorat beaucoup plus large que la zone atteinte par le quotidien Rheinpfalz. J’ai d’ailleurs déjà plusieurs fois commenté les Zungenknoten dans paysages[1]. Ce matin je tombe sur les Zungenknoten du 20.02.2012 intitulé « Nicht an allem ist Frau Merkel schuld /non Madame Merkel n’est pas coupable pour tout», dont je reprends les dernières phrases ici, car je partage les sentiments de Martin Graf exprimés dans ses Zungenknoten, je vais même au-delà.
« J’en veux particulièrement à Manuel Valls de faire le malin à Munich, in dem er eiskalt mitteilte que la France n’acceptera que 30.000 réfugiés. Er ist einfach unverschämt. Seine Familie flüchtete vor Franco. Vater Katalane, Mutter italienische Schweizerin. Er selbst wurde erst im Alter von 20 Jahren Franzose. Seine Sturheit hat etwas avec le Bekehrungseifer des disciples de la dernière heure zu tun. Valls liebt Frankreich so sehr, dass er es für sich behalten will. » (Graff, Martin 2016)
Je suis assez d’accord avec ces Zungenkonten du 20.02.2016, car le discours de Manuel Valls à Munich fut une douche froide pour Madame Merkel, une véritable gifle à la figure de Madame Merkel. Comme je l’ai déjà écrit dans la Blognotice du 06.09.2015[2] il faut trouver une solution européenne pour le drame des refugiées syriens.
En dehors de toute considération humanitaire, – pour des raisons de simple « realpolitik », de géopolitique, – il faut absolument trouver une solution pour que la Jordanie et surtout le Liban ne coule pas sous les flots des refugié/es syrien/ne/s. Un Liban qui serait englouti par le maelström de la guerre civile en Syrie serait une catastrophe de plus pour le proche orient, – mais aurait aussi des conséquences dramatiques pour la France. Les conséquences d’une contamination par la guerre civile en Syrie d’un état déjà tellement fragilisé que le Liban ne semble pas encore être entré entièrement dans le diagnostic géopolitique parisienne.
L’Allemagne, ne pourra pas accueillir tous les refugiés syriens,- c’est impossible. Il faut une solution européenne[3],- et si cette solution européenne n’est pas praticable, vu toutes les oppositions des Etats membres l’Union européenne se situant à l’est de l’Allemagne, il faut au moins trouver une solution franco-allemande ! La France a les capacités de prendre en charge plus que 30.000 réfugiés, la France peut aider l’Allemagne à gérer la crise de réfugiés, elle a largement les moyens d’épauler un peu l’Allemagne, c’est juste la volonté politique en France qui manque un peu.