Blognotice 28.10.2013: Bienvenue au Merkelland

Mandats directs lors de l’élection du 22 septembre 2013. Légende: bleu = CDU/CSU, rouge = SPD, violet = die Linke, vert = les Verts. Source Wikimedia.org 2013

Il y a maintenant plus que quatre semaines Madame Merkel a remporté un grand succès électoral, frôlant presque la majorité des sièges du 18ème Bundestag. Politiquement parlé, ce succès électoral, qui fut un véritable raz de marée pour la CDU( voir  les résultats directs (Direktmandate) de la CDU)fut plutôt une victoire à la Pyrrhus, plus de quatre semaines après les élections, le nouveau gouvernement ne s’est pas encore formé. En ce moment il semble qu’une grande coalition avec la SPD est en train de se former, mais il ne semble pas du tout acquis que les troupes de la SPD suivront leur général Sigmar Gabriel pour une grande coalition sous la chancelière Merkel. Est-ce que les membres du SPD, voteront lors du « Mitgliederentscheid », qui est prévu afin de finaliser les « pourparlers de Coalition »  pour le « Koalitionsvertrag » avec la CDU. Ce Mitgliederentscheid semble encore très loin, mais actuellement je pense que les barons de la SPD auront des grandes difficultés à  persuader les militants de la SPD de voter pour une « Grande Coalition » lors du Mitgliederentscheid. La peur d’être marginalisés par la superpuissante Angela Merkel et la CDU est grande chez les simples « Mitglieder »(adhérents) de la SPD. Et si Angela Merkel ne trouvait pas de partenaire, elle ne semble guère tentée par l’option d’une Minderheitsregierung (Gouvernement minoritaire), – des nouvelles élections,  les Neuwahlen , des potentielles nouvelles élections porteront vraisemblablement la CDU vers une majorité absolue au Bundestag, une situation, il faut le rappeler, que jusqu’à présent seulement Kondrad Adenauer avait réussi  lors des élections fédérales de 1957 à affronter. La SPD se trouve donc aussi dans une situation délicate. Pour voir à quel point la CDU est déjà omniprésente dans le paysage politique allemand depuis les Bundestagswahlen 2013 il suffit de jeter un coup d’œil sur la carte des Direktmandate (Mandants directs), le bleu (CDU) (191 mandats directs) et le bleu-foncé (CSU) (45 mandats directs) dominent largement, – par contre l’opposition en rouge le SPD (58), la Linke en violet (4 mandats directs), et les verts en vert (avec 1 mandat quasiment invisible) est presque invisible face aux couleurs bleu dominantes. J’ai bien l’impression, qu’en France, cette facette du succès électoral de Madame Merkel est restée inconnue. Lisant assez souvent les commentaires dans les divers articles du Monde sur l’Allemagne, dans le Blog de Frédéric Lemaitre etc. on a assez souvent l’impression qu’une grande partie de commentateurs croient vraiment qu’une grande partie des Allemands vit sous le seuil de pauvreté, végétant au niveau Hartz IV avec des petits boulots à 1 euro l’heure.  Mais ceci est une image d’Epinal qui et ici je reprends une citation de Guillaume Duval (2013 : 10) « ne peut cependant fonctionner que parce-que qu’elle s’appuie sur l’ignorance profonde et probablement croissante de sujet de l’Allemagne ». Madame Merkel n’aurait jamais rapporté ce raz de marée électoral le 22. Septembre 2013, si une grande partie de la population allemande vivait sous le seuil de pauvreté avec un salaire guère au-dessus du niveau Hartz IV. Naturellement il y a de la pauvreté, des exclus, des marginaux dans l’Allemagne des années 2013, oui il y a même comme en France des quartiers à Berlin ou à Dortmund ou à Duisburg où la police n’ose pas trop entrer, – cela existe – mais cela est loin d’être une généralité dans l’ Allemagne de l’an 2013.

Pour avoir un tableau assez réussi de l’Allemagne avant électorale de 2012 & 2013 je ne peux que recommander le livre de Guillaume Duval « Made in Germany. Le Modèle allemand au-delà des Mythes » même si ici et là se trouvent quelques erreurs d’approximations. La grande victoire électorale de Madame Merkel du Septembre 2013, même si au niveau politique cela ressemble plutôt  à une victoire à la Pyrrhus, montre à quel point une très grande majorité des allemands sont satisfaits  de  leur situation socio-économique actuelle. Au niveau actuel il est encore difficile de déchiffrer la silhouette du prochain gouvernement allemand. Par contre ce gouvernent devra résoudre au moins deux défis majeurs. S’attaquer enfin au problème d’une infrastructure en pleine décomposition.  À part le réseau classique ferroviaire français qui vu l’état des lignes de chemin de Fer dans le Massif central, les Vosges du Nord etc. est dans piètre état, on peut dire qu’en général  les voies de communication en France sont dans un meilleur état qu’en Allemagne. Le deuxième défi c’est d’enfin s’attaquer  au grave dysfonctionnement de la recherche universitaire et appliquée en Allemagne. Dans une très grande partie des matières scientifiques une majeure partie des Post-Docs est obligée d’émigre aux Etats-Unis, au Canada, en Suisse – et même en France  – car ils n’ont aucune chance de trouver un poste permanant dans le système de recherche allemand, grâce à la fameuse règle de 12 ans[1]. Une société, qui est tellement dépendante  du savoir-faire de ces ingénieurs et scientifiques comme la société allemande va droit au mur si elle n’est pas capable de créer des débouchés et des perspectives pour ses meilleures têtes ! Donc déjà deux défis énormes à affronter pour le prochain gouvernement allemand, il y a de plus le problème démographique qui pèse lourdement sur l’avenir allemand,  la société allemande est une société vieillissante ! Mais pour le problème démographique allemand il n’y a certes pas de solution politique à court et moyen terme !

Mais pour l’instant, l’Allemagne attend surtout avec une impatience grandissante la composition du nouveau gouvernement Merkel. Avec qui Madame Merkel, avec quelle équipe va-t-elle gouverner l’Allemagne pendant les prochaines quatre ans ?

Sources:

Duval, Guillaume (2013): Made in Germany. Le Modèle allemand au-delà des Mythes. Paris, Éditions du Seuil janvier 2013, ISBN 978-2-02-109779-5

Wikimedia Org (9.10.2013): Carte des mandats directs = Direktmandate nach Partei und Vorsprung – Bundestagswahl 2013, endgueltiges Ergebnis Source: http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Direktmandate_nach_Partei_und_Vorsprung_%E2%80%93_Bundestagswahl_2013,_endgueltiges_Ergebnis.svg  et  http://vis.uell.net/btw/13/atlas.html?wkr13sieger dernière consultation des deux sources 27.10.2013 19:00

Christophe Neff, le 28.10.2013


[1] La fameuse règle de 12 ans (Wissenschaftszeitvertragsgesetz) préconise que avec un doctorat on peut au maximum travailler 12 ans (6 ans de temps de doctorat, 6 ans de temps post-doc) dans la recherche scientifique sur un contrat à durée déterminée. Si durant ces 12 ans on ne trouve pas de poste permanent (unbefristete Planstelle) on doit quitter la recherche universitaire (ou établissement équivalent) !

Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2013

Tomorrow, at 13.00 Stockholm time, the winner of this year Nobel Prize in Literature will be announced. As every year, paysages (see here: 1, 2, 3, 4 ) tries to forecast the winner, or authors which seem to have good chances to get the Nobel Prize in Literature. Today  M.A. Orthofer has published a list of potential winners in the Literary Saloon. The Ladbrokes odds currently put Alice Munro (4/1) as a potential winner for the price, followed by Haruki Murakami  (5/2) on the second position. My personal favorites for this year Nobel Prize in Literature are Péter Nádas, Svetlana Alexievich, Ngũgĩ wa Thiong’o and Assia Djebar. In my 2012 forecast I wrote Mo Yan on my personal favorites list for Nobel Prize in Literature 2012 – and then Mo Yan has been really awarded the Nobel Prize in Literature 2012.  In some hours we will know the happy winner of Nobel Prize in Literature 2013.

Christophe Neff, le 9.10.2013

P.S.(10.10.2013 19:20): The Nobel Prize in Literature 2013 was awarded to Alice Munro.

Blognotiz 21.09.2013: Mehr Demokratie wagen mit Heike Mrosek – Handwerk

Meine drei letzten Artikel (1,2,3)  in Paysages waren größtenteils dem Wahlkampf der SPD Direktkandidatin des Bundestagswahlkreis Neustadt – Speyer  Heike Mrosek-Handwerk gewidmet. So schrieb ich beispielsweise in meinem letzten Blogbeitrag „Blognotice 19.09.2013: dernier marathon électorale pour les Bundestagswahlen du 22.9.2013“ über den sehr engagierten Wahlkampf von Heike Mrosek-Handwerk – „unermündlich im Wahlkreis Neustadt-Speyer unterwegs, um dem Bürger ihr Gehör zu schenken versucht sie das unvorstellbare, nämlich Norbert Schindler den Wahlkreis streitig zu machen (im franz. Original « Ainsi dans la circonscription de Neustadt – Speyer Heike Mrosek-Handwerk tente l’imaginable,  de battre Norbert Schindler pour le « Direktmandat ». On a l’impression qu’elle est partout, toujours à l’écoute du citoyen. »).

Wenn man mich nach einem passenden Wahlkampfslogan für den Wahlkampf für Heike Mrosek-Handwerk gefragt hätte, dann hätte ich mit einem abgewandelten Willy Brandt Zitat geantwortet „mehr Demokratie wagen, deshalb Heike Mrosek-Handwerk wählen“.

Vor vier Jahren gab es in paysages ein kleines Posting zur Unterstützung des SPD – Kandidaten Dr. Wolfgang Ressmann mit dem Titel „Mit der roten Berta nach Berlin“. Heute am Vorabend der Bundestagswahlen, schreibe ich einfach „Mehr Demokratie wagen mit Heike Mrosek – Handwerk!“.

Christophe Neff, le 21.09.2013

Blognotice 19.09.2013: dernier marathon électorale pour les Bundestagswahlen du 22.9.2013

Les Bundestagswahlen (Élections fédérales allemandes de 2013) du 23.9.2013 se rapprochent de plus en plus. Les candidats, surtout ceux n’ayant pas la chance d’obtenir une bonne place sur les Landeslisten (voir aussi mon dernier post), essaye dans un dernier marathon électorale de persuader les électeurs de leurs circonscription de leur donner leur voix.  Ainsi dans la circonscription de Neustadt – Speyer Heike Mrosek-Handwerk tente l’imaginable,  de battre Norbert Schindler pour le « Direktmandat ». On a l’impression qu’elle est partout, toujours à l’écoute du citoyen.

Mais même les candidats ayant une place sure dans le prochain Bundestag, grâce à la fameuse Landesliste, essayent de gagner leurs mandat directement, – car la loi électoral a été change le 9.5.2013[1], – et le nombre des mandats  du prochain Bundestag pourrait considérablement augmenter grâce aux nouveaux  « Ausgleichsmandate ». Par exemple « Cansel Kiziltepe » candidat du SPD à Kreuzberg, tente sa chance face  à Hans-Christian Ströbele, le seul candidat des verts arrivé en tête dans une circonscription lors d’élections de 2009. Fréderic Lemaitre (2013) a d’ailleurs dressé un sympathique portrait de la candidate SPD  dans le Monde Dimanche15- Lundi 16 septembre 2013. J’ai fait la connaissance virtuel de « Cansel Kiziltepe » en rédigeant mes deux articles sur Ottmar Schreiner (voire ici et ici) et je pense que la candidate symbolise aussi le renouveau de la SPD. Mais Cansel Kiziltepe n’est pas la seule candidate SPD issue de l’immigration turque, – il y a par exemple Ergun Can dans la circonscription de Rottweil-Tuttlingen, qui essaye de réussir un bon résultat face à Volker Kauder,  un bon résultat qui pourrait lui permettre de se positionner pour une meilleure place sur la « Landesliste » pour les election de 2017.

C’est avec des personnalités comme « Cansel Kiziltepe, Heike Mrosek-Handwerk, Ergun Can», des candidats issus du milieu de la société, que la SPD pourrait rebondir dans quatre ans. Car même si dans les sondages de la SPD semble enfin grimper un peu, – la chancellerie, sauf miracle, restera dans les mains de la CDU. La question est plutôt de savoir avec qui Madame Merkel pourra gouverner l’Allemagne pour les prochains quatre ans.

Est-ce que le FDP pourra vraiment se maintenir au Bundestag ? Mais la grande énigme des élections du 23.9.2013 sera le score de l’AFD. Est-ce que ce nouveau parti réussira-t-il de sauter au-dessus de la barre fatidique de 5% des « Zweitstimmen ». Ce parti se présente la première fois pour les élections législatives, et les instituts de sondage, ont du mal à cerner sa vraie importance électoral. Personnellement je crois, que l’AFD a des vraies chances de faire partie du prochain Bundestag, – vue les marges d’erreurs statistiques des sondages, une telle perspective me semble pas tellement inimaginable.

Peut-être le choix du corps électoral allemands nous réservera aussi quelques surprises !  Dimanche le 22.09.2013 vers dix-huit heures on en saurra un peu plus !

Sources:

Lemaître, Frédéric (2013): Mme Kiziltepe, candidate issue de l’immigration. Dans le Monde, Dimanche15- Lundi 16 septembre 2013, p. 2. (L’article dans l’édition abonnés electronique)

Photo/Scan : Carte postal promotionnel d’ Heike Mrosek-Handwerk pour les Bundestagswahlen 2013. (Texte « Vivre la démocratie – allez voter le 22.09.2013, première voix Heike Mrosek – Handwerk, deuxième voix SPD »)

Christophe Neff, le 19.09.2013

 

 


[1] La loi respective fut votée le 21.2.2013 (Zweiundzwanzigstes Gesetz zur Änderung des Bundeswahlgesetzes http://dipbt.bundestag.de/extrakt/ba/WP17/495/49591.html)

Blognotice 09.09.2013: Quand Willy fut élu chancelier

« Als Willy Kanzler wurde » – quand Willy fut élu chancelier – tel est le titre de l’article de Rheinpfalz (2013) qui dresse un portrait de la candidate de la SPD Heike Mrosek-Handwerk  (sur Heike Mrosek-Handwerk voir aussi mon dernier article Auf ein Glas Wein mit Heike beim Kraftsportverein Grünstadt am 12.08.2013) pour la circonscription de Neustadt – Speyer pour les Élections fédérales allemandes de 2013 du 22.9.2013. En fait Willy Brandt  fut élu chancelier le 22 Octobre 1969, le premier gouvernement Brandt, commença avec cette fameuse phrase « Mehr Demokratie wagen (oser plus de democratie) »  dans la « Regierungserklärung du 28.10.1969 ».  Le premier gouvernement Brandt de 1969 fut donc le premier gouvernement de gauche allemand d’après-guerre. D’ailleurs dans le sympathique petit livre de Guillaume Duval (2013) sur le Modèle allemand (Made in Germany. Le Modèle allemand au-delà des Mythes)  l’auteur fait une grand erreur d’approximation écrivant sur Gerhard Schröder le vainqueur de Helmut Kohl « Rien de tel en 1988 : l’alternance fut complète, la gauche était majoritaire seule, les Verts et le SPD disposant  de la majorité absolue au Bundestag. Jusque-là, lorsque le SPD avait accédé au gouvernement, il avait dû le faire soit dans le cadre d’une grand coalition avec la CDU (1966-69), soit en s’appuyant sur le FDP, le petit parti libéral de centre droit (1969-1982). »

La FDP des deux gouvernements Brandt  n’était pas un parti libéral de centre droit, mais c’était un parti de tendance gauche-libérale, comparé  à la FDP de nos jours on pourrait même parler d’un vrai parti de gauche. La FDP d’aujourd’hui est un autre parti, – le « Social-libéralisme » est devenu  une « note de bas de page » de l’histoire de la FDP, – le libéralisme de gauche , on le retrouve aujourd’hui surtout chez les Verts allemands, et aussi en partie dans la SPD. Les gouvernements de Willy Brandt, sont donc considérés  dans la mémoire collective allemande (à juste titre) comme les premiers gouvernements de gauche de la Bundesrepublik Deutschland. D’ailleurs Willy Brandt avait tellement « remué » la Société allemande au début des années 1970, qu’il procura à la SPD dans les Élections fédérales allemandes de 1972  un score de 45,8% des voix (Zweitstimmen),  un résulta historique, que jamais la SPD n’a atteint depuis. De nos jours on est loin de tels résultats électoraux. Oui, Willy Brandt avait réussi l’exploit de remuer profondément la société allemande durant les débuts des années 1970. Je me souviens encore bien, j’étais un petit gamin, quand mon père en 1972 avant les élections fédérale m’avait amenait à accompagner sa classe bachelière pour une visite des usines Junghans à Schramberg. Une très grande majorité des bacheliers portaient de badges « Willy Brandt»  cela m’avait  profondément impressionné. Le premier gouvernement Brandt avait rabaissé l’Age électoral à 18 ans, les élections du 19. Novembre 1972 furent les premières s élections au niveau fédéral où les 18-20ans pouvaient voter. Jamais depuis ce 19. Novembre 1972 la SPD n’a pu retrouver cet élan électoral. Cette  véritable «onde de choc démocratique », cette « conscience sociale », qui avait touché l’Allemagne durant les années Brandt avait rapproché  la jeune écolière Heike Mrosek vers le SPD. 11 ans après la démission du chancelier Brandt, en 1985, Heike Mrosek entra dans la SPD. Et maintenant 28 ans après son début dans la SPD, 44 ans après que Willy Brandt fut élu chancelier de la jeune République fédérale allemande elle essaye de gagner la circonscription de Neustadt – Speyer pour le SPD. Pas facile, – la circonscription de Neustadt – Speyer est le fief de Norbert Schindler de la CDU, sorte de Christian Jacob allemand, vice-président du très influent Deutscher Bauernverband. Gagner le « Direktmandat »  contre Schindler serait presque un miracle. Reste la voie par les « Zweitstimmen » – mais pour réussir à avoir une bonne place sur les fameuses « Landeslisten » il faut convaincre les barons régionaux de la SPD. Comme l’a décrit dernièrement Karl Lauterbach (2013) lors d’une interview dans le Spiegel le système d’attribution des places sur les listes de la SPD (et des autres partis)  est problématique et le procédé est complètement opaque[1]. Madame Mrosek-Handwerk n’a pas réussi à gagner une bonne place sur la Landesliste du SPD Rheinland Pfalz. Pour qu’elle puisse avoir une réelle chance d’être élue au prochain Bundestag la SPD devraient au moins dépasser les 30% de voix au niveau fédéral. Même si après le « duel télévisé entre la chancelière Meckel  et le candidat Steinbrück  du 1.9.2013» la cote de la SPD semble monter un peu, – entre 25 à 28% – on est très loin des 45% que Willy Brand récolta  pour la SPD en 1972, – les chances pour Heike Mrosek – Handwerk de pouvoir siéger au prochain Bundestag sont assez faibles. Mais en débit de faibles chances de se voir élue au prochain Bundestag, Heike Mrosek-Handwerk ne cesse  son combat électoral sur le terrain de la circonscription de Neustadt – Speyer. Avec le souffle de Willy Brandt dans le dos elle essaye de convaincre les électeurs du fief de Norbert Schindler que le SPD est encore un parti de gauche. Un parti de gauche, qui incarne encore les idées de Willy Brandt sur la justice sociale et l’égalité des chances, une gauche qui essaye d’améliorer les conditions de vie du peuple.

Sources :

Duval, Guillaume (2013): Made in Germany. Le Modèle allemand au-delà des Mythes. Paris, Éditions du Seuil janvier 2013, ISBN 978-2-02-109779-5

Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau (2013): Als „Willy“ Kanzler wurde.  Die Direktkandidaten (7). Heike Mrosek-Handwerk stammt aus einer Arbeiterfamilie. Ihre Eltern ermöglichten ihr eine gute Ausbildung. Diese Erfahrung und das, was sie als Fachanwältin für Familienrecht erlebt, sind die Gründe, weshalb sich die SPD-Kandidatin für Bildung und Chancengleichheit junger Menschen einsetzt – unabhängig vom Einkommen der Eltern.  In: Die Rheinpfalz Nr. 195, Freitag 23. August 2013.

Lauterbach, Karl (2013): „Illoyal, herablassend, falsch“  Spiegel – Gespräch. Der SPD-Abgeordnete Prof. Dr. Dr. Karl Lauterbach, 50, über das schwierige Verhältnis von Intelligenz und Politik, die Wandlung vom Wissenschaftler zum Politiker und seinen Widerstand gegen den damaligen SPD-Chef Kurt Beck. In: Der Spiegel, 36/2013, 46-48.

Christophe Neff, le 09.09.2013


[1] Lauterbach (2013, 47): „Das System der Listenaufstellung ist in allen Parteien, auch in der SPD, ziemlich fragwürdig, das Verfahren völlig intrasparent.“

Blognotiz 23.08.2013: Auf ein Glas Wein mit Heike beim Kraftsportverein Grünstadt am 12.08.2013

Am Montag den 12.08.2013 habe ich an der  Wahlkampveranstaltung der SPD Direktkandidatin des Bundestagswahlkreis Neustadt – Speyer  Heike Mrosek-Handwerk, „Auf ein Glas Wein mit Heike beim Kraftsportverein Grünstadt“  teilgenommen.  Inzwischen sind zwar schon ein paar Tage vergangen, aber da die Presse, sprich die örtliche Ausgabe der Rheinpfalz – die Unterhaardter Rundschau – nichts darüber schrieb, – und mir die Veranstaltung sehr gut gefiel – möchte ich doch ein paar Worte darüber im Paysagesblog erzählen.

In kleinem Kreis hat sich die Kandidatin vorgestellt und ihre wichtigsten politischen Anliegen wie Chancengleichheit und soziale Gerechtigkeit dargestellt. Daraus haben sich lebhafte Diskussionen entwickelt. Einerseits war das Publikum der Kandidatin wohlgesonnen, andrerseits schwebte der unheilvolle Schatten von Hartz IV über der Diskussion (Zu meiner Meinung zu Hartz IV siehe u.a. hier).  Ein Teil der anwesenden Bürger schien durchaus mit der SPD und deren  „Wertvorstellung“  zu sympathisieren, andrerseits empfand man deshalb gerade die „Hartz-Gesetze“, aber auch die Rente mit 67, als „Verrat“ an der Sache der „kleinen Leute“. Frau Mrosek-Handwerk hat es jedoch mit bewundernswerte Ruhe geschafft, dem Publikum klar zu machen, dass es eine „positive Veränderung“ der Hartz-Gesetze in Richtung mehr soziale Gerechtigkeit wohl nur mit der SPD geben wird. Mehr soziale Gerechtigkeit so ihre klare Botschaft, wird es nur mit der SPD geben.

Als sich gegen Ende der Veranstaltung die Wogen etwas geglättet hatten, habe ich mir noch eine allgemeine Bemerkung über die Bedeutung der Bildung in diesem Wahlkampf erlaubt, – nämlich, dass in diesem Bundestagswahlkampf bisher kaum um Bildungspolitische Inhalte  „gerungen“ wird.  Ein paar Tage später hat Marion Schmidt in der Zeit über diese „Lücke“ – einen Artikel namens – „Wo ist die Bildung im Wahlkampf? (Schmidt, Marion 2013)“ geschrieben.  Vor allem wies ich auf die desaströsen Zukunftsaussichten für den wissenschaftlichen Nachwuchs in Deutschland hin. Man liest hin und wieder darüber in Spiegel und Zeit, – wie letztens in einem Artikel von Annika Sartor in der Zeit – aber die Politik scheint das geradezu parteiübergreifend zu ignorieren.

Bemerkenswerte Weise hat die Kandidatin auch hier eine interessante Antwort, Antwort die sie teilweise aus ihrer Biographie begründet,  – Forschung und Lehre dürfen nicht privatisiert werden – und Bildungsgerechtigkeit  als Voraussetzung für Chancengerechtigkeit gehören für sie zu den Kernbereichen Sozialdemokratischer  Politik.  Das hört sich gut an, – erinnert ein bisschen an die sozialdemokratische Bildungseuphorie der 1970 Jahre, – andrerseits muss man sich fragen wie man angesichts „leerer Kassen“ und „Schuldenbremse“ die Grundfinanzierung  der Universitäten und Hochschulen mittelfristig nachhaltig verbessern wird.

Aber man merkt es ist ihr Thema, – Bildung und Chancengerechtigkeit für junge Menschen, – Aufbruch in eine neue Zeit. Als ich an diesem Abend durch die nächtlichen Gassen Grünstadts nach Hause lief, hatte ich das Gefühl – dass die SPD Kandidatin bei mir Erinnerungen an die große Zeit der Sozialdemokratie unter Willy Brandt weckte.  Zumindest darin habe ich mich nicht getäuscht, denn der heutige Artikel über die SPD-Kandidatin in der Unterhaardter Rundschau beginnt mit den Worten „Als Willy Kanzler wurde“.

Quellen:

Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau (2013): Als „Willy“ Kanzler wurde.  Die Direktkandidaten (7). Heike Mrosek-Handwerk stammt aus einer Arbeiterfamilie. Ihre Eltern ermöglichten ihr eine gute Ausbildung. Diese Erfahrung und das, was sie als Fachanwältin für Familienrecht erlebt, sind die Gründe, weshalb sich die SPD-Kandidatin für Bildung und Chancengleichheit junger Menschen einsetzt – unabhängig vom Einkommen der Eltern.  In: Die Rheinpfalz Nr. 195, Freitag 23. August 2013

Schmidt, Marion (2013): Wo ist die Bildung im Wahlkampf? Für bessere Schulen und Unis machen die Parteien keine Werbung. In: Die Zeit, 14. August 2013, N. 34, p. 63

Geschrieben am 23.08.2013, veröffentlicht am 24.08.2013

Blognotice 7.08.2013: Les cigales de Port Leucate

Espaces verts Port Leucate (Rue de la Mayral) 26.07.2013
Espaces verts Port Leucate (Rue de la Mayral) © C. Neff 26.7.2013

Ce fut en 1968 (si mes souvenirs sont corrects)  que mes grands-parents ont acheté une villa à Port Leucate. C’était une villa dans la résidence de La Griffoulière. La Griffoulière était une des premières résidences de la nouvelle unité touristique Leucate –  Barcarès (aussi dénommée  unité touristique Port Leucate –Port Barcarès) construite dans le cadre de la mission Racine  et dont l’architecte en chef fut Georges Candilis. La résidence de la Griffoulière fut commercialisée par la société Pippi frères,  surtout dans le Grand Est (Metz, Nancy, Strasbourg) et c’est ainsi que mes grand parents débarquèrent comme beaucoup d’autres premiers « acheteurs » venus du Grand Est français à Port Leucate et découvrirent un pays de sable et de vent, un véritable paysage semi-désertique,  un paysage africain (Conill 1933, Neff & Scheid 2005) en pleine France. Mon premier souvenir de Port Leucate, nous passions  quelques jours de vacances en 1969 chez les grands-parents à Port Leucate sont les véritables tempêtes de sable qui interdisaient l’accès à la plage du Kyklos, ce qui assez souvent nous mettait en pleurs et obligeait mes parents et grands- parents à  « fuir » à la Plage de Leucate – Plage pour les délices des plages et les bains de mer, mieux abrité de la Tramontane. Au Kyklos il y avait la plage, souvent rendue  inaccessible par des rafales de Tramontane foudroyante, et au début de la station c’est au Kyklos que la messe dominicale avait lieu. Mais ce qui impressionnait le plus les premiers vacanciers de la nouvelle station de Port Leucate, c’était ce manque de verdure, pas un arbre, – un paysage quasiment semi-désertique – balayé par la Tramontane, et aucune  cigale qui chantait. Cette atmosphère étrange, on peut un peu la retrouver dans l’exposition « Exposition centenaire Georges Candilis Architecture & Design[1]» qui a actuellement lieu à la marie annexe de Leucate, à Port Leucate dans l’espace culturel Henry de Monfreid. Au début de années 1970 mes grands-parents quittaient Eckbolsheim,  pour des raisons professionnelles et déménageaient  dans la région nîmoise, à Aubord entre Costière et Vistrenque, avec ses été torrides  et depuis, la Griffoulière leur servait  comme lieu de villégiature pour fuir les vagues de chaleurs estivales du Bas-Languedoc. Pour les enfants et les petits enfants et même arrière -petit enfants de mes grands-parents Port Leucate devenait la station balnéaire de référence.

Espaces verts Port Leucate (Avenue de la Septimanie-  Rue de la
Espaces verts Port Leucate (Avenue de la Septimanie- Rue de la Vixiege), © C. Neff 26.07.2013

A Port Leucate le thermomètre dépassait très très rarement les 30 C., le vent, que ce soit Tramontane ou Marin ne cessait  guère  de souffler – il y avait toujours du mouvement dans l’air. Mais les cigales, si présentes dans le Gard,  ont toujours manqué à Port Leucate, – a tel point qu’ils avaient même essayé de les naturaliser à Port Leucate, mais sans réel succès. Port Leucate était resté un paysage sans  chants de cigales pendant plus de quarante ans. Ceci vient de changer, -cet été durant les deux dernières semaines de juillet on pouvait enfin entendre le chant des cigales à Port Leucate. Ce n’était pas encore le concert symphonique comme en Provence, dans les garrigues de Nîmes ou même sur le plateau de Leucate, – mais c’était déjà un beau début, – mes grands-parents auraient sûrement aimé  entendre le chant des cigales sous leurs deux palmiers à la Griffoulière. 45 années après les débuts de la station de Port Leucate,  le chant des cigales peut être aussi considéré comme une réussite des idées de Candilis. Le paysage du Lido entre Leucate et le Barcarès s’est au niveau esthétique complétement métamorphosé, – avant la mission Racine et au début de la station de Port Leucate  le paysage ressemblait plus au sud Tunisien, véritable Jeffara française – c’est ainsi  que j’ai connu la station dans ses tout premiers débuts durant mon enfance. Aujourd’hui Port Leucate est entouré de belles Pinèdes peuplées de Pins parasols (Pinus pinea), de Pin d’Alep (Pinus halepensis), de Pin maritimes (Pinus pinaster) et de Cyprès (Cupressus sempervirens horizontalis). En plus, les espaces verts de Port Leucate aussi bien au niveau esthétique qu’au niveau écologique sont d’une qualité considérable. Jadis plutôt un paysage semi-désertique, sorte de Jeffara française, – Port Leucate est devenu un véritable îlot de verdure entre mer et étang. Naturellement l’aspect sauvage, ce semi-désert à la française, – la « wilderness » a presque disparu  pour laisser place à un paysage de verdure semi-urbain où les cigales semblent enfin se naturaliser et se sentir à l’aise. Du point de vue de touriste du Nord de l’Europe, Port Leucate et le pays Leucatois ressemble de plus en plus à cette vision de paysage méditerranéen héritée de voyages de « Grand tour », pinèdes et cigales, mer et architecture formant une unité esthétique harmonieuse.

Photos : Toutes © C. Neff (2013)

Sources :

Conill, L. (1933) : Végétation de la Salanque et des Corbières orientales Roussillonnaises. Commentaires botaniques de la Carte des productions végétales, Feuille XXV – 48, Perpignan N.W. Bulletin de la Société Agricole, Scientifique et Littéraire  des Pyrénées Orientales. Perpignan, p. 189 – 261.

Neff, C. & Scheid, A. (2005): Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon. In:  Geographische Rundschau, 57, Heft 9, 38-44.

Christophe Neff, le 07.08.2013

P.S. : D’après les chants, les cigales présentes à Port Leucate durant le mois de juillet 2013 appartenaient aux espèces   Lyristes plebejus (Cigale plébéienne) et  Cicada orni  (Cigale grise). Pour le chant voir aussi la page SONGS OF EUROPEAN SINGING CICADAS, – dont le chant de Lyristes plebejus et de Cicada orni.


[1] Du 06.07.2013 au 31.08.2013; Commissaire d’exposition Clément Cividino, plus d’info voire ici.

Blognotice 15.07.2013: Images d’Outre-Forêt

Vue sur l'Église de Munchhausen 28.06.2013
Vue depuis le delta de la Sauer sur l’Église Saint-Pantaléon de Munchhausen © C. Neff 28.6.2013

Comme depuis déjà plusieurs années  j’ai passé quelques jours en Outre-Forêt pour un cours de géobotanique & écologie des paysages (voir aussi 1, 2, 3). Cours de géobotanique dédié à la végétation de la Réserve naturelle nationale du delta de la Sauer, des fleurs & plantes du village de Munchhausen et des paysages d’Outre-Forêt.  Comme je passe régulièrement au rythme des saisons dans les petits pays alsaciens longeant le Rhin et la frontière allemande, j’observe l’évolution  de ces paysages. En gare de Lauterbourg, on découvre encore des trains de marchandises à destination de l’Allemagne. La voie de chemins de fer reliant le Port de Lauterbourg au réseau SNCF semble avoir eu droit à des travaux de débroussaillement cela laisse penser que peut être les trains vont à nouveau desservir le Port de Lauterbourg.

BB475111 en gare de Lauterbourg attendant la voie libre vers l'A
BB475111 en gare de Lauterbourg attendant la voie libre vers l’Allemagne, © C. Neff 28.6.2013

A Munchhausen le delta de la Sauer se présentait d’une manière exceptionnelle – un paysage lacustre – la Sauer s’était transformée par les crues des dernières semaines en véritable lac longeant le village Munchhausen. Le chant des oiseaux, les Cigognes claquetant,  le sifflement flûté du Loriot d’Europe produisent un paysage acoustique devenu rare dans une grande partie de la moyenne Europe – du vieux Mitteleuropa. Ce véritable « soundscape » est parfois interrompu par les vibrations émises par les moteurs des chalands du Rhin et du bruit des rares trains circulent encore sur la ligne  de chemins de fer Strasbourg – Lauterbourg.

Le Lac de Munchhausen - la Sauer en crue 6.7.2013
Le Lac de Munchhausen – la Sauer en crue, © C. Neff 6.7.2013

A part cela fin, juin, début juillet, on n’entend que le chant des oiseaux et le concert des Batraciens. Et avec un peu de chance on peut même découvrir des véritables colonies de la Rainette verte. En Allemagne la Rainette verte – le fameux Laubfrosch est devenue très très rare, – elle a même disparu de beaucoup de paysages allemands. Avant cette rencontre avec les Rainettes vertes de Munchhausen dernièrement – ma dernière rencontre avec le Laubforsch date de plus de quarante ans : ce fut au Broghammerweiher à Schramberg.  Pour le naturaliste, amateurs de paysages naturels, – le delta de la Sauer est une véritable petite perle de l’Outre-Forêt.

Rainette verte (Hyla arborea) Delta de Sauer Munchhausen, © Selina Große 6.7.2013
Photo d’une Rainette verte (Hyla arborea) dans le Delta de la Sauer (Photo © Selina Große 6.7.2013)

Photos : Toutes © C. Neff,  sauf la photo de la Rainette verte © Selina Große

Christophe Neff, le 15.07.2013

Blognotice 23.06.2013: «Johnny vu par Dagmar Gilcher»

Samedi le 15. Juin 2013 en feuilletant le journal « die Rheinpfalz » durant le petit déjeuner, je découvre sur le supplément Week-End de la Rheinpfalz l’article de Dagmar Gilcher « Immer noch da – Frankreichs Rock Idol Johnny Hallyday wird 70 – ein (fast) unerklärbares Phänomen (Toujours là – Johnny Hallyday le Rock’n Roller français atteint ses 70ans – un phénomène (presque) inexplicable. »  Même, si l’évènement date de déjà plus d’une semaine – cela mérite qu’on s’y arrête un peu.  Johnny , on en parle même en Allemagne. Cette France, qui semble pour beaucoup d’Allemands devenir de plus en plus une sorte de terrain extraterrestre lointain et incompris – de ces terres françaises est malgré tout  sorti le seule Rock‘ n Roller non anglophone qui a même réussi à  se faire connaitre en dehors  de l’espaces francophone. Dagmar Gilcher fonce à toute allure – et nous apprenons (écrit en gras & italique) que « Johnny » est devenu un vrai symbole français – « Johnny Hallyday verkörpert mittlerweile sein Land wie Rotwein, Baguette oder Musette Walzer … (Johnny Hallyday entretemps incarne son pays (la France) comme la bouteille de vin rouge, la baguette, la valse musette …).  Décidément Dagmar Gilcher semble aimer les chansons de Johnny, car son article qui couvre presque un tiers  de la page … finit par les mots « Monsieur Smet hat s’tatsächlich noch drauf  (Monsieur Smet, ca marche …  c’est encore un véritable Rock’n Roller) ».

Johnny on aime ou n’aime pas. Mais même si on n’aime pas il faut reconnaitre  qu’à sa manière il contribue aussi à une certaine image de la France, en dehors des frontières françaises. Dans l’article de Dagmar Gilcher c’est sûrement une image positive de la France, de Johnny, qui en  ressort.  Ce  n’est sûrement pas l’image de la France que les professeurs de français en Allemagne aiment transmettre dans leurs cours de Français ; de mon temps – au Gymnasium Schramberg – dans les cours de français, c’était Barbara, Brassens, Moustaki …. Mais surtout pas « Johnny ».  Mais qui en Allemagne se souvient se souvient encore de ces Dames & Messieurs, quelques vieux amoureux éternels  de la chanson française, – dont l’un ou l’autre lira peut être la biographie « Barbara » de Marie Chaix – biographie qui fut à l’honneur de la RDL dernièrement (« Barbara au coeur de sa nuit »).  Mais hors des inconditionnels amoureux de la chanson française …

Johnny par contre est encore bien présent en Allemagne,  entre autre grâce à sa musique et aussi grâce a des articles tels  que l’article de Dagmar Gilcher sur Johnny.

Johnny on aime ou  on n’aime pas, – personnellement cela rappelle ma jeunesse étudiante, quand je chantais « Johnny »,  accompagné par mon ami Thomas a la guitare, -quand dans les hauteurs du Fohrenbühl  résonnait « que je t’aime » ,quand les cimes des Sapinières de la Raumschaft Schramberg furent remuées  par les paroles de Diego, de Marie …. Ce ne fut pas seulement Johnny, (voir aussi Mannemer Dreck- traumhafte Zeiten), mais il  y avait beaucoup de Johnny….

Et pour finir, naturellement j’ai vu  la transmission télévisée de son concert de Bercy du 15.6.2013, – de ce concert – dont l’article de Dagmar Gilcher nous parlait le matin du 15 juin 2013. C’est peut être grâce à cet article de Dagmar Gilcher que je me suis mis devant le poste de télé ce samedi soir. Le jeudi 27, Johnny se produit aux arènes de Nîmes  malheureusement je n’ai pas encore droit à des vacances, les cours au KIT ne finissent que le 20 juillet, – car autrement qui sait, peut-être j’aurais pris le chemin vers les arènes de Nîmes pour voir Johnny  …

Johnny on aime ou n’aime pas  ….

 

Sources :

Chaix, Marie (2013) : Barbara-biographie. Paris, (libretto), ISBN 978-2-7529-0888-9

Gilcher, Dagmar (2013): Immer noch da – Frankreichs Rock Idol Johnny Hallyday wird 70 – ein (fast) unerklärbares Phänomen. In: Die Rheinpfalz, Nr. 136, – Ihr Wochenende – Balkon: Über Grenzen. Samstag 15. Juni 2013

Christophe Neff, le 23.06.2013

Blognotice 10.06.2013: Toujours cette pluie!

Et toujours cette pluie, – depuis des semaines une grande  partie de l’Allemagne subit des pluies incessantes, les inondations sont à l’ordre du jour. Le Danube entre Regensburg et Passau s’est transformé en lac gigantesque, – la petite ville de Deggendorf a été submergée par les flots du Danube. L’Elbe est en train de se transformer en véritable paysage lacustre, – la ville de Magdeburg a dû payer un lourd tribu des milliers d’habitants ont dû être évacués. Mais l’Allemagne n’est pas la seule à subir les conséquences de ces pluies incessantes, – une grande partie de l’Europe centrale est touchée par de gigantesques inondations.

Brûlis du Vogelskopf en Forêt Noire (Grindenschwarzwald) © C. Neff 8.6.2013

Normalement dans paysages, chaque années je publie une petite note annonçant le début de la saison des  feux de forêt en Europe de l’Ouest/Europe Centrale (France, Benelux, Suisse, Allemagne) mais cette année jusqu’ àprésent nous sommes encore loin du début de la saison des feux de forêts, c’est plutôt la saison des pluies incessantes et des inondations des grandes fleuves d’Europe centrale. L’année dernière la saison d’incendie de forêts débutait le 25. Mars, en 2011 vers la fin du mois d’avril, en 2010 vers le milieu du mois d’avril. Mais il faut toujours le rappeler (même en temps de crues – car le beau temps va bien revenir un jour), – les feux de forêts ce n’est pas limité aux écosystèmes méditerranéens, – cela peut aussi arriver aussi bien dans les Alpes suisses, les Vosges, ou en Forêt Noire. D’ailleurs Samedi dernier (8.06.2013), j’ai travaillé sur un tel brûlis âgé d’environ trois ans sur les bords de la Schwarzwaldhochstraße entre le Vogelskopf et le Schliffkopf. Beau site où on peut très bien observer  la reprise de la dynamique végétale après incendie. En plus ce samedi 8 juin le soleil était de retour (au moins sur la Schwarzwaldhochstraße) – attirant les randonneurs et les hordes de motocyclistes , profitant de cette journée presque estivale sur la Schwarzwaldhochstraße  pendant que je faisais, accompagné par une étudiante en écologie, une première  reconnaissance de la reprise végétale sur ce «petit lambeau de terre incendié » du « Grindenschwarzwald ».

Christophe Neff, le 10.06.2013