Comme beaucoup de „Schramberger“ expatriés je reviens de temps en temps pour la Fasnet à Schramberg. La Fasnet de Schramberg est un événement qui laisse revenir les Expat de Schramberg à Schramberg. Pour ma part c’était le Hanselsprung le dimanche après midi (Fasnetsonntag) et la fameuse da Bach na Fahrt le lundi des Roses. Pour les lecteurs désirant savoir plus sur la Schramberger Fasnet et lisant l’allemand je peux conseiller la lecture du livre « Narri, Narro und so » récemment sorti. Et même pour les lecteurs sans connaissance approfondie de l’allemand le livre mérite d’être feuilleté à cause de ces belles photos.
Wie so viele « expatriierte » Schramberger komme ich von Zeit zu Zeit zur Fasnet nach Schramberg zurück. Die Fasnet ist ein Ereignis welches viele expatriierte Schramberger von Zeit zu Zeit nach Schramberg zurückkommen lässt. Was mich betrifft, so waren es der Besuch des Hanselsprung am Fasnetssonntag und die da Bach na Fahrt am Rosenmontag, welche mich nach Schramberg „gezogen“ haben. Für Leser die sich etwas tiefer mit der Schramberger Fasnet befassen wollen, kann ich die Lektüre des kürzlich herausgegeben Buch „Narri, Narro und so“ empfehlen. In meinen französischen Text (s.O.) habe ich meinen francophonen Lesern das Buch auch wg. dem außergewöhnlichen Bildmaterial empfohlen.
Link, Helmut ; Link, Stefan ; Narrenzunft Schramberg E.V. (Ed) (2010) : Narri, Narro und so … 100 Jahre Narrenzunft Schramberg, 75 Jahre Da-Bach-Na-Fahrt. Schramberg, Straub Druck + Medien AG, ISBN 978-3-00-032970-8
Pendant que la neige couvre une bonne partie de l‘ Europe, semant souvent le chaos , – surtout en Allemagne où il y a eu des scènes tumultueuses à l’aéroport de Francfort – mes craintes formulées dans mon dernier billet concernant la situation en Cote d‘ Ivoire sont malheureusement en train de devenir une triste réalité. Mais ici en Europe c’est surtout la neige qui semble nous couper le souffle. Aéroports partiellement bloques, Autoroutes fermées pour cause de camions bloquant la chaussée – et en Allemagne même les chemins de Fer ont de grandes difficultés à maintenir le trafic. On pourrait croire que nous avions perdu tout simplement l’habitude d’un hiver normal comme les hivers de mon enfance en Forêt Noire. A en croire les commentaires de presse (en Allemagne et en France) on pourrait croire que nous sommes en face d’un véritable «Jahrhundertwinter – Hiver du siècle» – mais cela montre à quel point la mémoire collective est d’assez courte durée. Le dernier hiver assez long et relativement rude pour l’Allemagne ne date pas d’une vingtaine d’années – mais ce fut tout simplement le dernier hiver – l’hiver 2009-2010 – j’avais même écrit un petit billet sur cet hiver – l’Allemagne fatiguée de son hiver . Quelques mois d’été passent et tout est oublié. En ce qui concerne les Autoroutes bloquées par de longues files de camions, nos sociétés payent le prix du choix d’une société « tout camion » – et en ce qui concerne les difficultés des trains de la DB-Ag je me demande pourquoi les trains de mon enfance durant les hivers souvent plus rudes que ce que vivions en ce moment circulaient sans grands problèmes. Mais pendant cette période là- les aiguilles étaient encore chauffées pendant les hivers et il y avait aussi assez de personnel et de chasse-neiges à socs et rotatives pour faire circuler les trains pendant les périodes de fortes chutes de neige. Naturellement dans une société « 100% camion » on n‘ a naturellement plus besoin de telles précautions. Mais quand la neige arrive on paie l’addition. En moyenne Europe un hiver avec de la neige est tout à fait normal et n’a rien d’anodin.
Et tout cela va surement empirer avec les « Super Camions » – les fameux Jumbolaster ou Gigalaster– qui seront testés à partir de l’année prochaine en Allemagne. Il n’y a pas seulement de la neige en Europe en ce moment. Le blog paysages a subit un véritable assaut de visites grâce à l’article « De la neige entre Jendouba, Aïn Draham et Tabarka ». En observant ce rush vers ce billet – je me suis dit – il neige sûrement en Kroumirie en ce moment. Eh bien, oui, c‘ est ainsi – j‘ ai trouvé une dépêche de Agence Tunis Afrique Presse datée du 16.12.2010 « Jendouba sous la neige » – où on lis – je cite « JENDOUBA, 16 déc. 2010 (TAP) – La quantité de neige tombée, au cours des dernières 24 heures, sur les hauteurs de Ghardimaou, Balta Bouaouan et Fernana dans le gouvernorat de Jendouba est de 15 à 20 cm. » 20 cm c‘ est un peu plus qu’à Grünstadt en ce moment.
Les neiges tombent et sous leur blanc manteau le paysage devient silencieux. Très silencieux même sur certains événement – nous apprenons tant sur les révélations de wikileaks – mais quel silence sur l’éviction de Éric Fottorino du directoire du Monde. Ici et là quelques révélations ou réactions – mais jusqu’à présent je n’ai pas reçu une explication cohérente de l’événement. Les abonnés du Monde, les lecteurs du Monde, tous les lecteurs du Monde, ont le droit de savoir – de recevoir une explication cohérente pour comprendre ce qu’il se passe au sein de leurs journal. Je ne juge pas ,mais on aimerait tout simplement comprendre. Actuellement on a plutôt le sentiment que ce changement à la tète du Monde se perd sous le neiges hivernales.
A titre personnel j‘ appréciais les éditos de Fottorino – dernièrement L’amour de soi et la haine des autres – c‘ était je crois son dernier éditos avant la révocation datant du mercredi 15.12.2010. En plus, j‘ ai beaucoup aimé son avant dernier livre «L’Homme qui m’aimait tout bas » qui nous parle, comme je le fais ici dans cette petite notice sur les paysages tunisiens, parfois sur les paysages de Tunisie- et quelle coïncidence le 15.12.2010 le jour de la révocation de Éric Fottorino le blog «Enfin livre » – blog littéraire de Nicole Volle nous présente une très belle et chaleureuse critique du livre « L’Homme qui m’aimait tout bas » dont je cite la phrase concernant les paysages tunisiens « De sa Tunisie natale, il avait gardé le teint mat et l’amour du soleil, une certaine nostalgie aussi. ».
Et comme je parlais de voyage dans mon dernier billet – un voyage que j’aimerais bien faire – et cela en dehors de toute considérations professionnelle , c’est de revoir cette magnifique forêt de Kroumirie, de Chêne Zeen, de Chêne liège – et visiter le parc national de El Feija – parc national que je n’ai pas encore eu l’occasion de visiter. Par manque de photo de la Kroumirie couvert de manteau neigeux j’ai présenté comme photo d’introduction notre Chamaerops humilis – le doum de Grünstadt – couvert de neige. Pour les petits palmiers de chine (Trachycarpus fortunei) je ne crains pas trop – mais lui, le palmier nain – un vrai palmier méditerranéen, va-t-il survivre à cet hiver ? Dans les anciens textes phytosociologiques on nous présentait le palmier nain comme l’espèce thermomediterranéenne typique ne supportant guerre les fortes gelées, mais de nos jours la littérature horticole nous donne d’autres données. Albano écrit dans son livre sur la culture des palmiers «D’une façon générale, les premiers dégâts sur le feuilles sont observés entre – 9 C. et – 12 C, mais certaines plantes sont capables de supporter des gels brefs de – 15. (Albano 2002, 132) ». Dans « Winterharte Palmen », la véritable bible pour les amoureux de palmier de pleine terre en Moyenne Europe de Stähler & Spanner on trouve – 10 à – 13 C. (Stähler & Spanner 2007 155). Jusqu’àprésent le thermomètre ici à Grünstadt et la Unterhaardt n‘ est pas encore descendu en dessous de – 10.
Albano, P.-O. (2002) : La connaissance des palmiers. Culture et utilisation. Les principales espèces utiles et ornementales pour jardins tempérés et tropicaux. Aix – en- Provence, EDISUD, ISBN 2-85744-0303-5
Fottorino, Éric (2009) : L‘ Homme qui m‘ aimait tout bas. Paris, Gallimard, ISBN 978-2-07-012463-3
Stähler, M, Spanner, T.W. (2007) : Winterharte Palmen. In Mitteleuropa erfolgreich auspflanzen, pflegen und überwintern. Medemia Verlag Berlin, ISBN 978-3-940033-01-7
Même si l’émission est passée sur l’écran il y a maintenant déjà plus d’une semaine je consacre quelques mots à ce beau reportage de Emilio Pacull sur la Carretera Austral. Par mes obligations professionnelles je suis obligé de voyager beaucoup, et je serais prêt à travailler dans la plupart des pays, sauf dans les pays où je juge que le régime politique est vraiment inadmissible du point de vue de leur « gestion des droits de l’homme » comme par exemple actuellement l’Iran ou la Corée du Nord – et naturellement les pays qui sont simplement trop dangereux comme en ce moment la Somalie etc. Donc voyage professionnel pour ce que le « Dienstherr » ou le « Drittmittelprojektgeber » finance. Pour mes voyages privés je n’ai pas beaucoup de destinations de rêve. J’aime l’Allemagne, la France, la Suisse & Mitteleuropa – le monde méditerranéen – le mare nostrum – der altweltliche Mittelmeerraum dans le sens large incluant aussi le Portugal et les iles macaronésiennes mais en dehors de cela je n’ai pas beaucoup de destinations de rêve. Peut être que j‘ aimerais refaire le voyage que j’ai fait comme étudiant à travers la Cote d‘ Ivoire en hiver-printemps 1990 – mais j‘ aimerais refaire ce voyage à travers ces magnifiques paysages de forêts et de savannes dans un pays démocratique et libre où les vieux démons de l‘ Afrique ne seraient qu‘ un malheureux souvenir lointain. Vu les actuels événements à Abidjan, – l’auto proclamation de Laurent Gbagbo comme président de la République de la Côte d‘ Ivoire – je crains vraiment le pire pour ce pays que j’ai connu étant la perle de Afrique de l’Ouest.
Un des voyage de j’aimerais bien faire en dehors de toute obligation professionnelle – c’est la Carretera austral – la route australe qui traverse la Patagonie chilienne du Nord au Sud. Naturellement je sais que la route australe a été un des projets phare du gouvernement de Pinochet. J’ai grandi dans un environnement de vieille tradition de gauche et dans notre demeure famille du Lärchenweg à Schramberg figurait en bonne place dans le salon un tableau de Uwe Rettkowski en mémoire de Salvadore Allende. Le 11. Septembre 1973, j’avais juste 9 ans, m’avait terriblement marqué. Cela m’avait tellement marqué que 14 ans plus tard pendant mes études de géographie à Mannheim je me suis inscrit dans un séminaire de Ludwig Spielmann sur le putsch de Pinochet et les années Pinochet. Je me suis même mis à apprendre l’espagnol pour pouvoir lire les analyses et textes en version originale, car je voulais comprendre pourquoi le héros de mon enfance fut la victime d’un terrible putsch. Mais les plans de la route australe ne date pas des années Pinochet, – l’idée d’une route reliant le Sud du Chili a été déjà débattue durant les années 1950 à ce que je sache. Mais c’est le gouvernement de Pinochet qui réalisa enfin l’idée. Cela rappelle un peu les Reichsautobahnen qui furent déjà projetées et même partiellement construites durant la République de Weimar en Allemagne, mais qui fut un des grands succès de la Propagande du 1000 jährige Reich.
Cette route australe, la nationale 7 chilienne qui traverse la Patagonie chilienne sur près de 1000 km est au centre du reportage d‘Emilio Pacull de 37 minutes montré dans l’émission du 26.11.2010 de Thalassa. Cette route, d‘ après ma géographie imaginaire qui se forge sur lectures et reportage & documentations de films, doit traverse un des plus magnifiques paysages du monde. Forêts, fjords, glaciers et volcans longeant les milles kilomètres de cette route à travers la Patagonie chilienne. Mais si on suit le reportage cette route qui amena progrès et civilisation dans cette partie de la Patagonie devient de plus en plus une menace pour ce formidable paysage (barrages hydroélectriques, prolifération des fermes d‘ élevage en mer, réchauffement climatique, changements globaux). Donc il faudrait plutôt faire vite pour réaliser mon rêve de traverser la Patagonie chilienne en empruntant la N.7, la ruta siete. Pas seulement la Patagonie chilienne, – mais en fait toute la Patagonie, – qu’elle soit Chilienne ou Argentine. Donc pour conclure – ce reportage d’Emilio Pacull fut vraiment un des rares bijoux de la télévision publique. Un reportage qui renforçait mon désir de partir un jour en Patagonie pour découvrir ce paysage mystérieux.
« Une des images les plus impressionnantes des Andes est la formidable ossature granitique du mont Fitz-Roy, en Argentine, semblable à une baleine qui sillonnerait le ciel, son dos ocre et neigeux émergeant des nuages. Les rayons des nuages dorent ses sommets, mais sur une des pentes les plus basses de la montagne, la nuit est tombée. Sa charge dramatique et son sens, cependant, ne viennent pas de l’écrasante puissance de ce monde naturel, mais, par comparaison, de la fragilité et de l’insignifiance de l’être humain, cet invisible habitant d’un minuscule hameau surgissant, comme à la dérobée, au pied de la cordillère cyclopienne, sous la forme d’une trainée de maisons presque indiscernables, qu’on prendrait pour des flocons de neige tombés de la haut. Ce contraste est d’un grand effet plastique ; mais il souligne aussi quel esprit indomptable, quelle volonté de fer et quel héroïsme silencieux il a fallu aux êtres humains pour prendre racines dans les Andes. Et combien la vie, dans certaines régions andines, malgré les progrès de la modernité, demeure un combat quotidien. » (Vargas Llosa, Mario (2005) : Dictionnaire amoureux de l’Amérique latine, Chapitre Andes, p. 40)
La route australe – progrès de la modernité – ou menace pour ces magnifiques et fragiles paysages de la Patagonie ? Je n’ai pas de réponse !
Je ferme les yeux, – et je vois l’ossature de la baleine de Mario Vargas Llosa surgissant des nuages à l’horizon formant un étrange paysage de neige et de roches, comme une montagne magique.
Sources :
Vargas Llosa, Mario (2005) : Dictionnaire amoureux de l‘ Amerique latine. Paris (Plon), ISBN 978-2-259-202258-9.
Durant la saison d’été (2010) il y a trois journées de marché à Leucate Village. Les dimanche, mardi et vendredi matin durant l’été sous la statue de Françoise de Cezelly et dans la rue de l‘ église nous trouvons un marché méditerranéen bien animé et bien fréquenté. Quel contraste avec l’image décrite dans Vendredi, journée de marché à Leucate (16.10.2009). Je ne sais pas comment on définit la saison d’été à Leucate – (15.7 – 30.8 ? ) – mais pendant cette période estivale le marché de Leucate mérite certainement la visite.
On y trouve les produits du terroir, produits bios, fromages et charcuteries locales et régionales. Les cafés sur la place de la république ont leurs terrasses ouvertes, la petite place de marché sous le regard de Françoise de Cezelly est pleine de vie. La libraire Adamus pleine à craquer. Dans cette librairie pleine à craquer j’ai aussi par hasard trouvé le premier volume 1. Karl de la trilogie de BD de Arroyo–Hiron« le paquebot des sables ». Notons en passant que l’article Le Paquebot des sables (bande dessinée) de wikipedia.fr mériterait une révision complète car le contenu est plutôt maigre. Dans la librairie Adamus on trouve aussi une petite histoire de Leucate écrite par Luc Guerre. Le livre de Luc Guerre (Leucate – Histoire de mon village) peut être une lecture intéressante pour tout lecteur vacancier (et autres) intéressé par l’histoire de son lieu de vacances et de villégiature.
Livres cités :
Arroyo-Hiron (2004) : Le paquebot des sables. 1. Karl. Joker Editions, Bruxelles, ISBN 2-87265-267-1
Guerre, Luc (2009) : Leucate – Histoire de mon Village. Béziers, Imprimerie du Sud Offset et continue, ISBN 978-2-917212-10-3
En ce qui concerne l‘ expression « dévoreur de gares » – c‘ est une expression que j‘ ai empruntée au blog de Montaigne à cheval – blog & bloggeur malheureusement disparu de la toile – bloggeur admirateur de Hölderlin et de la langue allemande – dont les vestiges réapparaissent parfois sur la république des livres comme dernièrement dans les commentaires de Christiane dans « Les leçons du professeur Bachmann» de la RDL (16 eme commentaires des 176 commentaires en ligne actuellement).
Donc pour les dévoreurs de gare – une exposition à conseiller – et pour les passionnés de beaux livre de photographie en noir et blanc, photographie des hommes & des gares – le livre « Stuttgart Hauptbahnhof – Eins vor 21 ».
Livres cités :
Schelhorn, Lutz: Stuttgart Hauptbahnhof – Eins vor 21. EditionRandgruppe, Stuttgart 2010, ISBN ISBN 978-3-9813728-0-9
Gestern bin ich mit zwei Photoapparaten ausgerüstet über die Gerokstaffel und andere Staffeln vom Suttgarter Hauptbahnhof zur Kunststiftung Baden-Württemberg in der Gerokstraße marschiert um dort die Photoausstellung Stuttgart Hauptbahnhof 1 vor 21 von Lutz Schelhorn anzusehen. Die Photoapparate (eine kleine digitale Canon Powershot – und eine analoge Minolta Spiegelreflex) hatte ich dabei um den Bonatzbau der mir in vielen Jahren so ans Herz gewachsen ist, noch einmal vor dem Teilabriss photographisch festzuhalten. Als ich dann endlich oben in der Gerokstraße 37 mit vielen Bahnhofsperspektiven im Kasten (Digital und auf Film) triefend wie eine Ochse ankam – es war ein wahrlich heißer Sommertag in Suttgart – da hatte ich das Glück den Künstler dort selbst anzutreffen. Lutz Schelhorn erklärte gerade einer Berufsschulklasse des Faches Photographie sein künstlerisches Werk. Das war natürlich ein glücklicher Zufall.
Völlig unabhängig wie man zum Projekt Stuttgart 21 stehen mag, die Photoausstellung lohnt auf jeden Fall die Reise. Leider ist diese nur noch bis zum 24.7.2010 zu sehen. Da hätte man sich gewünscht, dass man die Ausstellungsdauer doch verlängert – denn die Bilder haben ja schon fast historischen Charakter – denn in ein paar Wochen soweit nicht noch ein Wunder geschieht wird dann wohl mit dem Abriss des Nordflügels des Hauptbahnhofes das Projekt Stuttgart 21 in die Realisierungsphase gehen.
Schelhorn dokumentiert in seinen Bildern 1 Jahr Stuttgarter Bahnhofsatmosphäre, 1 Jahre Leben in und um den Stuttgarter Hbf.
Die Stuttgarter Zeitung schrieb hierzu relativ emotionslos : „Lutz Schelhorn dokumentiert in nüchternem Schwarzweiß das architektonisch bedeutsame Bauwerk und zeigt die Menschen, die sich darin bewegen. Ein Jahr lang ist er mit einer Großformatkamera aus den 60er Jahren auf dem Bahnhofsgelände unterwegs gewesen und hat Stimmungen, Besonderheiten, Blickwinkel festgehalten, ohne sich in die aktuelle politische Debatte einzumischen„.
Ich sehe das Ganze etwas anderes – wohl weit subjektiver – ich kann auch der Stuttgarter Zeitung nicht folgen die den Bonatzbau nur als „das architektonisch bedeutsame Bauwerk“ bezeichnet, ich halte den Stuttgarter Hauptbahnhof, den sogenannten Bonatzbau für einen der gelungensten und schönsten Bahnhöfe in Europa überhaupt. Und weiterhin gibt es natürlich auch eine gewisse Seelenverwandtschaft zu einem anderen Bonatzbau den ich persönlich auch für ein sehr gelungenes Bauwerk halte – das Gedächtnishaus Fohrenbühl auf dem Mooswaldkopf am Fohrenbühl in der Raumschaft Schramberg (Eine geographisch-gastronomische Beschreibung des Fohrenbühl in Französisch findet man im billet Une forêt noire étoilée – quelques réflexions de géographie gastronomique au début de l’an 2010) . Auf Grundlage der alten Turmhütte hat Paul Bonatz in den Jahren 1923/24 das Gedächtnishaus Fohrenbühl völlig neu konstruiert – als Gedächtnishaus zur Ehren der Gefallenen des Weltkrieges 1914-18 des Württembergischen Schwarzwaldvereines.
Lutz Schelhorn hat dem Stuttgarter Hauptbahnhof, – den zumindest ich für einen der schönsten Bahnhöfe in Europa halte – ein eindrucksvolles photographisches Denkmal geschaffen – er hat es geschafft in seinen klar strukturierten nüchternen schwarz-weiß Bildern den Geist des alten Bonatzbaues weiterleben zu lassen.
Begleitend zu Ausstellung hat Schelhorn auch noch einen schönen Photoband herausgegeben den ich auch sehr empfehlen kann.
Wie schon zu Anfangs gesagt, – die Ausstellung Stuttgart Hauptbahnhof 1 vor 21 in der Kunststiftung Beden-Württemberg ist eine Reise wert – und der sehr schöne schwarz-weiße Photoband ist ein historisches und künstlerisches Photodokument über ein Jahr Leben im und um den Stuttgarter Hauptbahnhof.
Photoband zur Ausstellung:
Schelhorn, Lutz: Stuttgart Hauptbahnhof – Eins vor 21. EditionRandgruppe, Stuttgart 2010, ISBN ISBN 978-3-9813728-0-9
Am Freitag den 14.5.2010 sendet Arte den franco-tunesischen FernsehfilmVilla Jasmin. Filmvorlage des vom tunesischen Regisseur Férid Boughedir gedrehten Fernsehfilm ist der gleichnamige Roman von Serge Moati. Ich habe sowohl den Roman von Serge Moati gelesen als auch den Fernsehfilm von Férid Boughedir schon gesehen und darüber schon vor fast über einem Jahr einen längeren französischsprachigen Blogbeitrag „Villa Jasmin – quelques pensées personnelles en vagabondant sur le téléfilm de Férid Boughedir“ über Film und Buch geschrieben. Der Film beschreibt die Zeitreise Serge Boccara jun. nach Tunis, Serge der dort nach den Wurzeln seiner franco-tunesischen-jüdischen Vergangheit sucht – und der dort auch versucht die Erinnerung an seinen zu früh verstorbenen Vater Serge wiederzubeleben. Der Film von Boughedir ist eine relativ freie Adaption des autobiographischen Romanes von Serge Moati – das fängt schon mit den Hauptpersonen an – die im Film nicht Moati sondern Boccara (Serge und Odette Boccara) heißen. Der Film ist bestimmt keine cineanistische Meisterleistung, aber er gibt ganz gut die Stimmung in Tunis während der deutschen Besatzung im 2. Weltkrieg wieder. Weiterhin und deshalb ist der Film schon sehenswert – der Film gibt die Farben und Lichtspiele im sommerlichen Tunis und des Golf von Tunis hervorragend wieder. In diesem Sinne ist der Film in der Tradition der Meisterwerke von Férid Boughedir wie z.b. Un été à La Goulette ein Streifzug durch la Goulette, Sidi Bou Said und la Marsa.
Der Film ist eine sehr freie Adaption der Romanvorlage und wie ich es schon in Villa Jasmin schrieb leidet der Film etwas darunter, dass so wichtige Charaktere wie der Sonderbeauftragte beim Afrikakorps Dr. Rahn oder der zwielichtige Georges Guilbaud im Film kaum ausdifferenziert dargestellt werden, ja dass diesen Figuren nicht der nötige Raum im Film zugestanden wird. Beide waren ja nicht nur wichtige Figuren in Moatis Roman und sondern wahrlich zentrale historische Figuren im Tunesien des II Weltkrieg. Weiterhin störend empfand ich, wie schon auch in Villa Jasmin beschrieben, – dass die sozialistische Verve von Serge sen. in meinen Augen im Film kaum richtig zu Geltung kommt. Dennoch denke ich, dass Villa Jasmin ein durchaus sehenswerter Fernsehfilm ist.
Wer mehr über die Welt des tunesischen Judentums von 1903 bis ca. 1957 wissen möchte der sollte unbedingt die gleichnamige Romanvorlage von Serge Moati lesen. 1903 – 1957 das sind die 54 Lebensjahre von Serge Moati sen., des Vaters von Serge Moati jun., – diese 54 Lebensjahre sind der Haupterzählstrang des Romanes Villa Jasmin. Es ist bestimmt keine einfache Urlaubslektüre für den Badestrand und deshalb ist auch nicht anzunehmen, dass das Buch jemals ins Deutsche übersetzt werden wird. Soweit man über genügend Französischkenntnisse verfügt und man sich für die rezente Geschichte des nordafrikanischen Judentums interessiert taucht man in eine versunkene Welt von einheimischen und von toskanischen den sogenannten Livournais, sephardischen Juden aus der Toskana – und damit ist der Roman von Moati vor allem ein Roman von Heimatverlust – denn von der Welt des nordafrikanischen Judentums und hier insbesondere der sehr spezifischen Welt und Kultur des arabo-tunesischen Judentums ist nicht mehr sehr viel übrig geblieben ist. So erfährt man u.a., dass das aus der Toskana eingewanderte sephardische Judentum die sogenannten Granas (les chics) und die einheimischen tunesischen Juden den Twânsa (les pas chics) die für sich eine fast 2000 Jahre während Geschichte auf tunesischen Boden beanspruchten zwei relativ unabhängig von einander existierende Lebenswelten darstellten die u.a. auch kaum miteinander kommunizierten.
Darüber hinaus ist der Roman eine autobiographische Auseinandersetzung mit dem frühen Verlust der Eltern, denn Henry Moati so hieß der Romanautor Serge Moati ursprünglich, nahm den Namen seines Vaters des sozialistischen Journalisten und späteren Resistancekämpfers Serge Moati, an. Im doppelten Sinne also ein Roman über Heimatverlust. Der Roman beschreibt die versunkene Welt des sephardischen Judentums (im weitesten Sinn) im Tunesien der Zwischenkriegszeit und während des zweiten Weltkrieges – und deren Sprachwelten (Ladino, judoeo-arabisch, italienisch, maltesisch und französisch), sowie deren Emanzipationsträume – Emanzipationsträume die heißen Emanzipation durch Teilnahme an der francophonen laizistischen Kultur der III. französischen Republik, und damit für Serge Moati den sozialistischen Traum einer laizistischen französischen Republik, einer Welt ohne Ungerechtigkeiten und Rassenschranken, träumend. Die untergegange Welt des sephardischen Judentums Tunesiens ohne die sozialistischen Träume des Serge Moati sen. finden sich übrigens auch im literarischen Werk von Serge Moatis jun. Schwester der Schriftstellerin Nine Moati wieder. Und auch in ihrem Romanwerk (wie z.b. in les belles de Tunis ) geht es im wesentlichen wieder um die Schlüsselfrage Aufstieg und Partizipation des nordafrikanischen Judentum durch Bildung und Spracherwerb, sprich dem Erwerb der französischen Sprache und dadurch den Erwerb der französischen Staatsbürgerschaft. Denn im französischen Protektorat Tunesien galten im Gegensatz zu Algerien welches ja damals zum französischen Staatsgebiet gehörten das „Décret Crémieux“ welches die algerischen Juden zu französischen Staatsbürger erklärten, nicht. Die Welt die Serge Moati in seinem Roman Villa Jasmin beschreibt – das franco-jüdische Tunesien von ca. 1920 bis zur Unabhängkeit Tunesien – ist zwar verschwunden – aber der Traum den die franko-jüdischen Tunesier damals träumten, diesen Traum, der im Roman Moatis mit vielen sozialistischen Illusionen erzählt wird, dieser Traum lebt in Tunesien, und nicht nur in Tunesien, sondern in ganz Nordafrika fort, es ist der Traum der Harragas die von einem besseren Leben in Europa träumen.
Und weiterhin ist das Buch von Serge Moati auch eine Liebesgeschichte – es ist die wahre Liebesgeschichte von Serge und Odette. Eine Liebesgeschichte die die unsichtbaren Schranken zwischen den Toscan (den sephardischen eingewanderten Juden) und den einheimischen Juden, den Twânsa überwindet – und damit auch Klassengegensätze einschleift – die Geschichte einer Liebe die allen Widrigkeiten des Lebens stand hält – und die erst der frühe Tod der Liebenden im Jahre 1957 beendet.
Aschermittwoch, – die Fasnet ist vorüber – Mercredi des cendres , la fasnet est finie. Grünstadt a aussi son carnaval, son défilé de mardi gras, sein Faßnachtsumzug, mais comparé à la Schwäbisch-Alemannische Fasnet (voir aussi Schau, ein Philosoph geht da de Bach na – Schau eine Schriftstellerin geht da de Bach na) ce n‘ est guère une vraie tradition – le Grünstadter Faßnachtsumzug a à peine 25 ans – ce qui n’est rien, comparé aux 200 ans de Fasnet à Schramberg. Mais personnellement je ne suis pas un Fasnetsnarr (fou de carnaval)- nous avions prévu de passer les vacances de carnaval dans les neiges du Champ du Feu – mais un rhume m’a cloué à la maison :donc ni Fasnet, ni plaisir de neige, simplement la lecture de Tee , eine Kulturgeschichte de Martin Krüger et de quelques pages de blog. Pour finir ce chapitre de la Fasnet, même si je ne suis pas un Fasnetsnarr , j’ai depuis mon plus jeune enfance rêvé de devenir un Hansel, – un vrai Schramberger Hansel – et le Schramberger Narro est aussi un figure qui fait rêver – mais lui, il ne distribue pas de Bretzel comme le Hansel – mais jusqu’à présent acquérir un masque (larve comme on dit en allemand-souabe) et un costume de Hansel (Kleidle) est resté un rêve.
Hier soir en intervenant directement sur « Malraux, l’éternelle épouse» de la République des livres j’ai découvert un très beau texte de montaigneàcheval sur la géographie de la ville et de son fleuve la Garonne « SI LA GARONNE, ELLE AVAIT VOULU ». Concernant Clara Malraux, née Goldschmidt, j’ai l’impression que le livre Clara Malraux « Nous avons été deux » de Josette Clotis décrit par la RDL « Il est si agréable qu’il encourage à flâner dans cette vie dont l’intérêt ne semblait pas a priori mériter 474 pages. A posteriori non plus. » pourrait en fait valoir la lecture, même si j’ai des difficultés à cerner les sens des mots d’Assouline cités ci dessus. On va voir si les 474 pages méritent le temps de la lecture.
La mental map de géographie de montaigneàcheval sur la ville de Bordeaux et son fleuve la Garonne invitent le lecteur à découvrir un autre visage de Bordeaux. Personnellement, car je ne connais pas Bordeaux « SI LA GARONNE, ELLE AVAIT VOULU » me fait envie de découvrir là-bas fleuve, ville et paysages proches.
Source :
Krieger, Martin (2009): Tee – eine Kulturgeschichte . Böhlau Verlag Köln, ISBN 978-3-412-20427-3
Mercredi 6.1.2010 jour de l’épiphanie je viens de lire l’intéressant reportage de Francis Gouge« Baiersbronn, refuge de restaurants étoilés au cœur de la Forêt-Noire » sur Baiersbronn, haut-lieux gastronomique allemand. Baiersbronn peut certainement être considéré comme le centre géographique de la gastronomie allemande – et l’envoyé spécial du Monde Francis Gouge nous décrit merveilleusement les noms célèbres, la Schwarzwaldstube de la Traube à Tonbach, le restaurant Bareiss à l’Hôtel Bareiss et le Schloßberg à l‘ Hotel Sackmann – mais l’envoyé spécial du monde se trompe certainement en écrivant que Baiersbronn est le refuge de restaurant étoilés. Francis Gouge aurait peut dû regarder un plus attentivement les cartes du guide Michelin « Deutschland 201 1910- 2010 100 Jahre » et il aurait certainement remarque que le Forêt Noire est la région naturelle allemande avec la plus forte concentration d’étoiles Michelin (Michelin Editions de Voyage 2009) – il y en a une quinzaine . Et ne parlons pas de Bib Gourmand, – la moyenne Forêt Noire (mittlerer Schwarzwald) a même droit à un carre séparé dans la carte des Bib Gourmand ou se trouve la petite somme d’une quarantaine de Bib Gourmand. La concentration des table étoilée à Baiersbronn n’est donc pas tombée du ciel, – mais ceci est dû aussi entre autre à l’héritage d’une longue et riche tradition gastronomique qu’on trouve dans beaucoup de vallées de la Forêt noire. Durant mes temps d’assistant à l’Université de Mannheim avec l’aide de Michelin Deutschland, qui nous avait donné je crois 20 années d’anciens guides gastronomiques Michelin pour l’étude, nous nous sommes (moi et quelques étudiants en géostatistiques) mis ensemble pour essayer d‘ expliquer par des méthodes de géostatistiques la forte concentration des maisons étoilées en Forêt Noire et en Bade. Ceci en essayant de tester l’hypothèse d‘ une relation entre « terroirs catholiques avec traditions vigneronnes » et forte concentration en restaurants gastronomiques dans les diverses régions naturels allemandes. C’était surtout la tradition vigneronne qui avait une forte valeur explicative – les anciennes confessions de territoires étaient par contre moins significatives – nous avions fait l’étude pour toute l’Allemagne – surtout à cause du Altwürrtemberg protestant – qui est d‘ une part une région vinicole ancienne et aussi une région gastronomique de premier lieu en Allemagne (8 maisons étoilées). Comme région vinicole nous ne considérions pas les régions où on cultive actuellement la vigne, – mais les régions dans lesquelles il y avait une tradition du vin et de la vigne entre 18ème- 20ème siècle- donc des régions viticoles soit disant historiques. Dans beaucoup de ces régions pratiquant la vigne et le vin, les vignobles ont disparu depuis à cause des changements socio-économiques, du phylloxera, etc. Donc durant le 19ème siècle le vignoble montait encore la Vallée de la Kinzig et de la Schiltach jusque à Schramberg, les vignobles du Neckar montaient jusqu‘ à Rottweil. Ici et là on trouve encore des vestiges de ce vignoble dans les jardins des fermes de la vallée de la Kinzig. Concernant les vignobles historiques du Württemberg, Christine Krämer (2006) aujourd’hui‘ hui copropriétaire de la Weinhandlung Bernd Kreis à Stuttgart a publié sa thèse de doctorat sur l’histoire des cépages du Wurtemberg du moyen âge au 19 siècle, – un livre à recommander à toute personne désirant en savoir un peu plus sur la riche histoire vinicole de cette partie de l’Allemagne du Sud.
Revenons à la géographie gastronomique de la Forêt Noire. A part les restaurants étoilés et les restaurant bib gourmands il y en Forêt Noire presque dans chaque village une auberge (Gaststube), un restaurant où on peut souvent à un prix très modique déguster de très bons repas gastronomiques. En plus, – il y le « Wirtschaften » « Vesperstuben » : une espèce d’Auberge très simple ,en voie de disparation ; à part une vesperplatte, un « Wurstsalat » – et la « Metzelsuppe » de l’automne ,on peut aussi goûter aux Schnaps de tradition locale comme le Rossler issue de Topinambour ou le Zibärtle issue de la distillation de la Zibarte – une prune sauvage ou demi-sauvage (Prunus domestica subsp. Prisca) de la Forêt Noire. Les Wirtschaften ou les Bauernwirtschaften de la Forêt Noire sont une espèce en voie de disparition ce ne sont certes pas des hauts lieux de la gastronomie ,mais avec un peu de chance on peut encore y retrouver un peu l’authenticité de la vie rurale de la Forêt Noire en goutant un Speckvesper avec un bon Schnaps.
Revenons à la bonne gastronomie rurale, qu’ont peut retrouver presque dans chaque village de la forêt noire (et des paysage limitrophes). Ces maisons n’ont pas l’aspiration de se voir attribuer un bib gourmand (et ne parlons pas de macarons Michelin) la plupart d’elle ne se retrouve même pas dans le guide Michelin, sauf exception comme le Landhaus Lauble (Hornberg) au Fohrenbühl. Comme il m’est impossible de faire une sélection des nombreux « Schwarzwälder Landgasthäuser » dans l’entière forêt noire, – je m’arrêterai simplement pour une petite visite au Fohrenbühl.
Le Fohrenbühl est un Col en Forêt Noire entre Schramberg et Hornberg où on trouve 4 Landgasthäuser, : le Landhaus Lauble, le Landgasthaus Schwanen, le Höhengasthof Adler, le Gedächtnishaus Fohrenbühl – et pas loin du Fohrenbühl on trouve à la Sommerecke encore le Naturfreundehaus du même nom qui a encore un véritable caractère d’une simple « Wirtschaft ». Le Fohrenbühl est connu dans une grande partie de la Forêt Noire pour ses lumières (pour les lumières du Fohrenbühl voire aussi le billet Mannemer Dreck (en all.)), surtout ses lumières hivernales – car quand les vallées de la Kinzig sont inondées pas les brouillards hivernaux, le soleil d’hiver baigne les paysage de neige du Fohrenbühl dans une lumière argentée. Dans les 4 Landgasthäuser du Fohrenbühl le Landhaus Lauble, le Schwanen, le Adler, le Gedächntishaus Fohrenbühl on peut trouver des très bons menu gastronomiques – en plus les chefs des 4 lieux proposent tous les vendredis un menu gastronomique commun (voir Schlemmen & Spazieren).
D’un point de vue touristique c’est certainement le Turm comme on dit dans la Raumschaft Schramberg pour le Gedächtnishaus Fohrenbühl qui vaut déjà le voyage. Le Gedächtnishaus Turm fut construit en 1923 sur la base de la vieille Turmhütte du Mooswaldkopf en hommage aux morts du Schwarzwaldverein du Württemberg („Gedächtnishaus der Gefallenen des Weltkrieges 1914-18 vom Württembergischen Schwarzwaldverein“) (Architecte = Paul Bonatz). En montant la Tour en pierre du Gedächnishaus (par bon temps) on a une vue splendide sur les Vosges, les Alpes et le Jura souabe (Schwäbische Alb). Trônant magnifiquement sur la mer des forêts – le Gedächntnishaus est surtout un lieu calme – les chambres du Gedächntnishaus on été récemment rénovées – pour tout être en quête de solitude et de repos – quelques journées passées au Turm dans la mer des Sapins – peuvent être un véritable délice. La nuit, – il n’y a que les bruit des cimes des sapins remue par les vents qui résonne.
Personnellement, quant je suis en moyenne foret noire pour des raisons professionnelles – je préfère passer mes nuits au Adler . Il y un point d’accès pour réseaux sans fil au Adler (WLAN), l’en ai simplement besoin pour travailler – et en plus l’accueil par la famille Moosmann est très chaleureux. Notons, ce qui est certainement important pour le lecteur francophone que Michaela Moosmann et son époux Harti parlent un peu français, de plus si je me souviens bien les Moosmann proposent même une carte écrite en français.
Je finis ainsi ce billet, – Baiersbronn est certainement le centre gastronomique de l’Allemagne avec ces 7 étoiles et deux bib gourmands – mais cette « pléiade de restaurants étoilés » est aussi le résultat d‘ une forte tradition gastronomique des Landgasthöfe en Forêt Noire – il ne faudrait pas l‘ oublier – car c’est en greffant sur cette souche que les nombreuses maisons étoiléeq de la Forêt Noire, à Baiersbronn, Bad Griesbach-Peterstal, Gernsbach, Saasbachwalden, Durbach etc. ont pu se développer !
Krämer, Christine (2006) : Rebsorten in Württemberg. Herkünfte, Einführung, Verbreitung und die Qualität der Weine vom Spätmittelalter bis ins 19. Jahrhundert. Tübingen (Jan Thorbecke Verlag). ISBN 978-3-7995-5507-4
Michelin Editions des Voyages (2009) : Deutschland 2010. 1910-2010 100 Jahre. Karlsruhe. ISBN 978-2-06-714677-8
Christophe Neff, Grünstadt le 7.1.2010
P.S. : Malheureusement les résultats de cette étude géostatistique entre facteurs environnementales, facteurs socio-historiques et répartition géographiques des restaurants étoilés (ou muni d’un Bib Gourmand) en Allemagne n’ont jamais été publiés ! Il faudrait peut- être avec 15 ans de recul, recommencer l’analyse avec un outil géostatistique plus sophistiqué, pour voir quels facteurs pourraient de nos jours expliquer la répartition géographique des étoiles Michelin en Allemagne.