Blognotice 22.2.2012

Le modèle allemand est en vogue en ce moment en France, ce fameux modèle allemand est même entré en grande pompe dans les discussions des élections présidentielles! Et naturellement les medias français en parlent, dernièrement Agnès Verdier-Molinié nous vantait le modèle allemand dans le Monde.  Même si les chiffres publiés par Madame Verdier sont corrects – je trouve l’analyse publiée par Michaël Foessel beaucoup plus proche de la réalité allemande, politiquement beaucoup plus pertinente.  Personnellement, j’ai l’impression que depuis le début du quinquennat du Président Sarkozy,  la fosse « socio-économique » qui sépare la France et l’Allemagne s’est élargie sensiblement, – oui, s’élargit de plus en plus au détriment de la France.  Si les diverses équipes gouvernementales de Monsieur Sarkozy ont vraiment essayé de réduire l’écart socio-économiques entre les deux pays, ils étaient fort « malchanceux » – ou peut être n’ont-ils jamais vraiment tenté l’effort de réduire cet écart. Mais parfois les réalités sont beaucoup plus complexes –  et c’est qu’en France on connait  le« Wissenschaftsprekariat »  allemand? Cette réalité allemande est très bien décrite dans l‘ Analyse « Enorm leidensfähig – Arbeitsbedingungen an Unis » dans la Zeit du 8.12.2011.  Mais j’aimerais faire découvrir une autre réalité aux lecteurs de paysages. Il y a en France encore des domaines – où la France – en dehors de toute querelle politicienne – peut encore servir de modèle: par exemple la politique de la Défense de la Forêt contre les Incendies – la DFCI. C’est ainsi que depuis des années je propose un cours universitaire sur la DFCI où nous descendons avec une quinzaine d’étudiants allemands dans le Sud de la France pour nous informer sur cette Défense de la Forêt contre les incendies,  pour participer à des chantiers de brûlage dirigé.  Ce cours est monté grâce à l’aide d’Eric Rigolot de l’INRA Avignon et de Jean-Paul Baylac de la cellule feu de forêt de l’ONF 11. Ce cours, ou disons la politique de la DFCI française a une telle renommée un Allemagne,  que le cours a déjà été couvert par une émission de radio (Deutschlandfunk – Feuerschutz mit Flammen en février 2006) et en 2011 nous avons été accompagnés par la commandante des pompiers de Schramberg Annette Melvin, qui craint les risques de feux de forets pour Schramberg et la Moyenne Forêt Noire. Donc dans le domaine de la défense de la Forêt contre l’incendie la France est un modèle incontestable.  L’Allemagne par contre, a oublié son histoire de feux de forêts, – l’incendie meurtrier de la Lüneburger Heide est tous simplement tombé à l’oubli –  a disparu de la mémoire collective.  Concernant le cours 2012 « brulage dirigé » nous fûmes un peu victimes des aléatoires météorologiques : le grand froid qui régnait sur le Midi méditerranéen – froid exceptionnel qui provoqua le blocage du Port de Leucate par la glace, donc  malheureusement nous n’ avons pas eu la chance de pouvoir participer à un chantier de brûlage dirigé. Mais nous avons quant même eu la chance de pouvoir visiter le centre de secours de Lézignan et le centre de secours de Leucate.  Les étudiants étaient impressionnés par les moyens et le matériel mis à disposition de la DFCI. La plupart d’eux n’avaient jamais vu un CCF (Camion citerne feux de forêts) car une grande partie des unités de pompiers allemand ne dispose pas d’un tel matériel.

Je finis donc  avec ce constat – à force de s’obstiner sur le fameux modèle allemand – on oublie parfois les réalités réelles qui se cachent derrière ces images  et phantasmes de l’autre. En Allemagne il n’existe pas de DFCI digne de ce nom, et en France heureusement il n’y a pas de Wissenschaftsprekariat, – le fameux Dr. Hartz IV – ou Privatdozent Dr. Hartz IV est encore un illustre inconnu en France.

Photos :

1.) © C. Neff:  CCF 6 Leucate du centre de secours de Leucate 17.2.2012

2.) © J.-F. Heger : Le cours chantiers de brûlage dirigé/ DFCI février 2012 du IFGG-KIT devant le CCF 6 Leucate 17.2.2012

Christophe Neff, le 22.2.2012

Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate

La banquise bloque le Port de Port Leucate 11.2.2012Il fait froid en Europe – et même en Afrique du Nord le froid sévit.  Oui l’Afrique du Nord est sévèrement touchée même si les medias en Europe n’en parlent pas – situation dramatique dans la Wilaya de Tizi Ouzou en Algérie –  beaucoup de neige aussi dans la délégation d’Aïn Draham en Tunisie. Je ne sais pas pourquoi, mais chaque fois qu’il fait froid en Tunisie mon billet «De la neige entre Jendouba, Aïn Draham et Tabarka» est pris d’assaut. Et comme je l’écrivais dans la Blognotice 22.12.2011 «la faim et le froid sont un des dangers les plus redoutables  pour une jeune démocratie, pour une société que se reconstruit».  Mais aussi ici en Europe on subit les conséquences du froid. A Grünstadt – la piscine- tous temps – le fameux Allwetterbad Grünstadt – fut victime du grand froid et de l’incompétence des « édiles politiques locaux » (voir mon dernier billet (en allemand)). La nuit du mardi 7 au mercredi 8 février fut la nuit la plus froide de cet hiver à Grünstadt – avec – 18° – ce qui provoqua l’éclatement d’une partie de l’alimentation en eau de l’Hôpital. Et ces – 18 ° ont eu apparemment raison de mon petit Chamaerops humilis. On verra  si au printemps il reprendra de la souche. Par contre mes trois Trachycarpus fortunei  ont  assez bien supporté  cette vague de froid.  Mais c’est  dans le midi méditerranéen qu’on peut actuellement découvrir un des témoins les plus bizarres  de cette vague de froid qui sévit en Europe et Afrique du Nord – l’Etang de Leucate partiellement gelé, – « la banquise » qui bloque le Port de Leucate. Le froid et la neige dans les Montagnes de l’Afrique du Nord, en réalité ceci est phénomène naturel qui se reproduit de temps en temps.

La banquise au Port de Port Leucate 1 10.2.2012

La banquise au Port de Port Leucate 2 10.2.2012

La banquise au Port de Port Leucate 3 10.2.2012

Mais voir le Port de Port Leucate bloqué par la glace, formant une sorte de banquise, cela est assez exceptionnel, un véritable  événement centenaire. J’avoue n’avoir jamais vu cela, et je connais le site depuis plus de quarante ans !

Photos : Toutes © C. Neff 10.2.2012 & 11.2.2012  Série banquise à Port Leucate

Christophe Neff, le 12.2.2012

Blognotiz 5.2.2012

Schlittschuhläufer auf dem zugefroren Hetschmühlweiher 5.2.2012

Es ist kalt geworden in Deutschland. Das war auch so angekündigt worden und deshalb dürfte die Kältewelle eigentlich niemanden überrascht haben. In Schramberg hatte man jedoch vergessen,  dass der Winter noch nicht vorbei ist. Das Bächle und der Narrenbrunnen waren immer noch mit der Schiltach verbunden und der strenge Frost hat dann das seinige getan um Narrenbrunnen und Bächle zu einer Eislandschaft aus frostigen Gebilden zu verwandeln. In der Pfalz ist es auch knackig kalt geworden. Es liegt zwar so gut wie kein Schnee, aber der strenge Frost hat Seen, Teiche und Gewässerläufe in große Eisflächen verwandelt,  die nun zum Schlittschuhlaufen einladen. Der strenge Frost im Leiningerland hat jedoch noch  ganz andere völlig „unvorhersehbaren“  Nebenwirkungen provoziert  – der strenge Forst an der Unterhaardt  hat zur völlig unerwarteten Schließung des Allwetterbades Grünstadt geführt. In der Unterhaardter Rundschau vom 4. Februar 2012 kann man unter Aktuell notiert u.a. folgendes lesen: „Allwetterbad Grünstadt bis auf Weiteres geschlossen. Das Allwetterbad ist ab dem heutigen Samstag bis auf Weiteres für den Badebetrieb geschlossen. Dies teilten die Stadtwerke gestern Mittag mit. Auf Grund der extremen Temperaturen ist die Verkehrssicherheit der Besucher nicht mehr gegeben“.  Weiterhin heißt es  in der gleichen Meldung „Nächste Woche soll bei einem Ortstermin geklärt werden, ob es vertretbar sei, das Bad überhaupt noch einmal zu öffnen.“  Die Zukunft des Grünstadter Allwetterbades wurde ja schon seit längerem in der Grünstadter Kommunalpolitik diskutiert, – wobei man bisher vor allem diskutierte und die Zeit verstreichen ließ – und dieses wohl mit der Hoffnung versehen, dass sich das Problem mit der Zeit von selbst löst.  Das ganze Prozedere erinnert doch sehr stark an die vergangenen Zeiten der verblichenen Deutschen Bundesbahn – als diese systematisch, durch langanhaltende Investitionsstaus, Fahrplanausdünnungen etc. langsam und beharrlich einen Großteil der ländlichen Nebenstrecken ins Aus führte. Irgendwann kam dann der Tag an dem dann die Betriebssicherheit auf der einen oder anderen Nebenstrecke nicht mehr gewährleistet werden konnte und man dann die Strecke sozusagen über Nacht schließen musste. So geschah es u.a. mit der Bahnstrecke Schiltach-Schramberg Anfang der 1990 Jahre.  Was die Zukunft des Allwetterbades Grünstadt betrifft, wird man wohl Ende der kommenden Woche wissen, ob das Bad  überhaupt jemals wieder geöffnet werden wird.

Schließung Allwetterbad 5.2.2012

Das „Allwetterbad Grünstadt“ ein erster Kollateralschadens des strengen Februarfrostes 2012 an der Unterhaardt?  Wenn die Lage für das Grünstadter Allwetterbad nicht so ernst wäre, hätte das sogar einen gewissen Unterhaltungswert. Grotesk ist es allemal. Könnte fast eine Schlagzeile fürs Schramberger Narrenblättle  die Hoorig Katz sein „Jahrhunderstfrost sorgt fürs Ende des Grünstadter Allwetterbades“ – ja, wenn es nur nicht so traurig wäre. Denn wenn sich in Sachen Schwimmbad in Grünstadt nicht endlich etwas grundlegendes tut, dann kommt es vielleicht noch dazu, dass die Stadt Grünstadt (einschließlich der Umlandgemeinden)  endgültig ohne Schwimmbad dasteht. Dann gibt es auch an den heißen Sommertagen in Grünstadt keinen Badespaß mehr.

Photos:  © C. Neff 1.) Schlittschuhläufer auf dem Hetschmühlweiher  2.) Aushang im Allwetterbad Grünstadt photographiert am Sonntagmorgen den 5.2.2012

Quelle:

Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau, Samstag, 4 Februar 2012: Aktuell Notiert – Allwetterbad bis auf Weiteres geschlossen.

Christophe Neff, 5.2.2012

Blognotice 27.1.2012

Retenu à  domicile par un problème  oculaire, j’ai profité du temps libre pour écouter le discours de Marcel Reich-Ranicki au Bundestag pour la cérémonie de mémoire pour le « Tag des Gedenkens an die Opfer des Nationalsozialismus » jour de mémoire pour les victimes du Nazisme, journée de commémoration du 67e anniversaire de la libération d’Auschwitz. Cette cérémonie de mémoire fut dénommée  Am Tag, als die Aussiedlung in den Tod begann  (Le Jour où commença le déplacement vers la mort) – cérémonie de mémoire qui comprenait comme ouverture le Nocturne nº 20 en ut dièse mineur de Frédéric Chopin joué par Jascha Nemtsov, le discours de inaugural de Norbert Lammert, le discours et le  témoignage de Marcel Reich Ranicki – et en final  la sonate pour violon & piano Nr. 3, opus 37  de Mieczyslaw Weinberg interprété par Sascha Nemtsov et  Kolja Blacher.

Le discours de Ranicki, la voix à  peine audible, fut un discours contre l’oubli – eine Rede gegen das Vergessen.  Les mots de Ranicki  nous plongeront dans un jour d’été de 1942 au plein milieu du ghetto de Varsovie, – le 22. Juillet 1942 – le jour où le Sturmbannführer Herman Höfle dicta la fin, « die Aussiedlung des Warschauer Ghettos » à Adam Czerniaków et à Marcel Reich Ranicki. Très émouvanteb la partie où  Ranicki nous témoigne du suicide de Czerniaków, de sa dernière lettre à son épouse « „Sie verlangen von mir, mit eigenen Händen die Kinder meines Volkes umzubringen. Es bleibt mir nichts anderes übrig, als zu sterben.“ (Ils me demandent de tuer de mes propres bras les enfants de mon peuple. Je ne vois plus d’issue, – il ne me reste qu’à  prendre le chemin de la mort, de mourir trad. C.Neff). Le discours de Ranicki prend fin avec les mots suivants « Die in den Vormittagsstunden des 22. Juli 1942 begonnene Deportation der Juden aus Warschau nach Treblinka dauerte bis Mitte September. Was die „Umsiedlung“ der Juden genannt wurde, war bloß eine Aussiedlung – die Aussiedlung aus Warschau. Sie hatte nur ein Ziel, sie hatte nur einen Zweck: den Tod. (La déportation de juifs de Varsovie à Treblinka, qui commença pendant la matinée du 22. Juillet 1942, dura jusqu’ à mi septembre.  Ce qui fut simplement dénommé « déplacement des Juifs »  était seulement une évacuation, l’évacuation des juifs de Varsovie. Cette évacuation des juifs n’avait qu’un seul objectif, une seule fin: la mort.( Trad. & adaptation française C. Neff)).

Même si  le discours reprend en partie des petits extraits de son autobiographie « Mein Leben » – ce témoignage émouvant de Marcel Reich – Ranicki fut un grand discours. Un témoignage qui mériterait la traduction (complète) en français et en anglais.

Sources et documents :
Lammert, Norbert : 27.01.2012 – Rede zum Tag des Gedenkens an die Opfer des Nationalsozialismus
Reich-Ranicki, Marcel:  Rede von Marcel Reich-Ranicki zum Tag des Gedenkens an die Opfer des Nationalsozialismus (27.01.2012)
Reich-Ranicki, Marcel (1999): Mein Leben.  Stuttgart, deutsche Verlagsanstalt, dritte Auflage 1999, ISBN 3-421-05149-6
Weiland, Severin (27.1.2012): Reich-Ranicki zum Holocaust – Bericht aus der Hölle. SPON 27.1.2012

Christophe Neff, le 27.1.2012

P.S. (30.1.2012 21 :20) : Le Blog «L’astragale de Cassiopée» nous propose une traduction française du discours mémorable de Reich-Ranicki!

Blognotice 20.1.2012

Le Mercredi 18.1.2012 fut une des rares heures de gloire du parlement européen à Strasbourg, – enfin un vrai débat sur la situation politique en Hongrie ou le gouvernement Orbán dérive de plus en plus vers l’autoritarisme ! J’ai particulièrement apprécié l’intervention de Daniel COHN-BENDIT, pleine d’émotions et de verve.  Surtout ces deux phrases  « Si vous n’êtes pas d’accord, je vous dis une chose très simple: „suivons la proposition de Guy Verhofstadt. Envoyons via la commission des libertés publiques une délégation pour vérifier, au titre de l’article 7, pourquoi les sans-abris en Hongrie ont peur, pourquoi des intellectuels ont peur, pourquoi des gens de ma famille et des gens que je connais, qui sont juifs en Hongrie, ont peur aujourd’hui, pourquoi l’esprit de votre nouvelle Constitution est celui d’une Hongrie passée qui fait peur à nombre de citoyens hongrois. Même si vous avez la majorité, les minorités ont le droit de ne pas avoir peur dans votre pays, Monsieur Orbán. (Source ) »
Espérons que l’Europe politique se rend compte qu’il faut enfin stopper cette dérive de l’Hongrie vers un  véritable « Orbanistán » !

Sources et liens:

Intervention de Daniel Cohn – Bendit en séance plénière du parlement européen du Mercredi 18.1.2012 (document parlement européen)

Vidéo de l’Intervention de Daniel Cohn – Bendit en séance plénière du parlement européen du Mercredi 18.1.2012

Christophe Neff, le 20.1.2012

Blognotiz 14.1.2012

Im Bahnhofsgebäude des Stuttgarter Hbf, dem sogenannten „Bonatzbau“ gibt es einen Ort, an dem ich während der Advents & Weihnachtszeit gern mal für ein paar Augenblicke verweile und dem Bahnhofsgeschehen in Stille zuschaue. Es ist der Ort des Weihnachtsbaumes. Die meisten Zeitgenossen eilen meist geschäftig vorbei, manch einer hebt den Blick kurz an, aber hin und wieder bleibt ein Mensch stehen. Verbleibt in Stille, blickt auf Baum und Krippe – und geht dann irgendwann weiter. Gehen, Rauschen, im Takt der Zeit – immer weiter ziehen die Reisenden von den Zügen in die Stadt, von der Stadt zu den Zügen. Nur an diesem Ort herrscht manchmal für ein paar Augenblick Stille. Nachdenklichkeit und Stille in der „Salle des pas-perdus“ – dem Saal der verlorenen Schritte, wie Bahnhofshallen im Französischen manchmal benannt werden. „Saale des pas-perdus“ ist auch ein heute fast vergessenes Chanson von Maxime Le Forestier, welches uns die Geschichte eines Mannes erzählt der vergeblich in einer großen Bahnhofshalle auf die ferne Geliebte wartet. Kein Zug bringt die Ersehnte, – es bleibt im nur die Erinnerung an ferne Ziele und der Widerhall der Schritte in der Halle der „verlorenen Schritte“.

„Zugig“ ist es in der Stuttgarter Bahnhofshalle  geworden, seit dem der Nordflügel  abgerissen wurde, – auch der Widerhall der Schritte ist wenn nicht verstummt leiser geworden. Wie das erst werden wird, wenn der „Südflügel“ abgerissen sein wird. Dann wird’s erst recht „Zugig werden“, – der Weihnachtsbaum und die wenigen Reisenden, die kurz ihre Schritte bremsen – um den Baum mit einem stillen Blick zu würdigen – sie werden dann wohl voll „im Zug“ stehen wie man so auf „Schwäbisch“ zu sagen pflegt. Wo der Christbaum wohl während der Arbeiten zu Stuttgart 21 stehen mag?  Vielleicht gibt es auch während der „Bauphase“ einfach keinen Platz mehr für Baum und Krippe in der Halle der verlorenen Schritte des Stuttgarter Hbf. La salle des pas-perdus du Bonatzbau sans „Sapin de Noël“  (die Halle der verloren Schritte ohne « Christbaum ») – eigentlich unvorstellbar!

Photo:  © C. Neff. „Christbaum mit Krippe, Stuttgart Hbf 4.1.2011“

Christophe Neff, le 14.1.2012

Blognotice 7.1.2012

L’année 2012 a commencé avec deux tempêtes, Ulli et Andrea ont balayé le Sud de l’Allemagne, provoquant ici et là quelques dégâts, mais ici dans le Leiningerland à première vue cela s’est plutôt bien passé.  La neige nous manque ici, depuis les quelques flocons du 18.12.2011  rien,   mais beaucoup de pluie. L’Allemagne politique en ce moment est balayée par une autre tempête politique, – et je ne parle pas du déclin de la FDP ou de la fin de la Jamaikakoalition (coalition noir-verte-jaune) (Cabinet Kramp-Karrenbauer) dans la Sarre mais c’est bien l’affaire Wulff qui occupe l’Allemagne politique à presque 100%.  Même les « Zungenknoten »(baragouins embarrassés) de Martin Graff du 7.1.2012 nous en parle sous le titre de « Président oder Präsident – … erzählt von Präsidentengeschichten, über die man sich in Frankreich eher weniger aufregt (Président ou Präsident – … nous raconte des histoires présidentielles, sur lesquelles  en France on s’emballe moins) – sur l’affaire Wulff, et compare l’affaire Wulff aux  différentes affaires  de Nicolas Sarkozy et de Jacques Chirac.  Si on suit Martin Graff, – on croirait qu’ en France les différents méandres de l’affaire Wulff seraient  tombés  dans le grand silence.  La, je ne suis pas si sûr  que ça  je crois même que Graff se trompe.  Pendant que l’Allemagne était plutôt occupée par ses différents tempêtes,  – la  Hongrie elle dérive de plus en plus vers un régime autoritaire – et  l’Europe politique préfère rester silencieuse.  Ici et là quelques exceptions positives, comme par exemple l’intervention d’ Alain Juppé « Il appartient à la Commission européenne de vérifier que ces nouveaux textes constitutionnels respectent ce qui fait le bien commun de tous les pays de l’Union européenne, c’est-à-dire l’Etat de droit et le respect des grandes valeurs démocratiques ». Si l’Europe politique se résumait simplement au sauvetage de l’Euro et fermait silencieusement les yeux sur ces dérives autoritaires du gouvernement Orban en Hongrie elle risquerait de perdre ce qu’il lui reste de sa légitimité politique. Même si le paysage médio-politique allemand était très pris cette première semaine de janvier 2012 par l’affaire Wulf, – la presse allemande, – (dernièrement le SPON « Orbáns Rechtsruck in Ungarn – autokratisch durchgeknallt ») et même la Rheinpfalz nous en parle de temps en temps, couvre largement les événements politique en Hongrie, –  car il n’y a pas seulement l’autoritarisme du  Fidesz de Victor Orban qui  pose problème, mais à droite de Victor Orban c’est le mouvement « Jobbik » qui s’étend de plus en plus. En plus la politique économique désastreuse du Gouvernement Orban est en train de mener la Hongrie au bord de la faillite économique.  2012 s’annonce d’être une année difficile pour la Hongrie   et une année cruciale pour l’Europe citoyenne ! Finissons cette petite blognotice avec les prévisions littéraires de Pierre Assouline pour 2012 – En 2012, demain sera un autre jour  et j’en retiens que  l’ebook a de beaux jours devant lui , l’avenir du livre de poche s’assombrit plutôt et naturellement quelques anniversaires  littéraires pour 2012 – entre autres le 200ème anniversaire de Charles Dickens , la Zeit lui a déjà consacré un tres belle article sous le titre « Schwarz wie die Kindheit (Noir comme l’enfance) » signé Bernadette Conrad.

Christophe Neff, le 7.1.2012

Blognotice 30.12.2011 – la BB 475068 en gare de Crozet

En attendant la réouverture de la ligne de chemins  de fer Collonges – Fort-l’Écluse à Divonne-les-Bains  au service voyageur dont nous parle la vie du rail  nr 3324 du 17 aout 2011, voici une photo de la BB 475068 devant le train des déchets ménagers dans la gare du Crozet au matin du 27.12.2011.  Notons que la gare de Crozet reçoit aussi de temps en temps des trains de graviers & granulats. Les infos concernant la potentielle réouverture de la ligne au service me proviennent du tableau « les réouvertures de lignes » publiées dans la Vie du Rail Nr. 3324 du 17 aout 2011 sur la page 16. Dans la rubrique « d’autres opérations sont à des stades plus ou moins avancés – on trouve 15 lignes de chemins de fer dont la ligne Ligne de Collonges – Fort-l’Écluse à Divonne-les-Bains ou il existe des plans de réouverture au traffic voyageur. Notons qu’on trouve entre autre dans cette liste les lignes Oloron- Canfranc, Bollwiller – Guebwiller – Lautenbach, ou Laveline – Geradmer pour en citer seulement trois.  A voire quelle de ses 15 lignes de chemins de fer mentionnées par la LVDR Nr. 3324 sera réellement réouverte pour un service de trains de voyageurs régulier.

Photo: © C. Neff. 27.12.2011

Christophe Neff, le 30.12.2011

Blognotice 22.12.2011

La neige qui nous manque à Grünstadt elle est tombée à Aïn Draham en Tunisie. Les premiers flocons de neige qui sont tomés à Grünstadt le 18.12.2011 se sont vite transformés en pluie, – et depuis il pleut presque sans interruption sur la Unterhaardt. Par contre le Nord de la Tunisie était confronté durant ces jours à une véritable vague de froid, – et   Aïn Draham était couvert par un manteau de neige d’une épaisseur dépassant les vingt centimètres. Je me suis aperçu de cette vague de froid touchant le Nord de la Tunisie, car paysages – et plus particulièrement le petit billet « De la neige entre Jendouba, Aïn Draham et Tabarka » étaient véritablement pris d’assaut.  Il fait froid en Tunisie et il manque le gaz pour cuisiner & chauffer, car la Tunisie est actuellement confrontée à une véritable pénurie de bouteille de gaz. La faim et le froid sont un des dangers les plus redoutable pour une jeune démocratie, pour une société que se reconstruit.  Comme l’écrit Isabelle Mandraud dans son article « Retour à Sidi Bouzid, capitale des maux de la Tunisie » dans le Monde.fr  du 16.12.2011, reportage sur  l’anniversaire du printemps arabe qui débuta avec l’immolation de Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid le 17 décembre 2010 – anniversaire qui à reçu aucune  retombé médiatique en Allemagne il faut le préciser – la pauvreté rurale n’a pas disparu, au contraire – et le prix de bouteille de gaz a même doubleé! Une vague de froid, comme celle qui sévissait dernièrement sur le Nord de Tunisie, ne peut que empirer les choses.

Le grand défi du « printemps tunisien » sera de améliorer profondément  la situation  socio-économique de la Tunisie rurale, car si cette situation ne s’améliore pas visiblement – ce printemps démocratique tunisien aura des grandes difficultés à se pérenniser.

Christophe Neff,  le 22.12.2011