« Elle s’appelait Ruqia » – her name was Ruqia. That’s the beginning of a very notable commemorative address for Ruqia Hassan Mohammed, written by the French journalist Alain Frachon and published in the print edition of Le Monde of Friday the 5 February 2016. Ruqia Hassan was a citizen journalist who wrote under the nom de plume of Nissan Ibrahim about here daily life in Raqqa, which is currently ruled by the jihadists of the Islamic state. She was murdered[1] by Isis because she had the courage to witness daily live in Raqqa under the rule of jihadists[2] (the online version of the Alain Frachon text begins “Elle s’appelait Ruqia et racontait son quotidien sous la botte des djihadistes” Her name was Ruqia and she told us her daily live under the rule of the jihadists).
It’s dangerous to tell the truth about daily live in Syria ….. in regions ruled by Bashar al-Assadcitizen journalists (as many other people) face torture and death – in regions ruled by jihadist’s it’s the same – citizen journalists (as many other people) face torture and death. The current geography of Syria is a map painted with the blood of innocent citizens, – a landscape of torture, murder, manslaughter …. a geography of beheading, crucifying, …. a desert of desperation, hunger and solitude.
When reading the memoir text of Alain Frachon I thought, – that the Le Monde should have had translated the text in English, – as they have done it in very rare occasions, as for example the report “Chemical warfare in Syria” in June 2013. So perhaps more people would know more about the tragic live of Ruqia, but also more people would know what the courageous citizen journalists of “Rakka is Being Silently Slaughtered” do – and for what they risk their live every day.
For copyright reasons it’s impossible to translate the full text of Alain Frachon report – but I think the last sentence of the memoir is worth to be completely translated “Peut-être y aura-t-il un jour une plaque, quelque part dans Rakka libérée, à la mémoire d’une jeune femme qui a défié les petites frappes de l’EI et qui portera ce nom : Ruqia Hassan Mohammed./ Perhaps one day, somewhere in Raqqa liberated, there will be a commemorative plaque, in honor of a young woman who challenged IS, – Ruqia Hassan Mohammed (free translation C.Neff).
P.S.: Instead of posting of photo of Ruqia (you can find photos of her in the two articles of the Guardian I mentioned in the footnotes (1,2)) I preferred to post the picture of a blooming almond tree, which I photographed today in the vineyards of the Unterhardt between Freinsheim and Herxheim am Berg. The almond tree is in almost the whole Mediterranean world a symbol for the beginning of springtime.
Source:
Frachon, Alain (2016) : Elle s’appelait Ruqia et racontait son quotidien sous la botte des djihadistes. In Le Monde, Vendredi 5 Fevrier 2016, p. 19 (for le Monde subscribers download here).
J’aurais bien aimé voir « Profession socialiste » film de Henry Marquis et Jean-Baptiste Predali, dont j’ai retrouvé les traces durant mes lectures du week-end du Monde dans une critique du film par Antoine Flandrin intitulé « Le PS désavoué par ses électeurs ». Dans cette critique je retrouve le post de blog de Michèle Delaunay « Le tunnel, ou comment faire carrière sans mettre un pied dans la vraie vie», post de blog que j’avais mis à la une de mon compte Google + le 14.09.2014. Mais malheureusement, depuis l’Allemagne il m’est impossible de visionner ce film – sur l’écran s’affiche le titre « pour des raisons de droits concédés à France Télévision, cette vidéo n’est pas disponible depuis votre position géographique ». Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive. Je ne suis pas un grand fan de la télévision, – les rares émissions que je regarde régulièrement hors les infos sont Thalassa[1], la Grande librairie …. Peut être ici ou là une émission scientifique ou historique, – je préfère largement la lecture à la télé. Parfois il m’arrive de louper une émission de Thalassa, et mes essais de revoir une émission se heurtent toujours à cette phrase que je retrouve sur francetv pluzz « pour des raisons de droits concédés à France Télévision, cette vidéo n’est pas disponible depuis votre position géographique ». Mêmes les bandes d’annonces de Thalassa sont depuis quelques temps invisibles depuis le Web en Allemagne.
Comme je n’ai pas vu le film « Profession socialiste » je ne peux pas écrire de commentaire sur le film, – mais la situation qui était décrite dans le post de blog « Le tunnel, ou comment faire carrière sans mettre un pied dans la vraie vie » existe aussi en Allemagne, – peut être un peu moins qu’en France, mais cela existe aussi, – et le phénomène ne se limite pas aux partis de gauche. Dernier exemple est le jeune Mdb Johannes Steiniger de la CDU, qui n’a même pas fini sa formation de professeur de Lycée (Studienrat) il lui manque le « zweite Staatsexamen ». C’est vraiment le cas d’école que Michèle Delaunay décrit dans blog, un député qui n’a aucune expérience professionnelle, qui n’a même pas fini sa « Berufsausbildung (formation professionnelle) », car en Allemagne la Berufsausbildung pour devenir professeur de Lycée est seulement terminée avec le zweite Staatsexamen. Naturellement des cas semblables se trouvent aussi dans les autres partis présents au Bundestag, – par exemple le député SPD Michael Hartmann, – qui n’a jamais fini ses études – et qui n’a jamais travaillé hors de la planète SPD, il est depuis 2002 député (MDB) au Bundestag. Si un parti politique, que ce soit en Allemagne ou en France, est trop dominé par des élus loin de la vie réelle, des élus sans vraie expérience professionnelle hors du monde politique, la chance est grande qu’ un jour ce parti découvre avec stupéfaction que ses électeurs s’éloignent de plus en plus !
Concernant la phrase « pour des raisons de droits concédés à France Télévision, cette vidéo n’est pas disponible depuis votre position géographique »[2] j’aimerais bien que les élus, membres de l’Assemblée nationale – je pense particulièrement aux Députés représentant les Français établis hors de France, s’occupent du problème, car je pense que ce problème concerne certainement une très grande partie d’expats français désirant voir ou revoir une émission de télévision dont France Télévision détient les droits !
Comme l’année dernière je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages, – présentant les billets les plus lus de paysages durant l’année 2015.
L’article le plus consulté en 2015 fut l’article «Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate» (15,16% des consultations sur paysages en 2015), article écrit en février 2012 et décrivant les conséquences d’un hiver exceptionnel sur le pays leucatois. D’ailleurs ce billet fut aussi le billet le plus consulté en 2014.
En cinquième position on trouve le premier article écrit en allemand « Das Biafrakind (l’enfant de Biafra) » (1,36 % des consultations sur paysages en 2015) – article que j’avais écrit en janvier 2010 en souvenir de la capitulation de la république du Biafra – et aussi pour rappeler ce que signifia dans l’Allemagne des années 1970 le mot « Biafrakind » – un mot depuis tombé un peu en oubli en Allemagne.
Concernant cette série d’attaques terroristes du Novembre 2015 à Paris je renvoie au « mémorial du « Monde » aux victimes des attentats du 13 novembre» cela me semble être un souvenir touchant de la « génération Bataclan », – et comme l’écrivent Sylvie Kauffmann et Aline Leclerc dans l’article « En mémoire du 13 novembre» cette génération Bataclan, « finalement, c’est l’anti-Etat islamique. C’est tout ce que les terroristes ne sont pas, tout ce qu’ils haïssent : la beauté, l’esthétique, la musique, l’art, le plaisir, la science, l’éducation, la diversité, la mixité, la tolérance, la liberté, l’égalité… et la fraternité ».
Revenons au pays leucatois, – je ne sais pas pourquoi les lecteurs de paysages ont une préférence pour les articles traitant au-moins partiellement Leucate et ses paysages (18,81% des visites) – ceci me rappelle le manuscrit de billet « les eclairs de Leningrad sur la plage de Port Leucate » qui attend encore d’être terminé –comme c’est ainsi j’ai décidé de garnir ce billet avec quelques photos prises dans le pays Leucatois. A la une j’ai mis une photo montrant le ponton de Port Leucate un matin de fin aout 2015, – une plage quasiment vide – et quelques petites vagues qui balayent la plage et le ponton. Autre perspective (deuxième photo) – plagistes à Port Leucate, -le Cap vu depuis le ponton de Port Leucate le 27.08.2015. Pour finir une photo prise à la petite gare de Leucate-La Franqui, – une BB 26.000 avec son train de marchandises filant vers l’Espagne. Cette petite gare, je la connais depuis mon âge de gamin. Mes grands-parents m’amenaient la vers la fin des années 1960 pour chercher oncles et tantes arrivant du grand est en train à Leucate mais aussi pour admirer les fameuses 141R du dépôt de Narbonne. Et de nos jours il m’arrive de temps en temps de filer vers cette petite gare de campagne pour prendre quelques photos de trains qui passent[1].
Die Triebwagen der DB Baureihe 628 (628.2/4/5) das waren über Jahrzehnte die Träger des Personenverkehrs auf den Eisenbahnstrecken der Unterhaardt[1]. Die verkehrsroten Triebwägen prägten auf der Pfälzischen Nordbahn und der Eistalbahn quasi schon das Landschaftsbild an der Unterhaardt, aber auch des Eistales (ähnlich wie die „Caravelles“ das Landschaftsbild vieler Eisenbahnstrecken in Frankreich über Jahrzehnte prägten). Bald wird dieses „Landschaftsbild“ Geschichte sein, denn zum Fahrplanwechsel am 13.12.2015 ist geplant, dass die Lint-Triebwägen (Alstom Coradia LINT 41 (9580 0623 001 bis 014) und Alstom
Coradia LINT 54 (9580 0622 021 bis 044)) die Fahrleistungen der 628 übernehmen, vereinzelt werden diese schon heute in einigen Umläufen eingesetzt. Anbei noch ein paar Bilder die ich über die Jahre hinweg mit verschiedenen Kameras von 628 rund um Grünstadt erstellt habe. Eines der Bilder ( Ph.2 628 bei Bockenheim ) hat auch einen gewissen photogeschichtlichen Wert, da das Originaldia von einem Kodachrome C-64 Film stammt.
Abschliessend noch eine kleine Randbemerkung, – leider ist es mir nie gelungen einen roten 628 für meine HO – Modelleisenbahn zu erstehen,- während man die mintgrünen 628 immer mal wieder auf dem „Modellbahnmarkt“ findet – scheint es keine roten 628 mehr zu geben.
Les Autorails de la Baureihe 628 (628.2/4/5) – c’était durant des décennies les porteurs du trafic voyageur sur les lignes de chemins de fer de l’Unterhaardt[2]. Les autorails rouges faisaient quasiment partie des paysages de la Pfälzische Nordbahn et de la Eistalbahn (semblables aux « Caravelles » qui faisaient partie du paysage de nombreuses lignes de chemin de fer en France). Bientôt cette image du paysage va faire partie de l’histoire, – avec le changement d’horaires au 13.12.2015 les Alstom Coradia Lint vont prendre la relève des 628, d’ailleurs les « Lint » ont déjà repris une partie des roulements des 628.
Dans ce petit billet on trouve quelques photos des 628 dans les environs de Grünstadt que j’ai prises avec divers appareils de photos. Une des photos (Ph.2 628 bei Bockenheim ) a d’ailleurs une certaine valeur dans le sens de l’histoire de la photo, – la diapositive originale est issue d’un film Kodachrome C-64. Pour finir encore cette remarque –malheureusement je n’ai jamais réussi à me procurer une 628 rouge pour ma collection de trains miniatures HO – on trouve parfois encore des 628 vert menthe mais les 628 semblent avoir disparu du marché des trains miniatures.
[1] Nicht nur an der Unterhaardt, sondern auch in großen Teilen der Pfalz und Kurpfalz waren und sind die 628 unterwegs. Im Blogbeitrag „Blogpaysages – 100.000 lecteurs“ aus dem Jahre 2013 befindet sich beispielsweise ein Photo auf dem man einen 628 mit einem TGV im Mannheimer HBF sehen kann.
[2] Pas seulement dans la Unterhaardt, mais les 628 on les trouvait aussi dans une grande partie de la Pfalz et de la Kurpfalz. Dans le billet « Blogpaysages – 100.000 lecteurs » on trouve par example une photo reunissant un 628 avec un TGV.
Le matin du samedi 14.11.2015 j’ai pris ma petite Peugeot blanche pour enfin me rendre à la Bibliothèque française de Spire. Il y a quelques années, au tout début de mon aventure comme bloggeur sur le monde.fr[1], j’ai reçu un email d’ Agnès Wittner la fondatrice de cette bibliothèque[2] et quelques années plus tard je suis devenu membre de l’association Französische Bibliothek Speyer e. V. sans avoir jamais mis les pieds dans ladite bibliothèque. Mais l’idée courageuse de vouloir créer un espace francophone dans une Allemagne où le français se voit de plus en plus rétrogradé comme langue étrangère – et en plus une bibliothèque où le livre et la lecture se livrent aussi une bataille de retraite – cette idée m’avait beaucoup séduit. Depuis un moment la Bibliothèque ouvre ses portes les samedis, – et début novembre je me suis dit qu’il faudrait bien un jour visiter la Bibliothèque française à Speyer – en plus mon épouse aimerait bien que j’achète un peu moins de livres : la place pour ranger les livres manque de plus en plus, j’avais donc décidé au milieu de la semaine de me rendre à Speyer le samedi 14.11.2015 pour enfin visiter cette bibliothèque.
Mais le matin du Samedi 14.11.2015, le lendemain de l’attaque terroriste de la soirée du vendredi 13 novembre 2015 – véritable déclaration de guerre L’État islamique à la France et au monde libre – j’avais passé une bonne partie de la nuit à écouter France Info et à suivre les évènements tragiques à Paris – j’avais simplement éprouvé le besoin de me plonger dans un monde francophone, – d’échanger quelques mots en français, cette langue française qui fut pour moi à la différence de ma fratrie langue maternelle. Concernant l’attaque terroriste du 13.11.2015 je n’ai pas été trop surpris – je m’attendais même à voir surgir une telle attaque en France, à Paris. En fait il y a maintenant plus de 22 ans, je préparais mes épreuves finales universitaires et un des thèmes que je préparais était l’épreuve « der islamische Fundamentalismus als Bedrohung für die westlichen Demokratien (le fondamentalisme islamique comme menace pour les démocraties occidentales) chez le Professeur Wildenmann[3] . Depuis j’ai lu d’une part par nécessité professionnelle, mais aussi par intérêt personnel[4] car je considère tous les intégrismes religieux comme menace pour les démocraties – une grande partie de la littérature scientifique traitant le sujet du fondamentalisme islamique. Concernant l’Etat islamique – je pense qu’outre qu’il est une menace pour nos démocraties occidentales, une menace d’ailleurs trop longtemps sous-estimée , l’Etat islamique[5] veut tout simplement faire anéantir la liberté. Dans ce contexte, il faut malheureusement s’attendre à des nouvelles attaques djihadistes de l’Etat islamique sur le sol français, à Paris, – car la France et la ville de Paris sont dans un certain sens considérées dans une très grande partie du monde comme les symboles de la liberté. Mais même si je n’étais pas surpris par l’attaque terroriste qu’a dû subir la France durant la soirée du 13.11.2015, j’en fus profondément ému et bouleversé.
En arrivant à la bibliothèque française de Spire, je fus donc très heureux de pouvoir me plonger dans un milieu francophone, – de retrouver ces livres que me sont si chers – et naturellement de parler français avec les deux dames de l’association Französische Bibliothek Speyer e. V. qui tenaient la permanence du samedi matin. De voir « Une rage d’enfant » – l’autobiographie de André Glucksmann dans l’étagère des livres à la une – ce livre que j’avais lu il y a quelque temps, qui est aussi une hymne pour la liberté , m’a en plus réchauffé un peu le cœur. Et dans un coin de fenêtre, quelle coïncidence je découvris l’album « Paris – vue du ciel ».
En partant, – de retour dans ma 208 blanche, je me disais qu’Agnès Wittner et son équipe devraient peut-être essayer d’ouvrir un deuxième samedi et peut être aussi combiner cela avec une sorte de « salon de thé francophone » – un lieu d’échange libre des francophones de la Metropol region Rhein – Neckar. Pas un conversationszirkel a l’allemande, durant mes études j’avais fréquenté deux ou trois fois de tels « conversationszirkel » français et italien à Mannheim et j’ai trouvé cela assez lourd et même pénible. Donc plutôt un « salon de thé francophone libre » où les francophones de Metropol region Rhein-Neckar peuvent s’échanger librement.
En roulant sur l’Autoroute envers le Haardtrand, j’ai aussi pensé qu’ une bibliothèque, c’est aussi un signe fort de la liberté – car les obscurantistes (et cela depuis fort longtemps) – avant de s’attaquer directement aux hommes, brûlaient les livres – d’ailleurs en Allemagne il n’y a pas si longtemps qu’on brûlait des livres – et de nos jours c’est à Mossoul et à Racca qu’on brûle des livres et qu’ on assassine la liberté.
Si j’avais visité la bibliothèque française de Spire un autre jour, j’aurais certainement écrit un autre billet, vu les évènements dramatiques du 13.11.2015/14.11.2015 – j’ai simplement noté ce que je pensais durant cette petite visite. Mais en dehors de ces circonstance dramatiques des attentats de Paris du 13.11.2015,- j’aimerais aussi faire passer le message qu’Agnès Wittner et son équipe font un travail admirable pour la langue et la littérature françaises et pour la francophonie. Au moins en ce qui concerne l’Allemagne du Sud-Ouest (Südwestdeutschland) à ma connaissance il n’existe pas de bibliothèque française semblable. Dans ce contexte ce lieu de la francophonie et du livre me semble être déjà remarquable !
Christophe Neff, écrit le Dimanche 15.11.2015 à Grünstadt, publié le 16.11.2015
Dans mon dernier billet, consacré au processus de démocratisation en Tunisie, j’ai accentué le fait que la Tunisie se trouvait (et se trouve) dans une situation socio-économique délicate et que la Tunisie avait besoin de notre aide. J’ai aussi parlé de mesures symboliques ….. et dans ce sens le dévoilement des quatre finalistes pour le Goncourt 2015[1]au Musée du Bardo à Tunis le mardi 27 octobre 2015 fut certainement un symbole fort de la part de l’Académie Goncourt – un symbole fort que je salue avec ce petit billet de blog!
Je ne vais pas m’aventurer à donner un pronostic pour le Goncourt 2015 comme je le fais assez régulièrement pour le Nobel de littérature (dernièrement ici dans Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2015) mais j’aimerais simplement rappeler que la révolution tunisienne de l’hiver 2010-11 fut aussi une révolution francophone. Le slogan « Ben Ali dégage » faisait le tour du Monde, via Internet, Facebook, les images de la jeunesse tunisiennes se révoltant face à un dictateur qui n’hésitait pas à tirer sur son propre peuple, sa propre jeunesse. Tout cela débuta le 17 décembre 2010 avec les évènements de Sidi Bouzid, – il y a maintenant presque cinq ans. Pour relire, revivre un peu l’ambiance de cet hiver2010/11 en Tunisie je pense que la lecture de deux livre de récit-(photos) – témoignages peut un peu nous rappeler l’ambiance de cet hiver 2010/11 en Tunisie – je pense d’une part au livre édité par Viviane Bettaïeb « Dégage- la révolution tunisienne – livre témoignages 17 décembre 2010 – 14 janvier 2011 » et d’une autre part à « Dégage !
–une révolution » édité par Lionel Besnier & Narges Temimi avec des textes de Collette Fellous, Abdelwahab Meddeb et de Georges Wolinski. Au-delà des souvenirs de l’hiver révolutionnaire 2010-11 en Tunisie, – le livre « Dégage ! –une révolution » – comporte aussi un chapitre de souvenirs de jeunesse de Georges Wolinski intitulé « les Tunisiens sont « sagés » » qui débute avec les mots « La Tunisie est le pays où je suis né en 1934, à l’époque du protectorat. Le pays de mon enfance. Le pays de mes souvenirs. Je me souviens des immenses charrettes, tirées par des chevaux, qui, le matin, livraient des gros blocs de glace que ma nonna (ma grand-mère) enfouissait dans des glacières vétustes. Je me souviens du marchand de beignets. Je me souviens … « et finit avec ces mots » La révolution tunisienne m’réjoui… Maintenant, j’attends de voir ce qu’ils vont faire de leur liberté [2]». Georges Wolinski n’a pas pu voir la suite des évènements de la phase de démocratisation en 2015, l’annonce de L’attribution du prix Nobel de la paix 2015 au Quartet du dialogue national tunisien, il a été assassiné lors de l’attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015.
Signalons aussi la parution récente d’une petite « Histoire de la Tunisie depuis l’indépendance » de Larbi Chuikha et Eric Gobe –qui comporte un chapitre sur la Tunisie post – Ben Ali méritant la lecture.
Ces trois livres devraient se trouver dans toutes bibliothèque francophone importante, – car la Tunisie est aussi un pays francophone ! Le dévoilement des quatre finalistes pour le Goncourt 2015 a eu déjà le mérite de nous rappeler que la Tunisie est aussi un pays francophone !
Livres cités :
Besnier, Lionel ; Temimi, Narges (ED)(2012) : Dégage ! une révolution. Photographies de Akram Belaid, Amine Boussofara, Saif Chaabane, Mohamed Heithem Chebbi, Zeineb Henchiri, Yassine Meddeb Hamrouni,Hanène Saidi, Adib Samoud et Rim Temimi.Textes de Colette Fellous, Abdelwahab Meddeb et Georges Wolinski. Paris (Libella/Éditions du Phebus), ISBN 978-2-7529-0671-7
Bettaïeb, Viviane (2011): Dégage : la révolution tunisienne, 17 décembre 2010 – 14 janvier 2011. Tunis, Éditions du Patrimoine ISBN 978-9973-22-277-0, Paris Editions du Layeur, ISBN 978-2-915118-98-8
Choikha, Larbie ; Gobe, Eric (2015) : Histoire de la Tunisie depuis l’independance. Paris (Editions de la Decouverte), ISBN 978-2-7071-7816-9
Christophe Neff, le 02.11.2015
[1] Les quatre finalistes pour le Goncourt 2015 dévoilés le mardi 27.10.2015 à Tunis sont : Nathalie Azoulai pour Titus n’aimait pas Bérénice (P.O.L) ; Mathias Enard pour Boussole (Actes Sud) ; Hédi Kaddour pour Les Prépondérants (Gallimard) ; Tobie Nathan pour Ce pays qui te ressemble (Stock).
[2] Georges Wolinski (2012) « Les Tunisiens sont « sages » » dans Besnier, Lionel ; Temimi, Narges (ED)(2012) : Dégage ! une révolution. P. 164-165
Au niveau symbolique – on pourrait inciter les députes de l’Assemblée nationale, les députés francophones du Parlement européen, les députés francophones du Bundestag à passer un week-end, une petite semaine de vacances en Tunisie. Pour redémarrer, l’économie tunisienne aura besoin d’un secteur touristique fort – et des touristes européens qui visitent la Tunisie.
Au niveau personnel j’avais songé à y passer un week-end prolongé de vacances durant cet automne, – mais malheureusement pour des raisons personnelles ce voyage ne s’est pas fait. Dommage que ce voyage n’a pas pu se faire, – j’avais déjà acheté le petit futé Tunisie 2015-16 – envisagé de prendre un hôtel à la Marsa,- pensé à revenir à la libraire mille feuilles en face de la gare TGM[4] de la Marsa plage comme je le faisais si souvent pendant mes années tunisiennes, voir des amis tunisiens dans les environs de Tunis, à Bizerte ….
Au niveau personnel, ne cesser de venir en Tunisie, – c’est peut -être une des rares choses que le citoyen lambda européen, qu’il soit français, allemand, italien etc. – puisse faire pour encourager le processus démocratique en Tunisie.
Pour finir ce petit billet sur l’attribution du prix Nobel de la paix 2015 au Quartet du dialogue national– oui je pense que cette attribution est une reconnaissance pour les efforts que la société tunisienne a engagés – et c’est un encouragement pour le difficile chemin que la Tunisie a encore devant elle.
Christophe Neff, billet écrit et publié à Grünstadt le 18 et 19.10.2015
P.S. : En écrivant ce petit billet très personnel sur l’attribution du prix Nobel de la paix 2015 au Quartet du dialogue national j’avais aussi une pensée pour Liu Xiaobo, prix Nobel de la paix en 2010, qui croupit quelque part dans une prison chinoise, – quel peu oublié par l’opinion publique internationale.
Mercredi 14 Octobre 2015 6 heures 45 du matin – et la neige arriva à Grünstadt avec des grands flocons blancs. Avec une température avoisinant les deux dégrées, la neige tombée sur la ville de Grünstadt avait tendance à fondre assez vite, – mais les vignobles du Grünstadter Berg étaient pour quelques temps couvert d’un léger duvet blanc. Mais pas seulement à Grünstadt on découvrait ce matin, les premiers chutes de neige de l’hiver 2015-16, – une grande partie des « Mittelgebirge » se réveillait avec un temps d’hiver – le SPON nous présentait la nouvelle sous le titre « Erster Schnee: Da isser! (Premiers chutes de neiges : elles viennent d’arriver) ». En plaine la couverture de neiges a fondu durant la journée, mais sur les hauteurs de la Forêt Noire ce temps hivernal avec gel et chutes de neiges devrait au moins perdurer jusqu’au week-end prochain.
As I wrote it last year, if I would have to choose under these 8 writers, – I would choose Svetlana Alexievich, – in some hours we will know the happy winner of Nobel Prize in Literature 2015, and how precise the paysages forecast for the Nobel Prize in Literature 2015 has really been ….
Christophe Neff, le 07.10.2015
P.S.(08.10.2015 14:01): The Nobel Prize in Literature 2015 was awarded to Svetlana Alexievich.