Ein paar Worte zur Resonanz des Buches „Indignez- vous!“ von Stéphane Hessel in der Rheinpfalz vom 4.1.2011

Gestern wurde das Buch „Indignez- vous“ von Stéphane Hessel , von dem es ja bis jetzt nicht einmal eine deutsche Übersetzung gibt, auf der ersten Seite der Rheinpfalz unter dem Titel  „Empört euch! – Der Résistance-Kämpfer Stéphane Hessel beklagt den Zustand der Welt – und landet einen Bestseller“ in einem Artikel von Hans – Hagen Bremer vorgestellt. Ein französisches Buch, von dem es bisher nicht einmal eine deutsche Übersetzung gibt, auf Seite eins einer überregionalen deutschen Tageszeitung zu finden, das hat schon Seltenheitswert . Das Buch von Hessel ist zwar ein Beststeller in Frankreich geworden, – aber das Buch ist nicht unumstritten. Bemerkenswert ist die „bitterböse Kritik“ von Pierre Assouline in der Bücherrepublik.

Ich kenne, das Buch noch nicht. Ich habe das Buch vor der Jahreswende bestellt, und warte immer noch darauf es lesen zu können. Es scheint de facto in Frankreich quasi ausverkaut zu sein. Was mich überrascht ist auch der Umstand, dass es wohl bisher keine „belastbare Begründung“ gibt weshalb das Buch von Hessel in Frankreich solch einen Erfolg hat. Der Artikel von Hans Hagen Bremer bietet keine stichhaltige Begründung, und ich habe auch anderswo ich keine nachvollziehbare Begründung für den Erfolg des Buches gefunden.  Die schon erwähnte Buchkritik von Assouline hat auch schon zu intensiven Diskussionen, ja regelrechten Aufregerdiskussionen auf dem Bücherblog von Assouline geführt. Und wenn ich schon vom „Aufregen“ spreche – der Aufreger, den ich ja auch ganz gern lese hat kurz vor Weihnachten mal wieder einen kleinen Beitrag geschrieben. Den Aufreger lese ich gern, aber leider kann man von ihm viel zu wenig lesen. Besonders originell fand ich übrigens den Beitrag „ein Hauch von Monarchie„. Der Beitrag ist übrigens schon über zwei Monate alt – aber die Lektüre lohnt immer noch – da erscheint mir noch immer noch einiges „aktuell“ zu sein.

Abschliessend noch – während man sich in der Bücherrepublik über Pierre Assoulines bitterböse Kritik des kleinen Büchleins „Indignez-vous“ von Stéphane Hessel aufregt – hierzulande man sich berechtigterweise die Gemüter über den neuerlichen „Dioxinskandal erregen, regt sich anscheinend niemand über Tod von Mohammed Bouaziziz auf, der gestern abend 4.1.2011 in Tunesien so Isabelle Madraud in Le Monde.fr an den Folgen seiner Brandverletzung starb. Die sogenannten „événements de  Sidi Bouzid“ über die ich in der gestrigen Blognotiz (in frz.) ein paar Worte schrieb sind offensichtlich (bis auf den lesenswerten Beitrag „Aufruhr der Bürger im deutschen Ferienparadies“ in der Welt) nicht in der deutschen Medienlandschaft angekommen. Schon erstaunlich, denn immerhin sah sich der tunesische Präsident Ben Ali durch die „événements de  Sidi Bouzid“ genötig sein Kabinett umzubilden.

Wahrscheinlich blendet uns das fahle Licht der Wintersonne zu sehr als das wir uns darüber noch aufregen könnten?

Quelle:

Bremer, Hans – Hagen (4.1.2011): Empört euch ! Der Résistance-Kämpfer Stéphane Hessel beklagt den Zustand der Welt – und landet einen Bestseller. In: Die Rheinpfalz –  Unterhaardter Rundschau, Dienstag 4. Januar 2011

Christophe Neff, Grünstadt le 5.1.2011

Indignez- vous ! – Empört euch ! Sur la une de la Rheinpfalz du Mardi 4. Janvier 2011

Il est assez rare, même rarissime de voir un livre français, livre même pas encore traduit en allemand, sur la une d’un journal allemand. En fait je ne me souviens pas d’avoir vu cela avant. La Rheinpfalz (Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau Dienstag 4. Januar 2011) consacre à peu près d`’un quart de sa première page au petit livre „Indignez – vous!“ de Stéphane Hessel sous le titre « Empört euch! – Der Résistance-Kämpfer Stéphane Hessel beklagt den Zustand der Welt – und landet einen Bestseller ». L‘ article signé Hans – Hagen Bremer nous décrit le phénomène du Bestseller „Indignez-Vous !“ – mais ne donne pas de véritable raisons pour le succès du petit livre (élu livre de l’année par les internautes du Monde.fr) . J’ai trouvé un essai d’explication de Philippe Boggio sur slate. Personnellement j’ai découvert le livre grâce à la lecture du billet de l‘ indignation sur le blog « les panissières » – et j‘ ai commandé le livre quelques jours après la lecture du billet des panissières – et depuis j’attends que le livre arrive enfin ici en Allemagne. Donc même si je n’ai pas encore lu le petit livre de Stéphane Hessel – le fait de voir un livre français même pas encore traduit en allemand à l’une d’un journal allemand mérite ce petit billet !

Source:

Bremer, Hans – Hagen (4.1.2011): Empört euch ! Der Résistance-Kämpfer Stéphane Hessel beklagt den Zustand der Welt – und landet einen Bestseller. In: Die Rheinpfalz –  Unterhaardter Rundschau, Dienstag 4. Januar 2011

Christophe Neff, Grünstadt le 4.1.2011

Blognotice 4.1.2011

Toujours l‘ hiver et  la neige à  Grünstadt et dans la Unterhaardt. Il a même fait très froid dernièrement – la Rheinpfalz (29.12.2010) nous parle de – 22,2 C (24,7) dans le nuit du 25 au 26.12.2010 à Friedelsheim où les vignes ont commencé à geler. Depuis le 29.11.2010 un manteau de neige couvre Grünstadt, la Unterhaardt et le Linage. Nous avons eu quelques périodes de redoux, – mais ces périodes de redoux n’ont jamais suffi à  faire fondre toute la neige. La prochaine période de redoux nous est annoncée pour Jeudi le 6.01.2011 – jour de l’épiphanie. A voir si cette période de redoux sera assez longue et assez douce pour faire disparaître la couverture de neige de la Unterhaardt. Peut – être, mais habituellement la période des grands froids arrive plutôt vers la fin janvier et début  février.

Froid et neige, il n’y en a pas seulement eu ici dans la vallée du Rhin mais aussi sur les rivages du sud de la méditerranée, il fait froid en Algérie et en Tunisie ; j’en parlais dans ma blognotice du 20.12.2010. ,mais derrière le froid et la neige se cachent de véritables tragédies. Les événements de fin de décembre à Jendouba qui ont fait venir du monde sur le blog paysages – ont été, je le suppose, les manifestations de solidarité à Jendouba pour Mohamed Bouazizi qui a tenté de mettre fin à ses jours par immolation à Sidi Bouzid. Combien de désespoir se cache derrière ce geste ! Oui le froid et la neige dans le Djebel cachent beaucoup de désespoir. Ici en Allemagne on est tellement occupé par l’hiver et la neige que les événements de  Sidi Bouzid n’ont trouvé aucun reflet dans les medias. Même le remaniement ministériel qui suivit les événements de Sidi Bouzid est passé quasiment inaperçu dans le paysage médiatique allemand.

Pour finir – comme je parle de paysage médiatique allemand – dans le dernier Spiegel (1/2011) on trouve une très belle critique « Vorsicht mit Urgoßmutter » signée Romain Leick de la traduction allemande du « Portrait » de Pierre Assouline. Pierre Assouline qui nous est présenté comme auteur (Schriftsteller), Kritiker (Critique), Biograf (biographe) – fait parler le portrait de Betty de Rothschild – « Er läßt das Gemälde sprechen, Bettys Seele ist in ihr Bild gewandert, von der Leinwand herab erzählt sie, sich an die Vergangenheit ihres erfüllten Lebens nachsichtig erinnernd und das Treiben der Gegenwart scharfsinnig beobachtend ». Le critique de Romain Leik donne envie de lire le Portrait (en version française) – et je dirais avec le temps la traduction allemande – pour comparer l’original et la traduction de Maja Ueberle Pfaff.  Traduction et Traducteurs (les passeurs) qui ont toujours leur place dans la république des livres. Pour finir , comme la République des livres nous parle d’un père manquant dans  « La déchirante lettre à une ombre d’Héctor Abad »  , j’aimerais signaler un livre qui nous raconte aussi l’histoire d’un père manquant : « Apostoloff » de Sibylle Lewitscharoff. Pour ce livre Lewitscharoff fut récompensée en 2009 par le « Preis der Leipziger Buchmesse ». Un livre qui joue à Stuttgart Degerloch et en Bulgarie. C’est aussi un portrait d’une Bulgarie inconnue. Le livre de Lewitscharoff nous dévoile un paysage inconnu et nous rappelle un paysage de dialecte de langue allemande en voie de disparation – le Herrgottzack et le Heilandzack – qui connait encore ses deux expression archaïques souabes ? C’est dans ce langage souabe que je grandis dans la Raumschaft Schramberg: Stuttgart était la capitale économique  et Tübingen « Hauptstadt des Geistes » le centre intellectuel du Württemberg  et la Bulgarie un pays inconnu derrière le « eiserne Vorhang », le rideau de fer. Apostoloff mériterait sûrement d’être traduit en français – mais comment traduire le « Herrgottzack » et le « Heilandzack »?

Sources citées :

Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau – Mittwoch 29. Dezember 2010: Frostschäden in Pfälzer Weinbergen

Leick, Romain (2011): Vorsicht mit Urgroßmutter ! Literaturkritik: Pierre Assouline historischer Roman über Baronin Betty de Rothschild. In: Der Spiegel 1/2011, p. 114.

Lewitscharoff, Sybille (2010): Apostoloff. Suhrkamp Taschenbuch 4180, Frankfurt am Main, ISBN 978-3-518-46180-8

Christophe Neff, Grünstadt le 4.1.2011

Blognotice 20.12.2010: partout de la neige – en France, en Allemagne et même à Jendouba en Tunisie

Chamaerops humilis couvert de neige Grünstadt 17.12.2010
le doum de Grünstadt couvert par la neige de decembre 2010

Le « Doum » (Chamaerops humilis) de Grünstadt couvert par les neiges de décembre 2010 © C. Neff 17.12.2010

Pendant que la neige couvre une bonne partie de l‘ Europe, semant souvent le chaos , – surtout en Allemagne où il y  a eu des scènes tumultueuses  à  l’aéroport de Francfort  – mes craintes formulées dans mon dernier billet concernant la situation en Cote d‘ Ivoire sont malheureusement en train de devenir une triste réalité.  Mais ici en Europe c’est surtout la neige qui semble nous couper le souffle. Aéroports partiellement bloques, Autoroutes fermées  pour cause de camions bloquant la chaussée – et en Allemagne même les chemins de Fer ont de grandes difficultés à maintenir le trafic.  On pourrait croire que nous avions perdu tout simplement l’habitude d’un hiver normal comme les hivers de mon enfance en Forêt Noire.  A en croire les  commentaires de presse (en Allemagne et en France) on pourrait croire que nous sommes en face d’un véritable «Jahrhundertwinter – Hiver du siècle» – mais cela montre à quel point la mémoire collective est d’assez courte durée. Le dernier hiver assez long et relativement rude pour l’Allemagne ne date pas d’une vingtaine d’années – mais ce fut tout simplement le dernier hiver – l’hiver 2009-2010 – j’avais même écrit un petit billet sur cet hiver – l’Allemagne fatiguée de son hiver . Quelques mois d’été passent et tout est oublié. En ce qui concerne les Autoroutes bloquées par de longues  files de camions, nos sociétés payent le prix du choix d’une société « tout camion » – et en ce qui concerne les difficultés des trains de la DB-Ag je me demande pourquoi les trains de mon enfance  durant les hivers souvent  plus rudes que ce que vivions en ce moment  circulaient sans grands problèmes. Mais pendant cette période là- les aiguilles étaient encore chauffées pendant les hivers et il y avait aussi assez de personnel et de chasse-neiges à  socs et rotatives pour faire circuler les trains pendant les périodes de fortes chutes de neige. Naturellement dans une société « 100% camion » on n‘ a naturellement plus besoin de telles précautions.  Mais quand la neige arrive on paie l’addition. En moyenne Europe un hiver avec de la neige est tout à fait normal et n’a rien d’anodin.

Et tout cela va surement  empirer  avec les « Super Camions » – les fameux Jumbolaster  ou Gigalaster– qui seront testés à  partir de l’année prochaine en Allemagne.  Il n’y a pas seulement de la neige en Europe en ce moment. Le blog paysages a subit un véritable assaut de visites  grâce à l’article « De la neige entre Jendouba, Aïn Draham et Tabarka ».  En observant ce rush vers ce billet – je me suis dit – il neige sûrement en Kroumirie en ce moment. Eh bien, oui, c‘ est ainsi – j‘ ai trouvé une dépêche de Agence Tunis Afrique Presse datée du 16.12.2010 « Jendouba sous la neige » – où  on lis – je cite « JENDOUBA, 16 déc. 2010 (TAP) – La quantité de neige tombée, au cours des dernières 24 heures, sur les hauteurs de Ghardimaou, Balta Bouaouan et Fernana dans le gouvernorat de Jendouba est de 15 à 20 cm. » 20 cm c‘ est un peu plus qu’à Grünstadt en ce moment.

Les neiges tombent et sous leur blanc manteau le paysage devient silencieux. Très silencieux même sur  certains événement – nous apprenons tant sur les révélations de wikileaks – mais quel  silence sur l’éviction de Éric Fottorino du directoire du Monde.  Ici et là quelques révélations ou réactions  – mais jusqu’à  présent je n’ai pas reçu une explication cohérente de l’événement. Les abonnés du Monde, les lecteurs du Monde, tous les lecteurs du Monde, ont  le droit de savoir – de recevoir une explication cohérente pour comprendre ce qu’il se passe au sein  de leurs journal. Je ne juge pas ,mais on aimerait tout  simplement comprendre. Actuellement on a plutôt le sentiment que ce changement à la tète du Monde se perd sous le neiges hivernales.

A titre personnel  j‘ appréciais  les éditos de Fottorino – dernièrement  L’amour de soi et la haine des autres – c‘ était je crois son dernier éditos avant la révocation datant du mercredi 15.12.2010. En plus, j‘ ai beaucoup aimé  son avant dernier livre «L’Homme qui m’aimait tout bas »  qui nous parle, comme je le fais ici dans cette petite notice sur les paysages tunisiens, parfois sur les paysages de Tunisie- et quelle  coïncidence le 15.12.2010 le jour de la révocation de Éric Fottorino le blog «Enfin livre » – blog littéraire de Nicole Volle nous présente une très belle et chaleureuse critique du livre « L’Homme qui m’aimait tout bas »  dont je cite la phrase concernant les paysages tunisiens « De  sa Tunisie natale, il avait gardé le teint mat et l’amour du soleil, une certaine nostalgie aussi. ».

Et comme je parlais de voyage dans mon dernier billet – un voyage que j’aimerais bien faire – et cela en dehors de toute  considérations professionnelle , c’est de revoir cette  magnifique forêt de Kroumirie, de Chêne Zeen, de Chêne liège – et visiter le parc national de El Feija – parc national que je n’ai pas encore eu l’occasion de visiter. Par manque de photo de la Kroumirie couvert de manteau neigeux j’ai présenté comme photo d’introduction notre Chamaerops humilis  – le doum de Grünstadt – couvert de neige. Pour les petits palmiers de chine (Trachycarpus fortunei) je ne crains pas trop – mais lui, le palmier nain – un vrai palmier méditerranéen, va-t-il survivre à  cet hiver ? Dans les anciens textes phytosociologiques  on nous présentait le palmier nain comme l’espèce thermomediterranéenne  typique ne supportant guerre les fortes gelées, mais de nos jours la littérature horticole nous donne  d’autres  données. Albano écrit dans son livre sur la culture des palmiers «D’une façon générale, les premiers dégâts sur le feuilles sont observés entre – 9 C. et – 12 C, mais certaines plantes sont capables de supporter des gels brefs de – 15. (Albano 2002, 132) ».  Dans « Winterharte Palmen », la véritable bible pour les amoureux de palmier de pleine terre en Moyenne Europe de Stähler & Spanner on trouve – 10 à – 13 C. (Stähler & Spanner 2007 155).  Jusqu’àprésent  le thermomètre ici à Grünstadt et la Unterhaardt n‘ est pas encore descendu en dessous de  – 10.

Photo © C.Neff: Le « Doum » (Chamaerops humilis) de Grünstadt couvert par les neiges de décembre 2010 © C. Neff 17.12.2010

Livres et sources citées :

Agence Tunis Afrique  Presse 16.12.2010 « Jendouba sous la neige »

Albano, P.-O. (2002) : La connaissance des palmiers. Culture et utilisation. Les principales espèces utiles et ornementales pour jardins tempérés et tropicaux. Aix – en-  Provence, EDISUD, ISBN 2-85744-0303-5

Fottorino, Éric (2009) : L‘ Homme qui m‘ aimait tout bas. Paris, Gallimard, ISBN 978-2-07-012463-3

Stähler, M, Spanner, T.W. (2007) : Winterharte Palmen. In Mitteleuropa erfolgreich auspflanzen, pflegen und überwintern. Medemia Verlag Berlin, ISBN 978-3-940033-01-7

Christophe Neff, Grünstadt le 20.12.2010

Quelques mots sur le reportage „la route australe“ d’Emilio Pacull dans l’émission Thalassa du vendredi 26.11.2010

Même si l’émission est passée sur l’écran il y a maintenant déjà plus d’une semaine je consacre quelques mots  à ce beau reportage de Emilio Pacull sur la Carretera Austral. Par mes obligations professionnelles je suis obligé de voyager beaucoup, et je serais prêt à travailler dans la plupart des pays, sauf dans les pays où je juge que le régime politique est vraiment inadmissible du point de vue de leur « gestion des droits de l’homme » comme par exemple actuellement l’Iran ou la Corée du Nord – et naturellement les pays qui sont simplement trop dangereux comme en ce moment la Somalie etc. Donc voyage professionnel  pour ce que le « Dienstherr » ou le « Drittmittelprojektgeber »  finance. Pour mes voyages privés je n’ai pas beaucoup de destinations de rêve. J’aime l’Allemagne, la France, la Suisse & Mitteleuropa – le monde méditerranéen – le mare nostrum – der altweltliche Mittelmeerraum dans le sens large incluant aussi le Portugal et les iles macaronésiennes mais en dehors de cela je n’ai pas beaucoup de destinations de rêve. Peut être que j‘ aimerais  refaire le voyage que j’ai fait comme étudiant à travers la Cote d‘ Ivoire en hiver-printemps 1990 – mais j‘ aimerais refaire ce voyage à travers ces magnifiques paysages de forêts et de savannes dans un pays démocratique et libre où les vieux démons de l‘ Afrique ne seraient qu‘ un malheureux souvenir lointain. Vu les actuels événements à Abidjan, – l’auto proclamation de Laurent Gbagbo comme président de la République de la Côte d‘ Ivoire – je crains vraiment le pire pour ce pays que j’ai connu étant la perle de Afrique de l’Ouest.

Un des voyage de j’aimerais bien faire en dehors de toute obligation professionnelle – c’est la Carretera austral – la route australe qui traverse la Patagonie chilienne du Nord au Sud. Naturellement je sais que la route australe a été un des projets phare du gouvernement de Pinochet. J’ai grandi dans un environnement de vieille tradition de gauche et dans notre demeure famille du Lärchenweg à Schramberg figurait en bonne place dans le salon un tableau de Uwe Rettkowski  en mémoire de Salvadore Allende. Le 11. Septembre 1973, j’avais juste 9 ans, m’avait terriblement marqué.  Cela m’avait tellement marqué  que 14 ans plus tard pendant mes études de géographie à Mannheim je me suis inscrit dans un séminaire de Ludwig Spielmann sur le putsch de Pinochet et les années Pinochet. Je me suis même mis à apprendre l’espagnol pour pouvoir lire les analyses et textes en version originale, car je voulais comprendre pourquoi le héros de mon enfance fut la victime d’un terrible putsch. Mais les plans de la route australe ne date pas des années Pinochet, – l’idée d’une route reliant le Sud du Chili a été déjà débattue durant les années 1950 à ce que je sache. Mais c’est le gouvernement de Pinochet qui réalisa enfin l’idée. Cela rappelle  un peu les Reichsautobahnen qui furent déjà projetées   et même partiellement construites durant la République de Weimar en Allemagne, mais qui fut un des grands succès de la Propagande du 1000 jährige Reich.

Cette  route australe, la nationale 7 chilienne qui traverse la Patagonie chilienne sur près de 1000 km est au centre du  reportage d‘Emilio Pacull de 37 minutes montré  dans l’émission du 26.11.2010 de Thalassa. Cette route, d‘ après ma géographie imaginaire qui se forge sur lectures et reportage & documentations de films, doit traverse un des plus magnifiques paysages du monde. Forêts, fjords, glaciers et volcans longeant les milles kilomètres de cette route à travers la Patagonie chilienne. Mais si on suit le reportage cette route qui amena progrès et civilisation dans cette partie de la Patagonie devient de plus en plus une menace pour ce formidable paysage (barrages hydroélectriques, prolifération des fermes d‘ élevage en mer, réchauffement climatique, changements globaux). Donc il faudrait plutôt faire vite pour réaliser  mon rêve de traverser  la Patagonie chilienne en empruntant la N.7, la ruta siete. Pas seulement la Patagonie chilienne, – mais en fait toute la Patagonie, – qu’elle soit Chilienne ou Argentine.  Donc pour conclure – ce reportage d’Emilio Pacull fut vraiment un des rares bijoux de la télévision publique. Un reportage qui renforçait mon désir de partir un jour en Patagonie pour découvrir ce paysage mystérieux.

« Une des images les plus impressionnantes  des Andes est la formidable ossature granitique du mont Fitz-Roy, en Argentine, semblable à une baleine qui sillonnerait le ciel, son dos ocre et neigeux émergeant des nuages. Les rayons des nuages dorent ses sommets, mais sur une des pentes les plus basses de la montagne, la nuit est tombée. Sa charge dramatique et son sens, cependant, ne viennent pas de l’écrasante puissance de  ce monde naturel, mais, par comparaison, de la fragilité  et de l’insignifiance  de l’être humain, cet invisible habitant d’un minuscule hameau surgissant, comme à la dérobée, au pied de la cordillère cyclopienne, sous la forme d’une trainée de maisons presque indiscernables, qu’on prendrait pour des flocons de neige tombés de la haut. Ce contraste est d’un grand effet plastique ; mais il souligne aussi quel esprit indomptable, quelle volonté de fer et quel héroïsme silencieux il a fallu aux êtres humains pour prendre racines dans les Andes. Et combien la vie, dans certaines régions andines, malgré les progrès de la modernité, demeure un combat  quotidien. » (Vargas Llosa, Mario (2005) : Dictionnaire amoureux de l’Amérique latine, Chapitre Andes, p. 40)

La route australe – progrès de la modernité – ou menace pour ces magnifiques et fragiles paysages  de la Patagonie ? Je n’ai pas de réponse !

Je ferme les yeux, – et je vois l’ossature de la baleine de Mario Vargas Llosa surgissant des nuages à l’horizon formant un étrange paysage de neige et de roches, comme une montagne magique.

Sources :

Vargas Llosa, Mario (2005) : Dictionnaire amoureux de l‘ Amerique latine. Paris (Plon), ISBN 978-2-259-202258-9.

Christophe Neff, Grünstadt le 5.12.2010

Blogostatistique 40.000

Le vendredi 3.12.2010, le blog „paysages“ vient de dépasser le seuil des 40.000 visites. Je remercie mes lecteurs pour leur fidélité. Les six articles (seuil de 3 %) ayant jusqu‘ au vendredi 3.12.2010 reçu le plus de visites se retrouvent dans le tableau suivant.

Pl.Article%
1.)Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate9,21%
2.)1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes                                                                             6,87%
3.)Les images qui se ressemblent3,62%
4.)Un TGV POS chez la vielle dame de Göppingen ?3,26%
5.)Le 8 mars 2010 – de la neige à Port Leucate3,13%
6.)De la neige entre Jendouba, Aïn Draham et Tabarka3,02%
  29,11%

La dernière blogostatistique, la blogostatistique 10.000 date du 23.11.2010. Au début du blog paysage j’étais tellement étonné que mes petites notices et billets étaient lus que je publiais une blogostatistique chaque fois qu‘ il dépassait le seuil d’un millier de lecteurs. Cet émerveillement est certainement passé, mais si je compare l’audience  ou la fréquentation de mon blog avec mes articles scientifiques il est clair que mes articles scientifiques ne touchent qu’une dizaine de collègues intéressés par les feux de forêts et la dynamique de paysages méditerranéens. Je pense que le petit article que j‘ avais écrit avec quelques collègues sur le chantiers de feux dirigés en Forêt noire, – un article (Emploi du brûlage dirigé pour la protection de l’environnement et l’entretien du paysage – observations sur quelques exemples français (Pyrénées Orientales & Gard) et allemands (Raumschaft Schramberg Forêt Noire/Allemagne)) écrit en français, presque un article de littérature grise, est peut être l‘ article le plus lu (et cité) au niveau international. En écrivant ces phrases je pense que, vu le violent incendie qui fait fureur en Israël en ce moment, il faudrait peut être s’attaquer a écrire une écologie politique des incendies de forêt en Israël. Comment se fait il qu’un état qui possède une des armées les plus sophistiquées et certainement aussi une des plus redoutables ne semble pas du tout préparée à faire face à un incendie de forêt. Auraient -t- ils oublié qu’Israël fait partie des écosystèmes méditerranéens.

Revenons aux blogostatistiques – dans mes premiers blogostatistiques j’écrivais toujours quelques mots sur l’affaire Clotilde Reiss . Clotilde Reiss a été depuis heureusement libérée , mais l’affaire est revenue sur l’agenda avec les révélations de wikileaks . Ici on pourrait se demander qui profite vraiment des ces révélations. Heureusement que Madame Reiss a été libérée avant cette affaire wikileaks.

Il fait encore très froid ici à Grünstadt comme dans une grande partie du  reste de l’Europe. Nous avons maintenant passé 5 jours d’hiver et des températures avoisinantes pendant la nuit les – 9 C. On parle tellement de ce début d’hiver , qu’on aurait tendance à perdre de vue les événements de terres lointaines. La situation en Côte d‘ Ivoire devient de plus en plus préoccupante – et ici en Allemagne on ne parle que de ce début d’hiver (Wintereinbruch), de Stuttgart 21, de Wikileaks et de l’attribution des coupes du monde du football 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar. Peut être me trompé-je, mais vu les infos qui parviennent de Côte d‘ Ivoire, je crains vraiment le pire pour la Côte d‘ Ivoire.

Sources :

Neff, C. Bassing, S., Scheid, A., Jentsch, C., Franger, S. (2004): Emploi du brûlage dirigé pour la protection de l’environnement et l’entretien du paysage – observations sur quelques exemples français (Pyrénées Orientales & Gard) et allemands (Raumschaft Schramberg Forêt Noire /Allemagne). In:., Scheid, A., Neff, C., Jentsch, C (Eds): Flächenextensivierung im Mittleren Schwarzwald. Ergebnisse und Diskussion der in der Raumschaft Schramberg durchgeführten geographischen und landschafts – feuerökologischen Untersuchungen. Materialien zur Geographie, B. 34, Mannheim, 89 – 107. (ISBN 3-923750-92-7)

Christophe Neff, Grünstadt le 4.12.2009

Lundi le 29.11.2010 – et enfin la neige arriva à Grünstadt

Lundi le 29.11.2010 enfin la neige arriva à Grünstadt et les enfants partaient avec leurs „Schlitten“ dans les collines et vignobles pour y pratiquer la luge. Donc tout l’Allemagne du Sud est couverte d’un manteau neigeux. Une grande partie des stations de ski de forêt noire sont ouvert depuis le dernier week-end. Sur l’autre-côte des Vosges la station du Champ de Feu va ouvrir le 4.12.2010. Depuis Grünstadt le Ruhestein et le Vogelskopf sur la Schwarzwaldhochstraße et le Champ du Feu dans les Vosges sont les pistes les plus près de Grünstadt. A Grünstadt comme dans toute la Unterhaardt la neige normalement, sauf exception comme l’année dernière où nous avons aussi eu droit à plusieurs semaines de neige de décembre et de janvier, se me a fondre après quelques jours. Donc pour pouvoir profiter des paysages de neige il faut se déplacer vers les Vosges ou vers la Forêt Noire. A voire comment cet hiver va ce passer ici. En ce qui concerne les palmiers de la Unterhaardt, d’ont je parlai dans la Blognotice Samedi 27.11.2010: les premiers flocons de neige 2010 à Grünstadt et dans la Unterhaardt après le dernier hiver relativement rigoureux, beaucoup d`amateurs jardiniers des palmiers ont pris leurs précautions  et ont emballé leurs palmiers dans un emballage de protection.

Photo:  Blick auf die Martinskirche Grünstadt – Nebel und Novemberschnee 29.11.2010 © C.Neff

Christophe Neff, Grünstadt le 29.11.2010

Blog notice Dimanche 28.11.2010: chutes de neige de fin novembre 2010 en Forêt Noire et dans la Raumschaft Schramberg

Pour revenir sur mon dernier billet Blognotice- les premiers flocons de neige 2010  à Grünstadt et dans la Unterhaardt.  Pour le reste du Sud de l’Allemagne les prévisions météorologiques ont été par contre plutôt correctes. Il y a eu beaucoup de neige, surtout en Forêt Noire. A Schramberg , entre Schramberg et Schramberg -Sulgen , – il y a eu tellement de neige que le port de chaînes pour les poids-lourds était devenu obligatoire , d’après les annonces des divers radios trafics. Des chaines neiges fin  novembre , même pour la forêt noire c’est assez exceptionnel. Ces fortes chutes de neige de fin novembre en Forêt Noire me font poser la question aux forces politiques qui veulent à tout  prix fermer l’Hôpital de Schramberg (Kreiskrankenhaus Schramberg). Qui assura la couverture médicale durant les longs hivers de montagne, qui prendra en charge les accidentés de la Raumschaft Schramberg , si comme cela arrive si souvent, la route B 462 entre Sulgen et Dunningen est coupée pour cause de neige verglaçante ?

Cet hôpital fut pendant des décennies une des composantes majeures du paysage de la Talstadt Schramberg. Combien de jours lui reste-t-il ? Combien d’hivers encore ?

Il y a dix-neuf ans, fin novembre 1991 mon propre père  sortit de cet hôpital de campagne avec le diagnostic mortelle d’un cancer généralisé. Les premières neiges étaient déjà tombées ,même dans la Talstadt(vallée) Schramberg. Un hiver assez rude s’annonçait. Le médecin de famille le Dr. Gäckle et un ami de la Famille Werner Klank , lui aussi médecin étaient prêts à assurer les soins pendant les dernières semaines que mon père avaient encore à vivre et cela lui permit de passer ce temps chez lui avec sa famille. Mais Werner le rouge par conviction politique n’avait pas de voiture. Je lui prêtai donc la mienne, une petite Peugeot rouge 205, que j’avais financé avec l’argent gagné durant mes périodes de réserve militaire. Dans le coffre il y avait les chaînes  neige. En lui remettant la voiture Je lui disais, « Werner hier sind die Schneeketten, vielleicht  wirst du die ja brauchen ». En fait ce fut un hiver, rude, assez long, – Werner a été obligé, je crois, de mettre deux ou trois fois les chaînes. Quelques semaines plus tard, en Janvier 1992 nous enterrions notre père au cimetière de Sulgen sous un épais manteau de neige. C’était un vrai hiver de Forêt Noire. Dunkle Tannen (sombre sapins) et belles lumières, beaucoup de chutes de neige, à tel point que les croix en bois des morts  récents au cimetière du Sulgen disparaissaient sous la couverture neigeuse.

Christophe Neff, Grünstadt le 28.11.2010

Blognotice Samedi 27.11.2010: les premiers flocons de neige 2010 à Grünstadt et dans la Unterhaardt

Les premiers flocons de neige sont arrivées à Grünstadt et la Unterhaardt. Depuis jeudi 25.11.2010 ici et là quelques flocons de neige sont tombés à Grünstadt, – mais nous n‘ avons pas eu droit aux chutes de neige prévues par les prévisions météorologiques dont je parlais  dans la Blog notice Dimanche 21.11.2010. Dommage pour les enfants qui avaient tant espéré de revoir les paysages de vignes de la Unterhaardt couverts par un manteau de neige. La neige fond  assez vite, ce qui n’a rien d‘ exceptionnel, car la Unterhaardt comme tout le Hardtrand est trachycarpus-blatter-mit-erstem-novemberschnee-grunstadt-27112010.1290881750.jpgconsidérée comme un des paysages les plus « méridionaux » de l‘ Allemagne. On parle assez souvent, surtout dans la publicité touristique de : die Pfalz , die Toskana Deutschland , le palatinat ,la toscane allemande. Terme publicitaire qui ne décrit en aucun cas les paysages du Haardtrand. La Unterhaardt est en tout cas la région avec  la plus forte concentration de palmiers de jardin de pleine terre en Allemagne. Ces palmiers de jardin sont à 95% des Palmiers de Chine (Trachycarpus fortunei).

Le dernier hiver, qui était assez rigoureux , a sûrement eu raison d‘ un 1/3 de la population des palmiers de jardins. Donc 2/3 ont d‘ après mes observation survécu à cet hiver de 2009/10  qui fut assez froid et surtout relativement long. Mais il ne reste qu’environ 1/3 de cette population car beaucoup de propriétaires, vu le piteux état de leurs palmiers après le dernier hiver, au lieu d‘ attendre que les palmiers se régénèrent durant l‘ été, se sont tous simplement débarrassés de leurs palmiers. On ne veut pas de palmier, on veut un  beau palmier en pleine terre. C’est ainsi que la belle plantation de Palmiers de Chine de Bad Dürkheim (voir la photo ici), dont au moins 60% avaient  survécu au dernier hiver, on été abattus pour des raison purement esthétiques.

A voir comment cela va se passer cet hiver. Est-ce que les deux petits Trachycarpus fortunei et le Chamerops humilis plantés ce printemps dans notre jardin vont survivre à cet hiver ?

Photo: Premières neiges de Novembres sur palme de petit Trachycarpus fortunei à Grünstadt 27.11.2010 © C.Neff

Christophe Neff, Grünstadt le 27.11.2010