Adieu – grand bouleau (7.4.2012)

Vue sur le grand bouleau, © C. Neff 25.9.2011

Nous avons été  obligés d’abattre le grand bouleau de notre jardin. C’est en face de cet arbre que j’avais commencé à écrire les premiers billets de paysages. Les suites d’un grave accident m’avaient collé pendant des semaines, des mois au lit  et mon angle de vision c’étaient les livres que je lisais, la république des livres, la radio et le manteau vert clair du grand bouleau. Même si on aime les arbres, on est parfois obligé d’en abattre un.  Je cite une phrase du petit livre que Francis Hallée a consacré aux Arbres « Je tiens à être très clair : malgré toute la sympathie que m’inspirent les arbres, malgré toute l’admiration que j’éprouve à leur égard, je serai toujours pleinement d’accord avec l’abattage d’un arbre devenu dangereux ; respecter l’arbre en Ville, ce peut être de l’abattre au bon moment, puisqu’il est là pour améliorer notre existence, pas pour nous tuer. (Hallée, F. 2011, 45)»

Notre bouleau, qui en partie dépérissait  déjà « côté sud » risquait par jour d’orage ou de tempête de  s’écraser sur un terrain de jeux d’enfants avoisinant. Une voisine avait déjà fait la remarque que le bouleau par temps de tempête avait tendance à se pencher dangereusement, à perdre de branches mortes.  Nous avons eu pendant quelques années un couple de Faucons crécerelle (Falco tinnunculus) qui nichait dans un ancien nid de pie dans la cime du « grand bouleau ». Le couple de Faucon a délaissé le nid l’été dernier,  et comme nous craignons la saison de orages  qui va bientôt débuter dans le « Oberrheingraben », – nous nous sommes résigné à abattre le grand bouleau avant qu’il ne s’écrase par jour de tempête sur l’espace jeux – ou tout simplement sur une partie de notre maison.

Mais en fin de compte c’est toujours triste de devoir abattre un arbre. Reste le souvenir d’un temps, -où j’étais collé au lit et à mes livres , ne sachant pas au moins pendant les premiers semaines – si je me remettrais véritablement  des suites de l’accident – une fracture de colonne vertébrale. L’accident se produisit le 2. Mai 2009, – cela m’avait procuré un voyage en hélicoptère à la clinique à Ludwigshafen (BG-Unfallklinik Ludwigshafen), – et le 24. Mai j’écrivais mon premier billet de paysages.

Vue automnale sur le grand bouleau, © C. Neff 3.10.2011

Le grand bouleau, disons la vue que j’avais depuis ma chambre de malade, – j’en parlais dans un billet datant du premier juin 2009. Depuis presque 3 ans ont passé, – je me suis remis de l’accident ;à cette époque,pendant mes lectures , je faisais parfois des photos dont quelques unes furent même publiées ici dans paysages. Maintenant le grand bouleau a disparu, laissant un grand vide dans le jardin , une véritable « trouée ». Je ne sais pas pourquoi ce bouleau, les bouleaux en général me rappellent les paysages de Tolstoï et de Pasternak, me font parfois aussi penser  à Selma Lagerlöf.

Sources :

Halle, Francis (2011) : Du bon usage des arbres. Un plaidoyer à l’attention des élus et des énarques. Arles (Actes Sud), ISBN 978—2-330-00005-9.

Photos: toutes © C. Neff

1.) Vue sur le „grand bouleau“ 25.9.2011

2.) Vue automnale sur le „grand bouleau“  3.10.2011

Christophe Neff, le 7.4.2012

P.S : Une très belle chanson de Felix Léclerc « Notre sentier près du ruisseau » nous parle aussi d’un vieux bouleau!

Blognotice 4.4.2012

Les incendies d‘hêtraie-chênaie- pinède sont assez rare, – à ma connaissance on ne trouve quasiment pas de travaux scientifiques sur les conséquences écologiques  des feux de forêts dans les hêtraies-chênaies acidophiles. Pour de raisons professionnels j’ai donc prospecté avec le Garde Forestier Monsieur Grill (Revierförster Jägerthal/Revier Jägerthal) le site de l’incendie de forêt du 25.3.2012 (Jagdstein  Limburg- Dürkheimer Wald) d’ont je parlais hier.  J’étais assez étonné de constater, que la reprise végétale avait déjà débuté sur la surface incendie, – les plantules d’hêtres sortent de la terre incendie – et ceci à peine plus d’une semaine après le passage du feu. Sur les surfaces non brulées presque pas de plantules d’hêtres, – l’épaisse couverture du sol par les myrtilles et les feuilles d’hêtres semble freiner le développement des plantules d’hêtres. C’est peut être dû au simple hasard, mais l’observation me semble quand même intéressant. Notons aussi, que la pluie intense de la dernière nuit (3/4.4.2012) fût la première pluie depuis six semaines dans cet endroit, car les dernières semaines ici le temps fût sec et froid.

Photos: toutes © C. Neff

1.) Waldbrandfläche/Site de l’incendie de forêt Jagdstein 4.4.2012

2.) Plantules de Hêtre sur brûlis du site de l’incendie de forêt Jagdstein 4.4.2012

P.S. 5.4.2012 (10:15): Décidément en Allemagne la saison des feux de forêts a bien démarrée, – près d’Amorbach en Franconie un incendie de 24 ha a eu lieu les premiers jours d’avril, – un ami m’a fait parvenir ce lien.

Blognotice 17.3.2012

Mandelblüten/Fleurs d'amandier 15.3.2012 Kallstadt/Weinstraße © C. Neff

Après un long hiver froid et rigoureux, – et concernant le Palatinat presque sans neige (à Grünstadt on a eu droit à quelques flocons de neige le 18.12.2012) – le printemps arrive. Les premiers amandiers ici et là commencent à fleurir.  Deux, trois spécimens sur la Weinstraße entre Herxheim am Berg et Kallstadt ont commencé leurs floraisons, – un amandier à Grünstadt en fleure – le printemps vient enfin de commencer. Notons qu’en même temps le printemps littéraire en Allemagne vient aussi débuter avec la Leipziger Buchmesse, – Wolfgang Herrndorf c’est vu décerner  le « Preis der Leipziger Buchmesse 2012 » pour son roman « Sand » dans la catégorie Belletristik.  L’œuvre littéraire de Herrndorf reste encore à découvrir en France, – je pense a « Tschick » véritable « road movie litteraire » qui mériterait surement une traduction française – et naturellement au blog de Wolfgang Herrndorf – Arbeit und Struktur.  Arbeit und Struktur est un blog littéraire où Wolfgang Herrndorf nous raconte sa vie, ses paysages,  ses souvenirs. C’est  que la maladie lui laisse comme reste de vie. Wolfgang Herrndorf est atteint d’un  Glioblastome multiforme. Il  n’a pas pu participer à la remise du prix  « Preis der Leipziger Buchmesse  2012». Dans son dernier billet de « Arbeit und Struktur » Wolfgang Herrndorf se souvient de son chemin d’écolier.

Les autres lauréats 2012 du Preis der Leipziger Buchmesse sont ;  – Jörg Baberowski  « Verbrannte Erde. Stalins Herrschaft der Gewalt » dans la catégorie essai et dans la catégorie traduction – Christina Viragh pour la traduction allemande de Parallelgeschichten (Histoires parallèles (Párhuzamos történetek)) de Péter Nádas.

Christophe Neff, 17.3.2012

Blognotice 22.2.2012

Le modèle allemand est en vogue en ce moment en France, ce fameux modèle allemand est même entré en grande pompe dans les discussions des élections présidentielles! Et naturellement les medias français en parlent, dernièrement Agnès Verdier-Molinié nous vantait le modèle allemand dans le Monde.  Même si les chiffres publiés par Madame Verdier sont corrects – je trouve l’analyse publiée par Michaël Foessel beaucoup plus proche de la réalité allemande, politiquement beaucoup plus pertinente.  Personnellement, j’ai l’impression que depuis le début du quinquennat du Président Sarkozy,  la fosse « socio-économique » qui sépare la France et l’Allemagne s’est élargie sensiblement, – oui, s’élargit de plus en plus au détriment de la France.  Si les diverses équipes gouvernementales de Monsieur Sarkozy ont vraiment essayé de réduire l’écart socio-économiques entre les deux pays, ils étaient fort « malchanceux » – ou peut être n’ont-ils jamais vraiment tenté l’effort de réduire cet écart. Mais parfois les réalités sont beaucoup plus complexes –  et c’est qu’en France on connait  le« Wissenschaftsprekariat »  allemand? Cette réalité allemande est très bien décrite dans l‘ Analyse « Enorm leidensfähig – Arbeitsbedingungen an Unis » dans la Zeit du 8.12.2011.  Mais j’aimerais faire découvrir une autre réalité aux lecteurs de paysages. Il y a en France encore des domaines – où la France – en dehors de toute querelle politicienne – peut encore servir de modèle: par exemple la politique de la Défense de la Forêt contre les Incendies – la DFCI. C’est ainsi que depuis des années je propose un cours universitaire sur la DFCI où nous descendons avec une quinzaine d’étudiants allemands dans le Sud de la France pour nous informer sur cette Défense de la Forêt contre les incendies,  pour participer à des chantiers de brûlage dirigé.  Ce cours est monté grâce à l’aide d’Eric Rigolot de l’INRA Avignon et de Jean-Paul Baylac de la cellule feu de forêt de l’ONF 11. Ce cours, ou disons la politique de la DFCI française a une telle renommée un Allemagne,  que le cours a déjà été couvert par une émission de radio (Deutschlandfunk – Feuerschutz mit Flammen en février 2006) et en 2011 nous avons été accompagnés par la commandante des pompiers de Schramberg Annette Melvin, qui craint les risques de feux de forets pour Schramberg et la Moyenne Forêt Noire. Donc dans le domaine de la défense de la Forêt contre l’incendie la France est un modèle incontestable.  L’Allemagne par contre, a oublié son histoire de feux de forêts, – l’incendie meurtrier de la Lüneburger Heide est tous simplement tombé à l’oubli –  a disparu de la mémoire collective.  Concernant le cours 2012 « brulage dirigé » nous fûmes un peu victimes des aléatoires météorologiques : le grand froid qui régnait sur le Midi méditerranéen – froid exceptionnel qui provoqua le blocage du Port de Leucate par la glace, donc  malheureusement nous n’ avons pas eu la chance de pouvoir participer à un chantier de brûlage dirigé. Mais nous avons quant même eu la chance de pouvoir visiter le centre de secours de Lézignan et le centre de secours de Leucate.  Les étudiants étaient impressionnés par les moyens et le matériel mis à disposition de la DFCI. La plupart d’eux n’avaient jamais vu un CCF (Camion citerne feux de forêts) car une grande partie des unités de pompiers allemand ne dispose pas d’un tel matériel.

Je finis donc  avec ce constat – à force de s’obstiner sur le fameux modèle allemand – on oublie parfois les réalités réelles qui se cachent derrière ces images  et phantasmes de l’autre. En Allemagne il n’existe pas de DFCI digne de ce nom, et en France heureusement il n’y a pas de Wissenschaftsprekariat, – le fameux Dr. Hartz IV – ou Privatdozent Dr. Hartz IV est encore un illustre inconnu en France.

Photos :

1.) © C. Neff:  CCF 6 Leucate du centre de secours de Leucate 17.2.2012

2.) © J.-F. Heger : Le cours chantiers de brûlage dirigé/ DFCI février 2012 du IFGG-KIT devant le CCF 6 Leucate 17.2.2012

Christophe Neff, le 22.2.2012

Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate

La banquise bloque le Port de Port Leucate 11.2.2012Il fait froid en Europe – et même en Afrique du Nord le froid sévit.  Oui l’Afrique du Nord est sévèrement touchée même si les medias en Europe n’en parlent pas – situation dramatique dans la Wilaya de Tizi Ouzou en Algérie –  beaucoup de neige aussi dans la délégation d’Aïn Draham en Tunisie. Je ne sais pas pourquoi, mais chaque fois qu’il fait froid en Tunisie mon billet «De la neige entre Jendouba, Aïn Draham et Tabarka» est pris d’assaut. Et comme je l’écrivais dans la Blognotice 22.12.2011 «la faim et le froid sont un des dangers les plus redoutables  pour une jeune démocratie, pour une société que se reconstruit».  Mais aussi ici en Europe on subit les conséquences du froid. A Grünstadt – la piscine- tous temps – le fameux Allwetterbad Grünstadt – fut victime du grand froid et de l’incompétence des « édiles politiques locaux » (voir mon dernier billet (en allemand)). La nuit du mardi 7 au mercredi 8 février fut la nuit la plus froide de cet hiver à Grünstadt – avec – 18° – ce qui provoqua l’éclatement d’une partie de l’alimentation en eau de l’Hôpital. Et ces – 18 ° ont eu apparemment raison de mon petit Chamaerops humilis. On verra  si au printemps il reprendra de la souche. Par contre mes trois Trachycarpus fortunei  ont  assez bien supporté  cette vague de froid.  Mais c’est  dans le midi méditerranéen qu’on peut actuellement découvrir un des témoins les plus bizarres  de cette vague de froid qui sévit en Europe et Afrique du Nord – l’Etang de Leucate partiellement gelé, – « la banquise » qui bloque le Port de Leucate. Le froid et la neige dans les Montagnes de l’Afrique du Nord, en réalité ceci est phénomène naturel qui se reproduit de temps en temps.

La banquise au Port de Port Leucate 1 10.2.2012

La banquise au Port de Port Leucate 2 10.2.2012

La banquise au Port de Port Leucate 3 10.2.2012

Mais voir le Port de Port Leucate bloqué par la glace, formant une sorte de banquise, cela est assez exceptionnel, un véritable  événement centenaire. J’avoue n’avoir jamais vu cela, et je connais le site depuis plus de quarante ans !

Photos : Toutes © C. Neff 10.2.2012 & 11.2.2012  Série banquise à Port Leucate

Christophe Neff, le 12.2.2012

Blognotiz 14.1.2012

Im Bahnhofsgebäude des Stuttgarter Hbf, dem sogenannten „Bonatzbau“ gibt es einen Ort, an dem ich während der Advents & Weihnachtszeit gern mal für ein paar Augenblicke verweile und dem Bahnhofsgeschehen in Stille zuschaue. Es ist der Ort des Weihnachtsbaumes. Die meisten Zeitgenossen eilen meist geschäftig vorbei, manch einer hebt den Blick kurz an, aber hin und wieder bleibt ein Mensch stehen. Verbleibt in Stille, blickt auf Baum und Krippe – und geht dann irgendwann weiter. Gehen, Rauschen, im Takt der Zeit – immer weiter ziehen die Reisenden von den Zügen in die Stadt, von der Stadt zu den Zügen. Nur an diesem Ort herrscht manchmal für ein paar Augenblick Stille. Nachdenklichkeit und Stille in der „Salle des pas-perdus“ – dem Saal der verlorenen Schritte, wie Bahnhofshallen im Französischen manchmal benannt werden. „Saale des pas-perdus“ ist auch ein heute fast vergessenes Chanson von Maxime Le Forestier, welches uns die Geschichte eines Mannes erzählt der vergeblich in einer großen Bahnhofshalle auf die ferne Geliebte wartet. Kein Zug bringt die Ersehnte, – es bleibt im nur die Erinnerung an ferne Ziele und der Widerhall der Schritte in der Halle der „verlorenen Schritte“.

„Zugig“ ist es in der Stuttgarter Bahnhofshalle  geworden, seit dem der Nordflügel  abgerissen wurde, – auch der Widerhall der Schritte ist wenn nicht verstummt leiser geworden. Wie das erst werden wird, wenn der „Südflügel“ abgerissen sein wird. Dann wird’s erst recht „Zugig werden“, – der Weihnachtsbaum und die wenigen Reisenden, die kurz ihre Schritte bremsen – um den Baum mit einem stillen Blick zu würdigen – sie werden dann wohl voll „im Zug“ stehen wie man so auf „Schwäbisch“ zu sagen pflegt. Wo der Christbaum wohl während der Arbeiten zu Stuttgart 21 stehen mag?  Vielleicht gibt es auch während der „Bauphase“ einfach keinen Platz mehr für Baum und Krippe in der Halle der verlorenen Schritte des Stuttgarter Hbf. La salle des pas-perdus du Bonatzbau sans „Sapin de Noël“  (die Halle der verloren Schritte ohne « Christbaum ») – eigentlich unvorstellbar!

Photo:  © C. Neff. „Christbaum mit Krippe, Stuttgart Hbf 4.1.2011“

Christophe Neff, le 14.1.2012

Blognotice 7.1.2012

L’année 2012 a commencé avec deux tempêtes, Ulli et Andrea ont balayé le Sud de l’Allemagne, provoquant ici et là quelques dégâts, mais ici dans le Leiningerland à première vue cela s’est plutôt bien passé.  La neige nous manque ici, depuis les quelques flocons du 18.12.2011  rien,   mais beaucoup de pluie. L’Allemagne politique en ce moment est balayée par une autre tempête politique, – et je ne parle pas du déclin de la FDP ou de la fin de la Jamaikakoalition (coalition noir-verte-jaune) (Cabinet Kramp-Karrenbauer) dans la Sarre mais c’est bien l’affaire Wulff qui occupe l’Allemagne politique à presque 100%.  Même les « Zungenknoten »(baragouins embarrassés) de Martin Graff du 7.1.2012 nous en parle sous le titre de « Président oder Präsident – … erzählt von Präsidentengeschichten, über die man sich in Frankreich eher weniger aufregt (Président ou Präsident – … nous raconte des histoires présidentielles, sur lesquelles  en France on s’emballe moins) – sur l’affaire Wulff, et compare l’affaire Wulff aux  différentes affaires  de Nicolas Sarkozy et de Jacques Chirac.  Si on suit Martin Graff, – on croirait qu’ en France les différents méandres de l’affaire Wulff seraient  tombés  dans le grand silence.  La, je ne suis pas si sûr  que ça  je crois même que Graff se trompe.  Pendant que l’Allemagne était plutôt occupée par ses différents tempêtes,  – la  Hongrie elle dérive de plus en plus vers un régime autoritaire – et  l’Europe politique préfère rester silencieuse.  Ici et là quelques exceptions positives, comme par exemple l’intervention d’ Alain Juppé « Il appartient à la Commission européenne de vérifier que ces nouveaux textes constitutionnels respectent ce qui fait le bien commun de tous les pays de l’Union européenne, c’est-à-dire l’Etat de droit et le respect des grandes valeurs démocratiques ». Si l’Europe politique se résumait simplement au sauvetage de l’Euro et fermait silencieusement les yeux sur ces dérives autoritaires du gouvernement Orban en Hongrie elle risquerait de perdre ce qu’il lui reste de sa légitimité politique. Même si le paysage médio-politique allemand était très pris cette première semaine de janvier 2012 par l’affaire Wulf, – la presse allemande, – (dernièrement le SPON « Orbáns Rechtsruck in Ungarn – autokratisch durchgeknallt ») et même la Rheinpfalz nous en parle de temps en temps, couvre largement les événements politique en Hongrie, –  car il n’y a pas seulement l’autoritarisme du  Fidesz de Victor Orban qui  pose problème, mais à droite de Victor Orban c’est le mouvement « Jobbik » qui s’étend de plus en plus. En plus la politique économique désastreuse du Gouvernement Orban est en train de mener la Hongrie au bord de la faillite économique.  2012 s’annonce d’être une année difficile pour la Hongrie   et une année cruciale pour l’Europe citoyenne ! Finissons cette petite blognotice avec les prévisions littéraires de Pierre Assouline pour 2012 – En 2012, demain sera un autre jour  et j’en retiens que  l’ebook a de beaux jours devant lui , l’avenir du livre de poche s’assombrit plutôt et naturellement quelques anniversaires  littéraires pour 2012 – entre autres le 200ème anniversaire de Charles Dickens , la Zeit lui a déjà consacré un tres belle article sous le titre « Schwarz wie die Kindheit (Noir comme l’enfance) » signé Bernadette Conrad.

Christophe Neff, le 7.1.2012

Blognotice 30.12.2011 – la BB 475068 en gare de Crozet

En attendant la réouverture de la ligne de chemins  de fer Collonges – Fort-l’Écluse à Divonne-les-Bains  au service voyageur dont nous parle la vie du rail  nr 3324 du 17 aout 2011, voici une photo de la BB 475068 devant le train des déchets ménagers dans la gare du Crozet au matin du 27.12.2011.  Notons que la gare de Crozet reçoit aussi de temps en temps des trains de graviers & granulats. Les infos concernant la potentielle réouverture de la ligne au service me proviennent du tableau « les réouvertures de lignes » publiées dans la Vie du Rail Nr. 3324 du 17 aout 2011 sur la page 16. Dans la rubrique « d’autres opérations sont à des stades plus ou moins avancés – on trouve 15 lignes de chemins de fer dont la ligne Ligne de Collonges – Fort-l’Écluse à Divonne-les-Bains ou il existe des plans de réouverture au traffic voyageur. Notons qu’on trouve entre autre dans cette liste les lignes Oloron- Canfranc, Bollwiller – Guebwiller – Lautenbach, ou Laveline – Geradmer pour en citer seulement trois.  A voire quelle de ses 15 lignes de chemins de fer mentionnées par la LVDR Nr. 3324 sera réellement réouverte pour un service de trains de voyageurs régulier.

Photo: © C. Neff. 27.12.2011

Christophe Neff, le 30.12.2011

18.12.2011 les premiers flocons de neige de l’hiver 2011-12 arrivent à Grünstadt.

Le dimanche matin le 18.12.2011 nous avons eu droit aux premiers flocons de neige de cet hiver. En fait deux trois flocons de neige pas plus – pas à comparer à la situation en Forêt Noire où  à certains endroits la saison de ski vient de débuter. Aucune trace de neige dans les vignobles dans l’Unterhaardt. En 2009 nous avons eu droit aux premières neiges dans la nuit du 12 au 13 décembre, et en 2010 les premiers flocons arrivaient le 27. Novembre, les réelles chutes de neige qui couvraient les vignobles d’un grand manteau neigeux débutèrent le lundi 29. Novembre 2010. A vrai dire les deux derniers hivers furent particulièrement rigoureux  dans le Palatinat. A voir ce que cet hiver nous apportera ici dans le Leiningerland. Comment mes quatre palmiers vont-ils s’en tirer (un Chamerops humilis et trois Trachycarpus fortunei) ? Le doum de Grünstadt va-t-il  encore devoir affronter de jours de grands froids comme en début de janvier 2011 ?  Ou peut être   que nous n’aurons pas droit cet  hiver  ni à la neige, ni aux  grands froids. Les grand froids, je m’en passerais volontairement, mais ayant grandi dans les montagnes enneigées de la Forêt Noire, j’aime encore assez bien la neige!

Christophe Neff, le 18.12.2011