L‘ Eruption du Eyjafjöll se poursuit et un nouveau nuage de cendres s’est dirigé vers l’Europe. En Allemand d‘ ailleurs le volcan s’écrit Eyjafjallajökull. Le dernier nuage de cendre de l’Eyjafjöll qui atteignit une grande partie de l’Europe durant le week-end du 16-17. Avril , provoqua un chaos dans le trafic aérien européen ,mais nous laissa un merveilleux ciel d’avril sans traînées de condensations. J’ai même consacré un petit billet écrit en allemand – Ein Himmel ohne Kondensstreifen – der Himmel über Grünstadt am 17-18.4.2010– à ce phénomène presque séculaire , mais qui apparemment ne fut pas remarqué par grand monde. Naturellement , j’espère que le nuage de cendres se dissipera dans les prochains jours, car je serai obligé pour des raisons professionnelles de rejoindre les pays du sud,( rives de la méditerranée) par avion.
L’éruption de Eyjafjöll m’a aussi fait penser a mes livres et lectures de jeunesse – à Nonni – aux romans d’enfants de Jón Sveinsson. Particulièrement à Nonni – Erlebnisse eines jungen Isländers von ihm selbst erzählt – encore édité en Fraktur, livre hérité de la bibliothèque de jeunesse de mon père – mais en fait un livre qui doit être issu d‘ une bibliothèque familiale Neff ou Schramm des années 1920 – car le livre fut édite en 1920 par les éditions Herder (11eme – 14 eme éditions). Autrefois les livres « Nonni » du Jésuite Jón Sveinsson furent assez populaires en Allemagne,mais je crains qu’au moment où j’écris ces mots l’auteur et son œuvre sont plus au moins tombés en oubli en Allemagne.
Les conséquences de l’éruption de Eyjafjöll nous apprennent beaucoup sur la perception de la nature par nos sociétés. Aéroports clos – vols annulés- mais qui a vraiment retenu le souffle pour admirer ce ciel limpide sans traînées de condensations. Même si certains medias ont la tendance de nous présenter l’éruption du Eyjafjöll comme une mégacatastrophe ce n’en est pas une – une simple éruption volcanique, un événement naturel qui peut ici et là bouleverser notre train de vie habituel ,sans rien de plus. La vraie mégacatastrophe , c’est l’explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon et de la marée noire qui suivit cette explosion (Deepwater Horizon oil spill ), marée noire qui jusqu‘ à ce joursn’est pas encore stoppée et qui continue à polluer le golf de mexico et le delta du Mississipi.
Cette marée noire, qui est en train de dépasser les dimensions de la catastrophe de l’Exxon Valdez et qui a malheureusement toute les chances d’atteindre les dimensions désastreuses de la marée noire qui suivit le naufrage de l’Amoco Cadiz sur les côtes bretonnes. Quels désastres pour les bayous de Louisiane. Quels désastres pour les pécheurs de Louisiane. Et même si la marée noire actuellement (voir la carte ici ) ne menace pas directement le pays des Cadiens – la nouvelle Acadie née du grand dérangement , – derniers vestiges de l’Acadie française – que deviendra ce pays perdu ,oublié et francophone de la Louisiane quand la marée noire se déferlera dans les bayous ?
Photo: Un ciel sans traînées de condensations – Levée de soleil sur le Odenwald – vue depuis Grünstadt © C.Neff (Canon Powershot A720IS) 19.4.2010
Christophe Neff, Grünstadt le 9.52010
Finissons ce billet de lecture matinale avec un petit coup d‘ Œil sur un livre sur les classes moyennes en Allemagne (Hurra, wir dürfen zahlen – der Selbstbetrug der Mittelschicht de Ulrike Herrmann) – car je pense qu’en Allemagne ce sont surtout la Mittelschicht – et le Bildungsbürgertum – qui forment la grande masse de lecteurs et lectrices du livre et des livres – donc pour tous lecteurs qui possèdent de bonnes connaissances de la langue allemande – et qui souhaitent avoir une image de l‘ actuel état socio-économique & sociopolitique & socio psychologique de la « Mittelschicht » (classe moyenne) allemande actuelle, on ne peut que conseiller la lecture de ce livre.
Der Ausbruch des Eyjafjallajökull hat uns ein einzigartiges Naturschauspiel geliefert, wie man es in Mitteleuropa wahrscheinlich schon seit über 30 Jahren nicht mehr gesehen hat – nämlich einen Himmel ohne Kondensstreifen. Die Aschewolke des Eyjafjallajökull die den Flugverkehr in Europa übers Wochenende 17/18.4. zum Erliegen brachte hat für einen strahlenden Himmel ohne Kondensstreifen und Fluglärm gesorgt. Ich muss hinzufügen, dass ich selbst auch leicht Opfer des Totalausfalles des europäischen Flugverkehrs hätte gewesen sein können. Ich bin froh mich zur Zeit nicht auf einer Dienstreise Richtung Süden zu befinden, denn dann würde ich auch zu den zigtausenden Flugreisenden gehören, die zur Zeit auf den allermeisten europäischen Flughäfen gestrandet sind, gehören. Trotzdem bleibt die Beobachtung richtig, dass der heutige Tag, in großen Teilen Mitteleuropas ein Tag ohne Kondensstreifen war. Das Hochdruckwetter lieferte uns hier in Grünstadt einen strahlenden Frühlingstag mit fast stahlblauem Himmel, – und die Aschewolke des Eyjafjallajökull sorgte dafür, dass kein Verkehrsflugzeug den Himmel mit Kondensstreifen durchkreuzte. Weiterhin fehlt der Fluglärm. Grünstadt liegt in der Anflugschneise zur Ramstein Airbase – und da macht sich das Fehlen des Fluglärmes schon sehr positiv bemerkbar.
Ich wohne nun seit 11 Jahren in Grünstadt, und heute war der erste Tag seit 11 Jahren ohne Fluglärm. Was die Kondensstreifen betrifft haben wir uns eigentlich schon an den Anblick des Himmels mit Kondensstreifen gewöhnt, dass wir uns kaum noch einen Himmel ohne Kondensstreifen vorstellen können.
Mir fiel dies erst vor ein paar Tagen auf als ich am 6.4.2010 ein paar Photos vom Sonnenaufgang über Grünstadt Dächern machte. Es war eigentlich unmöglich zu einem Photo ohne Kondensstreifen zu kommen. Selbst in der ersten Morgenröte waren die Kondensstreifen schon ein fester Bestandteil des frühmorgentlichen Landschaftsbildes zwischen Haardtrand und Odenwald. Am Wochenende vom 17 auf 18.4.2010 war der Himmel über Grünstadt ein lautloser, stiller, blauer und kondenstreifenloser Himmel – ein fast unbemerktes Jahrhundertereignis.


