Vue de Grünstadt : – la saison des feux de forêts 2010 vient de commencer

Apparemment la saison 2010 de feux de forêts en France vient de commencer. Un incendie a détruit 135  ha de forêts de Pins et de chablis à Garrosse dans la Forêt des  Landes du 12 au 13.4.2010. Apparemment il s’agit de chablis de la tempête Klaus, chablis dont je parlais déjà dans 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes, et qui ont apparemment pas encore disparue de cette endroit de la Forêt de Landes. Chablis et bois mort – peuvent dans le contexte de la gestion de risque de feux forêts se relever comme de vrais bombes à retardement.

totholtzakkumulation-unter-pinus-sylvestris-leistadt-mai-2007.1271190250.jpgJe me suis une fois fait violemment attaqué par la presse locale et régionale de la Unterhaardt et les forestiers car j’avais osé de montrer du doigt le risque qui courrait les forêts de la Unterhaardt due à la grande quantité de bois mort et de chablis dans les environs de Bad Dürkheim (Die Rheinpfalz 2007). En plus, je me suis permis de rappeler qu’autre fois les Forêts du Haardtrand étaient considérées comme propice aux risques d’incendie – et qu’avec les scenarios de changements climatiques le risque de voir augmenter les feux de forêts du Haardtrand pourraient considérablement augmenter. Ces propos, que j’ai réitérés aussi dans divers exposées scientifiques (p.ex. Neff 2008), n’étaient guerre appréciés ici dans la région. Avec ou sans changement climatiques, – et indépendamment de la valeur écologique incontestable des bois mort et chablis – une charge considérable de bois mort et de chablis augmente l’inflammabilité et la combustibilité d’un massif forestier.

Sources :

Die Rheinpfalz Mittwoch 6.6.2007 (Aus der Region): Dürkheimer Wald durch Klimawandel gefährdet ? Bad Dürkheim: Geograf der Uni Karlsruhe nennt Totholz großes Risiko.

Neff, C. (2008): Waldbrände in Westeuropa (Mittelmeerraum, Mitteleuropa) – Bestandsaufnahme und Zukunftsszenarien. Vortrag im Rahmen der Tagung Naturgefahren/Naturrisiken an der PH Heidelberg 6-7.6.2008

Photo: © C.Neff. Débris de bois mort dans une Pinède de Pins sylvestre dans la forêt du Haardtrand à Leistadt-Bad Dürkheim 2.5.2007

Christophe Neff, Grünstadt le 13.4.2010

Voyage virtuel de dimanche matin ( Grünstadt 11.4.2010)

Un dimanche matin gris à Grünstadt. Le froid est revenu, même si les premiers cerisiers commencent à fleurir dans l’Unterhaardt, mais la météo nous apprend que la neige sera de retour sur les « Deutsche Mittelgebirge ». Le dimanche matin il reste un peu de temps pour un voyage virtuel à travers le web. Apparemment en France, le monde.fr nous en informe,  Alain Juppé se prépare pour une potentielle candidature aux présidentielles en 2012. Visite virtuelle matinale sur quelques blogs de mon blogroll. Dans la Bücherrepublik „HHhH“ : 2000 ème ! – 2000 billet de Pierre Assouline – et décidément c’est encore l’ombre ténébreuse de l’Allemagne qui surgit – Himmlers Hirn heißt Heydrich.  Apres une brève visite chez Lichtbild et son billet sur les coutumes de pâques alsaciennes en voie de disparition, petite visite chez KTK et son billet sur le travail de lumières qui crée un univers d’ombres et de reflets urbain. Un petit coup d’oeil chez le Aufreger, et puis après chez Jean Stubenzweig. Ainsi le matin passe – et on attend que le printemps revienne. Et je me replonge dans la lecture de « Grünkohl und Curry – die Geschichte einer Einwanderung » de Hasnain Kazim. Hasnain Kazim, journaliste du Spiegel, qui a entre autres couvert les événements sanglants de Kunduz pour le Spiegel. Grünkohl und Curry, un  livre qui nous raconte l’histoire d’une intégration en Allemagne. Le texte de base du livre qui fut déjà publié dans un Spiegel Spezial (4/2007)  fut déjà sujet de bac allemand en France (voir ici et ici ).  Le livre, 259 pages et quelques photos personnelles de l’auteur mérite la lecture, car nous découvrons là une autre Allemagne, une Allemagne inconnue.  Le soleil de printemps a enfin  réussi à   traverser la grisaille rhénane,  et c’est sur ces premiers reflets de soleil que je finis mon billet dominical.

Photos : © C. Neff 11.4.2010 (Canon Powershot) : Reflets de lumières sur le Paysage du Grünstadter Berg   –   Cerisier, Prunelliers et Amandiers en fleurs.

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Sources :

Kazim, Hasnain (2009) : Grünkohl und Curry. Die Geschichte einer Einwanderung. München, DTV, ISBN 978-3-423-24739-9

Christophe Neff, Grünstadt le 11.4.2010

P.S. (11. 4. 2010 17:00): Pour en revenir aux ombres ténébreuses de l’Allemagne, il y a 65 ans, la 3ème  D.B. U.S. libérait liberait le camp de Buchenwald et ramenait un premier brin de printemps pour les prisonniers et déportés du Etterberg.

Der gelbe Fluch – la malédiction jaune (6.4.2010)

Dans retour-en-arrière-sur-les-événements-de-Niamey qui décrivaient un peu la situation au Niger après les événements du 18.2.2010, j’avais entre autres écrit quelques mots sur le problème des Touaregs au Niger et au Mali. Dans le Spiegel du 29. Mars on trouvait un article « Niger: Der gelbe Fluch“ de Cordula Meyer sur le problème de l’exploitation d’Uranium à Arlit et la marginalisation des Touaregs. L’article fut repris par le SPON (Spiegel online) sous le titre « Uranförderung in Niger: Der gelbe Fluch » – et même en version anglaise «Tuareg Activist Takes on French Nuclear Company ». Jusqu‘ aux événements de vendredi saint à Kunduz où la Bundeswehr fut engagée dans des lourds combats avec les Taliban et subit, avec 3 soldats tombés au combat et 7 blessés graves , de fortes pertes, ces deux articles furent  les plus envoyés par les lecteurs du SPON. L’article de Cordula Meyer, dans la pure tradition du story-telling du reportage investigatif américain, nous raconte l’histoire d’Almoustapha Alhacen au sein de l’ONG Aghirin Man et de son combat contre les retombées nuisibles de l’extraction de l’uranium à Arlit. Cordula Meyer nous raconte aussi l’histoire du soit- disant nucléaire « propre » et de l’exploitation de l’Uranium par Areva au Niger. Areva dont 78,96% du capital est détenu par l’Etat français via le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives , et à peu près 5 % directement par l’Etat français.  Cordula Meyer nous parle aussi de Touaregs : par manque de ressources naturelles pour leur bétail, ils se tournent de plus vers le banditismeou vers Al Qaida , ou vers les deux. Meyer nous raconte aussi le problème du partage des ressources naturelles & minières au Niger, qui risquerait de  faire éclater le Niger. L’article de Cordula Meyer n’est pas un article scientifique, non c’est un article qui nous raconte l’histoire d’un homme, d’un pays oublié et qui nous incite à réfléchir. Une histoire, qui entre autres démasque aussi le mythe du nucléaire propre.

Pour une analyse scientifique du problème du pillage des ressources naturelles en Afrique je peux conseiller comme je l’ai déjà fait dans le billet «Encore quelques mots sur Makombo (4.4.2010) » l’article de Philippe Hugon (2009)  « Le rôle des ressources naturelles dans les conflits armés africains » qui structure un peu le débat. En fait le bulletin complet du N. 134 de Hérodote « Pillage et Pirateries » vaut la lecture.

L’article de Cordula Meyer contient dans un de ce premiers paragraphes la phrase suivante : « „Bonjour, Monsieur Ackermann“, begann Alhacen auf Französisch mit afrikanischem Akzent  Bonjour, Monsieur Ackermann, – commençait Alhacen dans un français  avec un accent africain». Cordula Meyer  comprend apparemment assez bien le français pour pourvoir distinguer les fines nuances dialectales de la langue française. L’article aurait beaucoup gagné si on avait  aussi publié une version française – car l’article de Cordula Meyer mériterait d’être lu dans la totalité de l‘ espace francophone, de Neuilly, du bord du Lac Léman, des villages alsaciens, des confins des villages oublies des Cévennes jusqu‘  aux bords du fleuve Niger ! Même si l’on ne partage pas toutes les conclusions de Cordula Meyer, son article sur le traitement des ressources minières d’Arlit par Areva au Niger – nous invite à une réflexion profonde sur le traitement des ressources naturelles en Afrique.

Sources :

Hugon, Ph. (2009) : Le rôle des ressources naturelles dans les conflits armés africains. In: Giblin, B. (Eds) : Pillages et Pirateries, Hérodote revue de géographie et de géopolitique, 3. Trimestre 2009, N. 134 , p. 63 – 78, (ISBN 978- 2-7071-5844-4).

Meyer, C. (2010): Niger – der gelbe Fluch. In: Der Spiegel, 13/2010, 108- 113. (Version online = Uranförderung in Niger: Der gelbe Fluch)

Christophe Neff, Grünstadt le 6.4.2010

Encore quelques mots sur Makombo (4.4.2010)

En écrivant dans mon dernier bulletin En souvenir de Makombo village oublié de la Haut – Uélé les mots : « La trace sanglante que le LRA a laissée dans la région de Makombo n’est pas la première de ces nouvelles cauchemardesques ( et malheureusement je crois ce ne sera certainement pas la dernière ), et notons que l’info même a mis presque trois mois pour nous parvenir » – je ne savais pas encore qu‘ en fait l‘ info sur le massacre de Makombo , comme on nomme cette tragédie au niveau international avait déjà été traitée par un article «Tapili: une cité sinistrée de plus»  dans le blog du journal  Zaïrois Itimbiri ya Sika . Cette info a été entre autres reprise par  radio Vatican (ceci en allemand)  et dans Sudan Tribune. Mais apparemment l’info n’a jamais atteint notre hémisphère occidental. Il fallait donc que Human Rights Watch publie le document « trail of death » pour que l’hémisphère occidental se réveille pour quelques petits moments avant de s’endormir de nouveau. Makombo est déjà oublié – mais apparemment la LRA est encore bien vivante. Dans ce contexte , je suggère aussi la lecture «Isiro menacé par les églises de réveille » du blog de Itimbiri ya Sika du Jeudi 25 mars 2010.  A l’auteur de cet article Dieudonné Lolémo Pilipíli on aimerait répondre « non les allemands n’ont pas fait la connaissance de Julien Andavo Mbia – ils ne savent certainement rien sur le personnage – mais du reste, c’est certainement valable pour une grande partie du monde francophone. Grâce à la publication de trail of death – ils vont peut- être peut garder dans leur mémoire que la LRA est une bande de criminels capables de violences particulière atroces. Peut être ! »

En écrivant mon dernier bulletin, et en écrivant la petite ébauche wikipedia sur le village de Makombo, je n‘ étais pas si sûr que Makombo existait réellement – Makombo (ou Macombo) ressemble à  Macondo – le village imaginaire de Cent ans de solitude – Cien años de soledad du roman de Gabriel García Márquez – car  Itimbiri ya Sika parle surtout de Tapili et Ndingba – mais grâce a au document de HRW ainsi qu’à la carte que comporte ce document – Makombo est devenu un des symboles oubliés  d‘ une interminable guerre de caractère préwestphalien & postmoderne pour utiliser les mots de Philippe Hugon (2009), – qui se passe à plusieurs centaines de siècles d’isolement  de notre espace et civilisations occidentales.

Sources :

Hugon, Ph. (2009) : Le rôle des ressources naturelles dans les conflits armés africains. In : Giblin, B. (Eds) : Pillages et Pirateries, Hérodote revue de géographie et de géopolitique, 3. Trimestre 2009, N. 134 , p. 63 – 78, (ISBN 978- 2-7071-5844-4).

Christophe Neff, Grünstadt le 4.4.2010

En souvenir de Makombo village oublié de la Haut – Uélé en République démocratique du Congo

Makombo est un village et une région dans l‘ est de la Haut – Uélé en République démocratique du Congo (RDC). Village et région inconnus ( même la Wikipedia française ne connait pas les lieux; – mais depuis le 28.3.2010 il existe un article Makombo massacre dans la Wikipedia anglaise ) mais depuis que Human Rights Watch vient de publier le rapport « Trail of death – LRA Atrocities in Northeastern Congo », rapport qui existe aussi en forme de résumé français « Le chemin de la mort – Atrocités commises par la LRA dans le Nord-est du Congo » Makombo a eu l’honneur d’ apparaitre pour quelques petites heures à la une de la presse internationale.

« Révélations sur un massacre de civils perpétré par des rebelles ougandais en RDC » dans le Monde.fr, « Fleeing Rebels Kill Hundreds of Congolese » dans la NYT, « Massaker an Hunderten Menschen im Kongo aufgedeckt » – dans le SPON, ou «Human Rights Watch dénonce les massacres de la LRA» dans Jeune Afrique.

Aujourd’ hui quelques jours après la publication des rapports de Human Rights Watch – on peut être sûr  que ces nouvelles nous provenant de la RDC sont déjà tombées dans l’oubli médiatique et politique. Et même sans les événements sanglants de Moscou du lundi 29.03.2010, l’effet serait certainement  le même. On pourrait même se demander  qelle est la demi-vie de ces nouvelles cauchemardesques qui nous arrivent de temps en temps de l’Est de la RDC, de la région des grand lacs. La trace sanglante que le LRA a laissée dans la région de Makombo n’est pas la première de ces nouvelles cauchemardesques ( et malheureusement je crois ce ne sera certainement pas la dernière ), et notons que l’info même a mis presque trois mois pour nous parvenir.

On parle beaucoup de la protection des Gorilles en Afrique équatoriale. Surtout dans les pays-anglo saxons et aussi en Allemagne (par exemple ici reportage radio du Deutschland Funk sur la situation des Gorilles en RDC ).  Peut -être qu’avant de parler de la situation des Gorilles il faudrait plutôt sortir de l’oubli le sort des populations humaines du bassin du Congo entier. Le jour où cette partie oubliée du Monde, les habitants de ces  pays lointains auront enfin la chance de sortir de ce rêve cauchemardesque  de pillages, vols, viols, esclavage et massacre  qui nous rappellent  bien  l’image de la guerre de 30 ans en Moyenne Europe, les gorilles aussi pourront espérer un avenir meilleur.

Je n’ ai pas de solutions clefs en main pour enfin en  finir  avec cette situation cauchemardesque, que se soit dans la Haut – Uélé, dans le Kivu, et dans les autres parties du bassin du Congo , cauchemar qui perdure depuis des décennies , mais nous n’ avons pas le droit d’oublier cette partie du monde.

« Nous avons été oubliés. C’est comme si nous n’existions pas. Le gouvernement dit que la LRA n’est plus un problème, mais je sais que ce n’est pas vrai. Je vous en prie, s’il vous plaît parlez à d’autres de ce qui nous est arrivé. » Chef traditionnel de 80 ans, pleurant son fils tué par la LRA, Niangara, le 19 février 2010 (Source: Résumée et préambule du document Human Rigth Watch «chemins de la Mort» New York Mars 2010).

Et au-delà  de toutes considérations humanitaires, car ne soyons pas dupes, les considérations humanitaires ne sont certainement pas des « strong drivers »  dans la politique internationale , finissons donc  avec quelques éléments de géopolitique.

Je me suis permis de faire la comparaison de la situation géopolitique actuelle des régions du bassin du Congo avec la guerre de trente ans. Le jour où  les grand joueurs de l’époque, La France, L’Espagne et la Suède se sont mis d’ accord lors du  Traité de Westphalie, là, enfin, les hordes de Lansquenets qui semaient la terreur dans les villes et campagnes de la Moyenne Europe pendant des décennies commencèrent  à se calmer  et ce qui restait de populations massacrées   pouvait enfin reconstruire ces pays du Saint Empire germanique. Le rapport de Human right watch appelle directement au leadership des Etats Unis « Take strong leadership in coordination efforts to resolve the LRA threat ».

L’Europe et tout particulièrement la France auront tous intérêt à s’engager avec un strong leadership dans la région, pas seulement pour bannir les démons de Lord Resistance Army,  mais pour enfin trouver une solution durable pour les multiples problèmes qui déchirent  cette région du monde.

Et pour finir , même si le français n’a pas encore là-bas la fonction de langue vernaculaire comme par exemple en Côte d’ Ivoire , Kinshasa la belle  est déjà la deuxième ville francophone du monde après Paris. Dans quelques années Kinshasa sera la plus grande métropole francophone du monde dépassant largement Paris en habitants. Nous nous payons le luxe d’oublier les souffrances et douleurs des habitants (et de leur environnement) du bassin du Congo. Mais si dans quelques décennies la région aura peut être vaincu ces vieux démons , nous serons peut être les oubliés, les perdants , car entre temps les grands partenaires  de la RDC  seront les Etats Unis, la Chine et le Brésil.

Pour une lecture plus approfondie et scientifique des problèmes qui ravagent l’est de la RDC je conseille le texte « Ressources minérales, armes et violences dans les Kivus (RDC) » de Pierre Jacquemot (2009) paru dans le numéro 134 de la revue Hérodote .

Sources :

Human Rights Watch (2010) (Ed): Trail of Death – LRA Atrocities in Northeastern Congo. March 28, 2010. ISBN: 1-56432-614-4 (printed copy).

Jacquemot, P. (2009): Ressources minérales, armes et violences dans les Kivus (RDC). In : Giblin, B. (Eds) : Pillages et Pirateries, Hérodote revue de géographie et de géopolitique, 3. Trimestre 2009, N. 134 , p. 38 – 62, (ISBN 978- 2-7071-5844-4). (Un petit résumé de l‘ article se trouce ici ).

Christophe Neff, Grünstadt le 31.3.2010

 

P.S. (31.3.2010 12:00): En ce qui concerne les données wikipedia sur Makombo je me suis permis de créer des ébauches géographiques Makombo dans fr. et en.

P.S. (31.3.2010 17:25) : Notons que le Blog du Journal nord-zaïrois Itimbiri ya Sika nous informait déjà le 31.12.2009 des « exactions criminelles » de la LRA en Haut – Uélé sous le titre de «Tapili: une cité sinistrée de plus ».

 

La couverture des élections régionales de mars 2010 en France dans Spiegel-online: Darf sch net so dumm rede lasse min doerf in rueh

L‘ Allemagne découvre les élections régionales de mars 2010 en France. Le SPON semble avoir un nouveau correspondant en France, – Stefan Simons qui nous informe  avec  des articles rafraichissants sur les élections régionales en France. Des articles tels que «Sarkozy in der Krise – Dünnhäutig, amtsmüde, aggressiv » :  (Sarkozy en pleine crise, les nerfs à fleur de peau, ras-le-bol du boulot, agressif (trad. E.Neff )) ou „Regionalwahlen in Frankreich – Minarette wie Mittelstreckenraketen“ (élections régionales – minarets comme des  missiles à moyenne portée).

Notons que j‘ avais déjà cité l‘ article de Simons  Orkantief „Xynthia“ – Frankreich rüstet sich für neues Hochwasser „ sur les conséquences de la tempête Xynthia dans le billet  «Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate». La couverture des élections régionales  par le SPON m’a aussi fait découvrir par l’article «Rap gegen Rechts: „Du und deine Partei, gegen mich und mein Dorf le charmant clip « Tu prends mon bled comme étiquette »du collectif 68770 .Les paroles alsaciennes «Darf sch net so dumm rede lasse min doerf in rueh“ (arrête tes sottises et fous- nous la paix (trad. E. Neff ) sont particulièrement charmantes et pertinentes. 

Christophe Neff, Grünstadt le 13.3.2010

Le 8 mars 2010 – de la neige à Port Leucate

J‘ ai déjà plusieurs fois consacre de billets dans ce blog à l‘ hiver 2009/10 qui nous semble particulièrement long (et pour beaucoup d’allemands semble être aussi particulièrement dur), dont les Les premières neiges de l’hiver 2009/10 sont arrivées à Grünstadt , De la neige entre Jendouba, Aïn Draham et Tabarka, et surtout l‘ analyse L‘ Allemagne fatiguée de son hiver (Hiver 2009/2010). Et l’hiver perdure encore ici en Allemagne – et le printemps semble vraiment se laisser attendre. A Grünstadt nous avons encore quelques centimètres de neige, presque 5 centimètres à Karlsruhe, – ce qui est un phénomène météorologique assez rare en début de mars. Souvent dans le « Oberrheingraben » début mars c’est le printemps qui commence – vers la mi -mars les amandiers roses de la Weinstraße entre Bad Dürkheim commencent à fleurir. La neige mi -mars dans l’Unterhaardt c’est rare, mais cela arrive. Mais de la neige sur la plage de Port Leucate, cela me semble être vraiment exceptionnel (Voici un lien vers une photo du Lydia en neige ). Une vraie couverture neigeuse qui couvre l’ensemble de la plage – si je me souviens bien – et je connais les lieux depuis 1968 – cela ce n’est jamais produit dans les derniers 50 années. Pour une fois nous assistons à un phénomène météorologique vraiment exceptionnel, les chutes de neiges sur la zone que Henri Gaussen dénommée la zone de l’Oranger cela arrive ici et là, mais la plage de Port Leucate entièrement enneigée cela mérite d’être noté.

Digital StillCamera
Digital StillCamera

Photo : la plage de Port Leucate blanchit par les neiges de mars et la houle grise de la méditerranée Lundi 10 mars 2010 (Photo Evelyne Marie France Neff auteur de blog Au jour le jour)

Christophe Neff, Grünstadt le 9.3.2010

P.S. (10.3.2010 7 :45): Des photos additionnelle du épisode neigeux du 8 mars à Leucate se trouvent dans le blog «Chinook‘ Hot Blog» – dans les billets «Chinook snow shop», «alti Port Leucate» et «Pow pow».

Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate

An der Unterhaardt und im Leiningerland waren die Schäden die der Orkan Xynthia am letzten Wochenende hinterließ doch relativ bescheiden. Natürlich sind, wie man heute in der Rheinpfalz lesen kann in den Wäldern zwischen Grünstadt, Altleiningen und Eisenberg ein paar Bäume umgefallen.  Aber ansonsten hält sich der Schaden den der Orkan Xynthia hier im Umkreis von Grünstadt verursachte doch ziemlich in Grenzen.  Was die umgefallenen Bäume betrifft wundere ich mich immer wie sehr Forstleute und Presse das „Umknicken“ bzw. den „Sturmwurf“  von an für sich gesunden und standortgerechten Bäumen bei Stürmen beklagen – und vor allem nicht nachvollziehen können. Eigentlich sollte doch bekannt sein, dass bei schweren Stürmen in nemoralen Wäldern immer ein paar Bäume, ja selbst hunderte von Bäumen sturmbedingt umfallen können. Aus dieser Tatsache hat sich der Forest Gap Theory entwickelt, die im französischen auch als „theorie des trouées ( sensu Schnitzler – Lenoble 2002)bzw. dynamique des trouées“  bekannt, im deutschen würde man wohl am die Forest Gap Theory wohl am ehesten mit „Wald- Lücken-Theorie“ bezeichnen.  Es scheint wohl so zu sein als hätte in Deutschland Begriff wie „Wave-regeneration oder Forest Gap Theory“ es bisher kaum geschafft aus dem akademischen Elfenbeinturm heraus eine größere Öffentlichkeit zu erreichen. Das mag vielleicht zum einem am  emotionalen aufgeladenen „Waldbild“  im deutschen Sprachraum liegen, – und vielleicht auch soweit es neuere Ergebnisse aus der Waldökosystemforschung betrifft – an der Anglifizierung des wissenschaftlichen Publikationsbetrieb, – welcher Förster, welcher Journalist hierzulande liest schon in Englisch verfasste Paper zur theoretischen Waldökologie (siehe hierzu auch meine Bemerkungen in III. Un blog sur les paysages: an English introduction  ).  Für Waldbesitzer und Forstbetrieb mögen die Folgen von Xynthia im Einzelfall tragisch & und vielleicht sogar Existenz bedrohend sein, der Wald als Ökosystem erholt sich jedoch relativ problemlos von den Sturmfolgen, sowie sich Wälder in der Regel auch von Waldbränden erholen. Soweit ich es von hier aus Überblicken kann, sind wir was durch Xynthia verursachten Sturmschäden in Deutschland betrifft doch noch relativ glimpflich davon gekommen.

In Frankreich sah es da schon ganz anders, wobei interessant ist das der Orkan Xynthia in der französischen Wikipedia als „Tempête Xynthia“ als Sturm Xynthia bezeichnet wird – obwohl der Sturm mit 53 Toten und 7 Schwerverletzten doch wesentlich folgenreicher als in Deutschland war. Am härtesten traf es die Gemeinden La Faute-sur-Mer und  L’Aiguillon an der französischen Atlantikküste im Departement Vendée.  In diesen beiden Gemeinden hat es allein fast 30 Tote gegeben. Dort hat der aufgewühlte Atlantik einen Deich durchbrochen und die dahinter liegenden Siedlungen geflutet – das Meer hat sich genommen – was ihm einstmals gehörte. Die meisten Opfer, oftmals Rentner sind vom Meereseinbruch im Schlafe überrascht worden und in ihren Häusern ertrunken. Der durch Xynthia verursachte Meereseinbruch des Atlantik an der Küste der Vendée hat eine erneute Diskussion über den Umgang mit Naturrisiken wie Überschwemmungen aber auch den Umgang mit der Natur an Meeresküsten in Frankreich ausgelöst. Ich schreibe „erneute Diskussion“ – denn eigentlich löst jede Überschwemmung mit Todesopfern wie z.B.  in Nîmes am 3.10.1988 , in Vaison la Romaine am 22.9.1992, in Sommières am 8 und 9.9.2002 solche Diskussionen aus, sowie auch jeder größere Waldbrand ähnliche Diskussionen auslöst  – ohne dass sich wirklich gravierendes im Umgang mit der „Natur“ bzw. „Natur & Umweltrisiken “ in Frankreich ändert – oftmals werden die Dinge nach ein paar Jahren wieder vergessen.  Ähnliches könnte man bestimmt auch für die Situation Deutschland schreiben.

Die oben genannten Überschwemmungskatastrophen, die alle erhebliche Menschenleben kosteteten, sind inzwischen so vergessen, dass man diese nicht einmal in der französischen Wikipedia wiederfindet bzw. diesen Ereignissen ein eigner Artikel gewidmet wäre.

Den verheerenden Waldbrand mit über 80 Todesopfern welcher im Sommer 1949 in der Forêt des Landes wütete – übrigens der verheerenste europäische Waldbrand der jüngeren Zeitgeschichte ist in Frankreich fast vergessen – was übrigens dazu führt, dass die beiden Artikel die sich im Blog Paysages damit befassen 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes und Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes sowie The Fatal Forest Fire – remembering the „1949 Mega fire“ in the „Forêt des Landes“ (South West France) –  sehr gut besucht werden – da es eigentlich außer dem Buch „L’incendie meurtrier – dans la forêt des Landes en août 1949„ von Joan Deville  kaum noch abrufbare Erinnerungen an dieses Waldbrandereignis mehr gibt. Die Zeit vergeht und die Erinnerung an die Katastrophe verblasst.

Was die Folgen von Xynthia betrifft, inbesondere die Ereignisse von la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon, so wird in der französischen Öffentlichkeit vor allem die galoppierende „Urbanisation“ der französischen Küste als Hauptverantwortlicher für die Katastrophe thematisiert, der Klimawandel wird letztlich kaum thematisiert, – was ich persönlich auch für richtig halte – da solche Sturmbedingten Hochwasser an der Atlantikküste und an der Nordseeküste an für sich nicht so ungewöhnlich sind – nur treten diese so selten auf, dass das kollektive Gedächtnis diese Ereignisse relativ schnell wieder vergisst – wer erinnert sich denn noch an die Watersnood die im Februar 1953 über 1800 Menschenleben  in den Niederlande forderte. In diesem Zusammenhang sei auch noch auf das Interview von Guy Brasseur in der heutigen Zeit „Im Treibhaus“ verwiesen, in welchem Brasseur dezidiert auf die Fragwürdigkeit des Zusammenhanges zwischen Extremwetterereignissen  und globaler Klimaentwicklung hinweist.

Die immer mehr fortschreitende „Urbanisierung“ der französischen Meeresküsten wird in francophonen Geographie auch als Littoralisation bezeichnet und wird inzwischen auch  für die Beschreibung von Urbanisations – und Suburbanisationsprozessen in  andere Küstenräumen verwendet.  Diese Begrifflichkeit wird jetzt auch schon  in der anglophonen Geographie verwendet. Ich habe im Zusammenhang mit Littoralisationsprozessen  im National Geographic (  Bourne & Turner, 2006) einmal einen schönen Satz gelesen „loving our coasts to death“ – der im Grunde genommen die Dramatik des Littoralisationsprozesse treffend beschreibt.  Die Ökosystemaren Konsequenzen der den gesamten Planeten umfassenden Littoralisation zu managen wird einer der großen Herausforderung des „Global Changes“ werden – denn die Littoralisation ist ein wahrhaft globaler Prozess der viele Küstenabschnitte der Welt nachhaltigst formt, – teilweise regelrechte neuartige Landschaftsbilder schafft.

Um nochmals auf la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon zurück zu kehren, – die franco-französischen Presse verwendet den Term im Gegensatz zu francophonen Geographie aber nur zur Beschreibung von Urbanisierungsprozessen am Mittelmeer, weshalb man den Begriff im Zusammenhang mit dem Meereseinbruch an der Küste der Vendée kaum in den Medien findet.  Auf eine andere Begrifflichkeit die hier in Deutschland noch kaum bekannt ist,  sei in diesem Zusammenhang auch verwiesen – die Californisation – ein aus der frankophonen Geographie stammender Begriff der das Eindringen von Wohnbesiedlung in Wald und Buschland beschreibt – was bei Waldbränden zu katastrophalen Folgen führen kann, denn im Grunde wird im zersiedelten Grün, das Eindämmen der Flammen zu einer fast unbeherrscharen Herausforderung für die Feuerwehren. Die Überlagerung von Californisationsprozessen und Littorlisationsprozessen in den mediterran Subtropen birgt wahrlich vielfältige Umweltrisiken, die auch schon ohne menschgemachten Klimawandel, wenn es denn mal brennt oder ein Deich bricht, nur schwerlich beherrschbar sind.

Abschliessend möchte ich mich noch Leucate und Port Leucate zuwenden, zwei Ortschaften an der französischen Mittelmeerküste  welche ich nun fast 40 Jahre kenne.  Der Küstenabschnitt zwischen der Halbinsel Leucate, dort wo sich der alte Siedlungkern des Dorfes Leucate befindet und Le Barcarès gilt als einer dynamischsten Küsten des Mittelmeerraumes, weshalb dieser Küstenabschnitt zu Beschreibung von mediterraner Küsten & Lagunendynamik im von Hofrichter herausgegeben Mittelmeerreader (Wilke 2001)  ausgewählt wurde. Auf dem Lido, d.h. dem Tombolo der das Etang de Leucate zwischen Leucate Plage und le Barcarès vom offenenen Meer abtrennt wurden in den 60 Jahren die nouvelles station touristiques Port Leucate und Port Barcarès errichtet.  Vorher war dieser Sand & Dünentombolo unbewohnt – u.a. deshalb weil es immer wieder im Winter zu sturmbedingten Meereseinbrüchen kam. Soweit ich mich an die Literaturrecherchen für diverse wissenschaftliche Publikationen ( u.a.  Neff 2003 sowie Neff & Scheid 2005) richtig erinnere, gab es den letzten größeren Meereseinbruch in der Zwischenkriegszeit zwischen erstem und zweitem Weltkrieg.

Wenn das Meer bei starkem Marin richtig tobt, dann kann man die Brandung eigentlich in ganz Port Leucate deutlich vernehmen. Das hört sich wie das Heulen und Stöhnen der Schwarzwaldtannen bei schwerem Orkan an,  so wie es Vinzenz Erath in größer als des Menschen Herz beschrieb. Im Ferienhauschen meiner Großmutter in der Feriensiedlung la Griffouliere in Port Leucate,  Ferienhäuschen in dem ich als Kind und Jugendlicher unzählige Ferien verbrachte, lauschte  ich oftmals bei geöffneten Fenster, der  Meeresbrandung bei Marin, die obwohl sich das Haus fast zwei Kilometer vom Strand entfernt befand (und immer noch befindet)bei Marinwind noch deutlich zu hören war.  Ich habe mir als ich noch Kind war oftmals überlegt, wie es denn wäre, wenn eines Nachts das Meer kommen würde. Was ich damals nicht wusste, – bevor Port Leucate auf dem Tombolo gebaut wurde und dieser noch la Corrège und Mas de l‘ile hieß, kam das Meer hin und wieder  und setzte alles unter Wasser – so wie letzten Sonntag in la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon. Nur war das Lido damals zwischen der Halbinsel Leucate und der Aglymündung unbewohnt.  Ich denke, dass das Wasser, das Meer wieder kommen wird, eines Tages völlig unerwartet, weil man einfach vergessen hat, dass es einmal da war.  Vielleicht täusche ich mich auch, und das Meer wird nie sich nie mehr über den Lido ergiessen, aber angesichts der jüngeren Landgeschichte dieses Küstenabschnittes erscheint es jedenfalls nicht unwahrscheinlich, daß es bei entsprechenden Unwetterereignissen wieder zu Meereseinbrüchen kommen könnte.

Es gibt auch keinen Deich in Port Leucate, jedenfalls ist mir bisher keiner sichtbar aufgefallen. Ich bin jedoch sicher, dass soweit man einen Deich zum Hochwasserschutz bauen wollte, dass viele der unmittelbaren Strandanlieger in Port Leucate alles in Bewegung setzten würden um solch einen Deich zu verhindern, denn solch ein Deich würde natürlich den freien Blick aufs Meer beeinträchtigen.  Hingegen wurde vor kurzem zwischen dem Grau de Leucate und Leucate Plage ein Hochwasserdeich errichtet.

Es gibt noch ein ganz anderes Element was Port Leucate und  la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon verbindet. Die meisten Opfer in den Küstenstädtchen am Atlantik waren Rentner die einen schönen Lebensabend am Atlantik verbringen wollten. Meistens aus oberen Unterschicht und unteren und mittleren Mittelschicht (couches populaires ) , denen ein Häuschen am Mittelmeer zu teuer war. Viel hatten ihre ganzen Ersparnisse in ihr kleines Häuschen gesteckt. 27 von Ihnen haben die Nacht von 27 auf den 28 Februar 2010 nicht überlebt, – denn sie waren zu schwach und zu gebrechlich – um sich rechtzeitig vor dem einbrechenden Wasser in den rettenden zweiten Stock zu begeben, um das rettende Hausdach erklimmen zu können.  In Port Leucate gibt es auch ein immer mehr wachsende Seniorenpopulation, – es gibt sogar eine kleine Anzahl von deutschsprachigen Rentnern wie ich im letzten Oktober als ich eine Messe in der neuen St. Jacques Kirche besuchte, feststellen konnte. An dem Tag, an dem das Meer kommen wird, und soweit es bis dahin keinen effektiven Hochwasserschutz gibt, wird es in Port Leucate die gleichen Bilder  geben wie letzten Sonntag in la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon in der Vendée.

Dieser kleine Blogbeitrag soll nicht anklagen, – sondern nur anregen über unser Verhältnis zu „Naturrisken“ nachzudenken.  Im Allgemeinen haben wir die Tendenz diese Risiken mit der Zeit einfach zu vergessen. Aber dadurch, dass diese Risiken aus unserem kollektiven Gedächtnis verschwinden, werden die Risiken natürlich nicht kleiner. Ich will diesen Blogbeitrag mit einem kleinen Beispiel aus der Raumschaft Schramberg beenden. Im Mai 1959 wurden große Teile der Stadt Schramberg durch ein verheerendes Hochwasser vernichtet. Es war nicht das erste Hochwasser in Schramberg, und es war auch nicht das letzte Hochwasser – es war nur ein Ereignis in einer langen Zeitreihe – und man kann davon ausgehen, dass irgendwann der Tag kommt, an dem wieder ein solches Hochwasser in Schramberg auftreten wird.

Der Brezelsegen der Schramberger Fasnet geht übrigens wie ich im Buch „mit Kummer und mit Sorgen“ von Sven Kindler (2007)  erfahren konnte auf die großseigneurale Armenspeisung durch die Grafen von Bissingen Nippenburg (Kindler 2007:16) nach Hochwasserereignissen und Missernten in der Raumschaft Schramberg zurück, – ich habe dem ganzen übrigens einen französischsprachigen Blogbeitrag unter Titel „Petite notice sur les origines du Schramberger Hansel“ gewidmet. Hier hat die Unwettererfahrung in der Raumschaft Schramberg  im kollektiven Gedächtnis als Fasnetsbrauch überlebt. In diesem Zusammenhang, d.h.  dem Vorkommen von historischen Hochwässern in Mitteleuropas gibt es übrigens in der aktuellen Geographischen Rundschau (3/2010) einen lesenswerten Aufsatz von Mathias Deutsch, Rüdiger Glaser und Karl Heinz Pörtge et al.

Hochwasser, Meereseinbrüche, Waldbrände wird es in Mittel und Südwesteuropa sowie im gesamten Mittelmeerraum immer geben, – und zwar völlig unabhängig davon ob sich das Klima nun erwärmt oder nicht. Die Frage ist nur wie man mit diesem Wissen umgeht – und ob man bereit ist Vorsorge zu treffen – auch wenn das letzte Schadenereignis scheinbar schon wieder in eine weite zeitliche Ferne gerückt ist. Und was den Klimawandel betrifft, sollten die Szenarien der Klimaforscher sich als richtig erweisen, wovon eigentlich auszugehen ist,  dann wird das Management solcher „Naturrisiken“, bestimmt nicht einfacher, ganz im Gegenteil.

Zitierte Quellen:

Bourne, J.K., Turner, T. (2006): Land on the Edge -Loving our coasts to death. In: National Geographic, July2006, v. 210, p. 60-97.

Deutsch, M., Glaser, R., Pörtge, K.H., Börngen, M., Drescher, A., Cresat, M., Riemann, D., Scönbein, J. (2010): Historische Hochwasserereignisse in Mitteleuropa. Quellenkunde, Interpretation und Auswertungen. In: Geographische Rundschau, 3/2010, 18-  24.

Deville, J. (2009) : L’incendie meurtrier – dans la forêt des Landes en août 1949. Paris (les Éditions des Pompiers de France), (ISBN 978-2-916079-20-2)

Die Rheinpfalz (4.3.2010): Wandern im Wald ist Lebensgefährlich – Grünstadt/Altleiningen: Orkan Xynthia wirft auch gesunde Bäume um – Waldlehrpfad besonders betroffen – Weg gesperrt. Die Rheinpfalz Nr. 53 – Unterhaardter Rundschau, Donnerstag 4 März 2010

Die Zeit (4.3.2010): Interview mit Claude Brasseur – Im Treibhaus. In: Die Zeit, 4 März 2010, 30 Wissen .

Erath, V. (1951): Größer als des Menschen Herz. Das Buch vom wahren Leben. Tübingen (Rainer Wunderlich Verlag)

Kindler, Swen  (2007) : „…mit Kummer und mit Sorgen…“ Junges Parlament – Kanalfahrt – Da-Bach-na-Fahrt. Norderstadt, (Books on Demand), ISBN 978-3-8334-7265-7

Neff, C. (2003): Les Corbières maritimes – forment-elles un étage de végétation méditerranéenne thermophile masqué par la pression humaine ? In: Fouache, E. (Ed.): The Mediterranean World Environment and History. IAG Working Group on Geo-archeology, Symposium Proceedings. Environmental Dynamics and History in Mediterranean Areas, Paris, Université de Paris – Sorbonne 24 – 26 avril 2002. Paris, 191 – 202, (Elsevier France, ISBN 2-84299-452-3).

Neff, C., Scheid, A.   (2005):  Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon. In: Geographische Rundschau, 57, H. 9, 38-44.

Schnitzler – Lenoble, Annik (2002): Écologie des forêts naturelles d‘ Europe. Biodiversité, sylvigenese, valeur patrimoniale des forets primaires. Paris, Lavoisier TEC & DOC, ISBN 2-7430-0541-6

Wilke, Michael (2001): Lagunäre Lebensräume. In Robert Hofrichter, R. (éd), Das Mittelmeer : Fauna, Flora, Ökologie. Tome I, Allgemeiner Teil, p. 326-347, Heidelberg, Éd. Spektrum akademischer Verlag, 2001, ISBN 3-8274-1050-9

Christophe Neff, Grünstadt le 4.3.2010

Retour en arrière sur les événements de Niamey du 18.2.2010

En écrivant „Coup d‘Etat in Niamey (Niger) (18.2.2010) „ – je me suis un peu trompé  .Les événements de Niamey du 18.2.2010 ont quand même eu un couvert médiatique en Allemagne. Même la Rheinpfalz a publié dans son numéro du samedi 20.2.2010 en  page deux un assez grand commentaire de Johannes Dieterich « das Dilemma » sur les événements de Niamey.  Une très bonne analyse de Hans Jürgen Schlemp «Terroristen in Nordafrika – Al-Qaidas Wüstenkiller eröffnen neue Front gegen Europa »  dans le SPON, – même si cette analyse est plutôt en relation avec la libération de Pierre Camatte. Mais je pense que même si l’analyse de Schlemp n’est pas en relation directe avec les événements de Niamey 18.2.2010  ses conclusions  sont valables aussi bien pour le Niger,  que pour le Mali et la Maurétanie.  Les résultats de Schlem ne sont pas très nouveau x(voir aussi ce que  j‘ écrivais dans « F comme Freidoune – et ouvrons-leur nos portes quand ils en auront besoin.? » sur l‘ influence du whabisme dans les Sahel & Soudan durant les années 1990) – mais en Allemagne l’Afrique francophone sauf quelques exceptions (comme l’auteur du blog-paysages)  n’intéresse guère personne. A tel point que  le soi- disant expert de l’Afrique du Nord Wolfram Lacher pouvait décréter il y quelques mois dans   « Solarenergie aus der Wüste: „Die Sahara-Sonne ist terrorresistent »  que dans le Sahara les risques  de voir des attaques terroristes mettre en danger le projet Desertec seraient quasi nuls.  Apparemment Lacher est plutôt un expert en question de fin de règne vu ce qu’il écrit  « The Rising Sons of North Africa »  (version française  = Les frères naissants de l’Afrique du nord) qu’expert en géopolitique de l’Afrique francophone.  Il aurait dû simplement lire la magnifique « Länderkunde » de Thomas Krings sur les pays du Sahel. Un ouvrage dans la grande tradition de la géographie régionale allemande – la Länderkunde -une géographie régionale couvrant la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, le Mali, le Burkina Faso er le Niger qui mériterait certainement une traduction en français.  Lacher n‘ a apparemment pas lu le livre de Krings où on trouve  de telles phrases  concernant le Mali :  „Im Mai 2006 zeichnet sich mit der vorübergehenden Besetzung des wichtigsten Regionalzentrums Kidal im Nordosten des Landes durch Angehörige desertierter Tuareg – Soldaten die Gefahr eines Wiederaufflackerns des Tuareg – Konfliktes ab. Erneut stand die Forderung einer autonomen Tuareg – Region, die das riesige Gebiet  der drei Verwaltungsregionen Timbuktu, Kidal und Gao umfassen soll, im Raum. Es besteht die Vermutung, dass die Tuareg von Angehörigen der algerischen „Salafistischen Gruppe für Predigt und Widerstand, die von den USA zu den fundamentalistischen Gruppen gezählt werden, in ihren Bestrebungen unterstützt wird (Krings 2006: 190)“ – et concernant le Niger „Nach Übergriffen der Armee auf Tuareg-Angehörige scheint sich die frühere Rebellenorganisation „Front de Libération de l‘ Air et de l‘ Azaouak“ zu reorganisieren, die eine fehlende Umsetzung der Friedensverträge von 1995 beklagt. Wie in Mauretanien verfolgt die Regierung auf Druck der USA seit 2004 auch im Niger islamistische Gruppen. Dadurch besteht die Gefahr einer Koalition zwischen früheren Tuareg-Rebellen und Islamisten.  Die Heuschreckenplage im Jahre 2004 und die darauffolgende Hungerkrise im Jahre 2005, auf die die Regierung nur schlecht vorbereit war, belegen das Ausmaß der Krisenanfälligkeit des Landes( Krings 2006: 191)“.

Le livre de Thomas Krings date de 2006, mais son analyse reste  pertinente !  Pierre Camatte a été vendu par des Touaregs aux réseaux d’Al Qaida Maghreb le 27.11.2009. Triste constat de voir à quel point Al Qaida Maghreb réussit à exploiter le problème « Touareg » – qui apparemment est toujours resté sans une  vraie solution durable. Concernant le livre « Sahelländer » de Thomas Krings – je crois  qu’une édition révisée  (le livre date de 2006) et adaptée au monde francophone pourrait  très bien trouver de nombreux lecteurs en France et dans le monde francophone.

Finissons ce billet par  le voeu que les foules qui ont acclamé le changement de régime à Niamey ne seront pas trop déçues  dans les semaines et mois suivants.

Sources :

Dieterich, Johannes (20.2.2010): Kommentar: Das Dilemma – In Niger hat das Militär gegen einen ungeliebten Machthaber geputscht. Nichtsdestotrotz bleibt der Coup illegitim. In: Die Rheinpfalz, Nr. 43, Politik, Samstag 20 Februar 2010.

Krings, Thomas (2006) : Sahelländer, – Geographie, Geschichte, Wirtschaft, Politik, WBG-Länderkunden. Darmstadt (Wissenschaftliche Buchgesellschaft), ISBN 987- 3-534-11860-1

Christophe Neff, Grünstadt le 28.2.2010

L’affaire Hegemann arrive en France

Par la voix de Cécile Calla dans le monde des livres du 27.2.2010 l’affaire Hegemann vient d’arriver en France «A Berlin, un premier roman enflamme la critique». De l‘ affaire Hegeman n j‘ en  ai déjà parlé dans „Schau, ein Philosoph geht da de Bach na – Schau eine Schriftstellerin geht da de Bach na“ et mes conclusions  n‘ ont guère changé – ein Plagiat bleibt ein Plagiat – un plagiat reste un plagiat – même si entre temps la maison d‘ édition de Hegemann ,Ullstein , a trouvé un accord avec le bloggeur Airen pour les parties  « empruntées» par Hegemann du roman Strobo. Cécille Calla dans son article ne nous dit pas que pour la littérature critique du Spiegel et de  la Zeit – le fameux feuilleton  littéraire/ literaraturteil – cette affaire a été un véritable fiasco ,  car c’est grâce un peu aux critiques très enthousiastes  dans la Zeit et dans le Spiegel que Helene Hegemann fut célébrée comme la nouvelle comète littéraire allemande et donc les « feuilletonistes » de la Zeit et du Spiegel ont  tendance à être à la recherche permanente du talent littéraire perdu de Hegemann. Chose plutôt compliquée. Le livre de Hegemann est un des concurrents  pour le prix du Salon du livre de Leipzig comme l’écrit Cécille Calla, qui est connue en Allemagne pour son livre «Tour de Franz: Mein Rendezvous mit den Deutschen  », et je pense, comme beaucoup d’autres observateurs  de l’affaire Hegemann – on aurait dû retirer  le livre du concours pour le prix de Leipziger Buchmesse 2010. Dans le contexte de la Leipziger Buchmesse la traduction allemande de  « Waltenberg » de Heddi Kadour traduit par Grete Osterwald  est en concurrence pour le prix de de la traduction de la Leipziger Buchmesse. Dans la même catégorie nous retrouvons  la cassette « Abraham Sutzkever: „Wilner Getto 1941-1944 – Gesänge vom Meer des Todes » traduite par Hubert Witt de l’éditeur zürichois  Ammann. Gespannt wer dann tatsächlich die Preise erhält  – va savoir qui sera réellement récompensé  à  Leipzig le 18.3.2010.

Christophe Neff, Grünstadt le 27.2.2010