Après un long hiver froid et rigoureux, – et concernant le Palatinat presque sans neige (à Grünstadton a eu droit à quelques flocons de neige le 18.12.2012) – le printemps arrive. Les premiers amandiers ici et là commencent à fleurir. Deux, trois spécimens sur la Weinstraße entre Herxheim am Berg et Kallstadt ont commencé leurs floraisons, – un amandier à Grünstadt en fleure – le printemps vient enfin de commencer. Notons qu’en même temps le printemps littéraire en Allemagne vient aussi débuter avec la Leipziger Buchmesse, – Wolfgang Herrndorf c’est vu décerner le « Preis der Leipziger Buchmesse 2012 » pour son roman « Sand » dans la catégorie Belletristik. L’œuvre littéraire de Herrndorf reste encore à découvrir en France, – je pense a « Tschick » véritable « road movie litteraire » qui mériterait surement une traduction française – et naturellement au blog de Wolfgang Herrndorf – Arbeit und Struktur. Arbeit und Struktur est un blog littéraire où Wolfgang Herrndorf nous raconte sa vie, ses paysages, ses souvenirs. C’est que la maladie lui laisse comme reste de vie. Wolfgang Herrndorf est atteint d’un Glioblastome multiforme. Il n’a pas pu participer à la remise du prix « Preis der Leipziger Buchmesse 2012». Dans son dernier billet de « Arbeit und Struktur » Wolfgang Herrndorf se souvient de son chemin d’écolier.
Les autres lauréats 2012 du Preis der Leipziger Buchmesse sont ; – Jörg Baberowski « Verbrannte Erde. Stalins Herrschaft der Gewalt » dans la catégorie essai et dans la catégorie traduction – Christina Viragh pour la traduction allemande de Parallelgeschichten (Histoires parallèles (Párhuzamos történetek)) de Péter Nádas.
Es ist kalt geworden in Deutschland. Das war auch so angekündigt worden und deshalb dürfte die Kältewelle eigentlich niemanden überrascht haben. In Schramberg hatte man jedoch vergessen, dass der Winter noch nicht vorbei ist. Das Bächle und der Narrenbrunnen waren immer noch mit der Schiltach verbunden und der strenge Frost hat dann das seinige getan um Narrenbrunnen und Bächle zu einer Eislandschaft aus frostigen Gebilden zu verwandeln. In der Pfalz ist es auch knackig kalt geworden. Es liegt zwar so gut wie kein Schnee, aber der strenge Frost hat Seen, Teiche und Gewässerläufe in große Eisflächen verwandelt, die nun zum Schlittschuhlaufen einladen. Der strenge Frost im Leiningerland hat jedoch noch ganz andere völlig „unvorhersehbaren“ Nebenwirkungen provoziert – der strenge Forst an der Unterhaardt hat zur völlig unerwarteten Schließung des Allwetterbades Grünstadt geführt. In der Unterhaardter Rundschau vom 4. Februar 2012 kann man unter Aktuell notiert u.a. folgendes lesen: „Allwetterbad Grünstadt bis auf Weiteres geschlossen. Das Allwetterbad ist ab dem heutigen Samstag bis auf Weiteres für den Badebetrieb geschlossen. Dies teilten die Stadtwerke gestern Mittag mit. Auf Grund der extremen Temperaturen ist die Verkehrssicherheit der Besucher nicht mehr gegeben“. Weiterhin heißt es in der gleichen Meldung „Nächste Woche soll bei einem Ortstermin geklärt werden, ob es vertretbar sei, das Bad überhaupt noch einmal zu öffnen.“ Die Zukunft des Grünstadter Allwetterbades wurde ja schon seit längerem in der Grünstadter Kommunalpolitik diskutiert, – wobei man bisher vor allem diskutierte und die Zeit verstreichen ließ – und dieses wohl mit der Hoffnung versehen, dass sich das Problem mit der Zeit von selbst löst. Das ganze Prozedere erinnert doch sehr stark an die vergangenen Zeiten der verblichenen Deutschen Bundesbahn – als diese systematisch, durch langanhaltende Investitionsstaus, Fahrplanausdünnungen etc. langsam und beharrlich einen Großteil der ländlichen Nebenstrecken ins Aus führte. Irgendwann kam dann der Tag an dem dann die Betriebssicherheit auf der einen oder anderen Nebenstrecke nicht mehr gewährleistet werden konnte und man dann die Strecke sozusagen über Nacht schließen musste. So geschah es u.a. mit der Bahnstrecke Schiltach-Schramberg Anfang der 1990 Jahre. Was die Zukunft des Allwetterbades Grünstadt betrifft, wird man wohl Ende der kommenden Woche wissen, ob das Bad überhaupt jemals wieder geöffnet werden wird.
Das „Allwetterbad Grünstadt“ ein erster Kollateralschadens des strengen Februarfrostes 2012 an der Unterhaardt? Wenn die Lage für das Grünstadter Allwetterbad nicht so ernst wäre, hätte das sogar einen gewissen Unterhaltungswert. Grotesk ist es allemal. Könnte fast eine Schlagzeile fürs Schramberger Narrenblättle die Hoorig Katz sein „Jahrhunderstfrost sorgt fürs Ende des Grünstadter Allwetterbades“ – ja, wenn es nur nicht so traurig wäre. Denn wenn sich in Sachen Schwimmbad in Grünstadt nicht endlich etwas grundlegendes tut, dann kommt es vielleicht noch dazu, dass die Stadt Grünstadt (einschließlich der Umlandgemeinden) endgültig ohne Schwimmbad dasteht. Dann gibt es auch an den heißen Sommertagen in Grünstadt keinen Badespaß mehr.
La neige qui nous manque à Grünstadt elle est tombée à Aïn Draham en Tunisie. Les premiers flocons de neige qui sont tomés à Grünstadt le 18.12.2011 se sont vite transformés en pluie, – et depuis il pleut presque sans interruption sur la Unterhaardt. Par contre le Nord de la Tunisie était confronté durant ces jours à une véritable vague de froid, – et Aïn Draham était couvert par un manteau de neige d’une épaisseur dépassant les vingt centimètres. Je me suis aperçu de cette vague de froid touchant le Nord de la Tunisie, car paysages – et plus particulièrement le petit billet « De la neige entre Jendouba, Aïn Draham et Tabarka » étaient véritablement pris d’assaut. Il fait froid en Tunisie et il manque le gaz pour cuisiner & chauffer, car la Tunisie est actuellement confrontée à une véritable pénurie de bouteille de gaz. La faim et le froid sont un des dangers les plus redoutable pour une jeune démocratie, pour une société que se reconstruit. Comme l’écrit Isabelle Mandraud dans son article « Retour à Sidi Bouzid, capitale des maux de la Tunisie » dans le Monde.fr du 16.12.2011, reportage sur l’anniversaire du printemps arabe qui débuta avec l’immolation de Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid le 17 décembre 2010 – anniversaire qui à reçu aucune retombé médiatique en Allemagne il faut le préciser – la pauvreté rurale n’a pas disparu, au contraire – et le prix de bouteille de gaz a même doubleé! Une vague de froid, comme celle qui sévissait dernièrement sur le Nord de Tunisie, ne peut que empirer les choses.
Le grand défi du « printemps tunisien » sera de améliorer profondément la situation socio-économique de la Tunisie rurale, car si cette situation ne s’améliore pas visiblement – ce printemps démocratique tunisien aura des grandes difficultés à se pérenniser.
Le dimanche matin le 18.12.2011 nous avons eu droit aux premiers flocons de neige de cet hiver. En fait deux trois flocons de neige pas plus – pas à comparer à la situation en Forêt Noire où à certains endroits la saison de ski vient de débuter. Aucune trace de neige dans les vignobles dans l’Unterhaardt. En 2009 nous avons eu droit aux premières neiges dans la nuit du 12 au 13 décembre, et en 2010 les premiers flocons arrivaient le 27. Novembre, les réelles chutes de neige qui couvraient les vignobles d’un grand manteau neigeux débutèrent le lundi 29. Novembre 2010. A vrai dire les deux derniers hivers furent particulièrement rigoureux dans le Palatinat. A voir ce que cet hiver nous apportera ici dans le Leiningerland. Comment mes quatre palmiers vont-ils s’en tirer (un Chamerops humilis et trois Trachycarpus fortunei) ? Le doum de Grünstadt va-t-il encore devoir affronter de jours de grands froids comme en début de janvier 2011 ? Ou peut être que nous n’aurons pas droit cet hiver ni à la neige, ni aux grands froids. Les grand froids, je m’en passerais volontairement, mais ayant grandi dans les montagnes enneigées de la Forêt Noire, j’aime encore assez bien la neige!
Après des semaines de brouillard, enfin du soleil sur Grünstadt et la Unterhaardt. Hier matin le brouillard était encore si épais qu’on pouvait à peine voir à plus de 30 mètres. Mais après le soleil s’est brossé un chemin dans les brouillards rhénans. Et ce matin du Dimanche 20.11.2011, quelle surprise, le soleil est revenu sur la Unterhaardt. Je ne sais pas si ces rayons d’automne ont quelque chose de symbolique, mais cette semaine, en lisant le discours que Mario Monti avait tenu devant le sénat italien le 17.11.2011 « L’Italia ha bisogno di investire nei suoi talenti, nei giovani (L’Italie a besoin d’investir dans ses talents, dans sa jeunesse trad. C. Neff)» j’avais un peu le sentiment qu’ après 16 ans de berlusconisme, l’Italie avait enfin droit à quelques lueurs d’espoir. « Finalement enfin un gouvernement, un premier ministre italien crédible » (expression traduite par mes soins du blog « La Fuga dei Talenti » – de l’article « Auguri, Professor Monti »). Cette année l’Italie fêtait ses 150 ans d’unité, – ou aurait dû fêter les 150 ans du Risorgimento – mais ce que le berlusconisme a fait de cette date d’anniversaire m’a laissé un vrai goût amer – moi qui avais grandi avec les souvenirs des chemises rouges de Garibaldi, la Giovine Italia – raconté par mon grand-père. Dans mon enfance je m’embarquais avec mon grand-père Jean Migliori pour refaire l’expédition de Garibaldi. De nos jours on peut se demander ce que 16 ans de Berlusconisme ont produit de durable, une image qui restera, qui perdurera, – « la caricature d’une certaine Italie : truqueuse, comédienne, machiste, provinciale et vulgaire. Irritante et inquiétante » (Préface d’Olivier Guez à une interview avec Umberto Eco « Italie c’est avant tout une langue » publiée dans le Monde du 18.3.2011)» – la caricature d’une certaine Italie – ce peut être l’héritage du Berlusconisme.
Il est clair que la tâche de Mario Monti sera rude, car je pense, que le Berlusconisme a transformé l’Italie d’une manière beaucoup plus profonde que nous ne l’envisageons. La fuite de jeunes talents est peut être le signe le plus visible. L’Italie, vielle terre d’émigration, est devenue la porte pour une partie de l’immigration africaine en Europe, mais en même temps un phénomène s’est produit, un phénomène presque inaperçu, la fuite de la jeune élite scientifique et intellectuelle vers d’autres destins, laissant derrière eux un pays profondément blessé par le Berlusconisme, un pays qui n’est plus capable de leurs ouvrir des horizons, un système universitaire agonisant. Ce ne sont plus les bateaux partant vers les terres lointaines des Etats Unis, d’Argentine, plus les trains déchargeant les immigrés italiens devant les portes des hauts fourneaux lorrains, des mines de fer du Haut-Pays. La fuite de la jeunesse scientifique s’est plutôt faite a compte goutte, – mais après 16 ans de Berlusconisme cette fuite de jeunes talents a pris des proportions considérables. Je me suis réellement aperçu de ce phénomène il y quelques semaines lors de mon voyage en Chine, mon voisin de siège dans le vol Frankfurt – Nanjing était une jeune anthropologue italienne, polyglotte, doctorat en main, elle travaille pour le MPI en Chine et actuellement elle ne voyait aucun avenir pour elle-même et pour sa génération dans l’Italie berlusconienne. Naturellement j’avais lu sur ce phénomène avant cette rencontre, mais je ne m’étais pas rendu compte de l’ampleur du phénomène.
Ce sont les lois de marchés qui ont obligé Silvio Berlusconi à quitter la scène du pouvoir et encore, qui nous dit qu’il ne reviendra plus sur la scène. Ce n’est malheureusement pas la société civile italienne qui a obligé Berlusconi à quitter la scène et le « Berlusconisme » aura encore de beaux jours devant lui si la jeunesse italienne ne revitalise pas la société civile italienne pour la nettoyer du virus du berlusconisme. Il y a dans la dernière Zeit un article de Iris Radisch «Abrechung mit dem Despoten » qui nous résume une rencontre de Radisch avec Antonio Tabucchi à Lisbonne, – et ce texte nous démontre à quel point le Berlusconisme a ravagé l’Italie. Mais il nous donne aussi un petit espoir « Der italienischen Jugend werde Italien seine zweite Renaissance verdanken. Sie wohnen überall in Europa. Sie sprechen die europäischen Sprachen. Sie sei vollkommen europäisiert. Sie ist die große Hoffnung Antonio Tabucchis (La deuxième renaissance sera l’œuvre la jeunesse italienne. Elle habite partout en Europe. Elle parle les langues européennes. Elle est complètement européenne. La jeunesse italienne est le grand espoir d’Antonio Tabucchi Trad. Du Texte allemand de Iris Radisch par C. Neff). Mario Monti pourra peut être calmer les marchés, peut être donner une lueur d’espoir aux jeunes talents qui quittent l’Italie, mais je pense que la reconstruction de la société italienne sera un tâche immense et cette tâche immense ne pourra se faire sans l’engagement profond de la jeune génération, de la jeunesse italienne !
Bonne Chance Professeur Monti – Auguri, Professore Monti – la charge est gigantesque et en écrivant ce texte – le seul regret que j’ai c’est que je ne maitrise pas assez bien l’italien pour pouvoir écrire ces mots en italien. Cette langue millénaire, dont Umberto Ecco dit dans l’interview déjà cité du Monde du 18.3.2011 – « Pour moi, l’Italie c’est avant tout une langue » ; c’est peut être cela l’Italie, la langue chantante qui a survécu aussi bien à Mussolini qu’à Berlusconi , cette langue et ses dialectes , dont je fus imprègné (l’italo-romagnol de la basse – Italie de Hussigny) depuis mon enfance.
Ce matin, samedi 15.10.2011, en feuilletant la Rheinpfalz je découvre à la une l’annonce du prévisible gagnant des primaires du PS en France, l’article de Axel Veiel « Selbst die Ex-Frau sagt Oui – Francois Hollande hat beste Chancen für Frankreichs Sozialisten in die Präsidentenwahl 2012 zu ziehen (Même son ex-compagne dit oui , François Hollande a les meilleurs chances de devenir le candidat des socialiste français pour les élections présidentielles)». Il faut dire que les primaires du P.S. ont été suives de près par une partie des medias allemands.
Mais dans tous ces débats passionnés que les primaires ont occasionnés, j’avais l’impression qu’ un vrai débat sur l’avenir de la construction d’une Europe citoyenne et la place des relations franco-allemandes manquait cruellement ! Je me trompe peut être mais c’est l’impression qui se dessine pour l’observateur intéressé de la Unterhaardt. Dans la même édition de la Rheinpfalz un très bel article de Caroline Mannweiler sur Boualem Sansal « Rebell ohne Bitterkeit, – Friedenspreis für den Algerier Boualem Sansal ( Rebelle sans amertume, prix de la paix pour l’algérien Boualem Sansal)». Boualem Sansal qui recevra demain le « Friedenspreis des deutschen Buchhandels 2011 ». La presse francophone, voire française, je l’avais déjà écrit le 12.6.2011, ne s’est pas encore aperçu du fait qu’un auteur francophone est en train de décrocher un des plus importants prix littéraires allemands.
Veiel, Axel (15.10.2011): Selbst die Ex-Frau sagt Oui. Francois Holland hat beste Chancen, für Frankreichs Sozialisten in die Präsidentenwahl 2012 zu ziehen. In: Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau, Seite 1, Samstag 15. Oktober 2011, Jahrgang 67, Nr. 240
Mannweiler, Caroline (15.10.2011): Rebell ohne Bitterkeit, – Friedenspreis für den Algerier Boualem Sansal. In: Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau, Seite 6, Samstag 15. Oktober 2011, Jahrgang 67, Nr. 240
L’automne astronomique a débuté avec un splendide temps de fin d’été sur l’Unterhaardt. Les vendanges se poursuivent dans les vignobles de l’Unterhaardt, la campagne de betteraves sucrières tourne à plein régime et sur la petite ligne de chemins de fer reliant Grünstadt à Neuoffstein, la untere Eistalbahn, le trafic des trains de sucres a repris. C’est Wincanton rail qui assure ce service de proximité et qui fait vivre cette petite ligne de chemin de fer, car la deutsche Bahn, plus exactement DB Schenker Rail n’est pas très intéressée par ce petit trafic: donc sans Wincanton rail, plus de trafic sur la untere Eistalbahn. Ce sont ces Opérateurs ferroviaires de proximité qui, en Allemagne, assurent la survie de beaucoup de petites lignes de chemin de fer, ce concept n’est pas encore très connu en France et les petite lignes de chemin de fer disparaissent de plus en plus et cela va empirer : je cite le dossier « la fermeture des lignes aux marchandises » dans la Vie du Rail 3325/26 de Dominique Paris et al. (2011) « Des 5000 km de lignes SV qui subsistent actuellement, RFF estime pouvoir en sauver 10%. Il s’agit naturellement des seules lignes qui recèlent un fort potentiel de trafic actuel mais aussi futur. » Donc 90 % des lignes sans trafic voyageurs vont disparaitre dans les prochaines années en France. La France fête ses 30 ans de TGV, mais elle met à la casse en même temps son patrimoine ferroviaire. Cependant il y a de très rares exemples où le trafic ferroviaire de proximité peut aussi fonctionner en France, comme c’est le cas pour le Train du Pays Cathare et du Fenouillèdes (TPCF) qui assure le trafic marchandise entre Rivesaltes et Axat sur l’ancienne Ligne Sncf Carcassonne – Rivesaltes.
Qui va enfin stopper cette spirale infernale du déclin du patrimoine ferroviaire français ? Cela mériterait aussi le débat lors des prochaines élections présidentielles !
Belles journées de fin d’été (Spätsommer) dans l’Unterhaardt. Les vendanges battent à plein, – les vendangeuses sillonnent les vignes de la Unterhaardt. Les vendangeuses – ces grandes machines – véritables araignées sur roues – qui récoltent les raisins de vignobles deviennent de plus en plus un élément du paysage des vendages de l’Unterhaardt entre Bad Dürkheim et Grünstadt. La campagne de betteraves sucrières vient aussi de commencer, – la sucrerie de Neu-Offstein tourne à plein régime et bientôt le traffic des trains de sucres sur la untere Eistalbahn va recommencer et redonner un peu de vie à cette petite ligne de chemin de fer. Mais l’automne est proche – les prévisions métrologiques nous promettent les premiers pluies d’automnes et un net refroidissement pour les jours suivants. Finissons ce petit billet avec une prévision culturel, – hier Edgar Reitz a annoncé que si le land de Rheinland-Pfalz voudrait bien lui boucler le financement pour un nouveaux film de la triologie Heimat – qui deviendrait tétralogie avec « die andere Heimat – Heimat 4 – Die Auswanderer » , en fait il manque encore 800.000 Euro ( à peu près 10% du financement nécessaire) il allait bientôt commencer avec le tournage de ce film qui jouera comme les autres filmes de « Heimat » à Schabbach dans le Hunsrück. En attendant die « andere Heimat » de Edgar Reitz regardons les rythmes des saisons changer les couleurs des paysages de la Unterhaardt et du Leiningerland. Bientôt l’automne baignera les vignes dans des couleurs jaunes- dorées, – et plus tard peut être les premiers flocons de neiges annonceront l’arrive de l’hiver.
Les vastes paysages du Pfälzerwald en tête, revenant de la sortie avec la Pollichia au Grünstadter Berg dimanche le 15.5.2011 je découvris un billet de la République de livres rempli de paysages et de géographie. Naturellement la caravane des commentateurs sur la RDL s’est déplacée depuis vers d’autre lieux – en ce moment chez un libraire en colère dans un quartier du bas des Champs Elysées. Mais le billet « Gracq en guerre ou comment Louis devient écrivain » était tellement rempli de « paysages » que le verbe en tremble; que j’ai laissé les mots suivants dans les commentaires « Revenant d’une longue ballade à travers le Grünstadter Berg – avec ces beaux panoramas qui s’ouvrent vers l’Ouest, le Mont Tonnerre, le Pfälzer Wald et tout au fond à l’ouest la Lorraine et la France – cette lecture paysagère parachevait un beau matin de dimanche ! Belle Phrase « Au fond, l’œuvre de Julien Gracq Français viscéralement attaché à l’Ouest, ne serait-elle pas la démonstration que « la géographie, ça sert aussi à faire la littérature ? ». Et toujours cette guerre, partout cette guerre …. » –
« Et c’est ainsi que le billet de Pierre Assouline commence « La guerre, la guerre, la guerre. Il est peu de visiteurs de Julien Gracq , à Paris comme à Saint-Florent-le-Vieil, qui ne se souviennent l’avoir écouté parler de la guerre. Ou plutôt des guerres, la grande et la dernière. La première fois, il avait 8 ans lorsqu’il entendit les volées de cloches et les sonneries de clairons annonçant la signature de l’armistice à travers tout le pays et, partant, le début du XXème siècle ; la seconde fois, il avait 29 ans lorsqu’il assista impuissant et les armes à la main à l’effondrement de son pays et de son peuple. Comment la guerre aurait-elle jamais pu le lâcher ? » – toujours cette guerre, le soir même de ce dimanche 15 mai je remontai vers le Grünstadter Berg, pour prendre encore quelques photos, et en voyant le Donnersberg, le Mont Tonnerre en français , lieu qui donna son nom au Département historique du Mont Tonnerre, je me souvenais qu‘ une semaine avant, le 8.5.2011, j’avais participé à la cérémonie d’honneur pour Libéro Casciola à Hussigny, Libéro Casciola mort en déportation dans un camp en Allemagne, toujours ces souvenirs de guerre que je n’ai pas vécu mais qui sont toujours omniprésents.
Il y a quelques jours en revenant d’une sortie en Alsace , précisément le delta de la Sauer, roulant sur la Weinstraße, quelques kilomètres avant Grünstadt, entre les villages de Herxheim an der Weinstraße et de Kirchheim an der Weinstraße, je découvris perdu dans les vignes le petit cimetière juif de Kirchheim an der Weinstraße. Il n y a plus de communauté juife à Kirchheim depuis la période tragique de 1933 – 1945 ; au milieu des tombes, une petite plaque commémorative de 1947 rappelle l’existence de la petite commune juive de Kirchheim.
„Durch Menschenhand wurde auch dieser jüdische Friedhof im Nov. 1938 vollständig zerstört. Selbst den Toten nahm man ihren Frieden.
Dieses Monument wurde durch die Gemeinde Kirchheim A.D. Eck im Jahr 1947 als Wiedergutmachung errichtet. Es soll eine ewige Mahnung sein, dass eine Schändung des Menschenantlitzes wie in den Jahren 1933- 1945 geschehen, sich niemals wieder ereignen möge, denn alle Menschen sind doch Brüder und haben einen Gott„.
« Par la main de l’homme ce cimetière juif fut complètement détruit en Novembre 1938. Même aux morts on vola leur paix.
Ce monument fut érigé par la commune de Kirchheim A.D. Eck (aujourd’hui Kirchheim an der Weinstraße) comme acte de repentance. Le monument veut servir d’appel éternel, pour qu’une profanation de l‘ « humain « comme cela eut lieu pendant les années 1993 – 45 ne se répéte plus jamais, car tous les hommes sont frères et ils ont un seul dieu ». (trad. C.Neff)
Ceux qui sont en train de fossoyer le rêve d’une Europe citoyenne unie et sans frontière devraient peut- être un jour se souvenir du « jamais plus cela » et traverser les vignes de la Unterhaardt en silence pour retrouver le vieux cimetière juif de Kirchheim et se rappeler pourquoi Konrad Adenauer, Charles de Gaulle, Willy Brandt, François Mitterrand et Helmut Kohl (et tant d’autres) ont tant œuvré pour ce rêve d’une Europe sans frontières.
Der Jahreswechsel an der Unterhaardt war vor allem winterlich und kalt. In Friedelsheim, so berichtete es die Rheinpfalz wurden in der Nacht vom 25 auf den 26.12.2010 – 22,7 C (- 24,7 c am Boden) in der Klimastation des DLR gemessen. Es soll auch zu „nicht unerheblichen Frostschäden“ in den Rebanlagen gekommen sein. Grünstadt ist nicht Friedelsheim, – und soweit es meine Palmen betrifft – haben diese den bisherigen Winter relativ unbeschadet überstanden. Aber gewöhnlicherweise, d.h. im statistischen Mittel kommt die große Kälte (soweit diese kommt) ja erst Ende Januar/Anfang Februar. Aber vorher soll es ja erst einmal frühlingshaft mild werden. Winterlich ist es ja nicht nur hier in Mitteleuropa – sondern auch in Nordafrika. Ich schrieb darüber (in Französisch) hier und hier. Es liegt auch Schnee in der Kroumirie, – und auch in Algerien soll es relativ kalt sein, wie ich per email aus Alger erfuhr. Und wie ich schon in meinem letzten Posting schrieb – das winterliche Tunesien durchlebt in diesen Tagen eine unruhige Zeit. Nur bekommen wir das hier nicht so mit!
Quellen:
Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau – Mittwoch 29. Dezember 2010: Frostschäden in Pfälzer Weinbergen
Christophe Neff, Grünstadt le 5.1.2011
P.S. 6.1.2011 9:00: Eine umfassende Beschreibung der „winterlichen Situation“ in Tunesien findet man in diesem Artikel von Marion Sollety (auf französisch).