Blognotice Dimanche 21.11.2010

novembermorgenlicht-uber-den-dachern-von-grunstadt-20112010.1290319537.jpg Après avoir disparu pendant un moment, les images de la plateforme de blog du Monde ont fait réapparition durant la journée du dimanche 14. et du lundi 15.11.2010. Après tout, les techniciens du Monde ont quand même fait un travail considérable, au moins sur le blog paysages, la plupart des photos ont ressurgi durant la journée du lundi 15.11.2010. Plutôt bloggeurs de weekend et des jours fériés je n’aurais jamais eu le temps de réparer tous cela manuellement, – même si j’ai stocké toutes les photos utilisées dans le blog. Il ne reste à ce jour que l’article Vendredi, journée de marché à Leucate (16.10.2009) où il semble encore y avoir des problèmes. Donc en ce qui concerne le blog paysages, l’épisode « du crash de la plateforme des blogs le Monde », vu avec un peu de recul s’est plutôt bien samstag-20112010-erste-sonnenstahlen-uber-grunstadt.1290319721.jpgpassé ! Pour les blogs « photos » du Monde c’était une vraie catastrophe,  mais je crois que là aussi les problèmes majeurs ont été résolus depuis le dernier week-end.  En dehors de la question des fichiers images disparus et ils semblent maintenant retrouvés dans la plus part des cas, il reste la question du problème d’archivage des mémoires collectives dans le cyberspace, que j’ai posée dans ma dernière  notice de blog « Le jour où les images des blogs le monde ont disparu ». Drôle de Coïncidence, mais juste avant que les images des blogs le Monde ne disparaissent, j’avais commencé la lecture du Livre de Robert Darnton « the case for Books » – où ce problème de l’archivage de la mémoire collective hors de la « Galaxie Gutenberg » est élucidé de manière intéressante. Même chose mais sous un autre angle dans « N’espérez pas vous débarrasser des livres » de Carrière, Jean-Claude & Eco, Umberto, livre que j’ai lu quelques jours avant le crash.

Le stockage des textes et images  dans l’espace digital restent jusque à présent un problème non résolu.  Le « Mur de la honte de l’Atlantique » pour reprendre  le titre du billet du 18.11.2010 de la République de livres, -les Vestiges des « Bunker des Atlantikwalls » ont toutes les  chances de témoigner encore dans les centenaires même millénaires prochains d’une sombre époque qui s’abattait sur l’Europe – mais combien de temps le billet de Pierre Assouline et ses 460 commentaires vont-il survivre dans l’espace digital ?

Comme je parle de mémoire collective dans ce billet, le weekend dernier dans les confins du Wurtemberg entre Forêt Noire, les Gäue et le Neckar  – un dernier vestige de la lutte ouvrière du Wurtemberg disparaissait dans un incendie. Je parle du AWO Heim à Waldmössingen (petit village appartenant à la ville de Schramberg), – haut lieu de la Social-démocratie entre Jura Souabe et Foret Noire où la génération de mes parents planifiait les campagnes électorales de la SPD durant les années 1970 et 1980. C’est ici, et je m’en souviens encore bien, que mes parents et leurs amis du SPD (avec leurs enfants en bagage) cherchaient les tracts, les banderoles, les Aufkleber, la Sonntagszeitung du SPD, pour soutenir Klaus Kirschner, – un des derniers vrais  ouvriers membre du Bundestag et de la SPD. Est-ce qu’il y en ce moment encore un vrai travailleur qui siège pour la SPD au Bundestag à Berlin ? Je ne crois pas ! Au P.S. français – pas sur du tout !

Pour les bacheliers de Schramberg le AWO Heim de Waldmössingen avait une tout autre importance, au moins pour ma génération de bacheliers. C’était un lieu idéal pour faire de fêtes, -car la « Arbeiterwohlfahrt Schramberg » dans sa tradition de « gauche populaire » était une des rares organisations qui prêtaient leur salle et locaux volontairement aux bacheliers et autres groupes de jeunes des environs de Schramberg, de la ainsi dénommée Raumschaft Schramberg. Combien de premiers petits baisers furent échangés à l’AWO Heim à Waldmössingen. La presse locale écrit « AWO-Heim nicht mehr zu retten  » – et dans quelques  temps ce vestige de la lutte ouvrière et de la Social-démocratie du Wurtemberg tombera dans  l’oubli.  En plus, d‘ après les sondages, le SPD du Baden-Württemberg se porte plutôt mal, les verts on détrôné le SPD comme premier parti d’opposition au Baden-Württemberg grâce à leur opposition à Stuttgart 21 .  Mais les sondages, c’est un peu comme les prévisions météorologiques  peut on vraiment y croire ? Si on en croit vraiment les sondages qui circulent en ce moment, les verts on toutes les chances  de pouvoir remporter les élections régionales en mars 2011 et même de freitagnachmittag-19112010-weihnachtsbaum-im-stuttgarter-hbf.1290319959.JPGs’emparer du titre du Ministerpräsident ! Qui sait ? La Rheinpfalz nous annonce de la neige pour les plaines rhénanes, donc si cela s’avérait juste, Mercredi 24 ou Jeudi 25 il tomberait un peu de neige sur Grünstadt et la Unterhaardt. A voir donc ! En ce qui concerne les prévisions métrologiques – notons que l’Allemagne en ce moment est confrontée au fantôme du « Jahrtausendwinter » –  il y aurait des soi-disant  prévisions météorologiques qui prédiraient un hiver super froid et enneigé pour l’Allemagne. novemberlicher-schienenbewuchs-ailanthus-stuttgart-hbf-19112010.1290331953.JPGA voir – personnellement je suis plutôt sceptique et je ne crois guère  telle prévision , mais à en croire Gernot Schütz du Südwestfunk, même si un « Hiver millénaire (Jahrtausendwinter) n’est pas à craindre ,il y aurait une certaine probabilité que l’hiver prochain en Allemagne se révélerait plutôt froid. Donc à voir.

hall-des-pas-perdus-nordausgang-stgt-hbf-19112010.1290320223.jpgComme je parlais  beaucoup de mémoires collectives, d’images disparues, et des prévisions météorologiques j‘ ai garni ce billet avec quelques photos de la gare centrale de Stuttgart pris lors d‘ un deplacement professionel le vendredi 19.11.2010, le fameux Bonatzbau censé a disparaitre avec le projet Stuttgart 21 (des autres photos du Stuttgarter Hbf se trouvent ici et ici ) et quelques petites images de ciel de novembre à Grünstadt.

Photos ©toutes Christophe Neff

1.) Novembermorgenlicht über den Dächern von Grünstadt © C.Neff

2.) Samstag 20.11.2010, erste Sonnenstrahlen über Grünstadt © C.Neff

3.) Freitagnachmittag 19.11.2010 – ein Weihnachtsbaum im Stuttgarter Hauptbahnhof © C.Neff

4.) novemberlicher Schienenbewuchs – Ailanthus – Stuttgart Hbf  19.11.2010 © C.Neff

5.) Hall des Pas Perdu, Nordausgang Stuttgart Hbf, Freitagnachmittag 19.11.2010 © C.Neff

Sources et ouvrages cités :

Carrière, Jean-Claude; Eco, Umberto (2009 ) : N’espérez pas vous débarrasser des livres – entretiens menés par Jean-Philippe de Tonnac. Éditions Grasset & Fasquelle (le livre de Poche). ISBN 978-3-455-50175-9

Darnton, Robert (2009): The Case for Books. Past, Present, and Future. With a New Chapter on Google and the Digital Future. New York, PublicAffairs. ISBN 978-1-58648-902-1.

Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau, Samstag 20. November 2010: Heute mild, morgen kälter. Das Wetter: Ab nächster Woche ist mit Schnee zu rechnen.

Christophe Neff, Grünstadt le 21.11.2010

Le jour où les images des blogs le monde ont disparu

Le jour où les images des  blogs le monde ont disparu, c’était Mercredi 10.11.2010, j’étais en déplacement professionnel  et je me suis donc aperçu de l’incident en rentrant le jeudi soir à Grünstadt. La plate forme des blogs le monde était donc inoperationelle  pendant un peu plus de deux jours.  En suivant l‘ horodatage des commentaires du billet «Autoportrait de Borges en lecteur» de la RDL, sûrement un des blogs les plus fréquentés de blogs le monde, on peut en déduire  que l’incident commença le mercredi 10.11.2010 après 11 :27 – et qu’à partir du vendredi 12.11.2010 vers 18 :11 la plate forme des blogs le monde s’est remise  en marche lentement.  En ce qui concerne le blog paysages, je pense qu’à peu près 30% des photos ont disparu, – mais il y certainement pire même bien pire, – comme par exemple le blog « L’Œil Ouvert: photo et poésie ».  Il faudra sûrement du temps pour réparer tout cela.  En plus on aurait aimé en savoir un peu plus sur la nature et les origines du crash. A part les deux emails d’info  dont le contenu se trouve dans  le «NAUFRAGE DES BLOGS DU MONDE » aucune information de la part du Monde.  Comme l’écrit  Je suis belge mais je me soigne  «Le Monde qui se veut interactif respecte le travail des auteurs de blogs en mettant à leur disposition un outil fiable et de qualité. Ils y ont droit car, en plus, ils paient pour cela » – il faut espérer que le Monde tire enfin les conséquences et fournit a ses bloggeurs une plateforme satisfaisante. Car il faut le rappeler les bloggeurs le Monde paient pour leurs blogs  via leur abonnement. Il m’est tout à  fait incompréhensible comment un tel fiasco a pu se produire ! En Allemagne, et à mon avis pas seulement en Allemagne  , Le Monde est considéré comme le quotidien de référence français , le fleuron de la presse écrite française : cet épisode ne contribue malheureusement pas à la renommée internationale du Monde.

Au- delà des diverses pénibilités que les bloggeurs du Monde et leurs lecteurs on dû subir (ou subissent encore) à cause de cette panne informatique de plateforme de blogs de Le Monde, il se pose aussi la question de l’archivage des blogs et des commentaires et discussions qui accompagnent les billets et notices de blog. Est-ce qu‘ il sera possible de lire dans vingt ans le billet de RDL sur le rôle de éditeurs-editors  pour la naissance d’un livre  et les commentaires qui suivent le billet. Apres ce qui vient de se passer sur la plateforme de blogs du Monde, je n’en suis pas si sûr . Au-delà de l’incident de la plateforme de blog du Monde je me suis souvent posé la question de l’archivage pas seulement de blogs  mais de toute la création de textes dans l’espace digital ,qu’il s’agisse de création artistique, littéraire ou scientifique  etc.  Cela me rappelle les mots de Robert Darnton qui écrit « Documents may get lost in cyperspace, owing to obsolence of the medium in which they are encoded. Hardware and software become extinct at a distressing rate. Unless the vexatious problem of digital preservation is solved, all texts „born digital“ belong to an endangered species“ (Robert Darnton „The Case four Books“ 2009:37). Peut être l’archivage des blogs du monde dans l‘internet archive pourrait-il  être une solution ? Si au fur et à mesure on ne trouve pas de solution pour le problème d‘ archivage, les textes écrits des blogs le monde ,pour reprendre les mots de Robert Darnton, risquent de partager le sort des espèces en voie d‘ extinction !

Sources:

Darnton, Robert (2009): The Case for Books. Past, Present, and Future. With a New Chapter on Google and the Digital Future. New York, PublicAffairs. ISBN 978-1-58648-902-1.

Christophe Neff, Grünstadt le 14.11.2010

Les premiers jours de brumaire 2010 dans le Sud de l’Allemagne (Unterhaardt et Grünstadt, vallée du Neckar)

 Gelées blanches, brouillards givrants, pluies et grisailles – les brumes rhénanes couvrant la plaine du Rhin, – un froid fin de novembre faisait tout honneur au premier jour du mois de brumaire du calendrier républicain. Les brumes laissant réapparaitre les fantômes – et le deux brumaire la Rheinpfalz nous informe que la panthère des Ardennes semble avoir fait des apparitions dans la région de Trier (Die Rheinpfalz 23.10.2010 : Gar nicht rosarot – im nachhinein : Wie die Menschen in den Tälern von Mosel und Ruwer das Auftreten eines Panthers fürchten). Le deux brumaire la RDL nous en apprend plus sur le Portrait-robot du cyber-pirate littéraire. Mais après tout, ces cyber-pirates , ils lisent au moins encore. La rentrée universitaire au KIT a débuté cette semaine – et le premier  brumaire 2010 je fis une excursion avec mes étudiants dans la vallée du Neckar entre Lauffen am Neckar et Hesigheim – analyse des paysages de vignoble du Neckar – les Felsengärten – et les paysages d’enfance de jeunesse de Hölderlin – car pour une grande majorité des étudiants (ou au moins des étudiants que je connais) – Hölderlin est plutôt un illustre inconnu . J’espère pour la poignée d’étudiants qui suivaient la sortie, qu’ils auront pour le moins quelques souvenirs de Hölderlin – nous avons eu droit à Lauffen (ville natale de Hölderlin) à une petite introduction historique et littéraire impressionnante de Eva Ehrenfeldt sur la vie de Friedrich Hölderlin. La vallée du Neckar, entre Heilbronn, Stuttgart et Tübingen – c’est un paysage à très ancienne tradition viticole – terre de vignobles, terre de poètes, terre de philosophes – et aussi, il faut le rappeler, terre du Piétisme ; ce fut ce que je considère comme les « württembergische Kernlande » (Altwürttemberg ). On pourrait se demander si au temps de Hölderlin, Schiller, Mörike, Uhland le vignoble du Württemberg était déjà les terres du Trollinger, du Schwarzriesling (Pinot Meunier)? Mais c’était certainement déjà les  paysages des vignobles accolés aux rochers, des raides versants de la vallée du Neckar – les Felsengärten (les jardins des rochers) car la culture du vin fut interdite sur les fonds de vallée, les plaines – ces terres- là étaient dit ont réservées à la production des victuailles. Pour clore la notice, l’excursion et le cours sur les paysages de la vallée du Neckar finissait à la Felsengartenkellerei Besigheim (la cave coopérative vinicole de Besigheim) – avec un cours du Dr. Götz Reustle sur la vinification et les cépages traditionnels (Trollinger, Schwarzriesling, Lemberger ) du Württemberg et un bon verre de Trollinger.

Photos ©toutes Christophe Neff

1.) Pluies et grisailles sur Grünstadt et la Unterhaardt (24.10.2010) © C.Neff

2.) Plaque commémorative pour Friedrich Hölderlin au Heimatmuseum Lauffen am Neckar (22.10.2010) © C.Neff

3.) Le Neckar et les Felsengärten de Hessigheim. (22.10.2010) © C.Neff

Grünstadt le 3 brumaire 2010 (24.10.2010)

P.S.: Eva Ehrenfeldt est la responsable du Hölderlinzimmer du Heimatmuseum de Lauffen am Neckar. Le Dr. Götz Reustle est directeur du département biotechnologique des cépages de l’Agrosciences Gmbh RLP , et en plus c’est l’actuel directeur du comité directeur de la coopérative vinicole Felsengartenkellerei Besigheim.

En ce qui concerne les traditionnels vin de cépages du Württemberg, – le Trollinger, le Schwarzrieslig et le Lemberger la Felsengartenkellerei est certainement une bonne adresse. Naturellement en matière de vins, les goûts peuvent différer, – mais à titre personnel j’apprécie leur Trollinger et Schwarzriesling.

Notice de blog 17.10.2010 – mémoires collectives et tempêtes oubliées à Leucate

Tramontane et soleil sont revenus sur les plages de Leucate – la tempête du 10 au 11.10.2010 est presque déjà oubliée. Il y a des voix qui disent que c’était la tempête la plus violente depuis 50 ans. Ils ont la mémoire courte.

blick-auf-den-ponton-von-port-leucate-bei-schwerem-oktobersturm-11102010.1287431981.JPGIl y a eu la tempête du 12 au 13 novembre 1999  qui jeta  le Danube Voyager sur la plage des Coussoules, la tempête du 16 au 17 décembre 1997 où on mesurait des rafales  de vent de 180 km au Cap Leucate. Mais tout cela s’oublie très vite. Le seul événement qui semble s’être  gravé  dans la mémoire collective régionale est l’Aiguat de 1940 dans le Roussillon. Autrement tout souvenir de ces tempêtes et inondations semble avoir disparu de la mémoire collective. Si on considère que de nos jours Wikipedia reproduit dans un certain sens la mémoire collective, on ne sera pas trop surpris que même l’ inondation de Nîmes du 3 octobre 1988 n’ ait pas d’article dans la Wikipedia française,  ni la tempête du 12 au 13 novembre 1999 dans l’ Aude et les départements  avoisinants  qui pourtant  a laissé  un bien  lourd bilan de 19 morts ,l’ histoire du Danube Voyager qui fut jeté sur la plage des Coussoules entre la Franqui et Port la Nouvelle fut seulement une petite parenthèse pittoresque de cet événement tragique oublié de nos jours.  Notons que l’événement du 12-13. Novembre 1999 est aussi le thème du livre remarquable de Freddy Vinet «Géographie des risques. Crues et inondations dans la France méditerranéenne. Les crues torrentielles des 12 et 13. novembre 1999».

Sources :

Vinet, F. (2003) : Géographie des risques. Crues et inondations dans la France méditerranéenne. Les crues torrentielles des 12 et 13. novembre 1999 (Aude, Tarn, Pyrénées – Orientales, Hérault).  Nantes, Editions du Temps. ISBN 2-84274-252- 4.

Photo © Christophe Neff: Le Ponton de Port Leucate pendant la tempête du 11.10.2010 vers 16:18

Christophe Neff, Port Leucate 17.10.2010

Lundi 11 octobre 2010 – la mer se déchaîne sur la plage de Port Leucate

 

la mer sur la plage du Kyklos 11.10.2010 (Port Leucate)
submersion marine le 10.10.2010 Port Leucate 9:51 Plage du Kyklos © C.Neff

La mer déferle sur la plage de Port Leucate . La tempête qui a déjà provoque des dégâts considérables en Algérie, en Catalogne a atteint depuis hier après- midi le Languedoc-Roussillon. L’Agly qui était presque à sec avant-hier est devenue un fleuve menaçant les habitations de la Salanque. Grande houle, forte mer, – la mer se déchaîne sur la plage de Port Leucate.  Je connais Port Leucate depuis plus de 40 ans, mais j’admets que je n’ai jamais vu cela. C’est vraiment un spectacle impressionnant – la mer qui monte jusqu’à la jetée, la promenade de la mer de Port Leucate, jusqu’ au Kyklos. Mais les habitués du coin me précisent que cela arrive assez souvent durant les tempêtes d’hiver. Cela me rappelle que j’ avais déjà écrit –  (ici (en allemand) & ici) que je pensais que les  submersions marines sur le lido séparant l’ étang de Leucate et la mer où se trouve les sites  de Port Leucate et de Port Barcarès sont un risque naturel à prendre en considération. Cela s’est produit avant l’aménagement touristique du lido durant les années 1960, et je suis  persuadé que cela se reproduira.

Suivent quelques photos sur la plage prises  ce matin sur la plage de Port Leucate

Sturm Port Leucate Blog1b

Land unter - der Kyklosstrand in Port Leucate 11.10.2010

la mer sur la plage de Port Leucate 11.10.2010 9 Uhr 52

(Photos ©toutes Christophe Neff)

Christophe Neff, Port Leucate 11.10.2010

Blognotizen 10.10.2010 – zum Literaturnobelpreis 2010 und zum Friedensnobelpreis 2010 –

Mit meiner Vorhersage zum Literaturnobelpreis 2010 „Wer wird den Literaturnobelpreis 2010 verliehen bekommen?  habe ich voll daneben gelegen. So wie wohl alle Literaturexperten – Literaturexperten und Wettexperten – „ils l’ont dans le baba“ – wie es Pierre Assouline in der Bücherrepublik schön formuliert hat.  Ich bin natürlich kein Literaturexperte, sondern nur ein Blogautor, der ein meist in französischer Sprache verfasstes Blog zu Landschaften und Büchern schreibt. Mit der Vergabe des Literaturnobelpreises 2010 für Mario Vargas Llosa hat das Nobelpreiskomitee ein eindeutiges politisches Zeichen gesetzt, – es ist ein Zeichen für den politischen Autor, für das politische Buch. In Deutschland (und nicht nur dort) ist kaum bekannt, dass Vargas der auch ein regelmäßiger Leser  der französischen Tageszeitung  Le Monde ist   und auch Teile des Jahres in Paris lebt (neben Lima, London, Madrid und New York) -, nicht nur in Spanisch schreibt sondern ab und zu auch Bücher in Französisch verfasst hat bzw. Bücher geschrieben hat die zuerst auf Französisch verlegt wurden, so z.B. –  Dictionnaire amoureux de l’Amérique latine    eine literarische Geographie und Landekunde Lateinamerikas die gleichzeitig auch autobiographische Züge trägt.  Das Buch wurde 2005 von Plon verlegt (ISBN 9782259202589) – und erschien 2006 dann in Spanisch als Diccionario del amante de América Latina (Ediciones Paidos Iberica; Tra edition  ISBN 978-8449319631). Wer sich für die Rezeption von Mario Vargas Llosa in Frankreich interessiert der sollte unbedingt die derzeit  (noch bis 6.11.2010) in der Maison de l‘ Amerique latine in Paris gezeigte Ausstellung „Mario Vargas Llosa. La liberté et la vie“ besuchen. Llosa der ja ca. ein Drittel des Jahres in Paris lebt ist in Frankreich ein bekannter Schriftsteller, – der auch schon vor der Bekanntgabe des Literaturnobelpreises im literarischen und intellektuellen Leben Frankreichs mitmischte  und sich Gehör verschaffte.  In diesem Sinne, weise ich die francophonen Leser meines Blogs auf ein Interview von Mario Vargas Lllosa im Blog „Mauvais Esprit“ des Le Monde Journalisten Frédéric Joignot über die französische Identitätskrise anlässlich des Französischen Neins zum Vertrag von Lissabon. Die Kurzversion des Interviews erschien im Le Monde Magazine 8/2005. Für die Spanisch lesenden Leser des Paysagesbloges erlaube ich mir noch den Hinweis auf die lesenswerte Sonderausgabe von EL Pais  Mario Vargas Llosa Nobel de Literatura.

Mit der Vergabe des Friedensnobelpreis an Liu Xiaobo hat das Nobelpreiskomite für den Friedensnobelpreis auch ein wichtiges Zeichen gesetzt. Vor fast einem Jahr schrieb ich ein kleines Billet über Literatur und Meinungsfreiheit in China „Quelques réflexions sur l’invité d’honneur de la Buchmesse 2009 à Frankfurt“ anlässlich der letztjährigen Buchmesse, damals im Jahr 2009 war China und die chinesische Literatur Gast der Buchmesse. Soweit ich das beurteilen kann,  hat sich seit Oktober 2009 die Lage der Meinungsfreiheit in China kaum merklich gebessert.

Christophe Neff, Port Leucate le 10.10.2010

Wer wird den Literaturnobelpreis 2010 verliehen bekommen?

Einen Tag bevor der Literaturnobelpreisträger 2009 bekannt gegeben wurde hatte ich « Le Nobel à Herta Müller ? Der Literaturnobelpreis für Herta Müller ?“ gepostet und damit einen Volltrefer gelandet, wobei ich mich im wesentlichen auf die Bücherrepublik von Pierre Assouline, den Literary saloon und meinen eigenen literarischen Instinkt verlassen hatte. Im engsten Freundeskreis hatte ich vor dem Beginn des Blogzeitalters „Vorraussagen zu literarischen Preisen“ getätigt, und dabei auch eine beachtliche Trefferqoute erzielt, sodass ich mich heute Abend nochmals an einer „Vorhersage“ versuchen möchte. Wenn man dem Literary saloon von heute und gestern glauben mag, dann haben Cormac Mc Carthy und Ngugi wa Thiong’o die größten Chancen den Nobelpreis für Literatur 2010 verliehen zu bekommen. Auch wenn die Wetten bei Ladbrokes eher für Cormac Mc Carthy sprechen, – hält M.A.Orthofer Ngugi wa Thiong’o für den Favoriten, wobei Orthofer auch noch den Namen Péter Nádas ins Spiel bringt. Pierre Assouline’s Bücherrepublik hat gestern ein kleines Billet mit dem Titel „Le Nobel à Ngugi ?“ gepostet – und damit auch schon eigentlich alles gesagt. Wobei Assouline darauf hinweist, daß soweit Ngugi wa Thiong’o wirklich den Nobelpreis bekommen sollte, man den „Nobelpreis fürs literarische Blog“ (wortwörtlich le nobel du blog) an Michael Orthofer verleihen müsste, denn dieser hatte ja wiegesagt schon letztes Jahr mit großer Präzision die Verleihung des Literaturnobelpreises 2009 für Herta Müller vorhergesagt. Abschließend will ich mich selbst an eine Vorhersage für den Literaturnobelpreis 2010 wagen, – nach allem was ich gelesen habe glaube ich, dass Cormac Mc Carthy und Ngugi wa Thiong’o beide sehr große Chancen haben, – wobei ich glaube, dass letztendlich dann das Pendel für die afrikanische Literatur also Ngugi wa Thiong’o ausschlagen wird. Aus ähnlichem Grund (afrikanische Literatur), – glaube ich, dass Assia Djebar auch gewisse Chancen auf den Preis haben dürfte. Zwar dürfte es doch recht unwahrscheinlich sein, daß Djebar den Preis gewinnt, aber falls es doch so wäre, dann wäre das auch ein schönes und hoffnungsvolles Zeichen für das francophone Afrika und für die Francophonie. Ich bin sowieso davon überzeugt, dass die Zukunft der französischen Sprache & Literatur u.a. irgendwo zwischen Dakar, Abidjan und Kinshasa im Herzen Afrikas vergraben liegt.

Was den Literaturnobelpreis 2010 betrifft, – morgen Nachmittag – da werden wir mehr wissen !

 

Christophe Neff, Grünstadt le 6.10.2010 (21:55 heure de Grünstadt)

 

P.S. (7.10.2010 13:02): Der Nobelpreis2010 geht tatsächlich an Mario Vargas Llosa !“The Nobel Prize in Literature 2010 was awarded to Mario Vargas Llosa „for his cartography of structures of power and his trenchant images of the individual’s resistance, revolt, and defeat“. Der Nobelpreis für Literatur 2010 geht an Mario Vargas Llosa “ für seine Katrographie der Struckturen der Macht und seine messerscharf schneidenden Bilder des individuellen Widerstandes, der Revolte und der Niederlage” (Übers. C.Neff Englisches Original = Presseverlautbarung des Nobelpreiskomitees ).

 

 

Beaucoup de bruit pour – Der patagonische Hase. Erinnerungen von Claude Lanzmann – en Allemagne

Triste dimanche d‘ automne à Grünstadt. Beaucoup de bruit pour rien est le titre d’un des derniers billets de la RDL – et souvent les dimanches matin je prends le temps pour lire billet et commentaires de la RDL, mais l’a j’avoue que j’avais ni courage ni le temps de lire les presque 300 commentaires (283 commentaires exactement). Une fois la pluie termine je fit une petit ballade en ville, car ce dimanche ce fut un « verkaufsoffener Sonntag » – avec petit tour chez mon libraire la « Buchhandlung Frank » – et j’ai découvert que le livre – « Der patagonische Hase. Erinnerungen von Claude Lanzmann ( la traduction allemande du livre « Le Lièvre de Patagonie ») était déjà dans la Spiegelbestsellerliste (39/2010 ) – exactement à la place 13. Cela n’arrive pas si souvent qu’une traduction d’un livre français arrive dès la sortie sur la Spiegelbestsellerliste.

En fait ici en Allemagne, radio, journaux, tous parlent du livre de Lanzmann ou de Claude Lanzmann tout court (p.ex. ici dans le Spiegel un Interview avec Claude Lanzmann). La sortie du livre de Lanzmann est devenue un véritable événement littéraire en Allemagne – c’ est pourquoi j’ai emprunté une partie du titre du billet de la RDL – même si « Much Ado About Nothing » is much older. Le livre de Lanzmann mérite certainement ce bruit médiatique en Allemagne – et dans ce contexte je conseille la lecture ou la relecture du billet « Claude Lanzmann, le maître du temps » de Pierre Assouline sur le livre.

La pluie reprenait ;vers le soir , je découvris un nouveau billet de la RDL – où j’ai laissé mes traces en allemand (disparus entre – temps – mais quelques vestiges subsistent dans le commentaire de mal d’accents du 27.09.2010 2 :30) sur le nouveau roman de Robert Bober «On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux». Un billet qui donne envie de lire le livre – mais comme je l’ai déjà remarqué dans le commentaire en allemand – „Sehr schön geschrieben Passou – in Grünstadt beginnt der Herbst mit Regenwetter – aber wer soll denn das alles lesen – all die Bücher die Sie uns vorstellen“ – qui peut lire tous ces livres dont la RDL nous parle avec tant de verve. Par exemple je n’ai pas lu le lièvre de Patagonie – je vois très bien l’emplacement du livre dans la bibliothèque familiale à Port Leucate. Quand est- ce que j’ aurai enfin le temps de lire le livre de Lanzmann. Mais qui a le temps de lire tous ces livres dont la RDL nous parle ?

En lisant dans Jules, Jim et Bober les phrases «On est parisien comme seuls ces yids-là savaient l’être. On croise des gens qui furent des personnes avant de devenir des personnages. Le fameux clown Pipo, qui faisait rire les spectateurs sous la botte, et qui était le seul du cirque à ne pas rire car lui seul savait qu’il était né Sosman. Cette Boubé qui décida d’être muette sous l’Occupation car « les mots qui sortaient de sa bouche portaient tous une étoile jaune », qui s’est rattrapée depuis sans apprendre le français pour autant et serait bien capable de dire « rue des Hospitalières-Saint-Gervais » en yiddish » – il me vient à l’ esprit que dans la ville où je vis Grünstadt, on parlait aussi le yiddish jusqu’en 1933 – Grünstadt jusqu’en 1933 hébergeait une des plus grandes communautés juives du Palatinat – mais le Pfälzer Landjudentum a disparu depuis – «On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux ».

Christophe Neff, Grünstadt dimanche/lundi 26./27.9.2010

Vue de Grünstadt – clocher et carillon de Sankt Martin résonnent de nouveau sur l’Unterhaardt

 L’automne arrive – après de longues semaines sans carillon et sans clocher de St. Martin de Grünstadt – nous avons droit de nouveau à  cette petite musique qui baigne les vignes des environs de Grünstadt dans un paysage de sons. De  plus, l’horloge de l’église de St. Martin Grünstadt nous donne enfin l’heure exacte. 

Petite tournée virtuelle dominicale – dans la RDL , nous apprenons par la voix de Passou que la grande majorité des commentaires proviennent des bureaux de lecteurs, donc le week-end le débat reste plutôt calme pour ainsi-dire.   a des obligations professionnelles j’ai passé la semaine en Forêt Noire, loin des mondes virtuels : il y  a même des endroits là- haut où on n’a toujours  pas accès au réseau de téléphone portable. Incroyable mais vrai : dans l’Allemagne de 2010, il y a des localités où l’utilisation de téléphone portable  n’est pas possible.  

Ayant travaillé pendant une semaine sur les changements globaux (un séminaire sur la « global change ecology »& sortie sur le terrain) et sur la dynamique des paysages dans la Raumschaft Schramberg (préparation d’un chantier de brûlage dirigé), même si il reste quelques trouées de communication pour les téléphones cellulaires , je me suis rendu compte à quel degré les changements globaux affectent  la région où j’ai  grandi. La Forêt progresse de plus en plus  et l’état, la ville et  la région  ont de plus en plus de mal à financer les infrastructures publiques. Il y a cinq ans Je n’aurais j’aimais cru que le jour viendrait où la question  de la survie de l’Hôpital de Schramberg se poserait !

Hier la petite ligne de chemins de fer reliant Schramberg au réseau ferroviaire (neutralisation 1989, dépos des voies 1992)- demain l’hôpital ,  quand parlera –t- on de la fermeture du lycée ? Sans Hôpital, sans lycée – la Raumschaft Schramberg, la ville de Schramberg sont programmées  pour  entrer dans une longue phase d’agonie socio-économique. Est-ce que les hommes et femmes politiques locaux et régionaux sauront stopper ce processus ? A voir, en attendant on peut observer la lente progression de la Forêt, comment  elle envahît lentement les paysages.  Pour les amoureux de la Forêt c’est certes une bonne chose, mais les habitants « du coin » préfèrent plutôt un paysage ouvert avec une mosaïque de forêts, de prés et de champs.

 Il y avait aussi un petit événement historique dans ce coin perdu de la Forêt Noire – Zinelli le rouge – Herbert Zinell  fêtait ses  vingt ans de Bourgmestre de Schramberg. Un maire de gauche – dans un fief traditionnellement  de droite, et cela depuis vingt ans , c’est vraiment remarquable .En ce moment,  Herbert Zinell a entamé un dur combat pour essayer de  sauver ce qui reste de l’Hôpital de Schramberg. Combat qui réunit tous les hommes et femmes politiques locales, quelle que soit leur appartenance politique, car ils savent tous qu’une fois l’Hôpital perdu, le déclin socio-économique de Schramberg, la perte du rôle de statut de Mittelzentrum sera inévitable. 

Zinelli le rouge aura besoin de beaucoup de courage et de sagesse pour gagner ce combat vital pour la Raumschaft Schramberg. Comme on parle de figure politique de la gauche,  dans le dernier billet « Retour de vacances » du blog Au jour le jour nous apprenons le décès d’un figure emblématique « marieausoleil, une femme de tête, fille de la mer et de la tramontane » de la gauche audoise, Marie-Claude Gleizes.  Je ne pourrais pas décrire son action politique en détail, mais dans les domaines où je me sens compétent je pense qui il faut rappeler qu’ elle a bien su mettre à l’ordre du jour  politique un des plus grands risques naturels  et environnementaux qui pourraient fortement mettre en danger  le territoire  de la commune de Leucate, submersion marine, rentrées  de mer, raz  de marée  etc. sont certainement les forces dynamiques  naturelles qui pourraient dans un proche futur  fortement perturber la vie des Leucatois (J’ en parlais ici et ici ).

Finissons avec le décès d’une autre personnalité – Bärbel Bohley vient de décéder – sans Bärbel Bohley, il n’y aurait pas eu de Neues Forum et en conséquences, pas de réunification allemande.

Photo: Les horloges des clochers de St. Martin et St. Peter de Grünstadt parfaitement synchronisées © C.Neff 11.9.2010 19.41.

Christophe Neff, Grünstadt le 12.9.2010

Les premières neiges de l‘hiver 2010-2011 sur le Feldberg

On pourrait croire qu’en écrivant dans mon dernier billet les phrases suivantes – « Avec les nuages bas, les brouillards des hauteurs sont déchirés par les premières bourrasques des tempêtes venues de l’ouest cela doit être déjà très automnal. Dans les sombres hauteurs de la Forêt Noire les premiers flocons de neige ne doivent pas être très loin. » – on pourrait croire que je puisse sentir la neige. Eh bien la neige est bien arrivée le matin du lundi 30.8.2010 sur le sommet du Feldberg en Forêt Noire. Le Spon a même saisi ce phénomène météorologique assez exceptionnel pour consacrer une note spéciale à cet été qui fut particulièrement arrosé (pluvieux) en Allemagne. Le mois d’aout 2010 fut l’aout le plus humide depuis l’installation des séries climatologiques en 1881. Le SPON se base sur les donnés du DWD et nous donne une moyenne de 157 mm de précipitations pour ce mois d’aout 2010.

Fait aussi exceptionnel que ces aléas météorologiques, lisant assez régulièrement la république des livres ,j’avais posté un petit commentaire dans le billet sur « „Walden“, une Bible pour les seuls écologistes ? » : « Très beau billet qui donne envie de lire Walden. Merci d’avoir aussi pensé aux traducteurs, les fameux passeurs d’une hémisphère linguistique à l’autre. Mais quel intérêt de lire la version françaises et pas la v.o. en anglais ? « On a juste envie de (re)lire Walden, de préférence dans cette édition désormais car elle apporte un supplément d’âme » – est ce qu‘ il y a vraiment un supplément d’âme dans cette nouvelle édition française – préface ou annexe n’existant pas dans la v.o. ? La postface succinte mais éclairante de Michel Granger peut – être ? « (Commentaire de cneffpaysages 28.8.2010 19 :58) – et j’ai même reçu une petite réponse de Pierre Assouline qui normalement ne réagit que de façon très éphémère aux commentaires sur son blog. « Cneff paysages, Vous vous demandez quel intérêt de lire cette édition plutôt que la V.O. ? J’en vois un, assez évident, pour tous ceux qui ne lisent pas l’anglais du tout ou suffisamment bien. » (Commentaire de Passouline le 28.08.2010 23.50). Supposant que ce ne soit pas un troll qui abuse de Passouline – je me suis un peu réjoui de recevoir un feed-back pour mon commentaire. Il faut dire que la question de la langue de lecture me traque depuis des décennies, je lis couramment 5 peut être 6 langues – mes en fait quand je suis fatigué je n’en lis que deux – l’allemand et le français. Et quand je suis très fatigué après des heures de travail passées à la lecture d’articles scientifiques ,le soir, il m’arrive facilement de ne lire ni en allemand ni en français car mes yeux sont trop fatigués tout simplement après tant de lecture et de travail devant un écran. Le centre de gravité des discussions sur la RDL se déplace vers le dernier livre de Michel Houellebecq « la carte et le territoire ». En Allemagne nous n’avons pas Michel Houellebecq mais nous avons Thilo Sarrazin – qui fait scandale avec son nouveau livre « Deutschland schafft sich ab : Wie wir unser Land aufs Spiel setzen »-tellement scandale que la SPD aimerait bien se débarrasser de Sarrazin – et la Bundesbank aussi aimerait bien se débarrasser de Sarrazin si seulement elle pourrait ! Sarrazin actuellement avec ou sans neige sur le Feldberg , le livre de Sarrazin Deutschland schafft sich ab est le grand scandale de la rentrée 2010 en Allemagne.

Photo:  Les horloges des clochers de St. Martin et St. Peter parfaitement synchronisés. © C.Neff

Christophe Neff, Grünstadt le 31.8.2010